31.03.2009

La valeur de l’homme…

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Le gouvernement vient de pondre une sorte de décret fanfare. Il devrait limiter les abus des dirigeants d’entreprises aidées sur les stocks options. Soyons clair : ce décret de sert à rien, si ce n’est à laisser croire au quidam de base que l’état s’occupe des grand patrons…

Le problème, c’est qu’à focaliser sur ce problème (bien qu’immoral) tout est mis en œuvre pour que nous oublions le reste.

Ainsi, le G20 peut il se passer de réformer le système mais simplement sauver l’existant. C'est-à-dire faire perdurer la fracture entre riches et pauvres, la fracture entre pays riches et pays pauvres.

Mais interrogeons nous : quelle valeur donnons-nous à l’être humain ?

Dans ce monde, nous admettons qu’un homme puisse vivre avec moins d’un dollar par jour. Oui nous l’admettons car nos modes de vies sont la conséquence de leur souffrance. Pour parfaire notre volonté de douceur de vivre, nous acceptons de façon tacite que d’autres crèvent.

Quand nous acceptons qu’un joueur de foot gagne plusieurs fois le salaire de la vie complète d’une personne moyenne, quand nous acceptons la même chose d’un acteur, quand nous acceptons que nos dirigeants touchent des millions, nous baissons la tête.

Dans un délire de « désir ostentatoire » nous refusons d’abolir les privilèges des riches ! Pourquoi ? Parce que dans une sorte de course effrénée à la bêtise et au paraître nous rêvons majoritairement d’être un jour « comme eux ». Au lieu de cherche la valeur humaine, nous cherchons la valeur monétaire. Réduisant au plus simple des choix toute vie : avoir ou disparaître.

Quelle tristesse quand même. Imaginez que nous osions dire un jour « votre enfant ne rapporte pas assez ». Beaucoup seraient offensés d’entendre cela. Et pourtant, c’est ce que nous faisons ! Planifiant les études qu’il faudra qu’ils fassent, pensant à la rentabilité et à la « place » que cela va lui donner, nous enfermons nos propres enfants dans le « tu vaux tant mon chéri ». Oui c’est fait, même l’inimaginable est arrivé : nous rentabilisons nos vies.

Alors bien sur, nous pouvons cracher sur les excès de quelques patrons, mais continuer à faire comme si nos propres choix n’avaient pas d’impacts sur la vie des autres. Et surtout celle des plus pauvres. Continuer à faire tomber des micro privilèges et avoir l’impression d’une révolution.

Mais interrogeons nous plutôt sur des fondamentaux : pourquoi gagner plus de quatre fois le smic ? Qu’est ce que cela apporte ? Une personne est elle ce qu’elle possède ou sa capacité à donner d’elle-même ? La valeur marchande d’une personne la rend elle supérieure à une autre ? Ou est ce nous qui lui attribuons ce rôle ?

Si nous continuons à faire comme si l’ostentation avait un sens, comme si le paraître devait prévaloir sur l’être, nous ne vaudrons jamais mieux que ceux que nous fustigeons.

Merci de m’avoir lu, et je vous signale un texte sur ce sujet de Jean Philippe que j’ai trouvé excellent.

30.03.2009

Les 3 Royaumes; John Woo

 

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Le nouveau film de John Woo revient aux sources du cinéma chinois. Il raconte l'une des plus importante guerre pour la Chine : celle de la partition. Et l'une des plus grande bataille : celle de la falaise rouge.

Filmé avec maëstria, interprété de façon étonnante et convaincante, le film est un bijou visuel. Un petit bémol : il a été raccourci (2h30) pour le marché américain et européen (initialement le film fait pas loin de 4h00). Je pense que l'on y perd en intensité du coup.

L'histoire est malgré cela passionnante à suivre et la morale loin des clichés. Vraiment une bonne surprise.

La musique est fantastique, tout comme les effets spéciaux. A noter que dans la VO, la traduction semble avoir fait l'objet de soins très méticuleux.

A voir pour les fans de film épiques !

 

 

28.03.2009

Hésitation (Eclipse); Stephenie Meyer

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Troisième tome de la saga "Twilight", Hésitation (Éclipse) est un assez bon livre. Un peu en deça des deux premiers (du fait d'une élypse narrative un peu longue au milieu du bouquin) mais intense à la fin !

L'histoire continue de plus belle pour Bella Swan, amoureuse plus que jamais de son vampire Edward Cullen mais... troublée par Jacob Black, le canin... Ajoutons une tueuse maniaque et des interrogations sur un avenir mortel, il y a de quoi faire un bonne histoire. Ce que parvient parfaitement à faire Stephenie Meyer.Tout en n'en faisant pas des tonnes dans le pathos, elle parvient à nous captiver sur les doutes de Bella, sans pour autant les rendre enfantins. Bella mûrit, doit faire des choix, parfois (souvent) douloureux et c'est tout cela que nous traversons avec elle.

Moins pudibond que les premiers livres, il semble que l'auteure se soit un peu décidée à franchir (bien gentiment tout de même) les limites qu'elle s'imposait.

Le style est toujours très agréable et clair.

Le livre annonce un quatrième tome en appothéose. Et un point de vue différent par les yeux de Jacob.

Et bien je vais de ce pas le commencer !

25.03.2009

L’écologie politique à l’heure de la dérive sécuritaire…

 

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Voilà un titre bien ronflant n’est ce pas ? Je ne le nierais pas, c’était une envie de faire sérieux deux minutes.

Pourquoi ce questionnement ? Parce qu’un ami m’a dit « Mais tu sais, l’écologie c’est bien mais à l’heure de la crise, des violences qui augmentent, ça ne sert à rien d’autre qu’a faire plaisir aux bobos ». Bon, voilà… Et si nous grattions un peu les choses maintenant ?

La cause des violences serait elle génétique ?

Nous sommes en droit de nous poser la question tant il semble pour le pouvoir actuel (comme pour une partie de la gauche) que la violence sortirait d’une sorte de génération spontanée. Elle n’aurait pas de causes profondes. Ainsi les bandes s’agrègeraient elles comme les mouches autour d’une déjection canine. Sans autre but que d’être ensemble pour « foutre la merde ».

Et pourtant, c’est nier en grande largeur un fait tout simple : les violences ne sont que le fruit pourri de notre société et de nos choix. En créant des ghettos et des zones de forte pauvreté, il ne fallait pas s’attendre à ce que les « gentils exclus » restent sans rien faire, dociles.

Croire que nous pouvons continuer à mener une politique de déshumanisation et de désillusions cruelles et ne pas avoir en retour un excès de violence est soit faire preuve d’un optimisme béat proche de la contemplation mystique, soit d’une mauvaise foi évidente.

La violence qui explose aujourd’hui par moment n’est que le symptôme d’une société elle-même violente. Elle n’est que le visage lacéré que nous avons du mal à regarder en face d’un individualisme forcené, couplé à une rivalité constante entre les individus. Paraître pour exister, posséder pour être. Le diptyque maudit d’une société capitaliste d’accumulation. Où comment ne réduire l’homme qu’a l’expression d’un chiffre : celui de son compte en banque.

D'accord, c’est bien joli, mais l’écologie dans tout cela ?

Déjà, commençons par présenter une chose : l’écologie politique et son socle. De Gorz à Illich en passant par Dumont et d’autres, l’écologie politique à toujours comme base une émancipation de l’humain non en le mettant à la tête de tout, ni au centre de tout mais au sein d'un tout. L’interaction avec son environnement est rétablie non pas en tant que dominant à forte propension destructrice, mais en tant qu’interaction totale, c'est-à-dire que si l’homme détruit son environnement, il se détruit lui-même.

De plus, l’écologie politique est une sortie de l’économisme et du productivisme. En repensant les besoins et le progrès, elle met à mal le système de spéculation et d’accumulation proposé par le capitalisme. Des penseurs comme Illich, Ellul, Gorz, Bookchin, ont apporté beaucoup à cette pensée. Produire pour les besoins mais aussi définir les besoins collectivement. Partager plutôt que posséder. Oublier l’idée de propriété unique au profit de communauté de bien. Avancer vers la gratuité, le don. Ne pas s’arrêter à ce que l’autre peut offrir pour offrir en retour mais globaliser cela de façon à voir ce que chacun offre à tous.

Loin du cliché d’une idéologie « fascisante », que les médias commencent à (re)sortir de leur boite pour décrédibiliser ce qui irait contre le système dominant, l’écologie politique ne peut se concevoir sans l’apport de tous. Sans la mise en place d’une réelle politisation de la société, et donc d’une vraie démocratie directe. Cela à un coût : celui de voir disparaître petit à petit ceux qui se font élire pour nous « représenter » au profit d’une « intelligence collective ». N’est ce pas au fond ce qui fait le plus peur aux « barons autoproclamés voix du peuple » ? Ne serait ce pas là ce qui a fait abandonner l’idée même de l’application de l’écologie politique au profit d’un pragmatisme développementiste durable mal venu ? Certains vont me rétorquer que cela est la forme la plus poussée de l’écologie politique, celle qui serait l’ultime frontière. Peut être, et alors ? Et oui, pour parfaire l’exactitude, certains voient cela plus dans le terme « d’écologie solidaire ».

En prime, l’écologie politique est porteuse d’une révision des échelles. Basée sur l’échange et non sur le marchandage, elle ouvre la voie de la mise à mal du système (néo)colonial, du racisme, de l’idiotie des nations et des frontières. Elle est l’addition des peuples et non la division. Elle offre une vision d’échange d’égal à égal (non pas en valeur de mais en apport collectif). En favorisant le local (non pas dans le sens du repli sur soi, mais bien dans celui de la facilité des échanges, qui sont plus simples en local au départ) et en articulant cela avec l’ouverture au monde, l’écologie politique porte en elle la graine d’une réelle mise en application du « Agir local, penser global ». Seul moyen viable de sortir d’une situation d’exclusive des pays riches envers les pays pauvres. Et des riches contre les pauvres.

Comprenez-moi bien : il n’est nullement question d’une forme d’ostracisme. Au contraire : les échanges devront se faire entre les groupes, non au profit de, mais parce que certains apporteront des compétences à d’autres et inversement. Il n’y a pas de volonté d’hégémonie dans un monde où les besoins sont clairement définis et où l’économie est au service de l’homme, redevenue le moyen qu’elle n’aurait jamais du cesser d’être.

C’est tout cela et bien plus (je ne suis pas en pleine rédaction d’un panégyrique mais d’une réponse à une affirmation tenant en une phrase) que l’écologie politique porte. Elle est la porte d’entrée d’une transformation globale de la société, vers une société plus démocratique, plus humaine, plus vivable et plus juste. Elle est porteuse d’une idée simple, celle de pouvoir construire ensemble un futur.

D'accord, mais les violences …


Il est difficile pour beaucoup de faire le lien entre l’acte (la violence) et la cause profonde de l’acte (la société). Tout est pourtant lié : c’est là la force d’une vision écologiste des choses. L’écologie politique est loin de l’environnementalisme bobo qui consiste à changer le monde en fermant son robinet quand il se lave les dents et à éteindre les lumières en sortant (même si ces gestes ont leurs utilités). Elle prend la société dans son ensemble et cherche à comprendre en quoi tout est lié, et donc en quoi nous ne pouvons résoudre un problème dans un changement fondamental de société.

L’idée de miser sur du cent pour cent répressif est contre-productif. Cela revient à tenter de vider la mer avec une petite cuillère. Si nous ne  nous penchons pas sur les causes, nous pratiquons une politique de l’autruche, voir de la peur.

Voilà en quoi l’écologie politique, et non l’environnementalisme, est une réponse claire et efficace contre les violences et même contre la crise. Elle est porteuse du seul moyen d’éradiquer ces dernières : un monde plus égalitaire.

24.03.2009

Statistiques ethniques :de l’art d’agiter un chiffon rouge…pour ne rien faire.

 

 

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Avec son idée de statistiques ethniques, le préposé à l’égalité des chances (ne riez pas) Yazig Sabeg relance un débat qui va être long, où beaucoup vont brailler dans les deux camps mais qui va surtout, en cette période sociale chargée, servir d’écran de fumée.

Je vous le dis tout de suite, je suis contre ce type de mesures. Pas parce qu’elle serait contre un universalisme, mais parce qu’elles ne résolvent rien. Croire que parce que l’on va pouvoir savoir combien les noirs, arabes, chinois, handicapés… Sont discriminé va permettre de changer quoique ce soit (les exemples sont pris car on parle, parait-il, des discriminations liées au visible) est une pure fumisterie.

Une preuve simple : aujourd’hui 50 % de la population est discriminée. Ce sont les femmes. Nul besoin de « statistiques communautaires » pour voir qu’elles sont moins bien payées que les hommes, qu’elles font double journée dans la majeur partie des cas (travail + maison) et que ce sont les plus touchées par les emplois précaires. Pourtant les statistiques sont faites depuis plus de 30 ans. Et la situation a-t-elle changée ? Non.

Pour une raison simple : le fait de mesurer sert souvent de cache sexe à l’inaction. Et oui ! Car quand on a des chiffres, on se cache derrière. Cela permet aux politiques de dire « oui, nous savons et c’est dramatique ». Mais point d’action.

Les banlieues ont déjà leurs statistiques. Et c’est accablant dans les résultats : chômage plus fort qu’ailleurs, difficultés d’apprentissages dans les écoles, etc...

Et on ne fait rien ! Où plutôt on essaie de donner l’impression de faire quelque chose tout en ne faisant surtout rien. N’allons pas abaisser les privilèges de quelques uns au profit des autres…

La première des discriminations est celle de l’argent. Voir augmenter chaque jour la différence entre riches et pauvres entraîne la suite. Non que d’autres n’existent pas et ne soit pas à combattre, mais elles s’accumulent. On est plus souvent pauvre, noire et femme que riche, homme et blanc. Comprenez moi bien : je ne suis pas en train de dire qu’il faudrait tout axer sur l’argent, au contraire, mais qu’il faut revoir notre société de façon plus large que par de la « proportionnelle légale » ou des choses comme cela.

Commençons par cesser les différentialismes de base : quand j’entends « immigré de la troisième génération » par exemple, y compris dans la bouche de gens de gauche, ça me défrise. L’immigration serait héréditaire ? On hériterait donc du statut de l’immigré. Ce sont des français discriminés. Point. De la même façon les blagues sexistes pullulent encore. Etc…

La non discrimination ne doit pas être adossée à une forme de légalisation d’elle-même. Comme pour le handicape, où l’on fait payer des amendes pour avoir la droit de ne rien faire. Demain va-t-on voir l’amende parce que pas assez d’arabes ? De noirs ? Etc... Ce type de réaction entrainerait inévitablement un classement des bonnes et des mauvaises différentiations. Ce qui au lieu de voir disparaitre les discriminations aurait comme premier effet de voir apparaitre de … nouvelles discriminations ! Cercles vicieux d’office ! Car quand on aura la mesure pour les femmes noires, il manquera la mesure pour les métisses, pour les arabes, etc… C’est sans fin !

Le constat n’a pas réellement besoin de statistiques. Il suffit de revenir à la base : la discrimination est interdite, point. Avoir le nombre ne permet pas de combattre ce qui au départ est individuel.

C’est à la base que nous devons jouer les choses : sur l’égalité des humains, quelques soient leurs couleurs de peau, handicapes, sexualités. C’est en commençant par revoir nos modes d’apprentissages à l’école (cessons de glorifier les conquêtes passées, osons parler des méfaits de la colonisation, de l’esclavage, etc… Redonnons une place à l’éducation sexuelle pour abolir l’effet de genre). Mais aussi en cessant le discours politiquement correct qui s’installe pour mieux cacher la misère. Non on ne refuse pas une place à « une personne de couleur » mais bien à un noir ou un arabe. Non on ne refuse pas une place « à une personne mal voyante » mais à un aveugle. Etc...

La police de la pensée douce, du politiquement correct, est l’arme de prédilection de ceux qui ne souhaitent rien changer. En atténuant les choses, ils pensent atténuer les peines. Mais c’est de la foutaise ! Du misérabilisme institutionnel.

La route sera longue vers une société plus égalitaire (et non équitable, comme on l’entend trop) et plus tolérante. Mais elle ne peut commencer par l’instauration d’un nouveau thermomètre, mais bien d’une nouvelle forme d’apprentissage de la vie.

23.03.2009

Un petit film qui vaut mille discours (CLOZED ZONE) / Youtube

Le réalisateur israélien Goodman a rapporté le drame humanitaire de Gaza dans un dessin animé.
Le film d'animation dépeint la lutte de survie d'un demi-million de Palestiniens fermés au monde extérieur.
Dans le film de 90 secondes « Zone fermée », il est relaté les efforts d'un héros pour quitter la région et les obstacles qu'il rencontre.
Réalisé pour une organisation d'aide soutenant la lutte pour la liberté des Palestiniens, le film met l'accent sur le désespoir des Palestiniens.
Le réalisateur Yoni Goodman relate qu'il a souhaité faire ressortir la dimension humanitaire en avant plan afin que les individus puissent voir la situation en vue de faire une réflexion pour assurer le changement de la situation.

Un petit air de déjà vu…

 

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Voilà que Benoit le 16ème nous refait le coup du préservatif maudit et de l’avortement inadmissible, même en cas thérapeutique. Et l’on voit les défenseurs de dogme s’offusquer de ses propos, dire qu’ils sont inadmissibles et « qu’ils ne représentent pas l’église moderne ». Attention, lisez bien ce que je dis : je ne parle pas ici des anticléricaux, dont je suis, ou des laïcs, mais de ceux qui sont clairement affichés comme catholiques mais s’offusquent..

Et que nous disent-ils ? Que Jean Paul le second était un bon pape mais que celui-ci laisse à désirer.

Vaste blague ! Doit-on leur rappeler que le précédent pape est celui qui a remis l’opus dei en odeur de sainteté ? Que les premiers pas vers les « extrémistes » de l’église était aussi déjà là ? Que Jean Paul le second était aussi un pourfendeur de Vatican II ? Mais bon, il a eu une période grabataire, et puis il a avait une bonne gueule alors on va tout lui pardonner à sa sainteté défunte… Pour plus d’information, lire le livre « Les nouveaux soldats du Pape ».

Alors Benoit le 16ème est-il si problématique que cela par rapport au dogme ? Non quand on y regarde à deux fois. Pourquoi ? Et bien parce que d’après le dogme de l’église catholique il est infaillible ! Comment une personne infaillible peut elle poser problème à ceux qui la vénère ? Choisir de s’afficher au sein de l’église catholique c’est en accepter le dogme : infaillibilité du pape, obligation de suivre les recommandations vaticanes. Selon la revue Golias (qui critique de l’intérieur le dogme) il est légitime de donner son opinion sur les propos du saint père. Oui, légitime surement… Mais pas très cohérent avec ce qu’est la religion catholique par essence.

Certains ont, il a y a bien longtemps, choisi de se défaire du pape : les protestants. Aujourd’hui on assiste à des croyants qui défendent leur église en… ne respectant pas le dogme premier de celle-ci… Cherchez la cohérence !

Bon je sais je force le trait, mon côté bouffeur de curés ressort parfois. Mais ça commence à me fatiguer de voir l’archaïsme devenir une norme au 21ème siècle….

 

21.03.2009

Ne pas avaler … n’importe quoi

Reçu par mail aujourd'hui, je tenais à partager ce texte avec vous. Je le trouve percutant et très prometteur pour lancer un débat d'idées.

Ne pas avaler … n’importe quoi

« Ces gens sont si fiers, si confiant, si joyeux. Parce qu’ils sont maitres de la rue, ils s’imaginent qu’ils sont maitres du monde. En réalité ,ils se trompent bel et bien. Il y a déjà derrière eux les secrétaires ,les permanents, les politiciens, et tous les sultans des temps modernes auxquels ils fraient la voie qui mène au pouvoir. » (Kafka)

On se retrouve donc en grève. Pour nous battre contre quoi ? Pour quoi faire ? Obtenir une amélioration de nos conditions d’asservissement, en échange de notre conformation aux exigences d’une Société absurde ? Pour quelques minutes hebdomadaires , quelques euros de plus, afin de regarder sur des machines à écran plat les chars écraser les enfants de Gaza et les rugbymen australiens aplatir notre paquet d’avants?

Car la machine électorale, elle aussi, a redémarré . Elle nous dit, à l’encre noire et même en rouge « qu’il faut que les patrons paient la crise » qu’il faut « sauver les emplois « relancer la machine économique » et refuser « la casse de l’école publique ».


Dire que les patrons doivent payer la crise , c’est aussi accepter d’avoir des patrons, accepter la violence des entreprises, les rythmes éreintants, les productions inutiles, les chefs harceleurs. C’est accepter l’ordre marchand. Devant cela, les banquiers , Sarko, les patrons doivent se payer … une bonne tranche de rire.

Défendre l’emploi : mais quels emplois ? Ceux où l’on fait n’importe quoi, sans pouvoir se poser de questions, ce n’importe quoi qui empoisonne les sols, l’eau, et l’air (industrie chimique, automobile, aéronautique, agriculture raisonnée), menace tout ce qui vit (armement, nucléaire, nanotechnologie), nous enferme et nous prépare des lendemains d’automates pucés et programmés, au nom bien sur du Progrès , de la Santé et de la Sécurité, voire de l’union sacrée pour le sauvetage de la planète ( biotechnologie, informatique, vidéosurveillance, RFID ).

Défendre l’école publique , c’est défendre l’une des institutions les plus efficaces de l’Etat capitaliste : créée pour préparer les masses à la dictature industrielle, pousser à la revanche contre le Boche et glorifier l’exploitation coloniale. L’école de la république a d’abord détruit les langues et cultures régionales, porteuses, selon elle, de l’ignorance crasse, de l’archaïsme le plus infâme et …d’une insupportable tendance à l’autonomie locale.

Elle a répandu comme la vérole sur le bas clergé , ses mythes et mensonges sur l’histoire de nos pays. Elle a fait régner l’esprit de soumission devant le maitre, le contremaitre, l’ingénieur, le savant, le patron, le banquier, le maire, le président. Elle instaure la compétition entre les enfants, les notes évaluations, fiches, (avec ou sans « bases élèves ») l’école de l’état est la plus active des polices.

Elle reproduit une « élite » ,grande ou petite , de l’ENA et Polytechnique à la simple école d’ingénieurs ou supérieure de commerce. Et cette élite mène parfaitement la barque, pour le compte des industriels et des actionnaires : droit dans le mur ou dans l’iceberg, si on veut bien se souvenir que grâce à eux la planète va nous faire bouillir. En même temps, elle consacre l’échec, la casse des cancres. Certes, des enseignants et autres s’efforcent de remettre en cause, en partie au moins, cette inféodation de l’institution scolaire au capital et à la machine mais avec quels résultats ?

Quelque part ( au Chiapas et ailleurs), les derniers Mohicans luttent sur leur bout de terre. Ils (elles) (re) construisent des modes de vie qui leurs sont chers, un habitat, des champs, leurs écoles et système de santé, leur pratique de la justice, de la démocratie, du travail communautaire, des échanges équitables sans Label, le partage gratuit des connaissances et le refus de la division du travail, la coordination et l’autogouvernement.

Ici également de nouveaux Mohicans se rencontrent, réfléchissent, préparent de nouvelles résistances, en dehors de l’Etat et du Dialogue Sociale. Ils refusent la propriété privée et l’aliénation galopante au service de la machine, ils font des jardins collectifs et travaillent à l’autonomie de la production des aliments, des habits, des maisons...

Ils cessent de déléguer tout ce qui nous importe : la solidarité sociale, l’éducation des enfants et la transmission des savoirs , l’entretien de la santé, le renouvellement jour après jour de l’immense et impérieux plaisir de vivre.

Déserter le système capitaliste, le boycotter, le saboter, inventer autre chose, n’est ni facile ni impensable. On peut en tout cas essayer Pour cela, il va falloir se parler, construire nous-mêmes, mettre nos cœurs à l’ouvrage.

Ce sera dur, mais bien plus exaltant que de refaire trente ans après avec le N.P.A le coup du programme commun de la gauche.

Un tract « récolté » lors de la manif du 19/ 03/ 09 à Toulouse
Via Radiozinzine Journal : L’Ire des Chênaies

Les Fatals Picards : "Le sens de la gravité"

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Et oui ! Vous ne rêvez pas mais les Fatals Picards sortent un nouvel album ! Et quel album ! Une vraie réussite ! Titre : "Le sens de la gravité"

Plus engagé que les précédents (mais toujours aussi drôle), plus professionnel aussi. Mais tellement bon !

Découvrez quelques titres ! Et achetez le parce que merde, c'est du bon et du lourd !

 

Commençons par le titre interdit par ... Johnny Halliday (qui n'a pas un brin d'humour). Il n'est pas sur l'album du coup mais... il est là :)

On continue avec un titre un peu grinçant sur les promos du coeur... heu.. les restos du coeur sur TF1

Pour mémoire le clip officiel des "Enfoirées 2009"

Un titre magnifique : "Canal Saint Martin"

Et un p'tit coup sur les JO en Chine ....

Et pour moi le titre qui justifie à lui tout seul l'achat de ce SUPER CD : "Le combat ordinaire"

Alors courrez l'acheter .... allez !

 

PS : pour mémoire, d'autres ont plus d'humour que Johnny ...

Faut il être végétarien ? Pour la santé et la planète; Claude Aubert et Nicolas Le Berre

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Voilà un livre des plus intéressant. Dressant un bilan de ce que nous mangeons, de l'impact que cela a sur nous et sur la planète.

Car, et c'est tout le but de ce bouquin, les auteurs nous démontrent que nos choix ne sont pas sans conséquences sur nous et sur l'avenir du monde.

Écrit avec un style clair, simple d'emploi par une vulgarisation saine, c'est un "précis du bien manger et vivre". Ce livre apporte beaucoup pour renforcer une démarche "écologique". De plus il est efficace pour maîtriser les bases et données de base lors des discours avec nos amis et familles sur le les produits laitiers, la viande, etc... Le livre balaie beaucoup d'idées reçues.

Offrez le aux septiques, offrez le vous pour conforter vos impressions.

Et non je ne vous donnerais pas la réponse :)

PS : de très bonnes recettes en fin d'ouvrage.

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