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31/08/2015

American Ultra

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Nima Nourizadeh nous avait surpris avec Projet X. Il ne parvient pas à renouveler cela avec American Ultra, mais il fait là un bon film d'action trash et à la violence poussée à l'absurde.

Dans le rôle d'un agent secret qui ne sait même pas lui même qu'il en est un, l'excellent Jesse Eisenberg est juste comme il faut. Presque paumé au mal être à fleur de peau, il devient d'un coup une machine à tuer plus efficace que n'importe quel agent de la CIA. A ses côté, sa douce, incarnée par Kristen Stewart (dans un rôle vraiment cool, pour casser l'image de la pauvre nymphette co-conne de Twilight), s'avère une alliée plus précieuse que prévu. Sans parler de ce taré de nouveau dirigeant des opérations secrètes (incarné par l'excellent Topher Grace) qui décide de peut être dézinguer une ville complète. Heureusement, maman veille (Connie Britton, surprenante).

Bref, c'est décomplexé, c'est rythmé, c’est pulp à souhait, mais avouons le, on en aurait aimé plus. C'est le seul petit défaut du film.

Ceci dit, l'humour est là bien présent et bien placé, la musique est super cool, bref, c'est à voir ;)

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Ted 2

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Je n'avais pas vu le premier et je ne l'ai toujours pas vu. Mais le second volet m'a attiré parce que grosse comédie, gags lourds et humour trash.

Je ne suis pas totalement déçu. Les acteurs assurent, c'est drôle, c'est pas fin tout le temps, mais ça fait du bien aux zygomatiques et c'est tout ce qu'on attend quelque part. Sauf que .... La fin est longue et sans grand intérêt.

Oui le film est une ode à la tolérance et à l'acceptation de l'autre, des amours jugés immoraux et autres, mais à force d'en faire trop, le film tourne sur la fin au pathos le plus crasse, et cela plombe clairement le reste.

Mark Whalberg et Amanda Seyfried assurent pour leur part du job, tout comme Giovanni Ribisi. Les invités par contre sont sous exploités comme peut l'être Morgan Freeman.Exception faite de Liam Neeson, juste génial.

Du coup on est face à une comédie un peu bancale, qui se veut trop moralisatrice sur sa fin et qui du coup reste un peu sur l'estomac tant la guimauve finale est indigeste.

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18/08/2015

Absolutely Anything

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Terry Jones, Monty Python de sont état, se lance dans la réalisation de ce film avec l'envie d'en faire une bonne comédie de réflexion sur le pouvoir. Mais deux choses sont bien présentes dans le film : le manque de moyens et le manque de temps.

Du coup, si Simon Pegg est excellent comme toujours, si Kate Bekinsale aussi, le film décolle bien mais atterrit mal. L'idée de départ, un humain doté du pouvoir absolu par des extra-terrestres (interprétés par les Monthy Python) qui cherchent à tester l'humanité pour savoir si elle mérite de survivre ou si elle doit être éliminée, est juste excellente. Elle donne lieu à un 3/4 de film légèrement loufoque mais aussi intelligent. Car qui a le pouvoir absolu est souvent corrompu par lui, ou ses choix entraînent des conséquences terribles.

Seulement, la fin est un peu bâclée, tourne trop à la bluette à l'américaine, et on le sent par manque de temps et de moyens. C'est fort dommage, car l'idée d'un dialogue entre un chien (la voix est assurée par le regretté Robin Wiiliams) et son maître est excellente, mais bien mal exploitée, tout comme le rapport entre le pouvoir absolu et le reste.

Et puis surtout cela manque d'humour noir et décalé, de délires clairement fous, bref c'est un peu lisse et l'on pouvait s'attendre à plus vu qui est le papa du film.

N'en reste quand même que le film n'est pas désagréable même si sa fin laisse un goût de pas assez, comme si le délire n'était pas allé assez loin, et n'avait pas été assez long.

A voir malgré tout, ne serait ce que pour retrouver les Monty Python et le meilleur de la comédie anglaise dans un même long métrage !

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Les 4 fantastiques

 

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Autant le dire dès le départ, je n'ai pas vraiment aimé cette adaptation. Pas que les acteurs choisis pour incarner les 4 fantastiques soient mauvais (Miles Teller, Kate Mara, Michaël B Jordan et Jamie Bell), mais plutôt que le film est un peu fauché, et Josh Trank un brin en manque d'inspiration.

N'est pas Nolan qui veut. Explorer une phase sombre des héros et l'univers qui va avec était une bonne idée, sauf quand on ne sait pas faire monter une tension réelle et qu'en prime on n'a pas les moyens, ce qui donne une scène de combat finale de 9 minutes qui sera ... la seule de tout le film ! Oui vous lisez bien : 9 minutes chrono pour se débarrasser de Fatalis et sauver la terre... Un peu court pour un film de super héros ! Sans parler du manque de nuance de tout cela, mais ce n'est pas rare dans un film de ce genre.

Mais pire : en supprimant la séduction entre deux des 4 fantastiques, en jouant uniquement aux scientifiques sans réel fun, ce n'est pas la phase sombre qui est explorée pour moi, mais bien la face chiante !

La musique est juste parfois ridicule en plus !

Bref, ce qui devait être une relance de la franchise de ces super héros que j'adore se retrouve à être un film qui lorgne du côté des épopées sombres, sans en avoir ni la carrure, ni la réelle envie ! Vraiment dommage, tant les 4 Fantastiques sont des héros importants de l'univers Marvel.

Alors, le voir ou pas ? A vous de choisir, mais honnêtement, il peut être vu hors grand écran.

21:20 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : film, cinéma, les 4 fantastiques | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

08/08/2015

Pourquoi ce long silence

corbeau.jpgBonjour,

Vous avez été quelques uns et unes à me demander pourquoi je n'écrivais plus sur ce blog. Pourquoi je ne commentais pas l'actualité, ne donnais plus d'avis sur les choses, etc...

Je dois vous avouer une chose : parce que je n'avais plus la force de m'en prendre plein les dents. J'ai eu une période dure de harcèlement mail lié à ce blog. Bon j'aurais compris que celle ci vienne de la part de connards d'extrême droite, mais il n'en est rien.

Tout cela a commencé quand j'ai fait mes deux articles sur la GPA. ICI et LA. Les premiers mails injurieux et violents sont arrivés peut de temps après le premier article. Et m'ont poussés à mener une "enquête" pour pondre le second. Je pensais que cela calmerait les fous, mais non.

Au contraire, après ce second article, j'ai reçu une bonne centaine de mails injurieux, haineux. J'ai commencé à répondre, pensant que l'on pouvait dialoguer pour se comprendre mais non, assez vite, j'ai percuté que la seule issue que voyaient ces gens était une interdiction de parler, et pourquoi pas ma disparition de la toile.

Méthodes de fachos ? Oui. Pourtant ces gens se présentaient comme féministes, libertaires, de gauche, queer ... Le tout sous des mails temporaires ou d'alias, et sans signer. Au bout du 20 ème mails je les supprimais sans mêmes les lire. Pour tous vous dire j'ai assez vite percuté que ce mails n'étaient que des copier coller les uns des autres.

Mais ça m'a miné. Paralysé pendant un bon moment. Incapable de comprendre comment de tels grands écarts étaient possibles entre ce qu'ils disaient être, et ce qu'ils faisaient. Ils et elles d’ailleurs.

Pourquoi je reviens ? Et bien parce que la sidération est passée. Que j'ai dans la vie pu observé la monté de cette "avant garde éclairée" aux méthodes merdiques. Mais que je ne compte pas la laisser vivre tranquillement.

Alors me revoilà, ce sera pas aussi fourni qu'avant, pas aussi fréquent, mais ça sera ;)

A bientôt ;)

Fab

 

16:27 | Lien permanent | Commentaires (1) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Lettre ouverte aux escrocs de l’islamophobie qui font le jeu des racistes par Charb

 

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Aux éditions Les Echappés.

Quelques jours avant d’être lâchement assassiné avec d’autres compagnons de route lors de l’attentat de Charlie Hebdo, Charb avait terminé une lettre ouverte. Ouverte, parce que depuis toujours Charb portait la notion de dialogue comme seule option acceptable pour vivre ensemble. Ouverte donc, parce qu’elle attendait une réponse, des réponses, à ses arguments.

Charb n’aimait pas les faux semblants. Il l’avait démontré pages après pages, dessins après dessins, dans Charlie et ailleurs. Il était du genre direct, mais cool. De ces mecs qu’on ne connait pas personnellement mais que l’on sait assez ouvert d’esprit pour ouvrir un dialogue franc et clair, autour d’une bonne bière ou d’un jus bio, et avec qui on pourrait refaire le monde cent fois.

Mais Charb n’est plus, parce que certains ont décidé qu’au dialogue mieux valait quelques coups de Kalachnikov. Mortels.

Mais parlons du livre. D’où vient-il ce livre ? D’une réponse qu’il jugeait nécessaire aux accusations d’islamophobie qu’ils subissaient, lui et « son journal » dont il était le rédacteur en chef. Parce qu’il pensait, à tort peut être diront certain, qu’on pouvait encore raisonner avec des mots.

Donc Charb, dans son livre, dresse des bilans. Et ouvre des pistes de raisonnement.

Le premier bilan, il le fait sur l’origine de la vague de haine contre l’islam en France, et d’où elle est partie. Et il rappelle que ce n’est clairement pas le petit journal lu par 20000 personnes maximum qui en est responsable, mais bien l’instrumentalisation des peurs par le pouvoir, et en particulier par Sarkozy, candidat puis président de la république. Je vais mettre entre guillemets quelques extraits de son livre pour illustrer.

« En France, la parole raciste a été largement libérée par Sarkozy et son débat sur l'identité nationale. Lorsque la plus haute autorité de l'État s'adresse aux cons et aux salauds en leur disant : "lâchez-vous, les gars", que croyez-vous que font les cons et les salauds ? Ils se mettent à dire publiquement ce qu'ils se contentaient, jusque-là, de beugler à la fin des repas de famille trop arrosés. "

Ensuite, il interroge le concept fourre-tout d’islamophobie. Ce mot que l’on met à toutes les sauces, qui sert aussi bien à désigner un racisme, qu’à protéger une religion. Ce qui n’est clairement pas la même chose.

« Les militants communautaristes qui essaient d'imposer aux autorités judiciaires et politiques la notion d''islamophobie' n'ont pas d'autre but que de pousser les victimes de racisme à s'affirmer musulmanes (…) Si demain les musulmans de France se convertissent au catholicisme ou bien renoncent à toute religion, ça ne changera rien au discours des racistes : ces étrangers ou ces Français d'origine étrangère seront toujours désignés comme responsables de tous les maux. »

On le voit, il revient à une vision matérialiste et claire de la notion de racisme, expliquant que l’islam n’est qu’un prétexte. C’est en cela que je le rejoins parfaitement. Charb ne niait à aucun moment que des racistes instrumentalisent l’Islam pour masquer leur haine, ni que des actes anti-musulmans existent, mais il rappelait que le racisme est avant tout la haine de l’autre, du différent aux yeux du crétins.

Il enfonçait le clou par une description claire de la notion de « phobie » qui n’est pas une notion fluide pour mener des combats contre. Car avoir peur est un droit…

« Avoir peur de l'islam est sans doute crétin, absurde, et plein d'autres choses encore, mais ce n'est pas un délit. (…) le problème, ce n'est ni le Coran ni la Bible, romans soporifiques, incohérents et mal écrits, mais le fidèle qui lit le Coran ou la Bible comme on lit la notice de montage d'une étagère Ikea. »

D’ailleurs, il ne manque pas de souligner le rôle mortifère des médias dans tout cela, et tacle au passage la fainéantise intellectuelle des journalistes, mais aussi des universitaires / penseurs d’une certaine gauche.

« C'est parce que les médias ont décidé que la republication des caricatures de Mahomet ne pouvait que déclencher la fureur des musulmans qu'elle a déclenché la colère de quelques associations musulmanes. »

Là où je rejoins totalement sa pensée, universaliste, c’est quand il se refuse à parler avec mépris des « migrants » ou autre, et surtout quand il fustige la condescendance et le paternalisme d’une certaine gauche.

« En vertu de quelle théorie tordue l'humour serait-il moins compatible avec l'islam qu'avec n'importe quelle autre religion ? (…) Si on laisse entendre qu'on peut rire de tout, sauf de certains aspects de l'islam parce que les musulmans sont beaucoup plus susceptibles que le reste de la population, que fait-on, sinon de la discrimination ? Il serait temps d'en finir avec ce paternalisme dégueulasse de l'intellectuel bourgeois blanc 'de gauche' qui cherche à exister auprès de 'pauvres malheureux sous-éduqués'. »

Et pour finir, et là aussi je le rejoins, il refuse ce parallèle fumeux entre islamophobie et antisémitisme, en particulier celui porté par le PIR ou autre, qui parle de l’islamophobie comme de l’antisémitisme du 21 ème siècle. Tout simplement parce que les deux ne sont pas comparables. Tout simplement parce que le contexte n’est pas le même.

« En 1931, existait-il un terrorisme international qui se réclamait du judaïsme orthodoxe ? Des djihadistes juifs menaçaient-ils d'instaurer l'équivalent de la charia en Libye, en Tunisie, en Syrie, en Irak ? Un rabbin Ben Laden avait-il envoyé un biplan s'écraser contre l'Empire State Building ? (…) Non, l'islamophobie n'est pas le nouvel antisémitisme. Il n'y a pas de nouvel antisémitisme, il y a ce vieux, hideux et immortel racisme. Un racisme dont sont victimes des populations d'origine musulmane. »

Je vous invite à lire ce livre, car le survol que j’ai fait ici ne rends sans aucun doute pas justice à la réflexion globale, à l’universalisme, à l’amour qui transpire dans ces lignes. Vous l’aurez compris, je partage bien des idées que Charb développe dans cette lettre.

Et je dois avouer qu’en refermant le livre, je n’ai pas pu me retenir d’avoir les larmes aux yeux. Larmes qui disaient simplement qu’un mec comme cela, qu’une pensée comme celle-ci, nous manque, nous manquera. Charb était un sacré empêcheur de penser en rond. Ses dessins, son humour, ses écrits nous manqueront.

Mais je me demande si une réponse sera faite à ce livre ou pas. En attendant, il ne tient qu’à nous de faire vivre un peu de cette utopie de vivre ensemble qu’il portait. Ce vivre ensemble où l’identitaire cède le pas à une chose plus simple : le respect de son égal dans la fraternité.

Blasphémateur ! Les prisons d’Allah

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Qui pourrait croire qu’en Palestine, plus précisément en Cisjordanie, état qui se dit laïc, un homme pourrait être enfermé 11 mois parce qu’il est athée et le revendique sur la toile ? C’est pourtant bien le calvaire que va subir Waleed al-Husseini, entre privation de liberté et torture.

Ce livre ne raconte rien d’autre que la vie de l’auteur, sa prise de conscience de la bêtise de la religion, son rejet, son militantisme athée et ce qu’il va lui en couter. Car Waleed al-Husseini fait partie de ces "fous-militants" qui, comme moi et bien d'autres, pensent que plus on parle, plus on expose les choses, plus les humains peuvent se libérer du joug dans lequel les religions et l’ordre moral les enferment.

Seulement, il avait sous-estimé le poids politique de la religion, son imbrication avec le pouvoir temporel, et le voilà arrêter par la police secrète palestinienne. Rien ne lui ai épargné : ni ses sites internet qui sont piraté pour leur faire dire l'inverse ce qu'il pense, ni la torture pour lui faire avouer des crimes qu'il n'a pas commis et encore moins l'humiliation générale que l'on tente à son encontre.

Car c'est ce qui dérange beaucoup de monde : Waleed al-Husseini démontre à quel point la société palestinienne n'est pas saine politiquement, à quel point le poids du religieux empêche toute émancipation individuelle, donc collective ensuite. A quel point le poids du martyre obligatoire tue toute initiative. A quel point cette société est patriarcale et violente. Et ce sans nier que c'est aussi le cas ailleurs.

En France, où il est réfugié politique, une certaine gauche le traite d'islamophobe, parce qu'il ne parle que de l'Islam. Parce qu'il a créé le conseil des ex-musulmans de France. Parce qu'il est athée militant. Mais je vais lui laisser la parole pour expliquer aux idiots ce qu'il en est.

"Après avoir reçu de nombreux messages me demandant pourquoi en tant qu'athée, je critique le plus souvent l'Islam, je voudrais répondre une dernière fois, en plus des réponses que contient déjà mon livre.
Je suis né dans un environnement musulman et je connais beaucoup mieux l’Islam que les autres religions. J’écris en arabe et la majorité des arabophones sont musulmans. De plus, l’Islam intervient de plus en plus dans ma vie privée. Il n’est plus une religion mais un mode de vie, un mouvement politique hostile à mes propres idées. Il cherche à me priver de ma liberté et de mon indépendance. Il s’attaque à mon existence. La religion n’est pas une raison pour autoriser les imams de s’ingérer dans ma vie, de décider de mon avenir et de celui de mes enfants. Je veux rester libre comme je respecte leur liberté à faire ce qu’ils veulent de leur vie. Ma liberté s’arrête là où commence la leur, et inversement.
je critique enfin l'Islam car j'aime et je crois en l'humanité et donc en les personnes de confession musulmane, qui lorsqu'elles vivent hors des contextes laïcs, sont victimes de leur idéologie."

Un livre important, pour comprendre comment nait au moyen orient un mouvement athée qu'il faut soutenir, un mouvement émancipateur qu'il faut épauler.

Car si Waleed al-Husseini a écrit ce livre, parce qu'il est du monde des lettres au départ, il n'est pas le seul dans son cas. La preuve en est des milliers de messages qu'il reçoit sur ses différents blogs et pages Facebook. S'il se réclame des Lumières, c'est pour mieux en souligner l'universalisme salvateur, s'il se réclame de la laïcité, c'est pour rappeler que c'est la seule base possible pour permette l'émancipation de toutes et tous.

A lire donc, et à faire lire !

Vice-Versa

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Quand Pixar prend le risque de s'attaquer à la psychologie, au sens premier, on pourrait se demander s'ils font bien. Et puis on voit ce film, et on se demande pourquoi ils ne l'ont pas fait plus tôt.

Car Pete Docter et Ronaldo Del Carmen nous plongent littéralement dans le cerveau d'une petite fille de 11 ans, Riley, en plein "centre de contrôle des émotions". Nous voilà donc avec cinq personnages qui incarnent la joie, la tristesse, la peur, la colère et le dégout. Chacun avec ses spécificités, chacun selon sa vision du monde. Depuis la naissance de Riley, Joie est aux commandes. Mais Joie saura-t-elle gérer une crise liée à un déménagement pas prévu, un changement de vie brutal et donc une petite dépression ? De là part l'aventure.

Car c'est un excellent Pixar : action et aventure sont là, quand on se retrouve plongé dans le cerveau de Riley, passant de la bibliothèque aux souvenirs, au plus proche du subconscient, visualisant les îles qui forgent sa personnalité, etc. … Bref, ça part dans tous les sens pendant 1h30. Mais pas sans fond, loin de là. Car on explore bien les interrogations d'une petite fille qui devient adolescente, de ses peurs, ses angoisses, mais aussi ses joies, ses rires, ses plaisirs. Le tout avec des tableaux tous plus beaux les uns que les autres.

Pas de trace de religion, pas de trace de développement personnel à deux euros, non, de la psyché mise en image, des interactions, des billes pour comprendre comment on se développe. Si vos enfants (à partir de 5 ans) y trouveront des réponses et des questions qui leurs sont propres, rare sont les adultes qui sortiront de la salle sans se poser de questions, sans réfléchir aux chemins pris tout au long de leur vie.

Vice-Versa dans sa version française est en plus appuyé par un superbe duo de voix, celle de Charlotte Le Bon et Marilou Berry. Sans oublier la musique magnifique de Michaël Giacchino, qui sera un futur grand de la musique de film, et la virtuosité visuelle des studios Pixar.

Courrez voir ce film vraiment, vous ne le regretterez pas ! Un futur classique ;)

12:21 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : film, cinéma, vice-versa | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Ant-Man

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Pas facile d'adapter un comics comme Ant-Man. Pensez donc : une armure qui permet de se retrouver miniaturisé et un émetteur qui permet de "guider" les fourmis, et vous voilà l'homme fourmis, autrement dit Ant-Man.

Et pourtant, Peyton Reed parvient à faire de ce qui ne devait être qu'un film mineur de la licence Marvel un bon film de super héros.

Déjà par le choix de ses actrices et acteurs. Paul Rudd est surprenant en repris de justice à qui un scientifique visionnaire décide de passer le flambeau (Hank Pym, incarné par Mickaël Douglas). La fille de ce dernier (Evangeline Lilly) ne l'entend pas de cette oreille et est bien décidée à mettre des bâtons dans les roues (ou les pattes) du nouveau héros. Mais tous sont convaincus de l'urgence d'arrêter Yellowjacket (Corey Stoll) avant qu'il ne soit trop tard…

Un scénario certes pas innovant, mais bien porté. En prime le lien avec l'univers Marvel est assuré par la présence d'un Avenger. Ce qui ne peut que présumer du fait qu'Ant-Man aura un rôle dans la Civil War et le futur Avengers 3.

Si le film n'est pas des plus surprenants, on passe malgré tout un excellent moment, surtout que les piques d'humour ne manquent pas. Sans parler des personnages secondaires haut en couleur (incarnés par Michaël Peña et T.I.).

Bref, si vous aimez l'univers Marvel et que vous souhaitez croiser le père d'Iron Man, celle qui le protégeait alias l'agent Carter, et en prime passer un super moment, vous savez ce qu'il vous reste à faire. Et restez jusqu'à la fin du générique !

12:14 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : film, cinéma, ant-man | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Pixels

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Les vrais films de nerd et geek sont rares au cinéma. Eh bien, Pixels est clairement cela.

Adaptant un court métrage mettant en scène une attaque de New York par des héros de jeux-vidéos des années 80, Chris Columbus s'offre un délire vraiment très nostalgique et geek.

Adam Sandler et Michelle Monaghan assurent le duo central du film, appuyés par Kevin James et Peter Dinklage. Certes des gags sont là et de bonnes idées visuelles aussi. Mais le film manque de rythme et de délires au final.

Car c'est bien là qu'est le souci : à vouloir faire un film totalement grand public, le délire geek s'essouffle un peu vite, laissant place à des phases de pur film type "Independance Day". Et c'est bien dommage.

Mais malgré ses défauts, le film reste un bon moment, et pour les nostalgiques des jeux des années 80, c'est un pur moment loukoum !

12:07 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : film, cinéma, pixels | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Spy

 

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Voilà un film étonnant. Signé Paul Feig (qui sera à la tête du prochain Ghost Buster), il y a fait appel à son actrice fétiche : Melissa McCarthy. Vous pensez qu'une femme ronde ne pourra pas vous faire passer deux heures de pur cinéma d'humour et d'action ? Eh bien c'est que vous êtes juste un ou une coincé-e !

Parce que non seulement le film assure, mais la prestation à contre-emploi (ou plutôt en mode parodique) de Jason Statham et celle tout en James bond style de Jude Law ajoutent en plus une bonne couche ! On est là face à un hommage (presque parodique) à ce qui se fait de mieux en terme de films d'action.

Rose Byrne en méchante névrosée, Miranda Heart en agent-amie, Bobby Cannavale qui en fait des tonnes… Des gags fins ou pas, une musique du tonnerre, un film bien filmé. Que demander de plus ?

Bref, même le scénario bien que pas révolutionnaire est pas mal du tout !

Une excellente comédie, portée superbement, qu'il serait dommage de louper !

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Terminator Genisys

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Bon, voici donc le cinquième film de la franchise qui pointe son nez. Clairement, le but de celui-ci est de faire un reboot total, pour repartir sur de meilleures bases que celles prises depuis Terminator 3. Pari réussi ? Pas vraiment.

Arnold Scharzenegger reprend son rôle (oui, un tour de passe-passe scénaristique le permet, et il est la seule réussite du film, je parle du tour, pas de l'acteur) avec une certaine conviction, et parfois de l'autodérision. Problème : le scénario de ce film n'est qu'un revu des deux premiers ! On retrouve même des scènes qui loin d'être des clins d'œil, sont carrément des resucées de ce qui est présent dans les deux premiers opus, surtout autour de ce qui concerne le T-1000.

Alors ok, le scénario est malin, et joue avec beaucoup d'intelligence avec les sauts dans le temps et les incohérences temporelles. Mais franchement, la nouvelle Sarah Connor (Emilia Clarke) est la seule à tirer vraiment son épingle du jeu côté acteurs et actrices. Papy Terminator en fait trop, Kyle Reese (interprété par Jai Courtney) est balourd et peu crédible, John Connor en grand méchant du film à un côté ridicule tant il est surjoué (Jason clarke qu'on a connu plus inspiré). Bref ce n'est pas top de chez top.

La musique n'est pas non plus géniale, et les effets spéciaux parfois bâclés. Et Alan Taylor n'est clairement pas un réalisateur inspiré, et semble avoir rempli son contrat, point.

Donc pas un grand film, clairement pas le film révolutionnaire annoncé, et clairement le début d'une nouvelle trilogie qu'il va être complexe de suivre, tant se motiver pour aller voir le prochain risque de demander du temps ….

11:55 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : film, cinéma, terminator | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook