Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Bienvenue chez Fab !

  • The Hateful Eight (Les huit salopards)

    Voilà donc le 8 ème film de Tarantino (les deux Kill Bill comptent pour 1). Et comme toujours avec le réalisateur nous allons passer 2h47 à nous demander où il souhaite aller.

    D'abord, notons le choix de filmer en 70 mm qui apporte une image comme on n'en avait plus vraiment vu depuis des années. C'est d'un effet grandiose sur les décors comme sur les gros plans. Une bonne surprise.

    Comme toujours, la musique est au top, surtout que c'est l'immense Ennio Morricone aux commandes pour une bande originale inédite.

    L'histoire elle est assez classique pour un western, même si elle parle bien plus de notre époque de que de celle des cavaliers sans peur. Racisme, liens sociaux, rudesse de la vie, choix, peine de mort, c'est tout cela que Tarantino va balayer pendant le film. Comme souvent, le cinéma nous parle du réel d'où il est tourné, et ce film ne déroge pas à la règle.

    film,cinéma,tarantino,hui salopards,hateful eightLe casting est excellent même si le fait de devoir jouer un huis clos ne facilite pas les choses. Jennifer Jason Leigh est impeccablement folle, Samuel L. Jackson intense, Kurt Russel étrangement humain, Walton Goggins en fait parfois un brin trop, Michael Madsen, Tim Roth, Demian Bichir, Channing Tatum et Bruce Dern complètent à merveille le casting principal.

    Sur le film, on peut dire qu'il surprend. D'abord parce que si c'est un bon Tarantino, ce n'est pas son meilleur loin de là. Quelques manques de rythme et des choix étranges de narration empattent un peu l'ensemble. Mais comme toujours dans un film de ce réalisateur, même si ce n'est pas le meilleur, y'a de quoi passer un excellent moment.

    D'abord par le choix de filmer cruement la violence pour ce qu'elle est : un truc poisseux et malsain. Du racisme, du sexisme, de la haine, des morts gratuites, du sang, des tripes, rien n'est épargné. Façon plus proche du film d'horreur parfois que du western. C'est là la force de ce film : en face de vous, tous les personnages sont des pourris. Tous sans exception. Point de bon. C'est un parti pris intéressant et qui nous renvoie à notre époque où la pureté est érigée en dogme ... Alors que ceux qui portent cela sont souvent les pire ordures.

    Ensuite, le huis clos. Alors que le réalisateur du film annonce filmer les grands espaces comme personne (ce qui est assez vrai, les décors sont sublimés), l'intrigue se déroule globalement en mode étouffé et restreint. Dans une diligence, dans une mercerie sous la tempête. C'est déroutant, mais ça ne fait qu'offrir un écrin superbe à des dialogues ciselés.

    Pour finir, on notera que le chapitrage du film est plutôt malin. Surtout dans la gestion des retournements de situation excellent.

    Aller donc voir ce nouveau Tarantino, vous ne serez pas déçu.

  • Etats contre Etats

    politique,société,anarchisme,vie,état d'urgenceAinsi donc nous serions en guerre. Ce qui sert à justifier l'ensemble des mesures ultra-sécuritaires et anti-démocratiques prises depuis les attentats du 13 novembre. État d'urgence, arrestations arbitraires, malaises dans la justice... Et demain une inscription de super droits au président dans la constitution. Sans parler de l'idée à gerber de déchéance de nationalité.

    Mais sommes nous réellement en guerre ? Contre qui ? Contre le terrorisme ? Mais le terrorisme nait d'une idée, d'une idéologie. Et on ne tue pas une idéologie en la bombardant que je sache. Alors contre l'état islamique ? Suffit-il qu'un groupe de mercenaires qui tient une région du monde se déclare comme un état pour que nous acceptions de le considérer comme tel ? C'est bien ce que l'on fait, et ça arrange bien les dirigeants européens, et en particulier français, qui voient là un prétext pour renforcer la main mise des états sur nos vies, au profit des classe dominantes.

    Car soyons clairs : l'état d'urgence n'a rien permis de plus que ce qu'auraient permis les lois antiterrorisme existantes. Il est bien mis en place avant tout pour museler toute contestation. En France comme un peu partout en Europe, les manifestations sont interdites, surtout si elles sont pour un changement dans les entreprises ou liées à l'écologie. C'est bien un étouffement en règle qui est appliqué aujourd'hui au nom de la sécurité. Et ce sont bien des peuples qui choisissent de perdre de la liberté au nom de sécurité.

    C'est bien là où le bât blesse : ce sont les peuples, sous le coup de la violence aveugle déployée contre eux, par les fanatiques de Daesh, mais aussi par l'escalade informationnelle qui entraîne une surexposition de la violence, dans des mesures différentes bien entendu, qui acceptent et laissent faire. Voir qui plébiscitent un "homme fort" à la tête de leurs nations pour redresser tout cela.

    Nous en sommes là : à ce virage dangereux où le choc apporté par la haine est utilisé par nos états pour mieux asservir les peuples, pour mieux faire passer des lois malsaines (que ce soit concernant la nationalité, le monde du travail, l'écologie, la vie quoi...), pour mieux aider le patronat et les actionnaires.

    Ce n'est clairement pas dans un élan guerrier que se trouve la solution à nos problèmes. C'est dans une réflexion commune qui se doit d'être large et salvatrice. Mais surtout radicalement libertaire.

    Repenser nos modes de vies, nos choix est important. Mais certainement pas en faisant d'un acte aussi anodin que de prendre une pinte en terrasse un symbole de lutte. Non, ils nous faut repenser nos vies globalement. Chercher à changer les rapports de forces qui nous asservissent. Trouver d'autres modes de production plus autogestionnaires. Il nous faut donc penser la sortie du capitalisme. Ce n'est pas une mince affaire, je vous l'accorde. Mais comment libérer nos vies autrement ?

    Nous devons repenser nos rapports à l'énergie : c'est bien notre pétrodépendance qui nous rend aussi vulnérables face aux fanatiques. Et qui fait que par nos pleins nous finançons directement ou non les groupes les plus haineux de la planète. Que ce soit Daesh ou l'Arabie Saoudite, l'Iran ou autre. Nos choix de vie influent bien au delà du réchauffement climatique : ils sont le moteur financier des fous. Ici comme là bas. Penser autrement, c'est sortir du tout pétrole, c'est penser à sortir aussi du nucléaire, c'est penser à rationaliser, à localiser, à rêver.

    Nous devons repenser notre rapport aux religions : il est temps d'en réaffaiblir le poids dans nos vies. Que ce soit par une application de la laïcité à tous les dogmes, ou par la renouveau de l'anticléricalisme qui manque cruellement à notre époque. J'ai clairement choisi la seconde option.

    Oui, c'est par la lutte, par l'espoir et par le changement que nous ferons tomber les dingues. Certainement pas par le replis et la peur. Certainement pas en nous privant encore plus de liberté.

    La peur est le carburant de la haine. Et la haine le meilleur moyen d'arriver à la dictature.

    C'est une réflexion en cours. Et je compte bien y revenir.

  • The big short Le casse du siècle

    film,cinéma,the big short,le casse du sicècle,capitalisme,sociétéLà j'ai pris une sacrée claque. C'est rare qu'un film aussi bon fasse aussi peu de bruit.

    Véritable cours d'économie pas chiant, dénonçant le système financier comme rarement cela a été fait, permettant de comprendre réellement ce qui se passe dans les banques géantes et quelles sont leurs intentions, voilà rien de moins que ce qu'est ce film. En prime, c'est superbement réalisé par Adam McKay.

    Il met en scène non seulement la crise des subprimes, mais aussi comment certains en ont tiré profit. S'appuyant sur le livre enquête du même nom, le film se veut au plus proche de la réalité, sans pour autant retirer l'humour (et heureusement, sans quoi on exploserait devant tant de cruauté).

    Christian Bale, Steve Carell, Ryan Gosling, Brad Pitt mais aussi l'ensemble du casting sont largement à la hauteur. Ils incarnent avec fougue leurs personnages. L'habillage musicale est excellent.

    Un film que je recommande vraiment pour comprendre, rire et ... se réveiller face à un système boursier qui nous tue à petit feu.

    Courez le voir !

  • Babysitting 2

    cinéma,film,babysitting 2Prenez une premier film sympa, drôle et potache. Passez le à la moulinette pour faire une suite. Mettez moins de trash (pour le rendre plus familial), plus de mièvrerie, Christian Clavier qui joue mal, une équipe qui est là mais semble ne pas vraiment vouloir y être. Virez tout scénario, recyclé les gags du premier jusqu'à plus soif.... Et vous obtenez un produit fade, sans saveur, pas vraiment drôle ni vraiment mauvais. Une sorte de sous produit.

    On peut largement attendre de le voir à la télé. Et c'est bien dommage.

     

    Lien permanent Catégories : Film 0 commentaire Imprimer
  • Star Wars Le réveil de la force

    cinéma,film,star wars,le réveil de la forceQuant on adore une saga, l'arrivée d'un nouveau film qui ouvre une nouvelle trilogie est toujours un moment entre excitation et peur de la déception.

    Soyez rassurés, je ne vais pas trop donner d'informations sur le film, mais si vous souhaitez le voir sans aucune indication extérieure, cessez maintenant votre lecture.

    Déjà, oui, nous sommes heureux de revoir les pionniers de la saga dans de nouvelles aventures. Mais le scénario concocté par Lawrence Kasdan et Michael Arndt (avec l’avis du réalisateur) est suffisamment intelligent pour lier certes la mythologie avec le film présent, mais aussi ne pas donner trop de place aux anciens pour mieux installer les nouveaux héros. La réalisation de JJ Abrams est bonne, respectueuse de l'esprit des films précédents, et assez nerveuse pour porter le nouvel épisode.

    L'idée du drame premier de la nouvelle trilogie, heurtant de plein fouet les inconditionnels, mais logique quand on regarde ce qu'on attend d'un Star Wars, ce drame qui va lier les histoires des trois épisodes à venir, est sans aucun doute ce qui fait la force de cet épisode. Car la puissance narrative ouverte par celui ci peut, si elle est bien exploitée, porter la nouvelle trilogie au niveau de la première (épisodes 4 à 6). Tout comme l'idée du final, juste splendide !

    Le choix de faire de Rey (Daisy Ridley, excellente) le personnage centrale, une femme donc, est aussi un pari intéressant. Car on pouvait reprocher à papa Lucas de ne pas mettre les femmes à l'honneur, loin de là. Voilà donc enfin cela réparé ! Même si la quête de Luke (Mark Hamill) entraine des aller retour avec le passé de la saga bien intégrés, ceci dit. Finn (John Boyega), en personnage en fuite et en doute, avec l'humour qu'il instille parfois malgré lui, rappelle par certain côtés celui qu'il va croiser (Han Solo, joué par Harisson Ford). Se retrouvant avec Rey entraîner dans une univers qu'il ne maitrise pas (une intervention de la force, comme pour tous les débuts de trilogie dans Star Wars), il sera le lien avec les nouveau fans. Rey, qui a des caractéristiques que nous avons pu voir avant (la force très puissante en elle, qu'elle sait utiliser de façon presque innée, son sens de la débrouille et de la mécanique) est un personnage qui méritera d'être creusé encore et de dévoiler tous les secrets qui l'entourent.

    On peut reprocher la sous exploitation de Leia (Carrie Fisher) mais sans doute sa place sera plus importante dans les prochains films. On l'espère en tout cas !

    Le petit fils de Darth Vador est donc en quête de son côté obscure et tente d'être aussi puissant que son grand père. Kylo Ren (Adam Driver) est un personnage très intéressant, assez différent des mauvais précédents de la saga. Tiraillé entre le bien et le mal, il choisit clairement le mal, sans y être vraiment contraint si ce n'est par sa colère en partie. Le nouveau dirigeant, qui a créé le Nouvel Ordre sur les ruines de l'Empire, le Suprême Leader Snoke (Adrew Sirkis, en motion capture) est intéressant mais on ne demande qu'a en savoir bien plus sur tout cela.

    Il manquait un troisième comparse pour que le trio d’aventuriers soit là. C'est au pilote Poe Dameron (Oscar Isaac) que le rôle échoue, et c'est une très bonne chose, tant il apporte de la nervosité et de l'expérience à nos petits jeunes.

    Donc disons le, ce Star Wars est une réussite, et ouvre les portes d'une nouvelle trilogie qu'on espère à la hauteur. Mais les doutes sont faibles qu'il n'en soit pas ainsi.

    La musique est toujours magistrale, sous la baguette de John Williams, classique et moderne à la fois. On notera un nouveau morceau superbe pour la cantina que Maz Kanata (Lupita Nyong'o, en motion capture) tient depuis des lustres.

    A voir donc pour les fans, pour ceux que ça intéresse, pour ceux qui souhaitent découvrir cet univers.

    A noter un seul bémol pour moi : la réalisation en HD entraîne un effet de "surbrillance" parfois pas très agréable. Mais c'est mineur.

  • Spectre

    film,cinéma,spectre,james bondRevoilà donc Sam Mendes derrière la caméra et Daniel Craig dans le rôle de Bond. Si on pouvait craindre un essoufflement, il n'en est rien, bien au contraire. Où comment relancer une franchise par un arc narratif sur quatre films. Une réelle réussite de ce point de vue là.

    L'action est bien présente, tout comme les moments d'enquête fort appréciables. En gros, le film est très équilibré. Craig est Bond, il l'incarne enfin avec toute la palette allant du cynisme à l'humour anglais. Léa Seydoux est une James bond girl qui n'en est pas une justement. Son rôle remet les pendules à l'heure sur la place des femmes dans la saga. Tout comme le rôle de Moneypenny (Naomie Harris). Monica Bellucci quand à elle ramène le glamour des années 60 dans la saga, avec brio (la scène magnifique sur le lit au départ de Craig est un symbole superbe).

    Au delà de cela, l'idée de faire porter le scénario sur la surveillance de tout le monde confié au privé, avec en sous main un Spectre qui n'attend que cela nous porte à recentrer Bond : certes il a le permis de tuer, mais il est soumis aux choix de son pays (démocratiques dirons nous) alors que le privé lui... Et surtout il enquête au lieu de tenter de "prévoir par les chiffres".

    Le rôle de Blofeld, tenu par l'impeccable Christoph Waltz, prend du coup une tout autre ampleur que dans les Bond précédent. Il n'est qu'un mania du capitalisme. Une sorte de PDG du crime. Et l'un des hommes les plus puissants du monde du coup... Les dialogues cyniques sur la traite des humains et des maladies pendant une réunion du spectre surprennent par leur pertinence.

    Ajouter à cela des effets spéciaux excellents, des scènes d'action superbes, de l'humour et une réalisation fine, vous avez là un excellent James Bond. A ne pas louper.

     

  • Hunger Games La révolte partie 2

    film,cinéma,hunger games la révolte partie 2Suite et fin de la quadrilogie tirée de la trilogie littéraire de Suzanne Collins.

    Cette fin, plus rythmée que le film précédent, tente d'être plus proche des livres. Si Jennifer Lawrence assure dans son rôle tout comme l'ensemble des autres comédiennes et comédiens, c'est sur la modification du fond politique que portera ma principale critique.

    Dans les livres, la "désillusion politique" de Katniss entraîne non pas comme dans le film une sorte de perdition (ça c'est dans le second tome) mais en fait une prise de conscience presque révolutionnaire, du choix de sa vie, du fait de ne pas se la faire imposer, et d'être nombreux à refuser cela. Sauf que le film gomme cela ... Et rend le récit bien plus fade. C'est le gros point noir vraiment.

    Reste que le film est bon malgré tout, que les effets spéciaux et la musique sont à la hauteur.

    Mais je vous conseille de lire les livres, bien plus acides.

     

     

  • Nique la race

    société,politique,races,racisme,racialisme,marche,universalismeUn autre texte à lire, très intéressant, qui démontre avec brio l'impasse une fois de plus de la "race" comme vecteur d'étude des oppressions, et d'expression de celles-ci.

    Nique la "race" ! Ou comment éclatent les frontières entre l’extrême-droite et l’extrême-gauche du pouvoir

    Introduction : "Le 31 octobre à Paris, a lieu la « marche pour la dignité et contre le racisme », organisée et signée par un certain nombre de groupes et d’individus pour le moins ambigus sur leurs rapports avec l’extrême-droite ou l’Islamisme politique et la récupération (mutuelle) de leurs idées, elle marque l’avancée d’une mystification grossière et de plus en plus courante, qui ne peut fleurir que sur le vide et l’ignorance qui caractérisent cette époque décomposée. Parfois il n’y a pas d’ambiguïté, comme par exemple avec Tariq Ramadan (et ses Frères Musulmans), maître du double langage et partisan d’un « moratoire » sur la lapidation des femmes. On nous parle de « races » et d’anti-racisme dans les mêmes phrases, un boulevard ouvert au XIXe siècle par certains courants racialistes et colonialistes de gauche, et arpenté depuis quelques années par Dieudonné, Soral et leurs (ex-)amis des Indigènes de la République, avec l’appui de quelques « antifascistes » perdus, et d’investissements divers des actionnaires internationaux de la réaction. Vous allez marcher aux cotés d’un mouvement (le PIR) qui appelle, comme le parti nazi à une autre époque, à la « lutte des races », un concept remis à l’ordre du jour pas des universitaires qui font leurs carrières dans le sillon du philosophe des ayatollah, Michel Foucault, ou du darwiniste social Ludwig Gumplowicz (der Rassenkampf)."

    Le lien vers cet excellent document : http://www.non-fides.fr/?Nique-la-race-4739

    Bonne lecture.

  • Crimson Peak

    film,cinéma,crimson peakGuillermo Del Toro a décidé de rendre un hommage au cinéma de genre de la Hammer. Le résultat est un film qui oscille entre horreur, mélodrame et humour.

    D'abord, on peut souligner le jeu assez génial des acteurs et actrices. Mia Wasikowska surprend, plus nuancée que dans d'autres films, Jessica Chastain géniale en dérangée malsaine, Tom Hiddleston tout en nuance et en douceur froide. C'est vraiment un superbe trio. Auquel s'ajoute Charlie Hunman, subtile.

    Ajoutez à cela une atmosphère malsaine et froide, des fantômes superbement bien représentés, de la terreur mise en place plus par l'ambiance qu'autre chose et vous avez un excellent moment de frissons, même si on est loin du film gore.

    Comme toujours avec ce réalisateur, la musique est superbement dosée, tout autant que ses effets spéciaux. Le scénario n'est pas aussi linéaire que ce que l'on ne pouvait le craindre, les retournements de situations sont parfois plus glaçants que les fantômes eux-mêmes.

    Bref, c'est un bon film, il mérite largement d'être vu au cinéma. Et décidément, Del Toro nous surprend encore.

    Lien permanent Catégories : Film 0 commentaire Imprimer
  • Violence, vous avez dit violence patronale non ?

    Ha que n'entend on pas depuis qu'un DRH et un affilié d'Air France, cadres dirigeants grassement payés pour malmener leur personnel, se sont vu arracher leurs petites chemises. Semblerait qu'en France on pende à la lanterne de nouveau et que les bourgeois aient peur. Faut dire, au prix des chemises aujourd'hui…

    Un peu de sérieux : une direction, totalement méprisante pour les salariés, se retrouve bousculée. Des gens décident que "s'ils nous mettent à poil, alors à poil eux aussi". Et là deux petites chemises sont arrachées. Doit-on y voir un acte d'une violence incommensurable ? Pour moi, non, clairement pas.

    La violence, elle est dans les mains du patronat. Qui use les salariés jusqu'à la moelle, qui use et abuse de la précarité et qui, pour se goinfrer et goinfrer leurs amis, arrose les actionnaires des gains faits par la force de travail. Elle est là la vraie violence feutrée et en cravate. De celle que l'on exerce le cul sur du velours autour d'un bon repas. Où l'on décide de "gagner plus en licenciant encore quelques grouillots, qui seront remplacés par la servitude des autres".

    Bien entendu, le gouvernement a jeté l'opprobre sur les grévistes (surtout que bon, c'est des CGT du personnel au sol, parfait pour eux et leur sous-entendu de bêtise de ses ouvriers crasseux hein). Macron, Valls, Hollande et d'autres sont montés au créneau pour défendre leurs pairs. Parce que quand tu touches à "tonton" c'est toute la famille qui se rebiffe ! Et là y'a deux" tontons" qui ont perdu leur chemise quand même !

    Oui la guerre de classe est bien là, mais l'offensive première nous vient des possédants et des bourgeois. Elle est en plus appuyée par les médias, presque tous à la botte des puissants (ne serait-ce que parce qu'ils sont détenus par des patrons de l'industrie !). Véritable tir continue sur les travailleurs, sur ceux qui osent ne pas baisser la tête et qui osent l'ouvrir. Un pilonnage en règle. Quoi, moi aussi je peux faire dans l'excès de métaphore non mais, face aux "lynchages" et autres "pogrom" employés dans la presse et sur les radios et télés …

    Oui, tout est là pour casser du gréviste, casser de la lutte. Tout est mis en place pour faire peur aux travailleurs. On arrête comme des criminels les soit disant auteur de l'arrachage de chemise, en débarquant chez eux à 6 h du matin, les menottant et les malmenant devant leurs familles. On les traite en quasi terroristes. Dite-moi, Guéant, on est allé le chercher chez lui à 6h du matin de la même façon ? Et Sarkozy ? Et Cahuzac ? Non, les pairs, eux, on les épargne.

    Je tiens ici à exprimer clairement ma solidarité avec mes camarades aujourd'hui sous le coup d'une procédure en justice violente, et dans laquelle ils risquent la prison. Je demande avec d'autres leur relaxe immédiate et que soit mis fin à cette mascarade.

    Mais je le dis aussi : les actes de violence vont se multiplier, mais je suis loin de me dire que c'est grave. Face à la violence patronale et à la guerre faite aux plus pauvres, une réponse claire est inévitable, et il ne peut y avoir une demande permanente de "rester calme" envers ceux qui souffrent aujourd'hui. Qui sème le vent récolte la tempête comme on dit. Qui méprise ses salariés risque de récolter des torgnoles, et l'aura bien cherché.

  • Tiens ça glisse (sur la racialisme)

     

    S'il est clair que je ne partage pas le point de vue purement communiste du texte, je salue clairement le travail fait, et l'humour en plus que les auteurs ont su mettre dans tout cela. Car même s'il n'est pas exempte d'erreur ou de raccourcis parfois un peu frustrant, le texte suivant est une réponse claire à une montée dans les milieux alternatifs d'une notion que l'on pensait enterrer depuis des lustres : le racisme via le racialisme. Et surtout la notion de race.

     

    A lire calmement, en prenant le temps du recul, et en n'oubliant pas que c'est une critique argumentée, et pas un pamphlet à lire en diagonale.

     

    Le texte en question : http://racialisateursgohome.noblogs.org/post/2015/09/26/comment-a-trop-sapprocher-de-la-race-on-finit-par-tomber-dedans-et-son-materialisme-avec/

     

    Bonne lecture, et j'espère, bon débat.

     

  • Le Labyrinthe 2 La terre brulée

    film,cinéma,labyrinthe 2

    Que voilà une suite étonnante. Déjà, parce qu'elle ne cherche pas à copier le premier épisode (même si des phases de labyrinthe existent, comme dans les décombres ou le sous-sol, elles deviennent secondaires) et qu'en plus elle ouvre une dimension plus large de réflexion autour du monde post-apocalyptique de l'histoire.

    Wes Ball réussi en beauté sa sortie sur ce monde extérieur, en offrant des paysages étonnant, des décombres réalistes et glaçant. Mais surtout en osant aller au-delà d'une simple linéarité, complexifiant le récit sur la fin pour mieux surprendre et donner de la profondeur aux personnages

    Car le problème des adaptations de livres, c'est d'en suivre le crescendo. Pas simple donc d'aller de l'avant dans ce qui est un film de quête et de poursuite, pas simple de poser des bases nouvelles et de donner de l'intensité. Et c'est pourtant que qui est présent, grâce en grande partie au jeu des actrices et acteurs, à la maitrise de l'image et à une musique superbe.

    Film de transition, là pour poser une suite qui s'annonce des plus passionnantes, ouvrant des problématiques morales intéressantes sur la notion de science au profit de l'humain, réussite en termes de rythme, je vous conseille de ne pas le louper au cinéma.

    Lien permanent Catégories : Film 0 commentaire Imprimer