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20/05/2015

Mad Max Fury road

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Quoi ? Quoi ? Gorge Miller décide de faire un nouveau Mad Max ? Et il choisit Tom Hardy pour remplacer Mel Gibson (bon choix) dans le rôle de Max Rockatansky. Mais l'intérêt du film est ailleurs. Dans un autre choix. Celui de Charlize Theron.

Miller signe un film bougrement féministe. Il offre à Theron son meilleur rôle depuis longtemps. Femme, féminine, forte, handicapée, battante, féministe. Elle est le contre poids d'un Mad Max, devenu encore plus fou, misanthrope, tant son passé le hante. Dans cette course poursuite nitrogènée, Miller cherche encore une fois à redonner une place à l'humain, à l'espoir. Il y parvient en nous surprenant, souvent, par ses choix. Le retour à la terre dont rêve Furiosa sera en fait un retour aux sources, à la sororité, à l'entraide. Les "nymphes pondeuses"(jouées par Zoë Kravitz, Rosie Huntington-Whiteley et Riley Keough entres autres) ne sont pas là par hasard, superbement employées dans le film pour créer un équilibre là où on ne l'attend plus et faire naître une romance crédible et surprenante (Nux, joué par un Nicholas Hoult excellent, tombant en amour alors qu'il n'est au départ que fanatisme religieux).

Car Miller à ses obsessions. L'écologie, la guerre, les dictatures, le fanatisme religieux et il sait les dénoncer avec fureur dans son univers post apocalyptique. Pour incarner son méchant emblématique, il fait de nouveau appel à Hugh Keays-Byrne, grimé et méconnaissable, gourou fou d'une secte vouée au dieu bagnole et au Walhalla chromé. Secondé par Nathan Jones, le duo est improbable mais jouissif.

On notera que la prestation de Hardy est excellente. Certes il n'est pas Gibson, mais il dégage un degré de folie tellement intense qu'on ne peut que comprendre le choix de ce changement. Il devrait porter le rôle sur plusieurs films, ce qui ne peut que nous réjouir d'avance ! A peine le film commencé, il porte Max, il est Max, et il nous entraine avec lui.

Miller ouvre là, avec force, la route pour de nouvelles aventures de Mad Max. De plus, sa réalisation est fluide, les cascades "à l'ancienne" offrent du corps au film (ce que l'on perd de plus en plus avec les effets numériques), la lumière est géniale et la musique est juste un bijou !

Bref, ce film, il vous prend par le cou dès les premières minutes et ne vous lâche qu'à la fin. C'est juste un chef d'œuvre du genre. C'est juste un film à ne surtout pas louper !

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Robin des Bois, la véritable histoire

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Prenez Max Boublil et Malik Bentalha, ajoutez Géraldine Nakache, Ary Abittan, Gérard Darmon, Patrick Timsit, des dialogues savoureux et parfois lourds, des situations sans queue ni tête, et des apparitions clin d'œil sympas, secouez, et vous obtenez une bonne comédie.

Anthony Marciano est un sacrément bon réalisateur en plus : avec peu de moyens, il nous emmène sans problème dans un moyen âge plutôt réussi. Les scènes à cheval sont aussi de toute beauté.

On se marre, on ne s'ennuie pas, et même si ce n'est pas la comédie de l'année, on passe un bon moment.

A voir donc, ne serait-ce que pour Darmon et Bentalha, excellents tous les deux !

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Connasse ! Princesse des cœurs

 

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C'est le problème des formats courts que l'on adapte au cinéma. Mais qu'on ne change pas. Et c'est toute la limite du film d'Eloïse Lang et Noémie Saglio.

Si Camille Cottin assure en "connasse de base qu'on a envie de baffer" le procédé très répétitif et le manque d'inspiration (le film fait pas loin d'une heure vingt-cinq) fait que, même si on a ri quelques fois, on se retrouve à trouver le temps un peu long.

Du coup, ce n'est clairement pas un film de cinéma, tout au plus un format long pour la télévision. Et c'est bien dommage. On ne passe pas un mauvais moment, mais on n'est pas non plus étonné ou emporté comme on aurait pu l'être dans d'autres circonstances. Comme par exemple nous offrir la vie de Connasse plutôt qu'un épisode rallongé. Dommage.

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Avengers : l'ère d'Ultron

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C'est la fête à la maison : voilà que les Avengers reviennent et en forme en plus. Aux commandes, Joss Whedon. Bon on va le dire : la réalisation est bonne, mais le montage est une catastrophe. C'est coupé souvent à la hache et surtout il manque des plans pour lier l'ensemble plus sereinement.

Mais ne boudons pas le plaisir de retrouver nos héros favoris face à eux-mêmes (car c'est le cœur du film au fond) et face à Ultron (qui se retrouve créé par Stark dans la version cinéma, au lieu de Hank Pym, ce qui est un peu étrange). Le personnage d'Ultron aurait mérité d'être plus cynique et froid que ce qu'il n'est au passage.

Le film est rythmé, parfois tellement qu'on se dit qu'une petite pause de quelques minutes n'aurait pas été de trop pour absorber l'histoire (surtout pour les fans de comics, car les enfants de Magneto sont, dans cette version, en fait des humains améliorés par un savant fou, par exemple) et permettre que les romances et liens filiaux existent vraiment, de façon plus intense. Reste que les places de Hawkeye et de Vision sont plutôt bien respectées, ce qui renforce les faiblesses des "demi-dieux" et ouvre la voie à une réflexion sur la place de ceux qui peuvent potentiellement asservir les humains, et ne pas forcément les protéger.

Un film intéressant donc, plutôt bien ficelé, qui ravira les fans (même si par rapport à la complexité de l'univers Marvel on perd un peu de densité) et ouvre la porte à la phase la plus intéressante, la guerre civile qui doit éclater bientôt entre les Avengers. Vivement les suites !

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Pourquoi j'ai pas mangé mon père

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Jamel Debbouze réalise son premier film, et en joue le rôle principal. C'est de la "motion capture" donc entièrement en personnages de synthèse. Ce n'est pas toujours beau, mais c'est un bel exploit malgré tout.

Debbouze décide donc de s'inspirer du livre "Pourquoi j'ai mangé mon père" pour nous raconter une version de l'évolution, la tchatche et l'humour en plus. Je vais le dire : c'est pour moi ben joué même si c'est semble-t-il très éloigné du livre. En effet, un film qui prône non pas la tolérance mais l'acceptation, qui parle des méfaits de la religion et des croyances dans l'évolution humaine, qui pose la science comme clé de la compréhension des choses, qui appuie avec force Darwin, qui fait du pouvoir le cœur du problème de notre société moderne et qui arrive à faire tout cela en nous faisant rire, chapeau !

On notera que les performances de Jamel Debbouze, Mélissa Theuriau (dans le rôle de Lucy, oui oui notre lointaine ancêtre, et qui apprend à Edouard à chasser !) et Arié Elmaleh sont vraiment bluffantes.

Bref un bon dessin animé intelligent, plein de réflexions intéressantes et surtout, surprenant compte tenu de qui le porte au départ. Un vrai bon moment.

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Hacker

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Michael Mann fait un remake d'un film des années 90. Avec un acteur qui monte en ce moment (Chris Hemsworth) et une qui commence à faire son trou (Tang Wei).

Que dire… C'est esthétiquement beau, comme toujours avec Mann. La caméra virevolte, les villes sont sublimées, les visages scrutés. Donc côté réalisation, rien à dire. La musique est parfois décalée, mais c'est en fait agréable, et le son créé par Harry Gregson-Williams laisse un gout de reviens y.

Par contre, on sent que le scénario, bien qu'intéressant, est parfois trop survolé. Si l'aspect hacking et cynisme est abordé de plein fouet, certains personnages ne sont pas assez approfondis pour qu'on puisse avoir une réelle empathie pour eux. Du coup, certaines scènes tombent à plat, nous laissant dans l'indifférence alors qu'elles devraient nous toucher émotionnellement pour renforcer l'histoire.

Ce n'est clairement pas le meilleur film de Mann. Et s'il apporte une réflexion intéressante sur l'omniprésence des réseaux dans nos vies, mais aussi du renseignement, on ne peut pas dire qu'il restera dans les mémoires. Dommage vraiment pour Tang Wei et Leehom Wang, qui eux assurent vraiment.

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Divergente 2 L'Insurrection

 

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Suite du premier Divergente, on pouvait craindre qu'il en reprenne les mauvais côtés. Et surtout que Shailene Woodley n'arrive toujours pas à faire émerger son personnage, pourtant central.

Soyez rassurés, c'est bien l'inverse. Non seulement le film est plus rythmé, mieux réalisé et bien plus intense que le premier, mais en plus on voit enfin apparaitre et naître Tris au grand jour !

La réalisation de Robert Schwentle est inventive et incisive. Les scènes oniriques méritent à elles seules d'aller voir le film. En plus, il sait diriger ses acteurs, ce qui donne plus de profondeur à tous les personnages (à Quatre en particulier) et à l'histoire. On passe réellement un super moment.

La musique est mieux choisie que dans le premier volet, tout comme l'utilisation des effets spéciaux, bien mieux gérer.

Kate Winslet et Naomi Watts apporte aussi de belles dimensions à leurs personnages respectifs. Le reste du casting assure d'ailleurs vraiment, en particulier Théo James, Octavia Spencer, Miles Teller et Ansel Elgort.

C'est amusant, mais autant on se demandait, quelques temps après le premier volet, si la suite était réellement nécessaire, autant là on attend la suite avec envie. Pari réussi !

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Chappie

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Neill Blomkamp nous avait déjà surpris avec Distrcit 9. Et là, il embarque Dev Patel, Hugh Jackman, Sigourney Weaver et le groupe Die Antwoord (Yo-Landi Visser et Watkin Tudor Jones jr.) dans un film entre humour et réflexion, action et contemplatif.

Autant le dire : Chappie es tout sauf un simple film de science-fiction avec de l'action. C'est bien un film qui, avec un détachement et une ironie féroce, traite de notre rapport à la technique, aux croyances qui rassurent (jusqu'au fanatisme) et à l'idée d'immortalité. Oui il y a tout cela dans Chappie. Sans que ce ne soit chiant un seul instant.

La réalisation est excellente, accélérant quand le besoin est là, mais sachant laisser pleinement la place à l'histoire. Que ce soit dans les phase d'action pure, dans l'émotion ou dans l'humour tout fait mouche ! La musique (donc celle du ZEF inimitable) est superbement dosée e très agréable. Il faut dire qu'on retrouve Hans Zimmer avec un tel plaisir !

Et pourtant le film est presque porté, hormis par le robot lui-même, superbement attachant, par le couple improbable (à l'écran) du groupe Die Antwoord. Qui assurent vraiment !

Un excellent film à voir. Et surtout un moment de rare cinéma type blockbuster qui ne vous prend pas pour des idiots.

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03/03/2015

Enquête sur les créationniste de Cyrille Baudouin et Olivier Brosseau

 

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Le livre d'enquête de Cyrille Baudoin et Olivier Brosseau est un incontournable pour qui veut comprendre le poids et les méthodes des créationnistes dans le monde et en France. Sous titré : "Réseaux, stratégies et objectifs politiques", ce livre est une enquête fouillée sur ce phénomène.

Le créationnisme, doctrine anti-science qui veut imposer une vision de la création par dieu de toute chose, n'est pas que le fait de réseaux américains. Les auteurs nous entraînent dans les arcanes des fondations chrétiennes ou musulmanes qui agissent et dans les tréfonds de la pensées et des œuvres créationnistes. Pour ensuite mieux souligner comment les lobbys agissent pour faire changer les programmes scolaires, influent sur la politique, les lois.

Fort documenté (chaque assertion est démontrée par une note de bas de page et des preuves factuelles), le livre bien que court, est clair et représente un pavé dans la marre d'une période où trop pensent que les religions n'auraient plus de poids sur la société. En France comme dans le monde.

Écrit comme un roman, avec un suspens parfois palpable, la lecture n'en est que plus simple, tant la vulgarisation semble être au cœur de la méthodologie des auteurs. La liste des créationnistes français et des scientifiques qui collaborent à cette idéologie en France est des plus intéressante : on notera le nombre qui passent en boucle dans nos médias grand public.

Car pour nous, anarchistes ou progressistes, cette enquête ne peut que nous donner des billes pour mieux appréhender les choses, mieux les déconstruire et donc les combattre. Découvrir par exemple que le site oumma.com est fondé par un créationniste musulman et financé par une fondation qui a pour but l'extension de l'islam véritable et du créationnisme devrait nous rendre méfiant de ce qui sort de ce site par exemple. Comme nous savons l'être des sites catholiques ou juifs.

Un livre que je ne peux que recommander à toute personne qui souhaite en savoir plus que ce qui nous empoisonne la vie depuis des millénaires, mais n'a que changé de méthode.

Retrouvez plus d'information sur le site : http://www.tazius.fr/les-creationnismes/accueil.html

16:08 Publié dans Livre, Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : livre, société, politique, créationnisme, lutte, enquête | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

21/02/2015

Kigsman Services Secrets

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Matthew Vaughn aime les réalisation pop corn bien troussée. Kick Ass et X-Men : Le commencement était de bons exemples. Kingsman est clairement dans la même veine.

Imaginez : un méchant (Samuel L. Jackson, génial) est poursuivi par un agent secret so british (Colin Firth, surprenant) car il a un plan machiavélique... Ça vous fait penser au vieux Bond des années 70-80 ? C'est voulu ! Car on est là dans un film légèrement parodique de l'univers des films de services secrets.

Le jeune Taron Egerton assure dans son premier rôle de taille, épaulé par des seconds rôles excellents (Sofia Boutella en découpeuse, Michael Caine superbe en chef, Mark Hamill en professeur, Sophie Cookson en équipière et surtout le rôle de Merlin, Mark Strong). La musique est super bien dosée, les scène d'action décoiffent un max. Bref, c'est un bon moment, parfois drôle, et bourré d'humour anglais.

Une sorte d'hommage à une époque malheureusement révolue, où les films d’espionnage ne cherchaient pas à être crédibles, et tenait lieu de divertissement pur.

A voir, c'est vraiment un excellent film, qui mérite le grand écran !

12:24 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : film, cinéma, kigsman | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

15/02/2015

[ailleurs] Coup de gueule contre mes anciens compagnons de route

Ce coup de gueule est tiré du blog "Irréductiblement Féministe", dont je vous conseille la lecture. Je me permets aussi de reproduire à la fin deux commentaires qui éclairent un peu plus le propos.

Bonne lecture.

Fab

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politique,société,coup de gueule,gpa,lgbtiq,queer,anarchisme,féminisme,réflexion,patriarcatUn coup de gueule, lâché comme un cri, dans un souffle, brutal, brouillon, contre mes anciens compagnons de lutte, les militants LGBT.

De nombreux militants LGBT postent sur les réseaux sociaux, une étude qui prétend que la Gestation pour autrui serait émancipatrice pour les femmes indiennes.

En relayant la moindre étude favorable à la GPA et dans ce cas précis, une étude d’une sociologue étrangère qui  prétend que la GPA contribue à émanciper les femmes en Inde, ils cautionnent un système d’exploitation et s’allient aux pires partisans de l’oppression des femmes.

Dire que pendant des années j’ai pensé que les LGBT qui revendiquaient la GPA, aussi   la réglementation de la prostitution, deux  systèmes d’exploitation des femmes au service d’hommes le plus souvent, le faisaient de bonne foi, parce qu’ils n’avaient pas réfléchi au problème et ne l’avaient pas correctement évalué.

Fallait-il que je sois naïve !

Désormais, je sais qu’il n’en est rien : c’est délibérément qu’ils entendent profiter eux-aussi de la condition des femmes, de la misère, de la vulnérabilité des plus faibles.

Nous étions habituéEs à nous battre contre les « pro-vie », contre les intégristes qui veulent contrôler tout ce qui touche à leur sexualité des femmes et à la reproduction.

Nous étions habituéEs à nous battre contre les obscurantismes, les sexistes, homophobes et lesbophobes qui défendent leurs privilèges.

Il faudrait maintenant se battre contre ceux des gays et lesbiennes qui à leur tour, réclament que des femmes soient instrumentalisées et exploitées dans la GPA ; soient déplacées, enlevées, menacées, dressées, agressées, violées, détruites, voire assassinées dans la prostitution.

Je ne peux plus  rester solidaire de militants LGBT qui font comme si le système patriarcal n’existait pas, comme si les privilèges de la domination masculine devaient perdurer  et qui exigent leur part du gâteau.

Quand je vois des activistes LGBT, la plupart d’entre eux et notamment l’APGL (association des parents gays et lesbiens) vanter  l’article d’une sociologue étrangère qui  prétend que la GPA permet aux femmes  indiennes de s’émanciper, ça me donne envie de pleurer.

J’en arrive à penser que si le trafic d’organes pouvait leur être utile, ils trouveraient le moyen de le valoriser.

En outre, les interpeller,  c’est se confronter à des gays arrogants qui vous expliquent ce qu’est le féminisme, celui qu’ils acceptent  parce qu’il ne les remet pas en question.

Des lesbiennes se solidarisent d’eux et justifient le pire, trahissant leur classe de sexe, juste pour s’assurer qu’elles bénéficieront en retour de leur soutien, nécessaire pour l’obtention de leur PMA.

Complices de la domination masculine sur le dos des femmes qu’elles méprisent et enferment dans une condition de reproductrice.

Si ce n’est pas désespérant !

Le tout avec la caution d’universitaires, de  sociologues et autres.

Alors soudain, la raison pour laquelle les études féministes ont été écrasées, remplacées par les études de genre, devient évidente.

Les hommes peuvent plus facilement prendre le contrôle de l’enseignement, décider de ce qui est acceptable et de ce qui ne l’est pas, et donner le ton à des  générations de jeunes femmes et hommes intéressés par les études de genre.

Peu à peu le féminisme est dénaturé,  remplacé par un post-féminisme « pro-sexe » qui ne fait pas grand mal au patriarcat !

Les fondamentaux historiques du féminisme : lutter contre une appropriation des corps et vies des femmes par les  hommes qui transmettent à leur guise leurs  gènes et leur patrimoine financier, sont  à peine abordés.

Quel intérêt ? Parlons plutôt  d’autre chose : nous sommes tous dans la même galère, nous devons tous nous émanciper et bla bla bla le tour est joué : plus de sexe,  plus d’opprimées, et donc  plus besoin de luttes féministes. Euréka !

En fait le féminisme pour ces post-modernes, militants LGBT en tête,  c’est simple, c’est tout ce qui  leur permet d’expérimenter, de s’amuser et surtout ne les remet pas en question.

Le pire encore, c’est qu’ils parviennent à en convaincre les jeunes lesbiennes nourries aux études de genre façon « pro-sexe » et  « queer »,  à des années- lumière du féminisme et de ses fondamentaux.  La récupération des mouvements de libération est une constante, mais là chapeau !

Je trouve de plus en plus insupportable la bêtise et l’arrogance de trop de LGBT ignorants de l’histoire de l’humanité,  des mouvements sociaux, du mouvement de libération des femmes.

Je suis de plus en plus excédée par leurs  choix, leur manque de pertinence et de solidarité, leur absence de sincérité et d’honnêteté intellectuelle.

Je trouve de plus en plus pénible que si peu de  LGBT plus sensés, de féministes, ne contestent leur incurie ni leur demandent  si vraiment tout va bien dans leur tête.

Je voudrais dire aux LGBT conscients de la domination masculine, ainsi qu’aux féministes qui critiquent les dérives du mouvement LGBT qu’il ne suffit pas de travailler dans un entre soi sécurisant, il faut aussi intervenir pour empêcher que ne s’étendent des idées et revendications odieuses et fortement  préjudiciables aux femmes.

Le nombre de personnes qui se taisent est sidérant.

Nous ne pouvons pas laisser un mouvement de libération écraser un autre mouvement social pour parvenir à ses fins, d’autant plus quand ce mouvement social le précède, l’a aidé à émerger, et concerne tout de même de la moitié de l’humanité !

J’espère seulement que nous n’aurons pas demain en France une conjoncture défavorable aux droits et libertés légitimes des personnes LGBT, ce serait compliqué de se solidariser tout en condamnant des revendications qui  nous mettent en danger !

Des militants LGBT indignes qui nous compromettent toutes et tous dans leur quête égotique et inique.

Ignorent-ils que les féministes  lesbiennes, aussi  les gays pro-féministes, affrontent également les  discriminations et violences sexistes,  lesbophobes et homophobes et sont donc aussi concernéEs par les luttes et revendications LGBT ?

Ne pas pouvoir compter sur le mouvement LGBT,  quel paradoxe tout de même : des gays, des lesbiennes même, alliés du système patriarcal !

Des militants indignes qui dénigrent, diffament, menacent,  attaquent même, celles et ceux d’entre nous qui citoyenNEs engagéEs, de gauche, féministes et luttant pour les droits des minorités avons pourtant amplement contribué à la libération des personnes homosexuelles.

En arriver là, devoir se battre contre d’anciens compagnons de lutte parce qu’à leur tour ils légitiment les violences contre les femmes, il y a vraiment de quoi être dégoûtéEs et très en colère.

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Commentaire 1 :

La sociologue américaine Sharmilla Rudrappa fait une analyse sociologique des conditions qui amènent certaines femmes indiennes à devenir mères porteuses. Ses articles sociologiques sont très clairs, et à aucun moment elle ne dit que ces femmes ne sont pas des victimes. En revanche, l’utilisation de propos obtenus pour un entretien, par des militant.e.s, se fait à côté du fonds des conclusions sociologiques. C’est un détournement, sans être une contradiction. C’est de la malhonnêteté intellectuelle.
Mais la question de l’accès à la GPA n’est pas (seulement) celle des personnes ou couples gay et lesbiens. Plus généralement, elle est celle de ceux et celles qui ont les moyens d’envisager comme abordable l’accès à leurs désirs (d’enfant ou autre). Or, ces personnes, qui détiennent un capital culturel partagé avec les élites culturelles et politiques, disposent aussi d’un capital économique et social facilitant grandement la prise en considération politique de leurs désirs. Que cela passe par l’exploitation des femmes, devient tellement secondaire…

Commentaire 2 (de l'auteure) :

Nous sommes d’accord.
Ce n’est qu’un bref coup de gueule en réaction à une manipulation intellectuelle.
Oui la question de la GPA dépasse les seuls LGBT mais ils sont désormais les plus actifs sur ces questions de « techniques » de reproduction. Le couple Mennesson l’a bien compris !
Il y a quelques années j’ai écrit un texte plus complet sur l’homopatentalité dans lequel je parlais déjà de la GPA et de ses divers aspects, notamment économiques …
ASYMETRIE REPRODUCTIVE ET GESTATION POUR AUTRUI (GPA) | irréductiblement féministe !

https://christineld75.wordpress.com/2011/05/30/asymetrie-...

Papa ou maman

 

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C'est suffisamment rare pour que l'on ait envie d'aller voir ce film : une comédie noire et trash à la française !

Alors on peut le dire : Marina Foïs et Laurent Lafitte sauvent le film (surtout elle en fait) par leur excellent jeu et surtout leur art du décalé. Le rythme est plutôt bon, les scènes drôles assez fréquentes, bref ça le fait. Enfin sauf sur la fin où on sent qu'ils n'ont pas osé aller au bout de l'idée, offrant une fin bien trop sage et morale, là où l'on attendait soit quelque chose de plus moderne, soit de plus grinçant.

Reste que ce film, même s'il ne révolutionne pas le genre, a le mérite de traiter d'un sujet fort (la parentalité) pour mieux le torturer. Et c'est sa grande force !

La réalisation de Martin Bourboulon est par contre un brin fainéante par moment, pas assez enlevée. Heureusement il peut compter sur ses acteurs, principaux et les seconds rôles, en particulier les trois enfants, pour dynamiser tout cela.

13:15 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, film, papa ou maman | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook