29.11.2008
Aide toi, le ciel t'aidera

Voilà un film solaire, plein de vie et d'espoir réaliste. Un film comme on en fait trop peu. Pas mièvre, pas pathos, juste bien pensé, bien filmé, bien interprété.
Alors voilà, l'histoire est assez simple mais belle. C'est l'itinéraire d'une mère courage dans une cité, les Alouettes, ou la vie l'a propulsé. Entre la dérive de son fils, de sa fille et sa propre vie qui s'accélère... Mais elle a une devise "il y a toujours une solution".
Un très beau message, un film magnifique sur la vie, tout simplement.
Félicité Wouassi crève l'écran. Elle pote le film sans une seule fausse note, avec force et conviction. Epaulée par Claude Rich dans un rôle magnifique et ambiguë, elle transmet à tous émotion et force. Elle est une de nos plus grande actrices ! Le casting des enfants est aussi superbe.
Certaines critiques osent parler de "film de noirs pour les noirs". Quelle connerie ! C'est la une belle marque de racisme...
C'est juste une des meilleures réalisations du cinéma hexagonal de ces 10 dernières années.
Courrez le voir !
23:24 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, actualité, film, société
28.11.2008
Inde, par Caroline Fourest
Voici une analyse de Caroline Fourest des attentats en Inde, suivie d'un poème de Taslima Nasreen dont elle parle dans son billet.
21:20 Publié dans Monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politque, actualité, sarkozy, france, les verts
Pendons les enfants…

Je me souviens qu’en lisant Hugo ou Zola, je me posais cette question : « Mais serait ce possible qu’un jour on retourne vers ces conditions ? »
Aujourd’hui j’ai la réponse : c’est oui. La commission chargée de « repenser le droit pénal pour les mineurs » (Voir ICI) rend sont rapport le 3 décembre à Rachida Dati. Et que préconise-t-elle ? Que l’âge de la responsabilité pénale soit abaissée à 12 ans, que l’on supprime l’ordonnance sur le droit de l’enfant de 1945 et que l’on crée un « code de justice des mineurs ».
Bon ils oublient de dire que le conseil d’état, par une jurisprudence, reconnait que « les sanctions pénales ont une finalité éducative ». Ce qui revient à dire qu’enfermer en taule un enfant de 12 ans c’est…. L’éduquer ! Ne disait on pas cela du bagne et des maisons de correction ? C’est le retour à la bonne vieille méthode avilissante qui est en filigrane. Même si, nous promet on, on ne le fera entre 12 et 14 ans qu'en cas de ... crime. Dans un premier temps...
Mais au fait, une solution simple et efficace serait à proposer ! La pendaison publique ! Mais oui pourquoi se priver, après tout ? Comme on laisse entendre que l’éducatif ne sert à rien, pourquoi garder en vie ces petits êtres inutiles ? Je plaisante bien entendu, mais je m’attends de plus en plus à ce que ce soit l’étape suivante.
Enfermer de force les SDF, utiliser l’accusation de terrorisme contre la contradiction, enfermer les enfants en taule… Beau panel pour notre démocratie non ?
21:15 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politque, actualité, sarkozy, france, les verts
Vers un Tchernobyl français, Eric Ouzounian

Un très bon livre d'enquête. Sous couvert de l'anonymat, Eric Ouzoumian réussit à obtenir un témoignage précis de "Monsieur X", cadre haut placé de chez EDF. Et ce qu'il lui révèle fait froid dans le dos : la privatisation d'EDF et sa recherche du profit immédiat mettrait à mal la sécurité nucléaire.
Sans prendre partie, l'auteur dresse un panel autour d'une enquête rigoureuse, et nous laisse juge de ce que nous lisons. Par exemple, le scientisme échevelé de "Monsieur X" transparaît plusieurs fois dans le livre sans que l'auteur n'insiste, au contraire il contrebalance par une approche des anti nucléaires.
A lire pour comprendre.
21:00 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : écologie, environnement, monde, nucléaire, les verts
27.11.2008
L’esprit est il à l’Etat ?

Depuis quelques temps, nous voyons que la réforme de l’audiovisuel se fait dans la douleur. Entre inquiétude légitime des acteurs du secteur et cadeaux fait aux chaînes privées, il y a là de quoi ne pas être optimiste. Il suffit d’ailleurs de lire le « Canard Enchainé » de cette semaine pour voir jusqu’où va la connivence entre l’exécutif et les chaînes privées, surtout TF1.
C’est bien une mort programmée de l’audiovisuel français d’état à laquelle nous assistons.
Seulement voilà, ce fait n’est pas isolé. Car, dans sa chute, c’est toute la création qui va en prendre un coup. France Télévision, mais aussi les radios françaises et compagnies théâtrales d’état sont des piliers de la création artistique. Combien de films indépendants trouvent des financements via les subsides du secteur public ? Combien de pièce de théâtres se montent grâce à cela ? De documentaires ?
En s’attaquant au secteur public, Nicolas Sarkozy réalise son vieux fantasme : privatiser la culture.
C’est un fait, l’attaque sur l’esprit et le culturel est massif. Nous assistons déjà à la reprise en main par le privé de l’école, à la dégradation des programmes scolaires (regardez ce que l’on supprime, tout ce qui permet l’émancipation !). Aujourd’hui c’est vers une reprise en main de la télévision publique que nous allons (et la radio aussi au passage). Avec des directeurs nommés par l’exécutif directement. Ou comment assujettir à l’état encore et toujours. Sans parler de la mort des radios associatives et de luttes à cause du passage en numérique (http://radiosenlutte.free.fr/)
Vous ne rêvez pas : d’un côté l’école est de plus en plus contrôlée, de l’autre les médias le sont aussi de plus en plus. Soit par l’état oligarque directement, soit par ses amis (Bouygues, Lagardère). Les journaux sont aux ordres pour les plus grands tirages, tous dans les mains des « frères » de Nicolas. Et maintenant nous apprenons que l’état veux mettre en place des filtres obligatoires sur internet avec contrôle via le CSA (http://www.numerama.com/magazine/11415-F-Lefebvre-UMP-veu...). Encore une fois ils vont nous dire que c’est pour notre bien, pour protéger nos petites têtes blondes…
Sauf que non, c’est bien vers une police de la pensée, et une reprise en main de nos esprits que nous allons. Ou plutôt que nous continuons d’aller.
Regardons les choses en face : de plus en plus, l’accusation de « terrorisme » est employée à tord et à travers. Tout cela pour pouvoir mater la rébellion de certains face au système et octroyer des droits « spéciaux » (en fait spécieux) aux « forces de l’ordre ». Ils en parlent pour les caténaires des TGV, mais aussi récemment contre des acteurs de la défense du droit animal à Lyon (membre de Dignité Animale : http://www.dignite-animale.com/). 58 heures de garde à vue pour l’un d’eux, juste sur une simple supposition d’avoir pu, peut être, participer à un acte de vandalisme contre un laboratoire, acte revendiqué par le Front de Libération Animal (ALF)… Qui n’a pas de lien apparent avec Dignité Animale.
Quel lien avec le reste ? Et bien qui mieux qu’un état dont les médias sont dociles, passent en boucle l’idée que « ce sont des terroristes » sans aucunes analyses, peut se garantir d’avoir un pouvoir de plus ne plus absolu sur sa population ? La peur est le meilleur remède contre la réflexion. La non réflexion est la clef de la soumission.
C’est bien une politique délibérée, pensée comme telle, qui nous est aujourd’hui imposée. Pensée depuis des années, mise en place par la droite mais aussi par une certaine gauche (ne doit on pas l’importation de la doctrine néoconservatrice de « tolérance zéro », néologisme digne d’Orwell, à un ministre de l’intérieur sous Jospin, un certain Jean Pierre… http://www.homme-moderne.org/societe/socio/wacquant/monto...) , la reprise en main des esprits par une oligarchie dirigeante est plus que jamais une réalité.
Ouvrons les yeux, soyons nos propre guides, éteignons nos téléviseurs le plus souvent possible, lisons, résistons, soyons enfin des citoyens.
18:58 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité, politique, monde, écologie, syndicats, les verts
Guyane Française : la grande manifestation oubliée

Et oui, les médias de la métropole oublient d’en parler, mais, du fait de l’augmentation du prix de l’essence (qui atteint par endroit 1.77 € le litre) le département de la Guyane Française est bloqué par des manifestations monstres et des barrages filtrants depuis lundi.
L’idée serait aussi d’empêcher le décollage de la fusée Ariane le 10 décembre.
Comme toujours, et avec un mépris sans borne, nous n’en entendons pas parler dans nos JT. Le vieux réflexe des « sous hommes » est toujours bien présent. Pourquoi parler de ces « bons sauvages » après tout ?
Que demandent-ils ? Plus d’égalité avec la métropole, mais aussi des conditions décentes de vie. Est-ce trop demander sur le sol de France ?
Pour ceux que cela intéresse, quelques articles :
En tout cas, je suis de tout cœur avec eux !
18:53 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité, politique, monde, écologie, syndicats, les verts
26.11.2008
Entropia n°5 : trop d'utilité ?

Il est parfois difficile de s'extraire de l'utilitarisme dans lequel nous sommes collés par les médias, l'école, la pensée unique. Il y a un lien entre l'anti utilitarisme et la décroissance, mais aussi des point de divergence. C'est ce qu'explore ce numéro d'Entropia, et avec brio.
Accroche :
Tandis que s’étrécit le champ des possibles en partage, le trop excède en tout : trop d’injustices, trop d’insignifiances, trop de violences, de crises écologiques et de désastres sociaux… Cette situation ne serait-elle pas en relation paradoxale avec l’importance démesurée accordée à l’utilité ? L’utilitarisme est une doctrine – née en 1827 – selon laquelle l’utile est le principe de toutes les valeurs, dans le domaine de la connaissance comme dans celui de l’action. Cette peste moderne a conduit l’espèce humaine au bord du gouffre. Confondant le nécessaire et l’utile, elle ampute l’être humain des registres de la gratuité, de l’inutilité et de la sensibilité de la pensée qui sont pourtant les signes universels de sa singularité plurivoque. Elle mutile tous les rapports sociaux en les soumettant aux diktats de la marchandise. On peut avancer que, par nombre de ses aspects, l’idée de décroissance est née d’un sursaut de rébellion contre cet égarement. Depuis sa création, en 1981, le MAUSS – Mouvement Anti-utilitariste dans les Sciences Sociales – a exploré le terrain d’un anti-économisme effectif. Sans renier cette filiation parmi d’autres, l’objection de croissance a choisi de radicaliser l’analyse et de bouleverser l’offre théorique et politique face à une crise anthropologique sans précédent. La discussion de famille engagée entre ces deux mouvements d’idées se devait de devenir publique. Serait-ce, là, une autre façon d’oser ranimer le vieux débat entre réforme et révolution ?
18:58 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : livre, écologie, environnement, monde
L’écologie politique à l’ère de l’information, Jean Zin

Les livres sur l’écologie sont légions. Mais c’est souvent de l’environnementalisme bon teint, de l’écologie bourgeoise comme disent certains.
Avec Jean Zin, nous sommes très loin de cela. Nous touchons au contraire du doigt l’essence même de l’écologie politique (le terme est important). Une écologie de transformation radicale de la société, avec pour toile de fond la sauvegarde de la vie, tout simplement.
Loin d’être un livre donneur de leçon, c’est plus une boite à outils intellectuels qui nous est offert là. D’une réflexion sur l’écologie et ses différentes facettes, en passant par la définition de l’écologie révolutionnaire, pour continuer sur la présentation des prémisses d’un système de vie viable. Jean Zin offre là le panoptique idéal pour qui veut encore croire que notre système peut être dépassé, transformé et mis à mal.
Un livre pour apprendre, comprendre, approfondir et surtout reprendre le combat (d’idées).
18:54 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : livre, écologie, environnement, monde
25.11.2008
Journée sans achat 2008 : 29 novembre
Allez on n'oublie pas que le 29 Novembre 2008 c'est la journée internationale sans achats....
23:47 Publié dans Ecologie | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : écologie, environnement, politique, actualité, monde, les verts
1984, George Orwell
J'ai une sale habitude, celle de relire régulièrement les livres qui ont forgés ce que je suis. 1984 est de ceux là. Quand je l'ai lu pour la première fois en 1992, j'avais 15 ans. Je trouvais le livre beau, inquiétant, mais je me disais que la société décrite dans ce livre n'était pas prête d'arriver, que tout cela était une mise en garde mais qui ne donnerait rien d'autre que des frissons.
Quand j'ai relu le livre en 2002, j'ai pris conscience d'une chose : la société orwellienne était en train de se mettre en place : on dirigeait par la peur, la télévision était omniprésente..
Et je viens de le relire. Et il est clair que nous avons fait un pas de plus vers ce monde où une sorte de big bother domine, où la réflexion fait place à la peur, où l'intelligence est sanctionnée au profit des mécanismes. Et la nov'langue est là ! Développement Durable, Discrimination Positive, Croissance Négative... Nous en avons des exemples chaque jour sous les yeux ! Et la haine collective orchestrée chaque jour...
Alors croyez moi, lire Orwell est un moyen simple et efficace de ne plus fermer les yeux. A vos bouquins, et vite !
22:45 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : orwell, 1984, livre, litérature


