29.08.2009
Inglourious Basterds; Tarantino

Voir un film de Tarantino, c'est toujours un moment de pur plaisir. Et la Quantin ne nous déçoit pas du tout ! Même si on espère le voir plus se renouveler dans le prochain...
Son film, qui se joue de tout, y compris de l'histoire, est un hymne au cinéma, avec un grand C.
Des acteurs aux petits oignons : Brad Pitt, magnifique de dérision, Christoph Waltz, génial colonel allemand qu'on aime détester, Mélanie Laurent, superbement subliémée dans un hommage à Danielle Darieux et Eli Roth, juste époustouflant.
De ce casting de folie, Tarantino tire le meilleur au travers d'un scénario puzzle plutôt agréable (dans l'improbable surtout). On ne peut que rester bluffé (même si le procédé a déjà été exploité par le réalisateur) par le montage chapitré, le choix des plans... Et surtout par la bande son qui est un pur bijou !
Je remercie particulièrement Tarantino d'avoir sublimé à ce point une de nos plus grande actrice, Mélanie Laurent. Il démontre que quand on cherche...
Courrez le voir, car un film du maître, cela se savoure sur grand écran. Et VO obligatoire pour les transitions de langues (plus de la moitié du film est en français).
11:45 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité, film, cinéma, tarantino
26.08.2009
Les banquiers ? … Vous pouvez rire !
Voilà que la sarkosie toute entière se félicite du tour de jonglage du chien savant (du système) qui nous sert de président. Hier, dans un ton solennel et ferme, le petit Nicolas a donc fixé des règles aux banquiers qui sont les méchants vilains de cette crise…
Alors on nous parle de « bonus malus » pour les traders. Bonus quand ils font gagner de l’argent à leur banque (en spéculant, et donc en… brisant des millions de vies !) et malus s’ils en font perdre. Et ce maintenant sur trois ans au lieu d’un (il est estimé que c’est sur une période de trois ans que l’estimation est plus efficace).
Dit comme cela, nous pourrions avoir l’impression d’un retour au « bon sens » (mot à la mode employé par les fanatiques de la dérégulation). Surtout qu’attention, un homme, l’unique Camdessus, ex patron du FMI (qui sous sa présidence à mis à mal le social dans des dizaines de pays, mais rassurez vous ça continue avec Strauss Kahn), vient d’être nommé au sommet en tant que contrôleur des banques utilisant des fonds publics.
Tremblez banquiers de tous les pays, Nicolas agite le goupillon de la morale capitaliste !
Trêve de plaisanteries deux minutes. Analysons ensemble quelques points.
Déjà, pour que cela se fasse, il va falloir que ce soit fait par les vingt pays composant le G20. Et c’est déjà perdu d’avance ! Car la Grande Bretagne et les USA ont déjà signifié qu’elles ne feraient pas d’efforts dans ce sens. Pourquoi ? Et bien tout simplement parce que la City de Londres est le plus grand paradis fiscal d’Europe (et qu’il n’a pas envie de voir partir ses fortunes) et que les USA ont vu leurs banques se détachées de l’état en remboursant l’apport d’urgence octroyé en son temps.
Sans parler de l’idéologie libérale économique qui prévaut dans ces pays. C’est donc un échec annoncé qui est face à cette pseudo tentative de régularisation. Mais de toute façon, cela n'aurais rien changé.
Mais au-delà de ça, on nous parle des bonus sans parler des rémunérations, sans fixer de limites ! Il serait donc très simple pour les banques de transférer les choses du bonus vers la rémunération ! Au final cela ne changerait pas grand-chose si ce n’est renforcer le poids des traders et leur garantir encore et toujours plus d’argent… C’est donc bien une mesure ubuesque du genre « faisons confiance au marché pour se réguler ».
Ce qui est le plus affligeant, c’est que l’on veuille nous laisser croire que les bonus seraient le fond du problème. En réalité, c’est bien le système capitaliste qui est le problème. Sa propension à donner dans le court terme, dans le profit immédiat, dans l’exploitation via la spéculation, tout cela est la clef de cette « crise » (mot bien pratique pour ne pas parler de marasme totalitaire capitaliste).
Sans remise en question de ce système, rien ne pourra jamais éviter que les plus riches détruisent les plus pauvres et les sacrifient pour rester au sommet d’une pyramide qui s’appuie sur des monceaux de cadavres.
C’est cette réalité là que cherche à masquer les gesticulations autour des bonus et autres "rémunérations". Il est temps de s’attaquer au cœur du mal et pas à ses symptômes.
Sarkozy, comme d’autres, ont compris que pour sauver leur oligarchie, il ne faut lésiner sur aucun effet de manche ni mensonge. La preuve avec le coup monté du milliard de provision de BNP ramené à 500 millions…Et sans parler du fait que l'on ne parle même pas des Hedge Funds...
23:40 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité, politique, banque, crise
Noam Chomsky : " Il n'y a plus de sentiment d'espoir "
Paru dans la presse, une excellente interview de Noam Chomsky sur l'état du monde aujourd'hui, et l'espoir...
Noam Chomsky : " Il n'y a plus de sentiment d'espoir "
[ 18/08/09 ]
Pour Noam Chomsky, professeur au MIT, la financiarisation de l'économie, l'idéologie " fanatique " de l'efficacité des marchés et le pouvoir croissant du secteur financier ont précipité cette crise. Si celle-ci ne lui paraît pas à la même échelle que la Grande Dépression des années 1930, il estime qu'il y avait alors plus d'espoir dans les catégories modestes.
Quand vous analysez la crise que nous traversons, comment la jaugez-vous en termes d'importance et d'impact par rapport à d'autres que vous avez connues ?
Mon enfance est celle de la Grande Dépression de 1929, et la crise actuelle n'est pas à la même échelle. En tout cas d'un point de vue économique. Mais d'un point de vue psychologique, ou culturel, je ne sais pas, il y a une différence. Pendant la crise de 1929, les membres de ma famille étaient des travailleurs, tous au chômage. Mais ils avaient de l'espoir.
De l'espoir ?
Oui, il y avait à l'époque le sentiment que les choses s'amélioreraient. C'est une époque, où même si l'on n'avait pas été longtemps à l'école, la culture était beaucoup plus présente dans les classes modestes. On écoutait le Quartet de Budapest, on discutait des mérites de Freud. Les syndicats se développaient et les gens découvraient les vacances. Ils étaient très pauvres mais ils avaient la certitude que la vie était riche, et qu'elle serait meilleure. La période que nous vivons actuellement est beaucoup plus déprimée, il n'y a pas de sentiment d'espoir. Les gens sont des victimes, pas des agents du changement. Pour continuer le parallèle avec les années 1930, il y avait à l'époque beaucoup d'activisme. Il y a eu des sit-in dans des usines. Dans la littérature de l'époque, on décrit les menaces sur l'appareil industriel et la montée du pouvoir politique des masses. Tout cela était très effrayant pour la classe d'affaires.
En quoi est-ce différent aujourd'hui ?
Avant c'était une lutte des deux côtés. Maintenant, il n'y a plus que les riches contre des gens désorganisés. Je vais vous donner un exemple qui est assez éclairant. L'administration Obama est en train de démanteler l'industrie automobile, qui était le coeur de l'industrie américaine. Ca ne dérange pas tant que ça les propriétaires, qui peuvent fabriquer ailleurs pour moins cher. Et avec moins de contraintes environnementales. Et cela ne dérange pas non plus Wall Street qui a le gouvernement et le Congrès dans sa poche depuis la financiarisation de l'économie. Mais on démantèle alors que l'on a vraiment besoin de ces emplois. Ces ouvriers maîtrisent l'acier et nous en avons besoin pour créer des transports ferroviaires rapides et mettre un terme à notre dépendance abusive envers les matières fossiles. Mais que fait-on ? Notre ministre des Transports se rend en France, en Allemagne et en Espagne, pour acheter avec l'argent des contribuables des trains à grande vitesse ! Pendant ce temps-là, on démantèle les capacités de production qui nous permettraient de le faire nous-mêmes. Ce faisant, on détruit la force de travail de communautés entières. Evidemment, les travailleurs pourraient chercher à prendre leur destin en main et produire ce dont nous avons besoin. Ils ne le font pas, non pas pour des raisons économiques, mais pour des raisons sociales. Il n'y a pas de mouvement en ce sens.
Vous critiquez donc l'apathie des ouvriers ?
Ce n'est pas de l'apathie, c'est du désespoir. Ils ne sont pas apathiques, ils sont au contraire très sensibles à ces questions, mais ils ne savent pas quoi faire. Après la Seconde Guerre mondiale, la classe d'affaires a endoctriné la société sur l'américanisme. Celui-ci a tout emporté... les ouvriers, les églises, les écoles, les clubs sportifs, le gouvernement. Les syndicats, les partis politiques ont été éliminés. Il n'y a plus qu'un seul parti, celui des affaires, avec deux factions. C'est donc très différent des années 1930, lorsqu'on pensait qu'on pouvait réformer l'économie.
Pensez-vous que nous sommes en train de rater une occasion de réformer le capitalisme ?
Vous savez, on dit que les Etats-Unis sont le pays du marché libre, celui du capitalisme, et pourtant il repose fondamentalement sur le secteur public. Vous utilisez un ordinateur, Internet, vous prenez un avion, tout cela a été financé par l'Etat. Regardez où nous nous trouvons en ce moment : toutes les technologies du MIT ont été financées par le Pentagone avant d'être passées au secteur privé pour en faire du profit.
Dans cette crise, les régulateurs ont-ils joué leur rôle ?
Le détonateur a été la crise des crédits " subprime " et des instruments financiers complexes. Que faisait la Réserve fédérale ? Elle n'a pas remarqué que les prix des maisons s'envolaient plus que de raison ? Alan Greenspan opérait sur la base d'une croyance religieuse fondamentaliste qui est que le marché est efficace. Ce principe n'a aucune réalité empirique mais il a beaucoup de valeur pour les riches. Les prix étaient devenus extravagants. Les régulateurs n'ont pas pris leurs responsabilités et n'ont pas surveillé des instruments financiers complexes qui rendaient le risque incompréhensible. Ceux qui ont tiré le signal d'alarme se sont fait tirer dessus par les économistes les plus en vue. C'est d'ailleurs à ces derniers qu'Obama a fait appel pour panser les plaies de la crise. Si quelqu'un regarde ça de Mars, il doit s'évanouir de rire ! Malheureusement, cela n'a rien de drôle.
Qu'est ce qui peut changer ?
La financiarisation de l'économie, l'idéologie fanatique de l'efficacité des marchés et le pouvoir croissant du secteur financier ont précipité la crise. Mais je ne crois pas que les choses vont changer. L'industrie financière va sortir plus concentrée, avec quelques dégâts sociaux. Au lieu d'avoir 10 banques trop importantes pour faillir, on en aura deux. Mais le système demeure le même. Le gouvernement continue de les protéger, cela crée des incitations perverses et ils s'en sortent plus puissants que jamais. Ce qui n'est pas une surprise puisqu'ils décident des programmes politiques.
Que pensez-vous des différents sauvetages opérés par le gouvernement ?
Vous savez, les sauvetages sont routiniers et se font sous différentes formes. Les achats publics, par exemple, sont une forme d'aide. La recherche fondamentale subventionnée en est une autre.
Oui, mais que pensez-vous du sauvetage des banques, de la polémique sur les bonus provoquée par les sommes mises par Goldman Sachs pour les payer à ses banquiers ?
Il n'y a rien d'autre à attendre de Goldman Sachs. Ils veulent accroître leurs profits et s'organisent pour cela. A l'Ouest, quand on parle de la crise, on fait référence à la crise financière, mais c'est loin d'être la pire des crises dans le monde. La famine est bien pire. Plus de 1 milliard d'individus n'ont pas assez à manger et l'aide humanitaire diminue parce que les donations se tarissent. Alors, oui, on sauve les banques. Mais le choix des priorités est sidérant.
Une très grande partie de l'économie américaine repose sur la consommation des ménages. Est-ce que la crise peut faire changer cela ?
Oh, ce n'est pas seulement la consommation. C'est aussi la dette. Environ 70 % du PNB viennent de la consommation des ménages et tout cela est alimenté par un niveau de dette sans précédent. Qu'il s'agisse de la dette des ménages, des entreprises ou de l'Etat. Tout cela découle de la financiarisation de notre société. Dans les années 1970, le secteur financier représentait à peine quelques points du PNB, il en fait probablement plus d'un tiers désormais. Et cela s'accompagne d'un énorme pouvoir politique.
Mais on voit bien que le comportement des Américains est en train de se modifier, ils épargnent davantage...
Les gens épargnent plus, il y a un changement, mais l'économie ne peut pas le tolérer si son moteur est la consommation. Elle la suscite et les gens y sont poussés par cette propagande massive que sont la publicité et le marketing. C'est une façon de contrôler les personnes. En les contraignant à s'intéresser aux choses superficielles de la vie. Tout cela contribue à créer un sentiment de désespoir et d'aliénation. Lors de la dernière élection, 98 % des personnes titulaires d'un siège ont été réélues au Congrès. C'est un chiffre choquant quand on sait que le niveau d'approbation du Congrès ne dépasse pas 15 %. C'est l'une des multiples indications de la dépolitisation de notre société. Cela se voit aussi dans le débat sur la santé. Il y a une façon simple d'agir, c'est d'autoriser le gouvernement, comme partout ailleurs dans le reste du monde, à négocier les prix des médicaments. C'est illégal aux Etats-Unis, une loi l'interdit. Et le sujet n'est même pas sur la table aujourd'hui !
L'administration Obama, qui justement essaie de réformer l'assurance-santé, ne vous donne aucune raison d'espérer ?
Regardez qui l'a financé ! Il a eu plus de contributions des milieux financiers que McCain ! Ses réformes sont douces, et elles laissent les compagnies d'assurances contrôler la situation. L'idée d'une assurance publique ne passera jamais. Les laboratoires expliquent qu'ils ont besoin de faire des profits géants pour financer leur recherche mais la recherche fondamentale est faite sur les fonds publics, les laboratoires font surtout du développement. Tous ces sujets ne sont même pas discutés.
PROPOS RECUEILLIS PAR VIRGINIE ROBERT (À BOSTON)
Son parcours
Né à Philadelphie, il y a quatre-vingts ans, Noam Chomsky est un des dix universitaires les plus cités dans le monde. Fondateur de la grammaire générative, ses recherches ont joué un rôle crucial dans la " révolution cognitive ", qui rapproche le fonctionnement de l'esprit de celui d'une machine de traitement de l'information. A la manière d'un Sartre en France, il a mis son immense notoriété au service de combats qui le situent du côté de l'extrême-gauche. Lorsqu'on le rencontre dans son bureau encombré de livres au MIT, dans un immeuble multiformes dessiné par Frank Gerhy, cet infatigable militant paraît apaisé, tranquille, bienveillant. Jusqu'à ce qu'il se mette à parler. Adversaire patenté de George Bush, cet intellectuel de gauche ne ménage pas pour autant ses piques contre Barack Obama, parce que ce dernier ne bousculera pas l'ordre établi que l'éminent linguiste condamne de toutes ses forces. Polémiste vigoureux, critique acerbe de la politique extérieure américaine, il porte un oeil sans complaisance sur la crise actuelle. Celle-ci ne changera rien parce que le pouvoir reste à la botte des financiers, explique-t-il. Il décrit le prolétariat américain dans une situation de désespoir, incapable de s'organiser pour lutter contre les puissances de l'argent.
23:30 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : chomsky, actualité, monde, crise, politique
24.08.2009
Frelon asiatique : et le voilà en France..
La mondialisation avait déjà permis aux rats, doryphores et autres d'arriver par les bateaux ou avions, et bien voilà les Frelons Asiatiques qui arrivent en France et tuent les abeilles... Mais il semble qu'elles se défendent malgré tout ...
Un autre reportage
Abeilles et Frelon Asiatique - GDSA
envoyé par Authentiques34. - Découvrez des webcam de personnalités du monde entier.
18:26 Publié dans Ecologie | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : écologie, environnement, frelon, actualité
23.08.2009
Nîmes 2009 : journées d'été des Verts et d'Europe Ecologie

Cette année c'est à Nîmes que les journées d'été des Verts et, pour la première fois, d'Europe Ecologie se sont tenues. C'est donc sous un climat plein de chaleur (32 à 40 °c !!) que nous avons débattu, parlé, swingué et milité. En prime : des tonnes de chaleur humaine !
Je ne vais pas ici faire un résumé de tout, ce serait idiot et inutile, mais faire un bilan de ce que j'ai ressenti.
Commençons par l'OPNI (Objet Politique Non Identifié) qu'est Europe Ecologie. Ce que je disais (qu'il ne survivrait pas en l'état) après (ou pour) les régionales se confirme. La forme actuelle n'est pas totalement adaptée à un enjeu national et c'est donc tout naturellement que la théorie du phoenix lui est appliquée : meurt de son combat passé pour mieux renaître. Oui mais renaître sous quelle forme ? A priori celle d'un "parti réseau". Intéressante notion, car cela manque dans le paysage politique français.
Disons le tout de go, j'ai été très critique sur Europe Ecologie, et le reste sur certains points. Mais l'espace qui vient de se créer me semble intéressant (d'autant plus qu'il est, à ce jour, le seul où les choses bougent). Je compte donc y prendre "ma place" (façon de parler) pour voir vers quoi tout cela évolue. Car nous ne sommes pas à l'abri, malgré tout, de dérapage du type cooptation des têtes des listes, manque de transparence et manque de démocratie. Mais je crois qu'il est temps que les acteurs non verts se bougent un peu plus pour obtenir tout cela aussi...
L'OPNI est donc en devenir, c'est donc à suivre...
Sinon, des plénières furent intéressantes. Celle qui tentait de faire un arc large sur ce que peuvent être les valeurs de Europe Ecollogie (annimée par Edwy Plénel) fut forte en positions / convictions. Christiane Taubira y fut excellente, tout comme Cécile Duflot (surtout pour rattraper la énième assiette Modem lancée en l'air, maladroitement selon certain, pour avoir un article dans les journaux selon moi et d'autres, par Daniel Cohn Bendit) et Emmanuelle Cosse. Bon, ok, n'oublions pas les messieurs. Yannick Jadot en as surpris plus d'un sur son déterminisme et son "autonomisme" (mais je ne peux m'empêcher de penser qu'il construit pour 2012, malgré tout...son site étant déjà réservé, mais c'est le propre du politique... ), pour le reste, ce fut un peu plan plan quand même messieurs ...
La plus surprenante fut celle de clôture, réellement fabuleuse et pleine de sens sur ce qu'est l'écologie politique, ses valeurs, ses fondements, ses doutes aussi (car ce n'est pas un dogme). Des intervenants de très grande qualité : Yves Cochet, Geneviève Decrop, Alain Lipietz, Patrick Viveret, Jean Paul Besset et le tout annimé par Cécile Duflot (brillamment). Il est bon de voir une plénière de ce niveau, posant clairement les bases de l'écologie politique comme politique de civilisation (dès que je peux trouver le Podcast, je le mets en ligne, sinon allez voir sur le site des JDE)
A noter, tout de même, que la plupart des plénières manquent de temps de débat réel avec la salle, ce qui aurait permis, par exemple dans le cas de l'invitation de Véolia et Eurst and Young, l'expression des tous face aux acteurs invités.
Ce furent donc trois belles et intenses journées où l'écologie politique a su se retrouver (pas dans sa globalité, mais autour de l'appel Europe Ecologie pour le moins) et partager.
Reste maintenant à solidifier tout cela, à fixer des valeurs, à poser un réel socle commun et, comme le disait Yves Cochet, à être certain que nous partageons tous le même constat.
Pour finir, je souligne le fait que ces journées ont été l'occasion de belles rencontres, et je salue ici ceux qui se seront reconnus...
15:09 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (15) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, actualité, environnement, écologie, verts, europe ecologie
18.08.2009
Un peu de musique pour cet été...
Bien, c'est l'été, il fait chaud, et les "tubes de l'été" raisonnent dans les radios...
J'ai eu envie de vous faire "découvrir" ou écouter quelques autres sons, des choses que nous entendons pas ailleurs, ou peu...
Nous commençons par Kwal et son magnifique "Là où j'habite" (procurez vous ses deux albums !!!)
Continuons avec "Hurle Vent" et son album concept de "La fille d'Octobre", juste magnifique.
Et pourquoi cesser ici le voyage dans l'autre monde des chansons que personne ne connaît ou presque ? Imaginez un groupe islandais, qui d'un coup vous fait planer au delà du raisonnable ? Amiina ...
Les chemins de traverse qui nous entraînent parfois si loin que nos coeurs ne savent comment apprécier, nous le prenons chaque jour pour mieux vivre. La musique adoucie les coeurs, dit on. Espérons que ce voyage aide à cela...
Et là, au détour d'un monde, d'un passage, la musique nous ramène à nos origines, au coeur du monde... A. R. Rahman...
Et parfois... Au détour d'un sentiment.... Tiamat...
La rage prend aussi, et une prière à la terre mère émerge.... Pour rappeler qu'elle n'est pas à vendre... Kenny Arkana...
Merci à tous ceux qui, en croisant ma route, m'ont offert la richesse de leur présence et la joie du partage de "leurs musiques"...
Je termine sur un grand, oublié malheureusement, et qui manque... Klaus Nomi...
13:27 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : musique, actualité, été
15.08.2009
CPNT / MPF ... UMP

Au moins cela à le mérite de la clareté : il ne manque plus que le FN pour que la famille soit au complet ! Il paraîtrait que je serais mauvaise langue de dire que la droite se fascise... Ha ? Parce que les idées de De Villier et Nihous c'est du progressisme ?
Bref, c'est une nouvelle inquiétante pour la suite (une UMP unie et forte, déterminée, et qui veut créer un bipartisme) mais qui ne peut que nous éclairer sur le visage de ce mouvement : en avant toute pour un retour en arrière !
17:24 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, actualité, rassemblement, droite, gauche
10.08.2009
L'industrie de l'Holocauste; Norman G. Finkelstein

Cette thèse, bien qu'appuyée par des exemples précis, semble fondée sur certains points (surtout du point de vue légaliste américain et de la vive protestation de certains survivants envers ceux qui s'autoproclament leurs défenseurs).
Par contre, je suis un peu plus dubitatif sur certaines thèses secondaires apportées par l'auteur, qui semblent plus reposer sur du ressenti, voire de l'interprétation personnelle et cela manque de preuves tangibles.
Ce livre est intéressant par l'aspect vénal de certains, mis brillamment en avant, et par le côté dérangeant de son argumentaire sur la hiérarchisation des mémoires. Mais il a malheureusement un défaut, celui de perdre le lecteur dans des disgressions secondaires qui reposent sur du règlement de compte parfois.
A lire car la polémique est parfois bonne à connaître.
17:13 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : histoire, livre, témoignage
05.08.2009
De la taxe carbone, suite et fin, non mais !
Bon sang de bois, je crois que parfois il me faut écrire comme un âne pour être compris...
Alors je vais clarifier les choses : JE NE SUIS PAS CONTRE LE PRINCIPE D'UNE TAXE CARBONE.
Mais je suis CONTRE LA POLITIQUE MENNEE EN CE MOMENT, PAR CE GOUVERNEMENT, Y COMPRIS AU NOM DE L'ECOLOGIE.
Bon là j'espère que c'est plus clair..
Car soyons logique : ce n'est pas l'impôt ou la taxe qui change les choses ou les mentalités, ce sont bien les politique publiques mennées ensuite grâce à cette taxe.
Donc ok pour une taxe carbone, mais dans les conditions logique de tout progressisme : redistribution, aide et logique de lutte contre les lobbies. Sans quoi...
En espérant qu'enfin ce message m'évitera les mails d'insultes et les SMS du même genre... A bon entendeur...
17:11 Publié dans Ecologie | Lien permanent | Commentaires (21) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité, écologie, monde, environnement, taxe, taxe carbone



