28/09/2014

Pride

film,cinéma,prideVoilà une comédie sociale à l'anglaise des plus appréciable, et surtout avec un fond rugueux. En pleine grève dure, un groupe de gays et de lesbiennes décident de monter un fond de soutien aux mineurs (rappelons nous que la grève a duré 1 ans, à fait des morts, et que l'état cherchait à affamer les mineurs au Royaume-Unis). On fait plus facile comme fond, surtout qu'on parle là des années 1984 / 1985.

 

Avec cette histoire vraie, Matthew Warchus tire un film doux amer, drôle souvent, tendre, émotionnellement fort, mais par dessus tout revigorant. Véritable hymne et appel à reprendre le combat, à sortir de nos petits cercles pour mener la lutte tous et toutes ensemble, il souligne aussi la nécessité de se rencontrer pour faire tomber les préjugés.

 

Avec des acteurs tous plus excellents les uns que les autres, une musique géniale, des images superbement calibrées, des paysages magnifiques, bref une super bonne réalisation, le film nous transporte sans temps morts, avec la force de ces films qui paraissent légers mais ne le sont pas (type Priscilla Folle du désert par exemple). Balayant des sujets aussi vaste que l'acceptation de l'homosexualité, le féminisme, le SIDA, la fierté prolétarienne, la lutte, le syndicalisme, on peut dire que le film mérite ses deux heures. 

 

Ben Schnetzerg et Georges MacKay portent le film, épaulés par bien des pointures dont je ne ferais pas ici la longue liste.

 

Un film à voir, pour se souvenir que rien n'est jamais acquis, que les luttes pour la liberté sont celles de toutes et tous, qu'ils nous faut nous unir pour repousser les discriminations et les violences sociales, que nous ne sommes pas le fruit du hasard mais de ce que nous voulons être. Et qu'il n'y a pas que la lutte dans le vie, y'a Bonski Beat aussi ;)



Foncez le voir !

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11/09/2014

Pour une Fédération anarchiste de la Caraïbe (Issu de Polémica Cubana)

Issu du site : Polémica Cubana

374014_537830009565016_1922513928_n.jpgKisqueya libertaria (République dominicaine) et Atelier libertaire Alfredo López (Cuba)

 

I.
Les Caraïbes ont été l’un des scénarios privilégiés où ce qu’on appelle la modernité, ce mélange explosif de capitalisme et d’étatisme, a montré ses visages les moins présentables au monde. Cette barbarie persistante et bien aménagé, entre les agents impériaux espagnols, anglais, français, néerlandais… a donné naissance après plusieurs siècles passés, à un monde d’insulaires isolés, attentifs aux signaux des anciennes et des nouvelles puissances coloniales, et castrés dans de nombreux cas, sans même avoir la capacité de se parler les uns aux autres sans les médiateurs tutélaires.


La seconde moitié du XXe siècle a apporté dans la Caraïbe l’enthousiasme généré par la décolonisation et les « États souverains », qui en  somme ont fonctionné en créant une nouvelle étape pour un isolement qui s’est estompé au cours des dernières années, apparemment en raison des alliances entre les États de la Caraïbe. Mais en tout cas, c’est l’union des gouvernants de service qui nous offrent ce qu’ils appelent « l’unité du peuple ». Ca n’a pas été, ce n’était pas, sauf en de rares et belles occasions, une alliance de fraternités concrètes, de personnes unies dans un travail idéal libérateur et anti-autoritaire.

 

II.
Les compagnons de Kiskeya libertaria de la région dominicaine et l’atelier libertaire Alfredo López de La Havane, ont décidé d’unir leurs efforts pour convoquer et organiser une Fédération anarchiste de la Caraïbe, afin de mettre en commun des propositions ici et maintenant pour une société fondée sur les principes que nous défendons d’autogestion, d’association volontaire et d’appui mutuel, et contraire à toutes les relations sociales fondées sur les hiérarchies, l’autoritarisme et la discrimination comme l’étatisme, le capitalisme, le classisisme, le sexisme, le racisme, le colonialisme, l’urbanisme, l’industrialisme ou l’académisme et d’innombrables autres manifestations du pouvoir plus ou moins institutionnalisé.
Face à ce réseau de dominations nous opposons aussi notre réponse faite d’entraide, d’autogestion et de solidarité et avec un clair esprit anti-autoritaire et libertaire. Ce projet fédérateur ne fera pas par avance la promotion d’une forme particulière de l’anarchisme, parce que nous ne voyons dans aucun de ses courants l’anarchisme comme un dogme, mais comme un mouvement d’approche, d’apprentissage libre et désireux d’aller vers le monde que nous voulons sans oppression, sans exploitation, sans autorité sacrés, ni des ordres paralysants.


À cet égard, cette Fédération travaillera pour la solidarité et l’autogestion et pour construire des projets de coopération entre les individus et les collectifs qui s’auto-définissent de façon cohérente comme « anarchistes », mais elle le fera aussi avec tous ceux qui sans prêcher une condition d’acrate,  vivent et travaillent quotidiennement, à tous les niveaux de la société, en vertu de cet esprit fraternel libérateur et en actes, où il n’y a pas de pasteurs, ni de troupeaux, ni de dirigeants, ni de dirigés.

 

III.
Définir les limites de la Caraïbe a été un problème ardu, si on tient compte des connaissance en matière de sciences sociales. Cependant, pour nous, ce n’est pas un problème, mais une possibilité. La Caraïbe n’est pas seulement formée par ses îles, ni par les territoires continentaux adjacents, la Caraïbe existe là où se trouvent ceux qui vivent leurs contradictions et leurs inégalités et qui en souffre. Mais elle existe aussi là où sont les amis et les compagnons qui partagent leurs idées, leurs sentiments et leurs luttes.
Par conséquent, ceux qui animons cette Fédération anarchiste de la Caraïbe nous nous efforcerons de rechercher l’intégration avec les compagnons de la région  centre- américaine, où naquit en 2010 le premier élan fédérateur dont nous avons connaissance en Amérique centrale et dans la Caraïbe, à travers les compas du Collectif La Espiral et sa revue La Libertad, dans la ville de San José de Costa Rica.

 


D’eux, nous devons prendre soin d’entendre les indications. Pour atteindre un processus fédérateur au niveau régional « il est important d’abord de renforcer les processus de formation et de sensibilisation locaux et leurs incidences dans une pratique libertaire et avec un état d’esprit libertaire », mais comme eux-mêmes le soulignent, la fédération régionale peut être un « des moyens de dynamiser et de renforcer notre identité (…) en gardant toujours les pieds fermement ancré dans la réalité » (« L’anarchisme en Amérique centrale : une petite radiographie actuelle ». Dans : La Libertad, n°11-12, San José de Costa Rica en Décembre 2010, p.10).

 


Quel sens l’anarchisme a-t-il dans notre région…? Quelles sont ses possibilités…? Quelles sont ses limites et ses difficultés…? Voici quelques-unes des questions que nous ont été laissé par les compas centre-américains il y a quatre ans et elles pourraient être discutées par les processus des assemblées dans chaque localité, comme base de cet autre engagement de l’organisation régionale.
Ce que nous rêvons n’est escorté par la splendeur d’aucune « possibilité objective », mais contrairement à d’autres, qui négocient des fragments défigurés de nos idéaux, en les mettant en hibernation pour de meilleurs moments, nous pouvons avancer au-delà ce que nous connaissons déjà. Avec de bonnes probabilités, nous imaginons nécessaires les efforts de toutes sortes qui pourront être transformés en affection et ene confiance mutuelle, pour se convertir  en des facteurs d’alliance plus fortes, d’où pourront grandir de manière plus sûr nos efforts fédéraux.

 


Pour cela, nous proposons la réalisation en mars 2015 dans le région dominicaine de la première rencontre constitutive de la FAC-C. [Amérique centrale] (nom provisoire) d’individus et de « délégués » des collectifs acrates de la région, qui soit le point de départ afin de confronter les points de vue et de coordonner les actions, les idées et les apports, à partir des axes thématiques qui émergeront dans les collectifs de chaque localité.

 

Contact et information :
Cibaolibertario@gmail.com
et
https://www.facebook.com/pages/Cibao-Libertario-Centro-So...

 

Pour lire le texte en castillan :

http://observatoriocriticocuba.org/2014/08/21/los-agentes...

Délivrez nous du mal

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Scott Derrickson adapte le livre "témoignage" de Ralph Sarchie. Rappelons que ce policier est persuadé d'avoir eu affaire au mal originel (un démon) au cours d'une enquête,qu'il a ensuite quitté la police pour travailler avec le père Mendoza qui aurait pratiqué l'exorcisme qui a sauvé sa femme et sa fille.

 

Les acteurs sont bons (Eric Bana, Edgar Ramirez et Sean Harris en particulier), la réalisation énergique même si elle joue un peu trop sur les effets de surprise "saut au visage", la musique est excellente et l'ambiance est poisseuse à souhait. En tant que série B, c'est un bon film. On passe un bon moment avec des bonnes tensions psychologiques.

 

Par contre, on peut dire que deux ou trois choses posent problèmes : les effets spéciaux ne sont pas toujours à la hauteur, les angles choisis ne sont pas terribles côté caméra parfois, mais surtout, le film est un peu trop prosélyte pour le jésuitisme catholique, et ça peut déranger.

 

Alors, le voir ou pas ? Vu les merdes que l'on nous sort en ce moment comme film de genre, autant aller voir celui-ci pour passer un moment sympa, avec toutes les réserves émises ci-dessus ;)

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Sex Tape

 

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Attention, film réactionnaire ! Oui, fausse comédie un peu trash (mais pas du tout drôle sur la longueur, quelques gags tout au plus) avec Cameron Diaz, du moins son cul, et Jason Segel en roue libre (vu qu'il n'y a pas vraiment de direction d'acteurs).

 

Le vrai problème vient du fond du film de Jake Kasdan : en gros, son film n'a qu'un but, celui d'imposer la pudibonderie et le réactionnaire comme mode de vie, puis la famille et le travail comme valeur. Bande annonce trompeuse (laissant penser à un film décomplexé et moderne) pour vendre donc un bout d’idéologie nauséabonde.

 

Bref, à fuir !

 

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10/09/2014

Catacombes

 

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Voilà un film avec un très bonne idée de départ : placer l'action sous Paris, dans les catacombes et en glissant des références alchimiques dans tout cela. Et qui s'écrase bien vite.

 

Certes, c'est divertissant, mais à aucun moment ce n'est horrifique, encore moins angoissant ou étouffant. Les acteurs ne sont pas mauvais mais galèrent à rendre leurs personnages attachants du fait du choix de faire encore une fois un film de type "found footage" (caméra retrouvée, donc tout est filmé comme un film de vacance ou un reportage), en plus l'ambiance n'est pas assez tendue et fini par lasser légèrement.

 

Bref, c'est quand même dingue de continuer à utiliser un procéder qui tue toute peur pour tenter de faire un film d'horreur ! Une déception.

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Lucy

 

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Bon, Lucy, c'est du Luc Besson pur jus dans la réalisation, donc efficace et directe comme pour Léon ou le 5ème élément. Mais il y met là plus de finesse en nous invitant, même si c'est sur quelque chose de faux scientifiquement (le fait que nous n'utiliserions pas plus de 10% de nos cerveaux), à une réflexion autour de la vie et de son but.

 

Plaidoyer (tentative) pour un monde de connaissances (mais pas pompeux) et où le savoir doit nous libérer, il offre à son héroïne (Scarlett Johansson) un rôle de choix. Secondée par Morgan Freeman et Amr Waked, le film coule et est intéressant. Seulement, il survole aussi beaucoup de choses, parfois trop, ce qui n'offre pas les moyens de se laisser entrainer dans la réflexion générale autour de la vie. Mais c'est un excellent divertissement.

 

On peut ne pas aimer Besson et son goût du spectacle permanent... Mais on peut aussi lui reconnaitre pour le coup une envie de faire plus qu'un simple film d'action.

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22/08/2014

Les gardiens de la galaxie

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Adapter un comics récent et pas très connu est un pari osé, d'autant plus que cet univers est assez éloigné des "Avengers" et autres. Mais le pari est tenu et réussi par un James Gunn en grande forme !

 

Entre sortie comique, action bien dosée, acteurs dans leurs rôles (en particulier Chris Pratt, Zoe Saldana, Glenn Close et Lee Pace) et univers dense et flamboyant, on est dans le pur film space opera qui ne se prend pas trop au sérieux. Sans oublier au passage quelques moments très poétiques.

 

L'univers des gardiens est dans la BD assez complexe et il est ici plutôt bien rendu (d'ailleurs l'idée de ne pas tout expliquer ou de s'éloigner des intrigues originales dans le film est excellente, pour faire une suite certes, mais aussi pour donner l'envie de gratter du côté des BD) à l’exception du collectionneur (qui manque un peu de cynisme pour un être immortel...).

 

Comme toujours, restez jusqu’à la fin du générique et vous ne serez pas déçu si vous êtes fan des univers Marvel ;)

 

Un bon "gros film" de l'été, et surement un des meilleur de la saga Marvel !

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13/08/2014

Le fachouillon du net

 

 

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Mais oui vous le connaissez, vous l'avez déjà croisé, sur les forums ou les réseaux sociaux. Mais si voyons, c'est le mec ou la nana sympa de prime abord, qui discute de tout, qui est contre "le système", qui veut "tout changer". Au départ, on pourrait le prendre pour un gentil, pour un mec de gauche et tout et tout, voir même un anarchiste ! Si, si j'vous assure !

 

 

Et puis arrive les moments de tension internationale, comme par exemple une guerre entre le Hamas et Israël, et là, hop, il sort du bois. D'un coup, il va vous dire que "vous êtes dans la matrice si vous ne voyez pas que l'ennemi c'est le sionisme de l'esprit et le sionisme tout court". Là vous marquez un temps d'arrêt … Et puis vous demandez les sources de ses dires. Et là, vous constatez que le mec ou la nana bien cool est en fait un passeur d'idées racistes, racialistes, fascistes et j'en passe.

 

 

Parce que le fachouillon, qui vous dira que lui n'a pas la télé, et qu'il prend toutes ses infos sur le net (comme si l'outil faisait ce qu'il y a dedans, et comme si internet était un lieu pur où tout serait vrai et pas orienté …), va vous envoyer sur la fachosphère à la vitesse de la lumière. Il va suffire que soit inscrit des noms sentant la liberté pour qu'il adhère. Ainsi, Boulevard Voltaire, le site des merdeux de la droite rance complotiste, va devenir une référence. Suivit de très près par MétaTV (le méta semblant dire "grand, au-dessus" alors forcément), puis l'Agence Info Libre (le site complotiste et pro-tout ce qui est soit disant rebelle, de Dieudonné en passant par Soral).

 

 

Mais comme ça ne suffit pas, le fachouillon, si vous le cherchez un peu, après vous avoir pris de haut, vous enverra sur Egalité et Réconciliation (le site de Soral) et sur la Dieudosphère (sites amis de Dieudonné, dont le fameux site Croah.fr) pour vous expliquer que vous êtes aveugles et que certains sont dans la lutte, la vraie, celle qui "abolit les classes au profit d'une lutte contre les seuls vrais ennemis : sioniste, satanistes, capitalistes".

 

 

Si à ce moment-là vous n'avez pas commencez à saigner du nez devant tant de bêtise et de haine, il enfoncera le clou, vous affirmant que Poutine est un mec bien, qui est lui contre l'impérialisme américain (le seul à combattre a priori, l'européen et le russe étant une broutille, comme le chinois ou autre …), ajoutant qu'il "sait que vous êtes lobotomisé par la juiverie mondiale qui tient les médias" et vous expliquant ensuite qu'il n'est pas antisémite mais antimondialiste (ne se rendant même pas compte qu'il emploie une rhétorique plus que centenaire de la droite antisémite de base).

 

 

Puis pour enfoncer le clou, souvent, il vous dira que "de nombreux historiens ont défini que les Lumières étaient un mouvement voulant tuer dieu pour pouvoir asservir les hommes". Bon il oublie juste que le "nombreux" c'est trois ou quatre et qu'ils sont tous proches des royalistes et de la droite chrétienne. En même temps ce fachouillon est persuadé d'être dans le camp de la vie, du bien et de la gauche au passage hein ;)

 

 

Alors que faire face à des gens comme cela ? Certaines et certains pensent qu'il faut laisser pisser et passer à autre chose. Et bien pas moi ! Il est pour moi dangereux de ne jamais prendre le temps de contrer ces personnes. Car elles sont mine de rien ultra convaincues de ce qu'elles disent et font. Et elles peuvent donc entrainer d'autres dans leur sillage. Leur donner la contradiction, même si c'est fastidieux et fatiguant, est, au moins sur internet, mais il en va de même pour moi face à face, le meilleur moyen de démontrer à d'autres (voir au fachouillon) que d'autres lectures et visions du monde sont possibles.

 

 

Je n'ai pas fait ici la liste de tous les sites fachos et autres, volontairement, vous trouverez cela sur le net facilement, en particulier ici : Carte de l'extrême droite française. Et bon courage à celles et ceux qui comme moi croisent souvent des fachouillons ….

 

09/08/2014

Nos pires voisins

 

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Voilà une comédie de l'été, à l'américaine, sensée être "trash et drôle". Et bien quelle déception.

 

D'abord, parce que l'imagination n'est pas au rendez vous : des gags déjà vu (merci les Scarie Movie par exemple), un film plutôt lent, des acteurs pas mauvais (Seth Rogen, Rosie Byrne, Zac Efron) mais sous exploités, et surtout, surtout, le film de Nicholas Stoller pue la morale de bas étage. Fais des études sinon tu seras malheureux, quand t'es parent seuls tes enfants comptent et tu dois tout leur donner en t'oubliant, la drogue c'est mal même si c'est drôle quand t'as 18 ans... Bref ça sent pas très bon.

 

Alors que dire ? Un film plus que moyen, loin des comédies irrévérencieuses dont il se réclame (l'irrévérence c'est pas les gros mots faudrait qu'il le comprenne).

 

A éviter, sauf pour voir le corps superbe de Zac Efron, mais ça fait cher l'effeuillage....

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03/08/2014

Lettre ouverte aux manifestants « pro-palestiniens »

Lettre issue du site "Non Fides".

***

palestine,anarchisme,anarchie,monde,société,manifestation,gauche,propalestineCertains d’entre vous sont des habitués, des gauchistes aguerris, politiciens en herbe ou expérimentés, surfant sur une vague qui finira forcément par vous dépasser, qui vous dépasse déjà largement à vrai dire, comme cela arrive toujours aux idiots utiles. D’autres étaient là par hasard ou presque, par le bouche à oreille, avec une cause tellement instrumentalisée par les divers leaders d’opinions que vous vous seriez sentis coupables de ne pas faire votre BA pour les « victimes » comme d’autres donnent quelques euros à la Croix-Rouge, au curé, au rabbin ou à l’imam. Des manifs pleines de drapeaux nationaux, de slogans nationalistes, racistes, aux cris d’Allahu akbar, avec des dieudonnistes armés de leurs ananas et des fous de dieu prêts à tous vous sacrifier dès que leur dieu leur ordonnera.

 

Chauffés à blanc par les provocations des petits nervis de l’extrême-droite juive de la LDJ, vous êtes allés manifester, drapeaux palestiniens et pancartes à la main, à Barbes, à Sarcelles et ailleurs, contre la nouvelle offensive israélienne à Gaza. Vous êtes contre « l’injustice » et pour les « victimes ». Mais où étiez-vous lorsqu’à Barbes toujours, la police raflait en masse des sans-papiers pour en expulser quelques-uns et apprendre la peur à tous ? Où étiez-vous lorsque la France bombardait Cote d’Ivoire, Libye ou Centrafrique ? Vous dites que vous n’aimez pas que l’on assassine des enfants, car les enfants sont innocents, alors où étiez-vous lorsque l’État qui VOUS gouverne assassinait les enfants de ces pays ? Y a-t-il selon vous des enfants qui ont plus de valeur que d’autres ? La vie d’un enfant palestinien vaut-elle pour vous plus que celle d’un afghan, d’un congolais, d’un birman, ou d’un israélien ? On ne vous a pas vu vous révolter contre la gentrification dans votre quartier, qui petit à petit est en train de nous foutre à la porte, avec le sourire, on ne vous a pas vu vous révolter lorsque la police nationale française (elle aussi force d’occupation) assassinait ou harcelait au quotidien, on ne vous a pas vu lutter contre les prisons et les centres de rétention qui servent à se débarrasser des pauvres, contre les patrons qui vous exploitent, contre le terrorisme d’État. C’est moins exotique, pour sûr, ça n’a jamais été à la mode et on connaît tout ça déjà trop bien. Mais si c’est l’exotisme que vous recherchez, allez au cinéma, ou prenez un billet pour le Caire et passez la frontière. Si c’est votre révolte que vous désirez exprimer, alors exprimez la au moins contre vos oppresseurs directs, ici et maintenant.

 

Si vous manifestez si nombreux pour le « peuple » palestinien (un peuple et une nationalité inventée en même temps que le « peuple » israélien et son État), c’est peut-être en tant qu’arabes ? Mais en quoi un arabe de France est-il plus concerné par la situation gazaouie à l’autre bout du monde que par les assassinats de la police française au coin de sa rue ? Ou alors en tant que musulmans ? Mais quel rapport entre votre religion et le conflit territorial et nationaliste israélo-palestinien ? Peut-être est-ce par internationalisme ? Alors cessez de défendre une nation et un « peuple ». Peut-être réagissez-vous en tant qu’êtres humains, ou au nom de la « justice universelle » ? C’est probablement moins pire, mais alors, pourquoi ne réagissez-vous pas lorsque l’on massacre des prisonniers à quelques centaines de mètres de chez vous, lorsque des roms sont expulsés violemment et que le feu est mis à leur campement de fortune avec la complicité directe du pouvoir, lorsque l’on massacre des femmes au Nigeria, lorsqu’une ethnie en massacre une autre au Rwanda ou en Birmanie, lorsque les milices patronales tirent sur les foules de grévistes en Afrique du Sud ou au Bangladesh ? Pourquoi les centaines de milliers de morts, les inconcevables cruautés perpétrées au Darfour ne vous jettent-elles pas dans les rues de Barbes, de Sarcelles et d’ailleurs ? Plus simplement, pourquoi ne réagissez-vous pas lorsque les flics, les patrons et les politiciens de toute origine vous exploitent, vous volent et vous répriment, ici et maintenant ? Et pourquoi êtes-vous prêts, sous prétexte d’une cause commune, à manifester avec vos ennemis : les politiciens, les religieux et les petits patrons, l’offensive israélienne vous a-t-elle fait oublier que vous étiez des pauvres à qui les riches faisaient la guerre, à coup d’agents immobiliers, de flics et de juges ?

 

Imaginons un instant que cesse le colonialisme israélien et que la guerre israélo-palestinienne se solde finalement par une victoire des autorités palestiniennes à Gaza et en Cisjordanie. Les palestiniens pourraient enfin avoir leur siège à l’ONU, leur propre État souverain, avec ses flics palestiniens, ses juges palestiniens, ses prisons palestiniennes, ses diplomates palestiniens, ses patrons palestiniens etc. (et c’est déjà en partie le cas), cela vous rendrait-il plus heureux, plus libres ? Cela rendrait-il les palestiniens plus heureux et plus libres ? Ce monde de matons, de flics et de fric vous apparaîtrait-il enfin vivable ?

 

La plupart des palestiniens et israéliens que nous avons rencontrés au proche-orient ne désirent qu’une chose, vivre en paix, loin des bombes et des militaires, et ils haïssent « leurs » gouvernements. Ils vivent dans le rêve de pouvoir vivre sans la terreur d’une frappe « chirurgicale » ou d’une roquette au dessus de leurs têtes et de celles de ceux qu’ils aiment. La plupart des palestiniens et israéliens que nous avons rencontrés au proche-orient sont résignés à vivre ainsi, puisque cela fait plus de 50 ans que ça dure. La plupart des palestiniens et israéliens que nous avons rencontrés au proche-orient aimeraient bien que vous les laissiez tranquille, vous aussi, qui prenez ce conflit que vous ne comprenez pas en otage pour servir des buts politiciens et religieux à l’autre bout du monde, ou tout simplement pour vous amuser un peu en manifestant. Mais est-ce vraiment là la meilleure occasion pour s’amuser, alors que des racistes et des fanatiques s’en donnent à cœur joie pour vous récupérer et servir leurs propres agendas politiques sur votre dos ?

 

Et les quelques sarcellois qui se sont réveillés un matin du lundi 21 juillet, qu’avaient-ils fait pour que leurs boutiques soient brûlées ? Ils étaient juifs ? La belle affaire... Quelle responsabilité, quel rapport entre eux et la politique israélienne ? La plupart d’entre eux, comme vous, ne connaissent rien à ce conflit et n’ont aucun rapport avec ces deux États. Si vous vous attaquez aux religieux ou aux nationalistes, alors attaquez vous à tous et brûlez tous les drapeaux, ou aucun. Mais nous en avons assez du racisme qui s’exprime dans vos rangs, et de la confusion que vous contribuez à renforcer au service du pouvoir. Que les pauvres se fassent la guerre entre eux, cela l’arrange bien. Que les pauvres se préoccupent de leurs petites identités fragmentées, de leurs petits drapeaux, leurs petits bouts de trottoirs, leurs communautés-prisons, cela arrange tout autant le pouvoir.

 

Alors, chers camarades, entre guerre civile et guerre sociale, il vous faudra choisir votre camp. Et celui de la guerre sociale ne s’intéresse pas à votre couleur de peau ou à votre identité imaginaire et préfabriquée. Si nous sommes tous révoltés par cette guerre qui semble ne jamais pouvoir s’arrêter, il faut nous poser la question de ce que nous pourrions faire pour l’empêcher, de là où nous sommes, avec nos faibles moyens. Brûler une épicerie cacher, et laisser les profiteurs jouir du racisme entre pauvres et de nos divisions, ou alors attaquer l’État et ses tentacules, tous les États, pour que plus jamais ils ne puissent se faire la guerre entre eux en se servant de nous comme chair à canon ?

 

Ni Israël, ni Palestine, ni France !


Pour un monde sans États, ni drapeaux, ni frontières, ni patries ni nations.

 

Des anarchistes.

Revenir sur son propre blog

Lectrices et lecteurs de ce blog, merci d'être encore là alors que je n'y suis moi-même plus tellement depuis quelques temps. A part pour vous parler cinéma ou autre choses culturelles.

 

Pourquoi allez-vous me dire ? Pourquoi je vous ai laissé comme ça sans billets depuis des mois ? Et bien parce que j'ai eu du mal à me relever après mon enquête sur la GPA. Et puis ma vie a pris des virages et des courbes, des coups aussi, qui ne m'ont pas donné le temps ou l'envie d'écrire. Ce n'est pas simple de prendre du recul quand on a du mal à comprendre ce que l'on vit.

 

Mais je vais rassurer ceux qui m'ont écrit : même si je ne suis pas au top, je vais suffisamment bien pour vous lire, répondre, et qui sait peut être reprendre ce blog. Je me dis que ça m'aiderait sans doute de poser ici par écrit des choses que j'ai sur le cœur, dans la tête ou dans les tripes.

 

Car nous sommes aujourd'hui dans une période énormément malsaine. Où il faut choisir son camp entre fanatiques (qu'ils soient musulmans, juifs, chrétiens, bouddhistes ou autres) plutôt que de réfléchir à l'entraide et au poids des peuples. Où il ne faut pas dire ce que l'on pense vrai sinon on risque d'être vu comme pessimiste, alors qu'un constat ne fait pas l'avenir, et que l'utopie nait de constat aussi …

 

Vaste difficulté que de revenir et je ne promets pas de tenir un rythme hyper soutenu.

 

En attendant, une pensée d'un matin :

 

"Et c'est en prenant la route que j'ai su ce que j'avais perdu, et sur mes pas suis revenu, mais quand arrivé j'étais, je n'ai rien trouvé. Le passé ne se change pas, même quand on revient vers lui, mais la vie est devant, alors j'ai compris que dans mon dos, les souvenirs me poussent, mais que rien, non rien, ne pourrait les faire vivre de nouveau. Sans encombre, je suis né, j'ai vécu, et vers la mort je vais. A moi de remplir ma route de choses belles, et de savoir encaisser les choses abstraites et dures. Ma vie n'est pas une ligne droite, ce serait plutôt une route de montagne".

 

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28/07/2014

Transformers 4 L'Age de l'extinction

 

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Aller hop, on prend les mêmes et on recommence. Mais en faisant une sorte de redémarrage qui n'en est pas un. Changement de héros (arrivé de Mark Wahlberg, en quadra intello et musclé), ajout de nouvelles dimensions (d'où viennent les Transformers), recherche de noirceur (les humains, ces traitres sans fin) et surtout tentative de toucher à bien des choses en un film de 2h45.

 

Alors c'est clair, Michael Bay sait faire un film long pendant lequel on ne s'ennuie pas du tout, en bon maitre du "blockbuster". Ca bouge tout le temps, c'est fluide, c'est beau et ça explose quand il faut. Par contre, à trop vouloir en faire, on est un peu déçu sur le fond. Car le réalisateur cherche à justifier l'arrivée des dinobots (et il y arrive bien) par une explication crédible, mais sur d'autres points ça pèche. Déjà, il explique assez mal l'alliance entre les humains de la CIA et un mercenaire extraterrestre. On comprend les choses, certes, mais un léger éclairage sur comment cette alliance a eu lieu aurait été cool.

 

Mais c'est le personnage incarné par Stanley Tucci (Joshua Joyce) qui est exploité pour aborder des thèmes profonds : bioéthique, réflexion sur la notion de progrès, recherche et science. Mais ces thèmes sont tellement survolés que le film perd en profondeur (mais en cherchait on réellement ?) et en noirceur assez vite. Et c'est bien dommage...

 

Reste que comme toujours Transformers est un film dont on sort en se disant "le scénario tenait sur 16 pages max mais que ce fut sympa quand même" et c'est bien là l'essentiel, non ?

 

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