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03/03/2015

Enquête sur les créationniste de Cyrille Baudouin et Olivier Brosseau

 

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Le livre d'enquête de Cyrille Baudoin et Olivier Brosseau est un incontournable pour qui veut comprendre le poids et les méthodes des créationnistes dans le monde et en France. Sous titré : "Réseaux, stratégies et objectifs politiques", ce livre est une enquête fouillée sur ce phénomène.

Le créationnisme, doctrine anti-science qui veut imposer une vision de la création par dieu de toute chose, n'est pas que le fait de réseaux américains. Les auteurs nous entraînent dans les arcanes des fondations chrétiennes ou musulmanes qui agissent et dans les tréfonds de la pensées et des œuvres créationnistes. Pour ensuite mieux souligner comment les lobbys agissent pour faire changer les programmes scolaires, influent sur la politique, les lois.

Fort documenté (chaque assertion est démontrée par une note de bas de page et des preuves factuelles), le livre bien que court, est clair et représente un pavé dans la marre d'une période où trop pensent que les religions n'auraient plus de poids sur la société. En France comme dans le monde.

Écrit comme un roman, avec un suspens parfois palpable, la lecture n'en est que plus simple, tant la vulgarisation semble être au cœur de la méthodologie des auteurs. La liste des créationnistes français et des scientifiques qui collaborent à cette idéologie en France est des plus intéressante : on notera le nombre qui passent en boucle dans nos médias grand public.

Car pour nous, anarchistes ou progressistes, cette enquête ne peut que nous donner des billes pour mieux appréhender les choses, mieux les déconstruire et donc les combattre. Découvrir par exemple que le site oumma.com est fondé par un créationniste musulman et financé par une fondation qui a pour but l'extension de l'islam véritable et du créationnisme devrait nous rendre méfiant de ce qui sort de ce site par exemple. Comme nous savons l'être des sites catholiques ou juifs.

Un livre que je ne peux que recommander à toute personne qui souhaite en savoir plus que ce qui nous empoisonne la vie depuis des millénaires, mais n'a que changé de méthode.

Retrouvez plus d'information sur le site : http://www.tazius.fr/les-creationnismes/accueil.html

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21/02/2015

Kigsman Services Secrets

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Matthew Vaughn aime les réalisation pop corn bien troussée. Kick Ass et X-Men : Le commencement était de bons exemples. Kingsman est clairement dans la même veine.

Imaginez : un méchant (Samuel L. Jackson, génial) est poursuivi par un agent secret so british (Colin Firth, surprenant) car il a un plan machiavélique... Ça vous fait penser au vieux Bond des années 70-80 ? C'est voulu ! Car on est là dans un film légèrement parodique de l'univers des films de services secrets.

Le jeune Taron Egerton assure dans son premier rôle de taille, épaulé par des seconds rôles excellents (Sofia Boutella en découpeuse, Michael Caine superbe en chef, Mark Hamill en professeur, Sophie Cookson en équipière et surtout le rôle de Merlin, Mark Strong). La musique est super bien dosée, les scène d'action décoiffent un max. Bref, c'est un bon moment, parfois drôle, et bourré d'humour anglais.

Une sorte d'hommage à une époque malheureusement révolue, où les films d’espionnage ne cherchaient pas à être crédibles, et tenait lieu de divertissement pur.

A voir, c'est vraiment un excellent film, qui mérite le grand écran !

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15/02/2015

[ailleurs] Coup de gueule contre mes anciens compagnons de route

Ce coup de gueule est tiré du blog "Irréductiblement Féministe", dont je vous conseille la lecture. Je me permets aussi de reproduire à la fin deux commentaires qui éclairent un peu plus le propos.

Bonne lecture.

Fab

****

politique,société,coup de gueule,gpa,lgbtiq,queer,anarchisme,féminisme,réflexion,patriarcatUn coup de gueule, lâché comme un cri, dans un souffle, brutal, brouillon, contre mes anciens compagnons de lutte, les militants LGBT.

De nombreux militants LGBT postent sur les réseaux sociaux, une étude qui prétend que la Gestation pour autrui serait émancipatrice pour les femmes indiennes.

En relayant la moindre étude favorable à la GPA et dans ce cas précis, une étude d’une sociologue étrangère qui  prétend que la GPA contribue à émanciper les femmes en Inde, ils cautionnent un système d’exploitation et s’allient aux pires partisans de l’oppression des femmes.

Dire que pendant des années j’ai pensé que les LGBT qui revendiquaient la GPA, aussi   la réglementation de la prostitution, deux  systèmes d’exploitation des femmes au service d’hommes le plus souvent, le faisaient de bonne foi, parce qu’ils n’avaient pas réfléchi au problème et ne l’avaient pas correctement évalué.

Fallait-il que je sois naïve !

Désormais, je sais qu’il n’en est rien : c’est délibérément qu’ils entendent profiter eux-aussi de la condition des femmes, de la misère, de la vulnérabilité des plus faibles.

Nous étions habituéEs à nous battre contre les « pro-vie », contre les intégristes qui veulent contrôler tout ce qui touche à leur sexualité des femmes et à la reproduction.

Nous étions habituéEs à nous battre contre les obscurantismes, les sexistes, homophobes et lesbophobes qui défendent leurs privilèges.

Il faudrait maintenant se battre contre ceux des gays et lesbiennes qui à leur tour, réclament que des femmes soient instrumentalisées et exploitées dans la GPA ; soient déplacées, enlevées, menacées, dressées, agressées, violées, détruites, voire assassinées dans la prostitution.

Je ne peux plus  rester solidaire de militants LGBT qui font comme si le système patriarcal n’existait pas, comme si les privilèges de la domination masculine devaient perdurer  et qui exigent leur part du gâteau.

Quand je vois des activistes LGBT, la plupart d’entre eux et notamment l’APGL (association des parents gays et lesbiens) vanter  l’article d’une sociologue étrangère qui  prétend que la GPA permet aux femmes  indiennes de s’émanciper, ça me donne envie de pleurer.

J’en arrive à penser que si le trafic d’organes pouvait leur être utile, ils trouveraient le moyen de le valoriser.

En outre, les interpeller,  c’est se confronter à des gays arrogants qui vous expliquent ce qu’est le féminisme, celui qu’ils acceptent  parce qu’il ne les remet pas en question.

Des lesbiennes se solidarisent d’eux et justifient le pire, trahissant leur classe de sexe, juste pour s’assurer qu’elles bénéficieront en retour de leur soutien, nécessaire pour l’obtention de leur PMA.

Complices de la domination masculine sur le dos des femmes qu’elles méprisent et enferment dans une condition de reproductrice.

Si ce n’est pas désespérant !

Le tout avec la caution d’universitaires, de  sociologues et autres.

Alors soudain, la raison pour laquelle les études féministes ont été écrasées, remplacées par les études de genre, devient évidente.

Les hommes peuvent plus facilement prendre le contrôle de l’enseignement, décider de ce qui est acceptable et de ce qui ne l’est pas, et donner le ton à des  générations de jeunes femmes et hommes intéressés par les études de genre.

Peu à peu le féminisme est dénaturé,  remplacé par un post-féminisme « pro-sexe » qui ne fait pas grand mal au patriarcat !

Les fondamentaux historiques du féminisme : lutter contre une appropriation des corps et vies des femmes par les  hommes qui transmettent à leur guise leurs  gènes et leur patrimoine financier, sont  à peine abordés.

Quel intérêt ? Parlons plutôt  d’autre chose : nous sommes tous dans la même galère, nous devons tous nous émanciper et bla bla bla le tour est joué : plus de sexe,  plus d’opprimées, et donc  plus besoin de luttes féministes. Euréka !

En fait le féminisme pour ces post-modernes, militants LGBT en tête,  c’est simple, c’est tout ce qui  leur permet d’expérimenter, de s’amuser et surtout ne les remet pas en question.

Le pire encore, c’est qu’ils parviennent à en convaincre les jeunes lesbiennes nourries aux études de genre façon « pro-sexe » et  « queer »,  à des années- lumière du féminisme et de ses fondamentaux.  La récupération des mouvements de libération est une constante, mais là chapeau !

Je trouve de plus en plus insupportable la bêtise et l’arrogance de trop de LGBT ignorants de l’histoire de l’humanité,  des mouvements sociaux, du mouvement de libération des femmes.

Je suis de plus en plus excédée par leurs  choix, leur manque de pertinence et de solidarité, leur absence de sincérité et d’honnêteté intellectuelle.

Je trouve de plus en plus pénible que si peu de  LGBT plus sensés, de féministes, ne contestent leur incurie ni leur demandent  si vraiment tout va bien dans leur tête.

Je voudrais dire aux LGBT conscients de la domination masculine, ainsi qu’aux féministes qui critiquent les dérives du mouvement LGBT qu’il ne suffit pas de travailler dans un entre soi sécurisant, il faut aussi intervenir pour empêcher que ne s’étendent des idées et revendications odieuses et fortement  préjudiciables aux femmes.

Le nombre de personnes qui se taisent est sidérant.

Nous ne pouvons pas laisser un mouvement de libération écraser un autre mouvement social pour parvenir à ses fins, d’autant plus quand ce mouvement social le précède, l’a aidé à émerger, et concerne tout de même de la moitié de l’humanité !

J’espère seulement que nous n’aurons pas demain en France une conjoncture défavorable aux droits et libertés légitimes des personnes LGBT, ce serait compliqué de se solidariser tout en condamnant des revendications qui  nous mettent en danger !

Des militants LGBT indignes qui nous compromettent toutes et tous dans leur quête égotique et inique.

Ignorent-ils que les féministes  lesbiennes, aussi  les gays pro-féministes, affrontent également les  discriminations et violences sexistes,  lesbophobes et homophobes et sont donc aussi concernéEs par les luttes et revendications LGBT ?

Ne pas pouvoir compter sur le mouvement LGBT,  quel paradoxe tout de même : des gays, des lesbiennes même, alliés du système patriarcal !

Des militants indignes qui dénigrent, diffament, menacent,  attaquent même, celles et ceux d’entre nous qui citoyenNEs engagéEs, de gauche, féministes et luttant pour les droits des minorités avons pourtant amplement contribué à la libération des personnes homosexuelles.

En arriver là, devoir se battre contre d’anciens compagnons de lutte parce qu’à leur tour ils légitiment les violences contre les femmes, il y a vraiment de quoi être dégoûtéEs et très en colère.

****

Commentaire 1 :

La sociologue américaine Sharmilla Rudrappa fait une analyse sociologique des conditions qui amènent certaines femmes indiennes à devenir mères porteuses. Ses articles sociologiques sont très clairs, et à aucun moment elle ne dit que ces femmes ne sont pas des victimes. En revanche, l’utilisation de propos obtenus pour un entretien, par des militant.e.s, se fait à côté du fonds des conclusions sociologiques. C’est un détournement, sans être une contradiction. C’est de la malhonnêteté intellectuelle.
Mais la question de l’accès à la GPA n’est pas (seulement) celle des personnes ou couples gay et lesbiens. Plus généralement, elle est celle de ceux et celles qui ont les moyens d’envisager comme abordable l’accès à leurs désirs (d’enfant ou autre). Or, ces personnes, qui détiennent un capital culturel partagé avec les élites culturelles et politiques, disposent aussi d’un capital économique et social facilitant grandement la prise en considération politique de leurs désirs. Que cela passe par l’exploitation des femmes, devient tellement secondaire…

Commentaire 2 (de l'auteure) :

Nous sommes d’accord.
Ce n’est qu’un bref coup de gueule en réaction à une manipulation intellectuelle.
Oui la question de la GPA dépasse les seuls LGBT mais ils sont désormais les plus actifs sur ces questions de « techniques » de reproduction. Le couple Mennesson l’a bien compris !
Il y a quelques années j’ai écrit un texte plus complet sur l’homopatentalité dans lequel je parlais déjà de la GPA et de ses divers aspects, notamment économiques …
ASYMETRIE REPRODUCTIVE ET GESTATION POUR AUTRUI (GPA) | irréductiblement féministe !

https://christineld75.wordpress.com/2011/05/30/asymetrie-...

Papa ou maman

 

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C'est suffisamment rare pour que l'on ait envie d'aller voir ce film : une comédie noire et trash à la française !

Alors on peut le dire : Marina Foïs et Laurent Lafitte sauvent le film (surtout elle en fait) par leur excellent jeu et surtout leur art du décalé. Le rythme est plutôt bon, les scènes drôles assez fréquentes, bref ça le fait. Enfin sauf sur la fin où on sent qu'ils n'ont pas osé aller au bout de l'idée, offrant une fin bien trop sage et morale, là où l'on attendait soit quelque chose de plus moderne, soit de plus grinçant.

Reste que ce film, même s'il ne révolutionne pas le genre, a le mérite de traiter d'un sujet fort (la parentalité) pour mieux le torturer. Et c'est sa grande force !

La réalisation de Martin Bourboulon est par contre un brin fainéante par moment, pas assez enlevée. Heureusement il peut compter sur ses acteurs, principaux et les seconds rôles, en particulier les trois enfants, pour dynamiser tout cela.

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La nuit au musée Le secret des pharaons

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Troisième et a priori dernier volet pour cette saga agréable et plutôt bien troussée. Ben Stiller assure toujours autant, Robin Williams et Mickey Rooney livre là leurs derniers "tour de piste", Owen Wilson et Steve Coogan cabotinent à mort pour notre plus grand plaisir, Rami Malek est toujours aussi beau en fils de pharaon, Ben Kingsley rejoint le casting, une apparition de Hugh Jackman énorme et un Lancelot incarné par Dan Stevens excellent.

Tous les ingrédients donc pour finir en beauté, et pourtant, le film souffre de quelques redites par rapport aux deux précédents et de quelques longueurs.

Néanmoins, qualité des effets spéciaux, musique cool et acteurs au top donnent une comédie familiale plutôt sympa. A voir donc ;)

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Jupiter Le destin de l'Univers

 

 

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Je préfère le titre US, Jupiter Ascending, autant le dire. Et maintenant, une petite critique de ce film qui m'a réellement beaucoup plu.

Tout d'abord, Lana et Andy Wachowski sont toujours des petits génies de l'image. Tout est sublime dans ce film, du moindre décor au plus fantastique costume, tout est fait pour qu'à chaque instant on se pose la question de ce qui nous attend le plan suivant.

La musique est clairement belle, dynamique et surprenante par le choix de mélanges entre classique et moderne, religieux et techno.

Le scénario, comme souvent avec les Wachowski, présente plusieurs strates de lecture. La première sera celle d'un excellent film d'action et de science-fiction. La seconde une romance un peu prévisible mais bien amenée (avec humour en plus). Mais la plus intéressante est la troisième. Car le film présente une réelle réflexion sur le capitalisme poussé à son extrême, l'idée que tout se marchande même le corps humains, que certains peuvent avoir des privilèges parce que riches au détriment des vies de millions (milliards) d'autres. L'idée du parallèle entre le "don" d'ovules rémunéré et la moisson est glaçant, mais on comprend bien vite que la logique est au fond la même. Donc si on n'interroge pas clairement notre système de valeurs ("La vie n'est que consommation"), nous perdons toute humanité.

Mais qui pour porter un tel film ? Eh bien, comme pour Matrix, les Wachowski surprennent. D'abord par le choix de Mila Kunis pour porter le film. Et elle est plutôt bonne comme héroïne lassée d'un mode de vie subi plus que choisi. Le second atout du film est sans aucun doute Channing Tatum, dans une composition qu'on n'attendait pas aussi canine. A noter l'excellente prestation d'Eddie Redmayne, glaçant à souhait. Les autres seconds rôles apportent un plus indéniable. Que ce soit le clin d'œil à Brazil fait au travers de la participation de son génial réalisateur Terry Gillian au film, la présence de Sean Bean, la composition ambigüe de Douglas Booth, le petit rôle mais néanmoins marquant de Doona Bae, le côté mutin Gugu Mbatha-Raw et enfin le charisme de Tuppence Middleton.

Vous l'aurez compris, j'ai été emballé, même si je suis conscient que ce n'est pas forcément le meilleur film du duo. Emballé parce qu'il est rare d'avoir encore des films à grand spectacle complexes, qui ne se domptent pas sans mettre en route un minimum son cerveau.

Alors je ne peux que vous conseiller d'aller le voir, et si possible dans de bonnes conditions.

Et disons-le : j'espère une trilogie, façon Matrix, tant l'univers dévoilé est dense.

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L'interview qui tue

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Vous savez c'est le fameux film qui a énervé le dictateur de la Corée du Nord, ce cher (et qu'on espère mort vite) Kim Jong-un. Et qui a valu à Sony Entertainment un piratage en règle.

Et bien disons-le : si ce n'est clairement pas le film de la décennie, c'est une énorme comédie distrayante et finalement aussi acide envers les USA et les dictatures.

James Franco et Seth Rogen assurent un max, Randall Park en sosie de Kim Jung-Un aussi. Appuyer par des seconds rôles excellents comme Lizzy Caplan, Diana Bang et Anders Holm. Car la comédie est trash, irrévérencieuse, limite parfois, mais elle fait du bien, vraiment. Vous y croiserez les confessions d'un Eminem, une vision des USA qui préfèrent tuer que de penser, des soldats plus cons les uns que les autres et une Corée du Nord glaçante de propagande.

Réalisé par Seth Rogen et Evan Golberg, on peut dire que la réalisation est plutôt bonne pour un tel film, image soignée, photo pensée et musiques choisies avec soin (Vous ne verrez plus jamais "Firework" de Katy Perry de la même façon).

Alors faut-il aller voir ce film ? Franchement oui et vous ne le regretterez pas ;)

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Charlie Mortdecai

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Prenez Johnny Depp, Gwyneth Paltrow, Paul Bettany, Ewan McGregor et Jeff Goldblum, soit un casting de dingue, mettez en place une idée plutôt sympa et un scénario qui a tout pour être cool, mélangez le tout. Soit vous avez une excellente comédie policière, soit c'est un trop plein.

Et bien ce film est un une accumulation de trop. Trop de cabotinage de Depp, trop de réalisation à l'emporte-pièce, trop d'effets de manche, trop de linéarité, trop de manque de surprise. Bref trop de trop de choses.

Certes, on rit parfois car certain gags sont amusants, mais globalement ce film est un peu comme un pudding : y'a plein de choses mais on ne sait pas trop à la fin si on a aimé ou pas.

Certainement pas le film du moment, ni la comédie policière incontournable.

Sans le déconseiller, je peux vous dire que ça peut attendre un format télévisé sans problème.

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13/01/2015

Soyons Charlie Soyons libres

 

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Qu'entends-je ? Ca y est ? A peine les corps froids que l'état et ses sbires cherchent à récupérer tout cela ?

 

Après les crachats à la gueule de la part des politiques qui invitent des salopards à défiler, voilà qu'on parle de "limiter les libertés" pour faire honneur à Charlie ? Sans déconner ? Non mais vous allez gober ça ?

 

Gober que renoncer à nos libertés, comme le souhaite les terroristes, comme le souhaite les dictateurs et petits fascistes, serait la solution à nos problèmes ?

 

On est Charlie ? Vous êtes Charlie ? Et bien ne laissons pas faire ! La liberté, toujours plus de liberté, la démocratie, toujours plus de démocratie, c'est la seule réponse qui vaille face à ces raclures de bidets. Qu'elles tiennent une arme pour tirer ou des lois pour nous enfermer et nous contraindre.

 

Ni dieu, ni maitre ! Et marrons nous !

 

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Du mépris, de la révolte et Charlie Hebdo

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La phase que l'on vient de passer, terrible, par l'horreur des attentats, mais aussi par l'horreur du déchirement dans les milieux dits "libertaires" ou "de gauche de gauche". Est-ce la fin d'un drôle de cycle, ou le début d'un nouveau, plus puant encore. Allez savoir.

 

 

Parce que depuis des années, on jette l'opprobre sur Charlie Hebdo dans une partie de ces milieux, au nom d'un antiracisme, d'un féminisme ou même d'un différentialisme un peu étrange. Je vais reprendre non pas point par point, mais de façon chaotique un peu, histoire de, et je terminerai ce texte par une citation d'un compagnon de route, Yannis Youlountas, que je trouve très juste.

 

Commençons par le racisme. Alors donc, tout cela part de deux choses un peu distinctes. La première est la réaction post-11 septembre d'une partie de l'équipe de Charlie Hebdo, sous la direction de Philippe Val. Personne n'a jamais contesté les excès de certains chroniqueurs et chroniqueuses de l'époque. Il y avait d'ailleurs au sein du journal des articles contradictoires (c'est toujours le cas), qui soulignaient le fait que l'ensemble de l'équipe n'était pas d'accord avec les dires d'un ou d'une. Qu'il n'y avait pas de ligne unanime. Val était là pour tenter de tordre ce qu'était Charlie. Le point d'orgue aura été le licenciement de Siné, plus un règlement de compte et marche pied pour le blaireau de Val qu'autre chose. Mais Val est parti (à la surprise de pas mal de monde), et le journal, sous Charb, est revenu à ce qu'il était avant l'ère Val post-11 septembre. 2009… Ca date non ? Et au lieu de lire le journal, de chercher à voir s'il avait évolué, dans le bon sens ou pas, non, certains restent sur une période révolue depuis des années.

 

Il y a eu ensuite les caricatures du prophète de la religion musulmane. Là, c'est un point intéressant. Nous avons la chance de vivre en France dans un pays presque laïc à 90% (reste l'Alsace, la Lorraine et Mayotte et serait temps de les faire basculer). Du coup, pour beaucoup, la religion n'est pas un souci. Elle n'est plus imposée par l'état, jamais mise devant les yeux de force sauf dans les familles, plus jamais posée comme obligatoire par les lois. Du coup, pour pas mal de monde, elle n'est pas un problème. Et qu'elle en soit un pour des populations, migrantes en France ou non, ne saute pas aux yeux.

 

Car, soyons clair : les libertaires, anarchistes, et la gauche de gauche sont sensés historiquement être universalistes. Tout le monde dans le même panier et avec les mêmes droits, mais en acceptant les libertés individuelles. Seulement, sous les coups de boutoir d'organisations différentialistes (surtout religieuses et souvent venues des USA, et ce n'est pas un hasard vu leur vision du vivre ensemble, qui n'est qu'un vivre côte à côté trop souvent), l'universalisme a été traduit par un uniformalisme, ce qu'il n'est pas. Et par cette lecture biaisée est née l'idée de devoir traiter les "autres, ceux qui croient" différemment des blancs athées (pour la faire courte et prendre les raccourcis pris par ceux prônant le différentialisme à coup de phrase du genre "c'est encore un mec blanc, cisgenre, etc…" ou "c'est une femme blanche, cisgenre…" non pour souligner le point de vue, mais pour quasiment l'interdire de s'exprimer). D'ailleurs, la grille de lecture qui en ressort fait que l'on efface la lutte des classes au profit de simples luttes individuelles. Quand je vous disais que la vision anglo-saxonne du "self made man" n'est pas loin.

 

A Charlie, ils avaient et ont encore l'idée que l'universalisme est important et incontournable. Comme la laïcité. Du coup, pour eux (comme pour moi au passage), se moquer de toutes les religions est important, car c'est ce qui fonde la sécularisation du religieux face à l'universalisme du vivre ensemble de façon laïque. Et on peut dire que dans l'anticléricalisme, Charlie Hebdo n'est pas en reste. Et ils n'ont pas traité la religion musulmane différemment des autres. Justement pour ne pas traiter les musulmans autrement que les autres citoyens de ce pays (les caricatures "des beaufs" tapent sur tout le monde par exemple, celles sur la politique aussi, etc…). Quand a éclaté la polémique sur les caricatures de Mahomet, Charlie Hebdo a pris la décision de publier ces caricatures en 2006. Non sans indiquer à l'époque que "certaines n'étaient pas drôles". Mais surtout justement par choix de maintenir l'idée que l'universalisme peut triompher de la bêtise et de la haine.

 

Cela a suffi pour faire de Charlie Hebdo l'Alpha et l'Omega de la haine antimusulmans pour bien des gens à la courte vue. A croire que Zemmour et compagnie étaient moins dangereux et perfides que ce journal. On croit rêver, mais non c'est bien ce qu'il ressort de tout cela. Le Parti des Indigènes de la République (PIR) est un bel exemple de crachat à la gueule au passage (Lire : Charlie Hedbo : des combattants de la laïcité cible privilégiée des islamo-gauchistes )

 

Alors certains se sont défoulés, hurlant à l'islamophobie là où il n'y avait que blasphème et parfois humour un peu lourd, s'appuyant sur des Tariq Ramadan (un grand démocrate lol) ou les aigreurs d'un journaliste en mal de reconnaissance (salut Cyran ça va, tu te sens bien là ?). Écoutant plus l'aile conservatrice et parfois réactionnaire de la "communauté musulmane" plutôt que celles et ceux issu-e-s de cette "communauté" que vous traitiez d'occidentalisés quand ils vous expliquaient que seule une sécularisation de la religion et l'application d'un universalisme laïc permettrait que ça aille mieux. C'était si facile, cette cible de basse intensité qu'est un journal aux 30 000 lecteurs plutôt que d'affronter en face les millions de fachos et d'apprentis fachos qu'il y a en France. Facile de montrer du doigt un "fanzine à l'échelle de l'humanité" comme le dit Luz.

 

Même maintenant, même après le drame, certains continuent à s'entêter dans l'ignoble, continuant à cracher sur le journal, les gens qui sortent rendre hommage, etc… Ne comprenant pas la différence entre marche et manifestation, ne comprenant pas que notre place est dans ces cortèges pour parler, échanger, comprendre. 3,7 millions de personnes présentes, fortes de leurs différences et d'autres planqués derrières leurs claviers et puretés qui continuent de cracher. Mouais, c'est minable et vain, mais bon, c'est humain. Faut bien que sans dieu, certains se trouvent une raison d'être absout par la pureté supposée.

 

Parce que dans ces marches, l’immense majorité demandait à faire peuple. Pas au sens de Le Pen ou de l’extrême droite (qui a du mal pour l’instant à récupérer cela) mais bien au sens d’être "tous unis, dans un même espace de droit, avec nos différences". C’est là que le bât blesse : les grilles de lecture d’une certaine partie de l’extrême gauche, d’une certaine partie du milieu libertaire, ne collent ni avec les réalités des dominés (migrants, travailleurs, femmes, lgbtiq), ni avec leurs aspirations (être ensemble, non divisés) mais bien avec celles des dominants (diviser par classe, par âge, par couleur de peau, par race, etc....).

 

La leçon que l’on pourrait retenir du 11 janvier c’est que l’universalisme n’est pas mort, qu’il nous reste à en faire un universalisme anarchiste peut-être, mais qu’en tout cas les grilles de lectures sont largement à revoir.

 

Le sexisme maintenant. Oui les dessins de Wolinski ou Cabu ont évolué entre les années 70 et aujourd'hui. Je vous invite à regarder "J'étais un sale phallocrate", portrait de Wolinski, qui explique bien l'évolution et comment on peut changer au cours d'une vie. Mais au-delà de ça, vous crachez à la figure d'un des seuls journaux qui a ouvert ses colonnes à des caricaturistes femmes, à des journalistes femmes, à des éditorialistes femmes et ce sans se poser de questions. Coco, Zineb, etc… Autant d'exemples. Autant de dessins et de mots pour mettre des claques aux phallocrates justement. A moins que leurs dénonciations de l'aspect rétrograde des religions soit en fait le problème là aussi ?

 

Le souci est bien là : 17 morts, dont des journalistes et caricaturistes de talent, qui défendaient une certaine idée du monde, un monde libre, où l'on peut rire de tout, où la religion n'est pas centrale, ou la laïcité est la clef du vivre ensemble, où l'égalité ne signifie pas l'uniformité, où l'universel est plus important que le différentialisme, où la vie est rire et joie plutôt que tristesse et fausse prise de tête. C'est ça qu'était Charlie, c'est ce que sera Charlie Hebdo on l'espère.

 

Je ne vais pas ici remettre la liste des décédés, ce serait inutile et étrange, mais ils sont dans nos mémoires.

 

Non ce que je vais interroger, ce sont les postures. Allons-nous encore longtemps continuer à nous imprégner de postures différentialistes qui ne mènent qu'a la division là où nous cherchons l'unité ? Allons-nous enfin reprendre le combat anticlérical indispensable et incontournable ? Allons-nous faire en sorte de laisser des espaces de parole aux non-croyants, athées, de tous les pays ? Allons-nous comprendre que la défense de la liberté de la presse, de la liberté, est un combat incontournable ? Comme de la laïcité ? Allons-nous chercher à retrouver un anarchisme direct et clair et pas à la carte ?

 

Car pour être honnête : les postures de certains queer, vegan, black anarchist (oui façon black panthers), me font bien plus penser à des positions libertariennes (donc bien à droite) qu'anarchistes.

 

C'était une réflexion en vrac en sortant de l'émotion totalement, en entrant dans le politique pleinement.

 

Le texte de Yannis Youlountas que je partage pleinement :

 

 

DÉSOBÉIR, C’EST VIVRE

 

La fusillade qui a fait plusieurs morts à la rédaction de Charlie Hebdo confirme l’atmosphère liberticide qui, sous de multiples formes, menace actuellement la désobéissance, notamment sacrilège et satirique.

 

Dans l’hexagone, jour après jour, l’espace se réduit entre, d’une part, des intégristes religieux de tous bords qui descendent dans la rue, les uns après les autres, et menacent diversement nos libertés chèrement conquises et, d’autre part, une extrême-droite qui gagne du terrain et se prétend le rempart contre ce fléau, alors qu’elle est toute aussi nauséabonde et dangereuse.

 

La confusion ambiante atteint des sommets et chaque nouvelle étape suggère de choisir entre la peste et le choléra, dans la mise en scène d’une guerre de civilisation complètement imaginaire qui contribue à fabriquer la peur, les préjugés et le repli sur soi.

 

Malgré les circonstances, certains prétendent, en France, que l’anticléricalisme et l’antifascisme sont désuets et passés de mode. C’est faire peu de cas de l’Histoire qui nous a montré que les fantômes meurtriers des intégrismes religieux et de la nébuleuse fasciste tentent régulièrement de faire leur retour.

 

La laïcité n’est pas un combat d’arrière-garde, ni l’humanisme et l’antiracisme des vieilles lunes au service de quelque pouvoir.
Ce sont des luttes plus que jamais actuelles, qui sont absolument indissociables de celles qui nous opposent à un gouvernement violent et parfois criminel à l’égard de celles et ceux qui désobéissent sur les ZAD et partout ailleurs à des politiques autoritaires, inégalitaires et destructrices.

 

Ces luttes sont plus importantes et complémentaires que jamais. Et la désobéissance ne se négocie pas. Même si elle n’est pas du goût de tout le monde. Car désobéir, c’est vivre. Désobéir, c’est défendre le droit de choisir nos vies par-delà les idéologies mortifères qui nous menacent. Désobéir, c’est défendre la vie, parfois jusqu’à en mourir.

 

Même si je ne partageais pas toujours l’humour et les positions de mes confrères de Charlie Hebdo, notamment dans les conflits qui ont opposé certains d’entre eux à mon ami Siné, j’ai une pensée pour toutes les victimes et leurs proches, notamment mon ami Tignous.

 

Même décédées, ces personnes restent néanmoins plus vivantes, à travers les décennies de créations qu’elles nous laissent, que les partisans d’idéologies mortifères qui les ont assassinées.

 

Yannis Youlountas

 

Un peu d'humour avec Alévèque :


Christophe Alévêque - Sketch en hommage aux... par culturebox

 

 

Un peu d'interrogation par Cyrulnik :

12/01/2015

Le septième fils

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Bon j'avais un peu peur : issu d'une saga de J. Delaney que je n'ai pas lu, ce film aurait pu porter un message très pro-religieux et des bondieuseries à tous les étages. Mais en fait il n'en est rien, et c'est plutôt agréable.

 

Sergey Bodrov et Gerri L. Crawford adaptent donc la saga de l'épouvanteur (semble-t-il en prenant pas mal de liberté par rapport aux livres de ce que l'on peut lire à droite à gauche) avec un certain talent pour l'utilisation des effets spéciaux et des paysages.

 

Simplement on peut regretter que le scénario soit un peu trop linéaire, sans réelle surprise et assez convenu. Les acteurs sont bons mais pas gâtés côté dialogues parfois. Jeff Bridges et Ben Barnes forment un duo intéressant mais qui manque de temps en temps d'intensité (sauf à la fin étonnement).

 

Bref, ce n'est pas le film d'héroïc fantasy du siècle mais on passe un bon moment.

 

19:50 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : film, cinéma, le septième fils | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

28/12/2014

Dumb and Dumber De

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20 ans après, les frères Farrelly remettent cela, et lancent une suite à Dumb and Dumber. Ça pourrait être une mauvaise idée, mais au final c'est plutôt pas mal.

 

Jim Carrey et Jeff Daniels reprennent leurs rôles de Lloyd et Harry avec panache et ça se sent, avec envie. Et ils nous entrainent dans cette aventure folle et décalée, sans déplaisir pour nous.


Même si le film est inférieur au premier, il n'en demeure pas moins une bonne comédie, sympathique, enjouée et débile. Tout ce qu'on cherche au final quand on va voir un Farrelly !

 

Un film sympa pour passer un bon moment, sans prise de tête.

15:13 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : film, cinéma | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook