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01/12/2014

Hunger Games La révolte Partie 1

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Bon, troisième volet de l'adaptation de la trilogie de Suzanne Collins, et au cinéma la décision a été prise de scinder en deux le dernier tome.

 

 

Et ce que je craignais se produit : on évite ni les longueurs, ni le manque de rythme qu'impose cet exercice. Même si Jennifer Lawrence assure, que les autres acteurs sont bons (Josh Hutcherson très étonnant, Donald Sutherland glaçant, Julianne Moore martiale, Phillip Seymour Hoffman pour fermer le ban), et bien parfois on s'ennuie un peu. C'est un comble quand on sait que le troisième tome des livres est surement le plus rythmé et profond des trois !

 

 

Certes, l'univers est bien rendu. Mais à force de tout centrer sur le Katniss (ce que ne fait pas le livre justement pour installer un univers plus large), le film ronronne un peu et tourne un peu à vide parfois. Bien entendu, on espère que la seconde partie viendra réparer cela, mais on se dit aussi "pourquoi deux films alors qu'un seul un peu plus long aurait suffit ? Pour le fric ?".

 

Malgré tout, ce n'est pas non plus une purge et la monté d'une révolution est bien rendue. Reste qu'on espère vraiment plus de rythme pour le prochain volet !

 

A force de vouloir faire du fric à tout prix, les studios vont finir par tuer leurs propres franchises, ce serait bien dommage.

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Interstellar

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J'ai pris le temps avant d'écrire ce que je pense de ce film. Parce qu'il soulève des questions et des points de vue intéressants que je ne voulais pas dévoyer en étant trop rapide à écrire. Attention je dévoile des éléments du film.

 

Le film de Christopher Nolan (dont il signe le scénario avec son frère Jonathan) est un réel film de Science-Fiction. De la SF pure, sans fioriture, où l'on parle de science.

 

Car disons-le, ce qui m'a immédiatement sauté au visage dans ce film américain (produit par), c'est l'absence de dieu, de religion ou de croyance. On est là face à un réel film matérialiste, concret, qui ne veut que faire rêver autour des capacités de l'humain à se surpasser par la science, et ce en tout temps.

 

Les acteurs sont plongés en pleine fiction scientifique. Oui, il y a des erreurs, c'est certain, mais ce n'est pas là l'essentiel. Tout est dans la notion de nouveau et d'ancien monde, qui se créé par la rupture dans le continuum des sciences. La rupture par la découverte. Un leitmotiv : "L'humanité est née sur terre. Elle n'est pas vouée à y mourir". Une vision, celle d'une science au service non de l'argent mais de la vie, de la survie de l'espère humaine.

 

Car Nolan explore là l'idée de science en tant que telle, il interroge l'outil, ce que l'on veut en faire, pourquoi on le fait. Il fait un parallèle entre le vieux monde rude et macho, négationniste, moutonnier et le futur, qu'il imagine plus ouvert et égalitaire. Il pose la question de l'amour comme vecteur de dépassement chez les humains. L'amour non au sens "eau de rose", mais l'amour que l'on porte à notre espèce, cet amour qui fait que nous nous entraidons, qui nous lie à ceux pour qui nous sommes précieux et surtout qui nous ouvre les portes de l'espoir.

 

En choisissant Matthew McConaughey et Anne Hathaway pour porter son film, le réalisateur fait un drôle de pari. Ces deux acteurs sont souvent moqués ou décriés. Pourtant, ils sont plus que convaincants, sensibles, étonnants, troublants. Ils apportent à eux deux une dimension humaine au film qui aurait pu en manquer.

 

Les autres acteurs sont eux aussi énormes. De la jeune Mackenzie Foy, en passant par Jessica Chastain qui reprend le rôle adulte, Michael Caine, John Lithgow et Casey Affleck aucune fausse note. La prestation de David Gyasi est aussi assez bluffante car tout en retenue et en poids.

 

Le film ne serait pas complet sans des effets spéciaux étonnants, mais surtout une musique magnifique ! Hans Zimmer signe là une des plus belle bande originale de ces dernières années. Elle souligne à merveille le film, mais surtout elle finit par en faire partie intégralement, à tel point que quelques notes vous replonge presque immédiatement dans l'ambiance.

 

Oui on ne peut que penser à "2001 L'odyssée de l'espace" de Kubrick. Mais si le premier est une chef d'œuvre onirique et puissant, le film de Nolan en est un parce qu'il évite justement l'onirisme, mais nous fait rêver par la science. La scène du eurêka est d'ailleurs essentielle dans le film, alors que bien des gens passent à côté.

 

Qui nous aidera si nous en avons besoin un jour ? La réponse n'est-elle pas en nous-même ? Sommes-nous si idiots que nous préférons détruire que construire ?

 

Le film de Nolan, même s'il a quelques défauts (dont sa langueur par moment, même si celle-ci participe au fond à l'idée de temporalité) marquera un tournant dans le cinéma de SF. Il y aura un avant et un après Interstellar. Et espérons-le, de plus en plus de films matérialistes qui font rêver.

 

On sort de la salle en ayant une envie : celle d'aimer, de donner et de rêver. D'oser, de dépasser, de vivre. Oui c'est surement très optimiste comme film, trop peut-être, mais que c'est bon parfois.

 

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17/11/2014

Sommes-nous une communauté politique ou une bande de potes ?

Je partage ici un texte que je trouve très intéressant, sur la notion de dialogue et de débat dans les milieux libertaires et anarchistes. Le lien, du site La Rotative, est celui-ci : http://larotative.info/sommes-nous-une-communaute-634

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Dans un contexte politique, économique et technologique agité qui est le nôtre, les libertaires peinent globalement à faire entendre leurs analyses et à prendre prise sur la situation. Je pense qu’il faut que nous confrontions nos différents points de vues pour mettre à jours nos accords et nos désaccords, pour élaborer ensemble des stratégies de luttes. Pas la peine de faire croire qu’on est tous et toutes d’accord si ce n’est pas le cas. Mais les débats sont forcément compliqués, et parfois déplaisants ou blessants. Ce texte propose une analyse de cas et réfléchit à notre capacité à discuter pour avancer.

 

Les libertaires méritent mieux

 

Nous sommes anarchistes, libertaires ou radicaux/ales, appelez ça comme vous voulez. Nous sommes critiques de l’économie capitaliste, du pouvoir étatique, des logiques qui dépossèdent l’individu du pouvoir sur sa propre vie. Nous sommes impliqué-e-s dans des luttes sociales (squats, urbanisme, féminisme, scientisme, réappropriations, médias, travail, j’en passe et des plus marrantes...). Nous sommes attentif/ves aux relations qui s’établissent entre nous et nous pensons que globalement les moyens employés doivent être en adéquation avec les fins.

 

Nous sommes tous cela, et globalement, nous sommes une communauté politique, aux contours flous, qui dispose de ses lieux, de ses médias, de ses potagers, de ses plans récupes, de ses groupes de soutien, de ses imprimeries, de ses assoces, de ses multiples réseaux internes, de ses lignes de fractures. De ses normes, aussi.

 

Et tout ceci se passe de façon informelle, parce que nous sommes bien souvent critiques sur les organisations politiques traditionnelles. Partis et syndicats, bien sûr, mais même l’anarchisme « traditionnel » paraît à nombre d’entre nous un peu rétro et trop barbu. Alors nous nous organisons sans organisations. Enfin on essaye.

 

Quand on n’a pas d’organisations, d’institutions, alors les rapports de pouvoir sont plus diffus, et bien souvent invisibilisés. Impossible de savoir qui dirige le « Parti », puisqu’il n’y a pas de Parti. Juste un réseau, que dis-je : des réseaux, des liens entre individus.

 

Et ça me pose la question de savoir quand, comment et où on peut débattre de nos orientations politiques. De nos analyses politiques divergentes. Savoir quand, comment et où on peut discuter des lignes de fractures qui nous traversent.

 

Pourtant, la situation politique actuelle le mérite, un tel débat. Ou plusieurs débats, plutôt. Je ne vous fait pas un topo géo-stratégique, ce n’est pas l’objet de cet article, mais que ce soit (en vrac) avec les suites de la crise financière et les restructurations du Capital, la crise environnementale de plus en plus visible, la fuite en avant technologique, les révolutions arabes, l’émergence de mouvements réactionnaires new-style type Manif pour Tous et d’une extrême-droite décomplexée (version Soral ou version Zemmour)... Bref, on a du pain sur la planche et il est important de discuter entre nous, de confronter les différents types d’analyses, de les faire jouer entre elles, en un mot : de débattre. Pour comprendre la situation et se donner une emprise dessus. Parce qu’à mon sens, pour l’instant, l’emprise des libertaires sur la réalité politique et sociale française est proche de zéro – et on mérite mieux. Je pense même que notre faible emprise sur la situation est due à notre mauvaise compréhension de ce qui se joue et de comment intervenir.

 

Un débat ? Des débats ? Pour tenir un débat, il faut des lieux, des participant-e-s, et des arguments.

 

Exemple d’un débat saboté : la PMA

 

L’exemple récent sur la possibilité d’avoir un débat à gauche / chez les libertaires sur la PMA (procréation médicalement assistée) est de mauvais augure pour moi. C’est comme si certains sujets, clairement des sujets de gauche (au sens large) – marchandisation, eugénisme –, volés par une droite extrême et une extrême-droite intelligentes devenaient alors tabous. Défendu d’en parler sous peine de subir l’opprobre des censeurs autodésignés.

 

Je vous le fait rapidement.

 

Alexis Escudero a publié le livre « La reproduction artificielle de l’humain ». En ligne gratuitement sur http://piecesetmaindoeuvre.com, et en librairie aux éditions Le monde à l’envers. C’est une critique de la PMA sous l’angle de la marchandisation de l’humain et de l’eugénisme. Une critique de gauche, qui n’épargne pas au passage certaines fractions de la gauche qui se font les défenseurs de cette technologie. Escudero et Pieces et Main d’Oeuvre ont ensuite publié un tract « Contre la Manif pour Tous, contre le Collectif pour le respect de la personne – contre la reproduction artificielle de l’humain ». Escudero va enfin faire fin octobre le tour de France pour présenter le livre, critiquer la PMA et débattre des questions soulevées.

 

Mes réflexions proviennent de la réception de ces différents textes (chapitres du livre, puis tract, puis annonces de débats) sur Rebellyon, sur Paris Luttes Info et sur Indymédia Lille. Pas tant des commentaires suscités, que de la politique de modération de ces articles.

 

Les deux premiers sites sont des sites collaboratifs d’information (où l’équipe n’hésite pas à retravailler les textes proposés avant publication), le troisième est un site de publication ouverte à condition de respecter les principes de la charte. Une petite précision : ces trois sites, comme bien d’autres, sont des outils précieux pour le mouvement, pour les luttes, et ils ne fonctionnent pas tous seuls. Ils fonctionnent parce que derrière des claviers il y a des équipes qui font la techniques, refont les architectures des sites, modèrent les articles et les commentaires, et réfléchissent à ce que veut dire « animer des médias libres » aujourd’hui. Cette petite précision apportée, je remercie (sincèrement) toutes ces personnes du temps qu’elles consacrent à cette noble activité et j’indique que cet article se veut une contribution à la réflexion.

 

Pour tous les articles que je viens de citer, sur les trois sites que je viens de citer, les lecteurs et les lectrices de ces trois site auront du mal, voire seront empêchés d’avoir accès à l’information. De savoir qu’il y a un débat sur le thème de la PMA. Ou d’avoir accès aux arguments d’une des parties. Ou de comprendre les choix de modération de l’équipe. Je prends ces trois sites en exemple, mais au vu des réactions sur d’autres sites ou lieux physiques, les réactions me paraissent caractéristiques d’une partie du « milieu » militant – partie que j’espère peu nombreuse.

 

En pratique : en mai, les chapitres du livres d’Escudero ont tous été proposés à publication sur les Indymédias français, et sur ces deux sites collaboratifs. Ils ont été refusés par Paris Luttes Info et Rebellyon. Pour quel motif ? Ah, oui, au fait pour quel motif ? Dur à savoir. Car à la différence des Indymédias, où les articles refusés restent visibles, mais dans la catégorie « refusé » et avec le motif de refus, sur les sites collaboratifs lorsque un article est refusé, il n’apparaît jamais, tout simplement. Mais quant au motif, on peut supposé que vu le climat récent posé par la Manif pour Tous, les modés se sont sentis mal à l’aise de mettre en avant une critique de la PMA. Je pense que c’est une erreur politique, une mauvaise appréciation de la situation, mais bon, ça relève des « choix éditoriaux » de ces sites, pourrait-on dire.

 

Les choses se corsent en octobre. Escudero et PMO co-signent un texte qui brocarde la Manif pour Tous. Cet article est pareillement proposé à publication. Il passe sur Rebellyon... puis il disparaît, quelque jours plus tard. Il disparaît. Sans motif. Gérard Majax. Sans indication même qu’il a un jour été publié. Sans que soit prévenue la personne qui l’a posté. Classe... Pourquoi a-t-il été suicidé ? On peut supposer que la rafale de commentaires outrés, accusant Escudero d’homophobie et de lesbophobie (je cite de tête, excusez-moi, l’article et ses commentaires ne sont plus disponibles) ont troublé les modés. Accusations nullement étayées à mon sens : il ne suffit d’affirmer de façon peremptoire qu’Alexis Escudero tient des propos lesbophobes pour qu’il les tiennent. Or, ce n’est pas le cas. Ce n’est pas le cas dans l’article suicidé (qui est, je le rappelle, une prise de position contre la Manif pour Tous), ni dans le livre, ni dans les autres positions d’Escudero (ni de PMO d’ailleurs). Je vous renvoie par exemple à cette émission radio pour décider si Escudero est homophobe. Je suis triste qu’il suffise que six ou sept personnes s’affirment « choquées », « heurtées », « blessées » par les opinions développées dans un article pour que celui-ci parte en autodafé.

 

Comment un débat est-il possible si les libertaires qui amènent le débat se font sortir du débat sous le prétexte qu’ils ne sont pas libertaires ? J’en perds mon latin. Comment un débat est-il possible si on l’arrête dès que quelqu’un-e entend quelque chose qu’il n’avait pas prévu d’entendre ? J’en perd mon grec aussi.

 

Les débats sont-ils tabou ?

 

Que le débat soit chaud,
Que des gens soient heurtés dans leurs convictions,
Que des gens soient heurtés dans leurs pratiques,
Que nous ayons des divergences politiques entre nous,
Que le ton de certains participant-e-s soit vif,
Qu’on s’engueule pour de vrai,
c’est pas toujours facile et ça va tous et toutes nous faire réfléchir et peut-être avancer.

 

Mais pour cela il faut que le débat ait lieu. On ne peut décemment pas laisser à la droite et à l’extrême-droite la critique de la PMA et de la GPA. Ils la feront (la font déjà) avec leurs arguments en effet homophobes et naturalistes. Escudero ne s’inscrit clairement pas dans cette dynamique. L’assimiler à la Manif pour tous, c’est rater la compréhension de ce qui se joue politiquement en ce moment (et accessoirement à mon avis faire preuve de mauvaise foi).

 

Enfin, que des gens veuillent l’assimiler, pourquoi pas. Mais où ce débat aura-t-il lieu ? De nombreuses (pas toutes) associations LGBT ont fait leur la revendication du droit à la PMA et à la GPA. Contester ces technologies revient-il à être homophobe ? Dans ce cas il y a des lesbiennes féministes lesbophobes et anti-féministes (Marie-Josèphe dans son livre "Adieu les rebelles" par exemple). Donc l’argument disqualifiant "lesbophobe" ne marche pas : c’est un débat politique. Ayons le courage de l’avoir. Engueulons-nous. Pointons nos désaccords. Mais par pitié ne laissons pas ce débat sous le tapis en disant que celles et ceux qui veulent l’avoir sont des fascistes homophobes.

 

C’est une chose d’employer des arguments (que je trouve) de mauvaise foi, c’en est une autre d’empêcher le débat en disqualifiant les adversaires et en exigeant qu’ils disparaissent et qu’ils soit rejetés de notre communauté politique.

 

Par contre, le même jour que disparaissait tragiquement cet article (des suites d’une longue maladie du mouvement libertaire), un autre article faisait son apparition sur Rebellyon. Divine naissance ! « La PMA n’est pas naturelle, le couple hétérosexuel et ses enfants biologiques non plus » se veut une critique des positions d’Escudero. Pour son arrivée sur Rebellyon, le texte a été amputé de son introduction originale (sur le site de La Rotative) et c’est dommage. Cette introduction précisait :

 

"Il y a quelques temps, un article intitulé Ni Manif pour tous, ni reproduction artificielle de l’humain était publié sur la Rotative. Cette tribune, signée par Alexis Escudero et Pièces et Main d’Oeuvre, semble avoir pour vocation l’amorce d’un débat autour de la procréation médicalement assistée (PMA). C’est là le seul point avec lequel nous nous accordons avec les auteurs de l’article : un débat sur le sujet est nécessaire. Voici donc quelques éléments de réflexion."

 

Pour qu’un débat soit possible, il faut que tout le monde puisse causer. Par "tout le monde", je veux dire, tous les participants au débat. On s’accordera sur le fait que les réacs type Manif pour tous ou les fachos type Printemps français doivent être tenus loin de nos débats. Par contre, si un débat sur la PMA doit avoir lieu à gauche, ou bien chez les libertaires, il serait bon que tous les gens de gauche, ou tous les libertaires, puissent s’exprimer. On ne peut pas faire disparaître les articles des uns sous prétexte qu’on est convaincu par les arguments des autres. Ça me fait penser aux photos du Parti communiste chinois, où les anciens camarades de Mao devenus indésirables étaient effacés à la gomme. Si ça ne vous dit rien, relisez « 1984 ».

 

Ministère de la Vérité ou débats politiques argumentés ?

 

Si on veut débattre, on peut le faire sur internet (en mode forum), ou par voix de textes construits, ou encore de vive voix. Et dans ce(s) cas il faut 1/ que des lieux ou des sites accueillent ce débat (et j’ai l’impression que c’est la vocation des sites du genre Indymedia ou Rebellyon) et 2/ qu’on évite de s’insulter en se rejetant hors du champ du débat (exemple : "Escudero tient des propos misogynes, homophobes, lesbophobes, transphobes, masculinistes, naturalistes etc etc etc etc etc").

 

En bref, si on veut un débat, il faut des lieux, des participant-e-s, et des arguments.

 

Dernier rebondissement de cette histoire : la librairie lilloise L’Insoumise, les librairies parisiennes Michelle Firk et Le monte en l’air organisent la venue d’Escudero pour présenter le livre et discuter. Les annonces de ces événements sont publiées sur Indymédia Lille et paris Luttes Info. L’information passe sur Indymédia Lille, puis est placée en « débattu » (le motif : auteur pointé comme homophobe/lesbophobe/transphobe) ; elle ne passe pas sur Paris Luttes Info (le motif ? Quel motif ? Quelle information ? Quel événement ?).

 

Je me permet de trouver ça incroyable. Même : je suis bien dégoûté. Celui qui contrôle le présent contrôle le passé. Et le futur.

 

Qu’un texte fasse débat est une chose. Que les équipes de modération de ces sites décident que le débat autour du texte ne doit pas avoir lieu, en refusant même d’accepter les annonces de débat physique et en refusant d’expliquer ses choix éditoriaux ou de prévenir les auteurs des suppressions d’articles acceptés... on touche le fond. Et évidemment, plus Escudero argumente, poste de nouveaux articles ou commentaires pour répondre aux arguments, plus on le trouve relou, à la limite du harcèlement. Bientôt, le motif de refus sera tout trouvé : « on a déjà refusé ses articles précédents ». Hélas, on ne fait pas disparaître les problèmes en n’en parlant pas.

 

Au final, ça me pose question sur notre capacité à débattre des sujets qui nous divisent. Or, vous savez, si on cache les problèmes dans un coin, ils moisissent et on finit par s’en occuper, mais trop tard, quand ils sentent mauvais et que les voisins ont appelé les flics. Il est plus raisonnable de les affronter au moment où ils se posent. Et c’est sûr que ce n’est jamais trop plaisant de dire à ses potes (ou à ses non-potes) qu’on est pas d’accord avec eux. C’est toujours plus agréable d’être d’accord (enfin, moi, je trouve. Je dois être paresseux). Mais nous sommes une communauté politique. Et pas homogène, en plus. Des fois il faut se causer franchement. Il faut assumer qu’il y a des tendances, des lignes de fractures, des débats, des positions. Quand on a peur que certains débats aient lieu, c’est je pense le symptôme qu’on n’est pas à l’aise avec la situation politique, et justement que des discussions sont nécessaires pour affiner la compréhension du moment. Et dans tout cela, condition nécessaire, il faut que certains organes gardent une sorte de neutralité, afin de permettre que la discussion contradictoire puisse avoir lieu – ça vaut pour les sites d’info collaboratifs, pour les sites de publication ouverte ou pour les lieux militants susceptibles d’accueillir ces débats. Il paraît même que quand on se parle des fois on peut avancer et grandir ensemble. Ce serait chouette.

 

Jeudi 23 octobre, minuit.

 

Signé : un anarchiste globalement d’accord avec les idées développées par Escudero et trouvant son ton un peu trop pamphlétaire ; et qui aimerait bien qu’on se cause des problèmes plutôt que de faire comme si ils n’existaient pas.

 

P.-S.

 

Ce texte reprend et développe des analyses publiées en commentaire à un article sur Rebellyon (commentaire toujours invisible aux dernières nouvelles) puis sur Indymedia Grenoble. Les faits sur lesquels je m’appuie sont ceux connus lors de ma dernière connexion à Internet mercredi 22 octobre. Ils ont peut-être changé aujourd’hui, la réalité change si vite sur Internet.

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Le Labyrinthe

 

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L'adaptation de Wes Ball aurait pu être un énième film un peu "facile" autour d'un univers avec des ados et un peu de post-apocalypse. Sauf qu'au final, c'est plutôt un film étonnant et mieux troussé que prévu.

 

 

D'abord, par le jeu des jeunes acteurs. Tous habitués aux séries télévisées, ils démontrent ici un talent certain, sans excès et avec parfois une réelle profondeur. Car le film étant assez court (le rythme est volontairement rapide), il faut incarner au plus vite les personnages.

 

 

Dylan O'brien porte donc le film de façon assez surprenante, car son personnage est crédible dès les premières secondes. Secondé par Aml Ameen en chef charismatique, Thomas Brodie-Sangster en second et Will Poulter en opposant, la troupe arrive à donner corps et vie au film. A noter deux rôles qu'on espère voir s'étoffer : ceux de Kaya Scodelario et Ki Hong Lee. Cela devrait être le cas dans la suite.

 

 

Ensuite les effets spéciaux, la musique et la réalisation sont largement au-dessus de ce que l'on voit aujourd'hui. On sent l'envie d'une cohérence et de ne pas en faire trop. La surenchère évitée permet d'offrir plus de noirceur au film, sans recours au sanguinolent systématique.

 

 

Et c'est une saga donc ce démarrage est très bon signe. Les sujets abordés sont moins basiques que souvent : l'entraide plutôt que le héros solitaire, la notion de choix, l'univers étonnant.

 

 

La fin, surprenante pour qui n'a pas lu le livre (et d'ailleurs, ce n'est pas une adaptation totalement fidèle) laisse une envie, celle de connaitre la suite !

 

 

Allez voir ce film pour passer un bon moment, mais aussi vous plonger dans une saga qui promet d'être aussi intéressante qu'Hunger Games.

 

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24/10/2014

Observer, se voir, se trouver

point-dinterrogation-et-exclamation1.jpgC'est un fait, je suis un observateur. Un guetteur de notre monde urbain, stérile et de plus en plus déshumanisé. Je regarde, j'écoute, j'entends, je retiens, j'analyse. Tout ce que je vois, tout ce que je sens. Allant jusqu'à provoquer sans doute parfois un malaise du fait de cet état.

 

C'est Riad Sattouf qui m'a conforté, par son travail, dans l'idée qu'observer ses contemporains était sans doute le meilleur moyen de connaitre son époque. De la sentir et de l'appréhender pour pouvoir en faire quelque chose. La politiser au fond, car comprendre c'est la base pour changer, évoluer ou tenter de pousser au changement.

 

Et quand j'observe, je me mets à comprendre à quel point je suis en décalage avec les attentes de la majorité. La vie semble réglée entre travail (je déteste bosser), enfant (je ne veux pas d'enfant), télévision (je regarde plus ARTE que TF1), haine de "l'autre" et religions (je suis antithéiste).

 

Alors me vient l'idée et le fait d'être un peu "hors marges", même plus marginal. Non pas que je sois habillé d'une certaine façon ou que mon mode de vie me mette à la marge, non, justement. Je suis intégré comme on dit, mais tellement loin de ceux qui m'intègrent que je me dis qu'ils doivent soit ne pas suivre ce que je suis, soit tout simplement me mettre de côté parce qu'il manque d'envie d'entrer dans mes interrogations.

 

On s'y fait, à la longue, et bizarrement je le vis parfois mieux aujourd'hui qu'il y a quelques temps. Même si ça coute toujours, parce que je me refuse de plus en plus à rassurer, et pose les choses comme je les pense et le sens. Difficile pour moi de croire aux grands ensembles faciles, je sais que chaque humain est unique, et que ses choix influent sur ceux qui l'entourent, et plus largement sur la société. Que l'appartenance revendiquée à tel ou tel mouvement de pensée n'exclus pas d'être un imbécile fini.

 

Le souci que l'on rencontre, quand on est dans ma situation, c'est celui de savoir si l'on se doit d'être franc ou pas selon les situations, si ce que l'on a dire est clair ou pas, audible ou pas. Car l'acuité que vous donne l'observation de vos semblables fait que, souvent, un certain cynisme se réveil. Et le cynisme aujourd'hui est interdit, tout comme la critique. Silence sur tout, pas de politique, juste du fun ! On doit être drôle, pas de noirceur, pas de monde tel qu'il est mais tel qu'il est vendu.

 

Alors que faire ? Baisser les bras ? Parfois, j'y pense, et je me dis que ce serait un bon moyen d'être moins mal, d'avancer plus sereinement, d'être plus "dans le vent". Mais au final, ce ne serait pas moi! Et peut-on être bien si on n'accepte pas ce que l'on est ? Je ne crois pas.

 

Alors je vais devoir accepter mes moments de blues, de difficultés, de résignation, d'énervement, de mal être. Mais aussi ceux d'exaltation, d'espoirs, d'envies, de luttes, de joies. Accepter de vivre et d'être moi, même si j'observe que ce moi n'est pas comme le "eux" qu'on attend. Et donc, vivre !

 

Désolé, ce billet est un peu introspectif, mais vous n'étiez pas obligé de le lire jusqu'au bout non plus.

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Horns

 

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Alexandre Aja adapte un roman de Joe Hill autour de la notion de rédemption et "d'actes démoniaques" que l'on peut faire par amour.

 

Si Daniel Radcliffe est excellent, Max Minghella troublant et que globalement le film est bien joué, le problème vient de deux points : la réalisation et le fond.

 

Au niveau de la réalisation, on peut dire qu'elle est un brin paresseuses. Le film accuse de sacrée longueurs et les scènes que l'on aurait aimé plus longues et détaillées se retrouvent expédiées. L'autre problème, c'est la façon dont le roman est adapté. La vision de Aja est finalement une vision sans cynisme (même si la première partie du film joue beaucoup là-dessus) et d'un conformisme assez étonnant (amour fou, un seul amour dans sa vie, etc…). Et là on est un peu embêté parce que la fin du film, à la suite d'une longue série de retours en arrière terriblement longs, est à la limite d'un grand guignol que ne méritaient ni les interprètes, ni les effets spéciaux excellents.

 

Bref, sans être désagréable, c'est un loupé. Comme un goût de manque de maturité au final.

 

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28/09/2014

Pride

film,cinéma,prideVoilà une comédie sociale à l'anglaise des plus appréciable, et surtout avec un fond rugueux. En pleine grève dure, un groupe de gays et de lesbiennes décident de monter un fond de soutien aux mineurs (rappelons nous que la grève a duré 1 ans, à fait des morts, et que l'état cherchait à affamer les mineurs au Royaume-Unis). On fait plus facile comme fond, surtout qu'on parle là des années 1984 / 1985.

 

Avec cette histoire vraie, Matthew Warchus tire un film doux amer, drôle souvent, tendre, émotionnellement fort, mais par dessus tout revigorant. Véritable hymne et appel à reprendre le combat, à sortir de nos petits cercles pour mener la lutte tous et toutes ensemble, il souligne aussi la nécessité de se rencontrer pour faire tomber les préjugés.

 

Avec des acteurs tous plus excellents les uns que les autres, une musique géniale, des images superbement calibrées, des paysages magnifiques, bref une super bonne réalisation, le film nous transporte sans temps morts, avec la force de ces films qui paraissent légers mais ne le sont pas (type Priscilla Folle du désert par exemple). Balayant des sujets aussi vaste que l'acceptation de l'homosexualité, le féminisme, le SIDA, la fierté prolétarienne, la lutte, le syndicalisme, on peut dire que le film mérite ses deux heures. 

 

Ben Schnetzerg et Georges MacKay portent le film, épaulés par bien des pointures dont je ne ferais pas ici la longue liste.

 

Un film à voir, pour se souvenir que rien n'est jamais acquis, que les luttes pour la liberté sont celles de toutes et tous, qu'ils nous faut nous unir pour repousser les discriminations et les violences sociales, que nous ne sommes pas le fruit du hasard mais de ce que nous voulons être. Et qu'il n'y a pas que la lutte dans le vie, y'a Bonski Beat aussi ;)



Foncez le voir !

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11/09/2014

Pour une Fédération anarchiste de la Caraïbe (Issu de Polémica Cubana)

Issu du site : Polémica Cubana

374014_537830009565016_1922513928_n.jpgKisqueya libertaria (République dominicaine) et Atelier libertaire Alfredo López (Cuba)

 

I.
Les Caraïbes ont été l’un des scénarios privilégiés où ce qu’on appelle la modernité, ce mélange explosif de capitalisme et d’étatisme, a montré ses visages les moins présentables au monde. Cette barbarie persistante et bien aménagé, entre les agents impériaux espagnols, anglais, français, néerlandais… a donné naissance après plusieurs siècles passés, à un monde d’insulaires isolés, attentifs aux signaux des anciennes et des nouvelles puissances coloniales, et castrés dans de nombreux cas, sans même avoir la capacité de se parler les uns aux autres sans les médiateurs tutélaires.


La seconde moitié du XXe siècle a apporté dans la Caraïbe l’enthousiasme généré par la décolonisation et les « États souverains », qui en  somme ont fonctionné en créant une nouvelle étape pour un isolement qui s’est estompé au cours des dernières années, apparemment en raison des alliances entre les États de la Caraïbe. Mais en tout cas, c’est l’union des gouvernants de service qui nous offrent ce qu’ils appelent « l’unité du peuple ». Ca n’a pas été, ce n’était pas, sauf en de rares et belles occasions, une alliance de fraternités concrètes, de personnes unies dans un travail idéal libérateur et anti-autoritaire.

 

II.
Les compagnons de Kiskeya libertaria de la région dominicaine et l’atelier libertaire Alfredo López de La Havane, ont décidé d’unir leurs efforts pour convoquer et organiser une Fédération anarchiste de la Caraïbe, afin de mettre en commun des propositions ici et maintenant pour une société fondée sur les principes que nous défendons d’autogestion, d’association volontaire et d’appui mutuel, et contraire à toutes les relations sociales fondées sur les hiérarchies, l’autoritarisme et la discrimination comme l’étatisme, le capitalisme, le classisisme, le sexisme, le racisme, le colonialisme, l’urbanisme, l’industrialisme ou l’académisme et d’innombrables autres manifestations du pouvoir plus ou moins institutionnalisé.
Face à ce réseau de dominations nous opposons aussi notre réponse faite d’entraide, d’autogestion et de solidarité et avec un clair esprit anti-autoritaire et libertaire. Ce projet fédérateur ne fera pas par avance la promotion d’une forme particulière de l’anarchisme, parce que nous ne voyons dans aucun de ses courants l’anarchisme comme un dogme, mais comme un mouvement d’approche, d’apprentissage libre et désireux d’aller vers le monde que nous voulons sans oppression, sans exploitation, sans autorité sacrés, ni des ordres paralysants.


À cet égard, cette Fédération travaillera pour la solidarité et l’autogestion et pour construire des projets de coopération entre les individus et les collectifs qui s’auto-définissent de façon cohérente comme « anarchistes », mais elle le fera aussi avec tous ceux qui sans prêcher une condition d’acrate,  vivent et travaillent quotidiennement, à tous les niveaux de la société, en vertu de cet esprit fraternel libérateur et en actes, où il n’y a pas de pasteurs, ni de troupeaux, ni de dirigeants, ni de dirigés.

 

III.
Définir les limites de la Caraïbe a été un problème ardu, si on tient compte des connaissance en matière de sciences sociales. Cependant, pour nous, ce n’est pas un problème, mais une possibilité. La Caraïbe n’est pas seulement formée par ses îles, ni par les territoires continentaux adjacents, la Caraïbe existe là où se trouvent ceux qui vivent leurs contradictions et leurs inégalités et qui en souffre. Mais elle existe aussi là où sont les amis et les compagnons qui partagent leurs idées, leurs sentiments et leurs luttes.
Par conséquent, ceux qui animons cette Fédération anarchiste de la Caraïbe nous nous efforcerons de rechercher l’intégration avec les compagnons de la région  centre- américaine, où naquit en 2010 le premier élan fédérateur dont nous avons connaissance en Amérique centrale et dans la Caraïbe, à travers les compas du Collectif La Espiral et sa revue La Libertad, dans la ville de San José de Costa Rica.

 


D’eux, nous devons prendre soin d’entendre les indications. Pour atteindre un processus fédérateur au niveau régional « il est important d’abord de renforcer les processus de formation et de sensibilisation locaux et leurs incidences dans une pratique libertaire et avec un état d’esprit libertaire », mais comme eux-mêmes le soulignent, la fédération régionale peut être un « des moyens de dynamiser et de renforcer notre identité (…) en gardant toujours les pieds fermement ancré dans la réalité » (« L’anarchisme en Amérique centrale : une petite radiographie actuelle ». Dans : La Libertad, n°11-12, San José de Costa Rica en Décembre 2010, p.10).

 


Quel sens l’anarchisme a-t-il dans notre région…? Quelles sont ses possibilités…? Quelles sont ses limites et ses difficultés…? Voici quelques-unes des questions que nous ont été laissé par les compas centre-américains il y a quatre ans et elles pourraient être discutées par les processus des assemblées dans chaque localité, comme base de cet autre engagement de l’organisation régionale.
Ce que nous rêvons n’est escorté par la splendeur d’aucune « possibilité objective », mais contrairement à d’autres, qui négocient des fragments défigurés de nos idéaux, en les mettant en hibernation pour de meilleurs moments, nous pouvons avancer au-delà ce que nous connaissons déjà. Avec de bonnes probabilités, nous imaginons nécessaires les efforts de toutes sortes qui pourront être transformés en affection et ene confiance mutuelle, pour se convertir  en des facteurs d’alliance plus fortes, d’où pourront grandir de manière plus sûr nos efforts fédéraux.

 


Pour cela, nous proposons la réalisation en mars 2015 dans le région dominicaine de la première rencontre constitutive de la FAC-C. [Amérique centrale] (nom provisoire) d’individus et de « délégués » des collectifs acrates de la région, qui soit le point de départ afin de confronter les points de vue et de coordonner les actions, les idées et les apports, à partir des axes thématiques qui émergeront dans les collectifs de chaque localité.

 

Contact et information :
Cibaolibertario@gmail.com
et
https://www.facebook.com/pages/Cibao-Libertario-Centro-So...

 

Pour lire le texte en castillan :

http://observatoriocriticocuba.org/2014/08/21/los-agentes...

Délivrez nous du mal

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Scott Derrickson adapte le livre "témoignage" de Ralph Sarchie. Rappelons que ce policier est persuadé d'avoir eu affaire au mal originel (un démon) au cours d'une enquête,qu'il a ensuite quitté la police pour travailler avec le père Mendoza qui aurait pratiqué l'exorcisme qui a sauvé sa femme et sa fille.

 

Les acteurs sont bons (Eric Bana, Edgar Ramirez et Sean Harris en particulier), la réalisation énergique même si elle joue un peu trop sur les effets de surprise "saut au visage", la musique est excellente et l'ambiance est poisseuse à souhait. En tant que série B, c'est un bon film. On passe un bon moment avec des bonnes tensions psychologiques.

 

Par contre, on peut dire que deux ou trois choses posent problèmes : les effets spéciaux ne sont pas toujours à la hauteur, les angles choisis ne sont pas terribles côté caméra parfois, mais surtout, le film est un peu trop prosélyte pour le jésuitisme catholique, et ça peut déranger.

 

Alors, le voir ou pas ? Vu les merdes que l'on nous sort en ce moment comme film de genre, autant aller voir celui-ci pour passer un moment sympa, avec toutes les réserves émises ci-dessus ;)

19:21 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : film, cinéma, délivre-nous du mal | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Sex Tape

 

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Attention, film réactionnaire ! Oui, fausse comédie un peu trash (mais pas du tout drôle sur la longueur, quelques gags tout au plus) avec Cameron Diaz, du moins son cul, et Jason Segel en roue libre (vu qu'il n'y a pas vraiment de direction d'acteurs).

 

Le vrai problème vient du fond du film de Jake Kasdan : en gros, son film n'a qu'un but, celui d'imposer la pudibonderie et le réactionnaire comme mode de vie, puis la famille et le travail comme valeur. Bande annonce trompeuse (laissant penser à un film décomplexé et moderne) pour vendre donc un bout d’idéologie nauséabonde.

 

Bref, à fuir !

 

19:00 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : film, cinéma, sex tape | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

10/09/2014

Catacombes

 

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Voilà un film avec un très bonne idée de départ : placer l'action sous Paris, dans les catacombes et en glissant des références alchimiques dans tout cela. Et qui s'écrase bien vite.

 

Certes, c'est divertissant, mais à aucun moment ce n'est horrifique, encore moins angoissant ou étouffant. Les acteurs ne sont pas mauvais mais galèrent à rendre leurs personnages attachants du fait du choix de faire encore une fois un film de type "found footage" (caméra retrouvée, donc tout est filmé comme un film de vacance ou un reportage), en plus l'ambiance n'est pas assez tendue et fini par lasser légèrement.

 

Bref, c'est quand même dingue de continuer à utiliser un procéder qui tue toute peur pour tenter de faire un film d'horreur ! Une déception.

18:26 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : film, cinema, catacombes | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Lucy

 

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Bon, Lucy, c'est du Luc Besson pur jus dans la réalisation, donc efficace et directe comme pour Léon ou le 5ème élément. Mais il y met là plus de finesse en nous invitant, même si c'est sur quelque chose de faux scientifiquement (le fait que nous n'utiliserions pas plus de 10% de nos cerveaux), à une réflexion autour de la vie et de son but.

 

Plaidoyer (tentative) pour un monde de connaissances (mais pas pompeux) et où le savoir doit nous libérer, il offre à son héroïne (Scarlett Johansson) un rôle de choix. Secondée par Morgan Freeman et Amr Waked, le film coule et est intéressant. Seulement, il survole aussi beaucoup de choses, parfois trop, ce qui n'offre pas les moyens de se laisser entrainer dans la réflexion générale autour de la vie. Mais c'est un excellent divertissement.

 

On peut ne pas aimer Besson et son goût du spectacle permanent... Mais on peut aussi lui reconnaitre pour le coup une envie de faire plus qu'un simple film d'action.

18:11 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : film, cinéma, lucy | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook