15.12.2009

CopenLaHague...

 

pt12715.jpg

Cop15 n'est pas terminé, les chef d'état vont débarquer, mais d'avance ce grand barnum sera un échec.

Et ce, même s'il en sort des objectifs chiffrés, qui sont parfois ridicules (entendu sur mon poste radio : un accord proposerait de diminuer les émissions de CO2 de 30 à 40 % par rapport à l'air préindustrielle... heu, y'a pas un bug là ?). Rio, Kyoto, tous ont été des accords avec de jolis chiffres, avec des poignées de mains, avec des engagements fermes...

Le seul hic, et de taille, c'est que ces accords de façade évacuent le politique. Du coup... C'est aux marchés et aux oligarques que nous confions leurs mise en place ! Et bien accrochez vos ceintures, le crash arrive...

Depuis des années, les tenants de la croissance verte, jouant un drôle de jeu, laissent dans les mains de la "régulation par la main invisible du marché" l'avenir de l'humanité. Cela commence par les "droits (permis) à polluer", de type marché carbone. En Europe, ce marché a mis en place plus de droits que de volume émis (comme toujours, les gouvernants ont cédé à l'oligarchie)... Ou comment faire pour que se mette en place une spéculation sur l'air respirable et le devenir de la planète ! Et surtout, comment encourager encore et toujours à polluer plus ! Car, et c'est le paradoxe : si le marché est rentable, c'est parce qu'il y a du CO2 à mettre en circulation. Bien sur, certains disent que, comme les quotas vont diminuer, le prix augmentera, et d'un coup de baguette magique, les pollueurs feront plus attention... A 9€ la tonne de CO2 aujourd'hui, ce mécanisme risque de commencer à fonctionner quand les poules auront des dents. Surtout vu les mégaprofits faits par les mégatrsut les plus pollueurs, la marge est grande. En refusant la contrainte de la norme, en dépolitisant pour confier à l'économique, les mécanismes mis en place ne peuvent que déresponsabiliser et ce à tous les niveaux. Ce qui ne peut entraîner que des catastrophes... De toute façon, faire confiance à ce qui nous a amené dans le mur pour nous sortir de situation, c'est inquiétant ...

D'ailleurs, petit apparté : le marché carbone n'est pas plus honnête que d'autres  (Lire le lien ici sur la fraude de 5 milliards)

Et le coup le plus hallucinant, c'est celui de l'accord cache sexe. La politique menée au nom de la France à Copenhague est de cet acabit. Elle est simple : jouer les gros bras du climat (du genre de la phrase imbécile ci dessus) pour mieux relancer l'industrie du nucléaire. Alors que cette énergie ne représentera jamais plus de 6% de toute l'énergie consommée sur terre, elle est présentée comme la solution "zéro CO2" (ce qui est abérrant, quand ont tient compte de tout, construction, importation, extraction... ne parlons pas des guerres et du social...) par la France, portée à bout de bras. Et c'est ainsi : la France ne fera rien de plus que de jouer à '"j'ai la solution". Mais rien de concret ne sortira de cela, si ce n'est de beaux contrats juteux pour Areva et consort. Qui peut croire, à part peut être un fou, qu'un libéral économique irait contre le marché ?

Car là est le vrai visage du positivisme français sur le dossier : pas pour but de diminuer les GES (il suffit de voir que déjà on parle de diminuer la taxe carbonne pour les routiers, du moins ce fut envisagé) mais bien de renforcer le rôle de semeur de danger, VRP du nucléaire, de la France, via son président. Au final, c'est encore et toujours une vision court terme qui est dans les mémoires...

Les seules mesures réellement efficaces seraient assez impopulaires. Logique donc que des politiques, qui ne rêvent que d'être réélus ou de gloire, soit aussi peu enclin à les mettre en oeuvre. Et pire, les électeurs, qui eux se la jouent plus écolo que moi tu meurs en ce moment, n'agissent pas à leur niveau ! Refus de voir le "confort", le "niveau de vie" diminuer, alors que personne n'a dosé le bon usage, celui réellement nécessaire, préférant laisser aux pubistes l'art de dire ce qui est bon. Refus de manger moins de viande. Refus de cesser le tourisme de masse qui arrose le ciel d'avions. Refus de changer de mode de déplacement, de type de véhicules, d'habitudes. Et du côté politique, refus de mettre en place des mesures incitatives et contraignantes pour y parvenir...

Bref, nous tournons en rond, tels les romains à la fin de leur empire. Incapable que nous sommes de voir que l'ennemi, c'est nous même. Sauf que la chute de notre empire mondialisé, cette fois, risque fort d'avoir un prix : la perte d'une bonne partie de l'humanité. Voir sa disparition à terme...

La planète, elle, s'en fout complètement... Et vous ?

13.12.2009

Bienvenue à Zombieland; Ruben Fleischer

 

zombieland1_large.jpg

Arriver à faire une énorme comédie dans l'univers des zombies, en faisant malgré tout un excellent film de genre, c'est le tour de force que réalise Ruben Fleischer avec son OVNI.

Utilisant l'idée de l'invasion de zombies pour mieux la détourner, il entraîne son duo improbable entre un loser et un "néo cowboy" (Woody Harrelson et Jesse Eisenber) épaulés, malgré eux, par deux soeurs roublardes (Emma Stone et Abigail Breslin)dans un road movie humoristique à travers les USA, devenues Zombieland.

C'est drôle, irrévérencieux, plein de surprises, inventif et superbement bien filmé. Bref, c'est un excellent divertissement que je ne saurais trop vous conseiller de voir pour vous vider les neurones.

Entropia n°7 : L'effondrement, et après ?; Collectif

EntropiaN7_R_350x589pxAvecBordBriqueF7622E-2-a69f9.png

Penser l'effondrement ne pose généralement pas trop de problèmes. Là où cela se corse toujours, c'est de penser... l'après ! Et c'est le défi que se lance la revue Entropia, revue d'étude théorique et politique de la décroissance, avec ce septième numéro.

Le programme est complet, et fait le tour de la question, mais pas de façon exaustive fort heureusement.

L'introduction (Malaise dans l’effondrement par Jean-Claude Besson-Girard) pose les jalons de la réflexion : nous savons que les changements sont incontournables, mais sommes nous capable de les penser ?

S'ensuivent des interventions aussi diverses et variées ( ce qui fait la force de cette revue est d'éviter à tout prix la position de pensée unique pour mieux confronter les points de vue) que celle d'Yves Cochet, Jean Marie Harribey, Serge Latouche, Alain Cazenave-Piarrot, Simon Charbonneau, Vincent Cheynet, Geneviève Decrop... Mais aussi un "Hors champ" sur l'humanitaire par Philippe Blackburn, qui pousse loin la réflexion.

Le constat est intéressant tant les pistes explorées sont nombreuses. Des "transition town" à la relocalisation, de la modification en profondeur de l'agriculture à la remise en cause du travail en tant que tel, de la sortie de la dépendance énergétique à la mise en place de réelles démocraties. Autant de pistes, autant d'espoirs politiques.

Accessible, claire et précise, cette nouvelle étape d'Entropia est à mettre entre toutes les mains, surtout de ceux qui font aujourd'hui de l'écologie un business. Ces derniers, ce n'est pas pour les convaincre, juste pour leur montrer que nous ne sommes pas dupes.

Quatrième de couverture :

Au dogmatisme arrogant du scientisme et de l’économisme, l’hypothèse de la décroissance oppose une clairvoyance inquiète. Ce flair provocant, nourri d’observations croisées, de recoupements systémiques et de sensibilités aiguisées, se veut aussi un puissant antidote aux anesthésiants que la doxa dominante impose aux sociétés pour annuler leurs révoltes ou les réduire en argent. La kyrielle des crises qui nous affectent présentement sous le joug de ce modèle impérial est contenue dans le seul mot d’effondrement. En effet, comment peut-on nom¬mer autrement la situation actuelle où, comme toujours, les plus démunis sont aussi les plus touchés ? Mais pour imaginer à cet effondrement un après qui ne se contente pas de repousser l’échéance d’une possible auto-extinction de l’espèce humaine, ne convient-il de passer au crible les croyances et les leurres cultivés depuis si longtemps ? Bien sûr, on ne trouvera pas ici « le lieu et la formule » dans le côtoiement de l’abîme cher à Rimbaud. Tout au plus, mais c’est peut-être préférable et en tout cas plus politique, pourra-t-on choisir parmi les textes proposés ceux qui exposent des analyses exigeantes de la conjoncture ou bien des quêtes plus intuitives et sans certitudes balisées. D’autres encore examinent les transitions à l’œuvre entre l’impasse du présent et l’espoir à reconstruire au-delà des ruines. Toujours est-il qu’il existe une vie possible après l’effondrement : celle dont nous pouvons dès maintenant choisir le visage en saisissant l’opportunité offerte par une objection de croissance se développant de territoires en territoires, comme pour marier enfin les réalités inévitables de la nature aux impératifs de la fraternité. Ni plus ni moins.

Un homo dans la cité; Brahim Naït-Balk

9782702140147.jpg

Ce livre est avant tout un témoignage poignant au travers du chemin de vie de Brahim Naït-Balk. Mais au delà du simple témoignage, l'auteur sait tirer des réflexions plus larges sur le sujet mais aussi (et surtout) la société.

En ouvrant la fenètre de son passé, Brahim Naït-Balk nous laisse à voir cette chose assez terrible, la vie au travers du rejet permanent d'un homme d'origine marocaine, musulmane et qui est homosexuel. Le choc, les contradictions, les violences parfois, la haine. Mais aussi l'espoir, les évolutions, les préjugés qui volent en éclats...

Dans un style franc, clair et précis, l'auteur dépeint sa vie, ses doutes, avec force.

A lire. En espérant que ce livre soit le phare dans la nuit que souhaîte Brahim Naït-Balk pour tous ceux qui vivent ce qu'il a vécu. Je crois que le plus important est bien de savoir que l'on est pas seul.

12.12.2009

Lettre de départ des Verts

Cher(e)s adhérent(e)s des Verts, cher(e)s ami(e)s pour certains, cher(e)s ennemi(e)s pour d'autres,

C'est après quelques mois de réflexion et une interrogation constante concernant les orientations politiques de notre (votre maintenant) mouvement que je prends la décision de cesser d'adhérer au parti des Verts. Ce qui n'est en rien un renoncement à mes idées.

Certain(e)s me disent que je prends cette décision sans "savoir ce qu'est vraiment le parti". Je les arrête tout de suite : je me suis investi, j'ai pris mes marques dans celui ci, participant même jusqu'à récemment à la CE des Verts du Rhône. J'ai aussi été aux journées d'été, participé à diverses commissions (pour lesquelles, par cette lettre, je prends congé), apporté certaines contributions, dialogué, débattu, etc...

Je connais donc assez bien ce parti pour me rendre compte que la logique engagée ces derniers temps ne me convient pas. L'opacité avec laquelle se décide aujourd'hui les choses au sein d'Europe Ecologie , mais aussi du parti Vert lui même, ne peut que me pousser à m'en aller. La "politique autrement" a disparu au profit d'une politique d'appareil, entraînant de fait un positionnement peu lisible, c'est à dire la fin d'une radicalité (dans le sens "aller à la racine") seule capable d'ouvrir un avenir à l'espèce humaine.

Europe Ecologie tire l'écologie politique, et donc les Verts, dans la direction du pseudo réalisme, qui reste maintenant la ligne. Comme si l'idée de réalisme suffisait à faire une politique. C'est surtout un cache sexe pour planquer honteusement la fin de tout réel projet émancipateur.

Je n'aurais jamais cru possible que ce qu'il advint au social(isme), via la sociale démocratie, puisse advenir à l'écologie politique. Et pourtant c'est ce que je constate aujourd'hui. C'est bien face à une mutation sociale démocrate bon teint que se trouve le mouvement Europe Ecologie, et via lui, les Verts.

J'en veux malheureusement pour preuve le dernier vote des députés Europe Ecologie (pas tous il est vrai, mais la majorité) de la résolution Copenhague au parlement européen. Que cette résolution ait été porteuse d'une porte ouverte au nucléaire était déjà pour moi un repoussoir. Mais pire, elle avalise l'idée que le marché, via la spéculation carbone, est le meilleur régulateur des gaz à effet de serre ! Comment peut on cautionner un truc pareil ! L'explication de vote fut de dire que face à l'urgence, il fallait que ce vote ait un soutien massif... Un peu comme lorsque Jospin expliquait qu'il fallait saccager le service public pour sauver le social, ou privatiser pour aider... Bref une excuse bateau pour couvrir un vote qui est un renoncement de fait. Je n'aurais pas été surpris si des "non Verts" avaient voté ainsi, mais de voir des Verts le faire... Mais je sais, comme le dit si bien Daniel Cohn Bendit, je suis un cinglé (oui, objecteur de croissance, donc...) et donc incapable d'analyse.

C'est donc bien cette glissade vers une forme de centrisme (qui reste de gauche a priori), cette perte de la radicalité, qui m'éloigne. Je vois se profiler ce que je craignais : une dépolitisation globale au nom de l'urgence. La perte de repères et de convictions sous prétexte qu'il n'y a plus le temps. C'est par ce "réalisme" que l'on tue les avancées. Ainsi je vois se profiler demain des phrases du genre "Oui j'ai accepté la mise en place de l'EPR , plutôt que 5 centrales à charbon, comprenez, l'urgence est aux GES". Je pense que ce vote est malheureusement le premier pas... Je force le trait, mais malheureusement à jouer à "toute avancée est bonne à prendre" on finit par se dédire si on a pas un corpus idéologique solide en appui de ces choix. Et aujourd'hui, c'est le cas...

Au delà de ça, je vois surtout le déficit de social au sein de la mouvance Europe Ecologie, mais aussi au sein des Verts. C'est triste, mais c'est ainsi. L'incapacité à comprendre certaines mutations à tendance à me laisser pantois. J'ai vu définitivement cela quand lors du 49ème congrès de la CGT (j'y étais délégué), où tous les partis de gauches étaient là en "amis" à l'ouverture du congrès, comme cela se fait toujours. Tous ? Non, pas les Verts... Révélateur pour moi et déclencheur de mon départ. Car comment ne pas faire le lien avec les refus de signer les textes communs de soutien aux syndicats ? Comment ne pas comprendre que ...

Voilà, je crois que je n'ai plus ma place parmi vous. Je ne me sens plus en phase avec ce qui est sensé être défendu, je crains trop les dérives que le lis de plus en plus dans les choix politique fait (que ce soit la mise sous perfusion du Modem par Cohn Bendit Daniel, ou l'ouverture de l'écologie politique qui irait jusqu'à Borloo pour Cohn Bendit Gabriel , ben voyons. Mais surtout l'atonie du parti Vert face à tout cela) ou dans l'opacité, laissant place à tous les opportunistes, de la construction des listes (sans réel projet je le crains). Sans parler des "choix imposés", comme pour Marie Bové par exemple...

Pour finir, je pense que je n'aurais de toute façon pas pu faire la campagne de Philippe Meirieu.

Donc voilà, je vous laisse. Définitivement ou pour un temps, je ne sais pas. Mais en ce moment, je ne rêve plus dans la bonne direction.

Cordialement,

Fabien

Capitalism : a love story

affiche-capitalism-a-love-story.jpg

Michaël Moore nous offre avec ce nouveau documentaire pamphlet sûrement le meilleur depuis « Roger et moi ».

Bien plus posé que d’habitude (même s’il ne perd ni son ton mordant, ni sa capacité à faire réfléchir et encore moins son humour), le docu-pamphlet présent décortique le capitalisme, mais surtout sa facilité à tuer le pouvoir pour le mettre entre les mains d’un petit nombre.

C’est bien ce que dénonce Moore : nous ne sommes plus en démocratie mais en ploutocratie et nous devons tout faire pour changer cela.

Même si certains trouveront que le film n’est pas assez révolutionnaire ou que les solutions proposées ne suffisent pas, c’est pourtant l’un des meilleurs films « grand public » sur ce sujet que nous ayons vu ces derniers temps !

Et la réflexion lancée par Moore sur notre capacité à mettre réellement de la démocratie de partout, sa conclusion sur le fait que le capitalisme est à abattre, son appel à l’union de tous et à tous devenir politique surprend et fait un bien fou ! Même si je n'aime pas, personnellement, son côté un peut trop religieux (mais y'en faut pour tous les gouts).

Courrez voir ce film, il mérite une très forte audience !

Le Vilain

 

le-vilain-18077-402913927.jpgAlbert Dupontel nous a habitué aux films déjantés et tonitruants. Même si l’humour trash est présent dans ce film, il semble se tourner vers le comique de situation, à la limite du boulevard. Cela lui réussit et on peut dire que l’on passe un excellent moment.

La prestation de Catherine Frot en mère dépassée (et maudite) par les agissements d’un fils plus maléfique que moi tu meures est juste jubilatoire.

Certes le scénario est un peu mince et le film n’est pas exempt de certaines longueurs. Mais il est tellement agréable de voir un cinéma « mal pensant » fait par un français, avec un réel sens de la dérision, avec une envie d’exploser les convenances, que de louper cela serait bien mal venu.

Même si ce film est légèrement moins bon que Berny ou Enfermé Dehors, il reste sûrement l’une des meilleures comédies de cette année 2009.

« Alors mon petit, on a voulu tuer sa maman » …

05.12.2009

Problème internet

Reprise du blog : fin du problème :) :) :)

---------------------------------

 

Suite à un problème internet (box grillée) je ne pourrais mettre à jour ce blog avant au moins mi décembre. Désolé, en espérant que vous resterez malgré tout fidèles.


Fab

26.11.2009

Un petit pas vers plus de justice démocratique…

articles_prixnobeldepaixObama.jpeg

Le but de toute entreprise terroriste est de faire tomber chez son ennemi la notion de valeurs. Les lui faire abandonner.

C’était le but du 11 septembre 2001 : frapper le colosse aux pieds d’argile pour le faire vaciller, le faire sombrer.

Cela a servi de prétexte à des guerres immondes. Nul besoin de le rappeler. Mais au-delà de ça, cela a donné lieu à des dérives graves, des entorses à la démocratie : tortures, détentions arbitraires, tribunaux d’exception. Autant de choix condamnables et assassins de la démocratie.

Le choix de l’administration Obama, soutenue par le président lui-même, de faire juger les cinq cerveaux présumés des attentats du 11 septembre par un tribunal civil est une excellente chose.

C’est un message clair : oui les Etats-Unis sont une démocratie, et non, nos valeurs ne sont pas perdues même si nous avons fait des erreurs. Nous ne pouvons que nous féliciter de ce choix qui ramène un peu dans le droit chemin des démocraties en perte de vitesse.

Pourquoi simplement un peu ? Parce qu’en extrayant ces cinq personnes emblématiques des tribunaux d’exception, l’administration US cherche malgré tout à cacher un fait troublant : les autres détenus de Guantanamo, eux, seront jugés par des tribunaux militaires. Et donc la justice ne sera pas la même pour eux que pour n’importe quel humain, vis-à-vis des droits de l’homme.

En maintenant cette situation, même si nous ne pouvons qu’apprécier les efforts faits par Obama et son équipe pour essayer d’effacer les années Bush, il convient de reconnaitre que le chemin est encore long pour oser dire que la démocratie retrouve les valeurs qu’elle est sensée porter.

Il convient donc à l’équipe d’Obama d’enfin oser fermer Guantanamo, d’offrir à tous les détenus un procès équitable et de cesser de créer l’exception dans un système démocratique, comme si nous pouvions mettre entre parenthèses nos valeurs…

Puis, quand cela sera fait, il faudra qu’il se penche sur les murs et autres saloperies qui émergent…

Alors, saluons un petit pas vers plus de démocratie, mais ne crions pas victoire.

PS : on nous apprend qu’Obama sera du sommet de Copenhague, et la presse salue là une « avancée ». A lire les chiffres annoncés et les choix faits, c’est surtout une mascarade programmée autour de l’aura d’Obama… Faire briller les choses pour les rendre moins visibles…

24.11.2009

Twilight 2 : Tentation (New Moon)

primo-wallpaper-ufficiale-di-twilight-new-moon-118015.jpg

 

Ayant lu les livres et vu l'adaptation du premier tome en film, je ne pouvais rater celui là.

Je suis assez content de l'adaptation de ce tome pas simple : en effet, même si de nouveaux personnages apparaissent, c'est avant tout le tome fondateur de l'histoire d'amour intense entre Bella et Edward. Et dans le livre, pas mal de choses se passent plus dans la tête des personnages que dans la vie.

Mais le réalisateur (Chris Weitz) a su capter l'essentiel pour le retranscrire fort adroitement et de façon plus fidèle encore que pour le premier épisode. La lumière est étonnante (joli jeu de lumière pour parler de la chaleur des loups et de la froideur des vampires), la bande son est travaillée, les décors convaincants. Mais au delà de ça, les acteurs sont vraiment dans leurs personnages (Kristen Stewart est une Bella plus convaincante, Robert Pattinson réussit à plus nous démontrer le côté torturé d'Edward, mais la révélation du film c'est surtout Taylor Lautner qui campe un Jacob surprenant !).

L'histoire pourra paraître peu originale à certaines personnes, mais qu'y a t il de plus cinématographique qu'une histoire d'amour et qu'un trio amoureux ?

Vraiment, je dois avouer que, même si ce n'est pas le film de l'année, ce second opus de Twilight se regarde sans déplaisir, voir même avec énormément de plaisir pour peu que l'on se laisse entraîner dans le film, l'histoire et la noirceur.

 

 

PS : la version française est vraiment pas terrible ! Entre les erreurs de traductions (un exemple : l'histoire se passe sur moins d'un an et un des personnages dit "on ne le voit qu'une fois tous les six mois depuis son départ"... oups...) et les voix mal choisies, c'est pas un cadeau !

Saw VI

 

saw-6-17037-331617384.jpg

Samedi soir j'avais envie de me vider la tête et d'aller voir un film "sans prise de tête". Et bien, comme j'avais vu les cinq autres, je me suis dit pourquoi pas Saw VI (en plus le titre fait un jeu de mot foireux, donc...)

Et bien je dois dire que c'est une ... excellente surprise ! Ce sixième épisode de la franchise est bien filmé, le scénario est intéressant et surprenant, les acteurs très bons (Peter Outerbridge, que l'on peut voir dans la série ReGenesis, est particulièrement convaincant en patron de firme d'assurance).

Se hissant au niveau des deux premiers épisodes de la saga, Saw VI ramène ce je ne sais quoi qui faisait la "magie" originelle. Réalisé par le monteur des cinq autres épisodes, ce film offre une cohérence sans faille avec la reste de la saga et l'univers créé.

Une vraie surprise dans les films de genres.

 

19.11.2009

Chrsitophe Beaugrand remet Christian Vanneste à sa place...

Quand Chrsitophe Beaugrand remet Christian Vanneste à sa place... C'est drôle et très intelligent !