31.10.2008

Congrès des Verts : Espoir en actes

Après des jours et des jours de réflexion, après avoir lu toutes les motions d'orientation, après avoir fait la synthèse sur la démarche d'Utopia et moi même... J'ai décidé de signer et de voter pour la motion "Espoir en Actes". Vous trouverez son texte ici.

Pourquoi ?

Parce que c'est la seule motion qui parle d'autonomie des Verts, qui veut un vrai temps de l'écologie politique. Mais aussi parce qu'elle permettrait de prolonger le mandat de Cécile Duflot, qui, à mes yeux, a fait un excellent travail à la tête des Verts.

Parce qu'elle repose sur un triptique clair : elle est anti-productiviste, anti-libéral et anti-consumériste. Parce qu'elle propose des choses innovantes et claires :

Pour construire une alternative à la droite en 2012, ils profiteront des trois ans à venir pour faire avancer le débat avec la gauche, notamment sur la décroissance puisque tous les éléphants du PS barrissent qu’ils faut relancer la croissance.

Après juin 2009, une confédération ou « parlement » pérenne de l'écologie doit être institué avec les défenseurs de l'environnement, les décroissants, les militants de l'économie solidaire et des droits humains, les intellectuels en prise avec les évolutions de nos sociétés,
pour prolonger dans la réflexion et l'action concrète le rassemblement des européennes. Nous pensons d’ailleurs que l’actuel rassemblement devra s’élargir, en sont absents aujourd’hui les décroissants, beaucoup d'altermondialistes, et bien d’autres encore qui travaillent dans la
mouvance de l’écologie.


Des Assises de l’écologie, processus à la fois national et local, s'inscrivant dans la durée, doivent nous permettre de passer de l'utopie du rassemblement à sa réalisation. C’est aussi collectivement que nous devons nous pencher sur l’accueil des nouveaux adhérents et une
politique sérieuse de formation si nous souhaitons véritablement croître en effectif et garantir à des richesses différentes la transformation en une culture commune.

(issu du texte additif)

Donc voilà, mon choix est fait !

Hellboy II

Hellboy II The Golden Army Poster!.jpg

Je suis un fan de BD, et le premier Hellboy m'avait particulièrement plu. Et là, pour le second, c'est une vraie claque. Ne tournons pas autour du pot : on est à des années lumière du blockbuster habituel.

Guillermo Del Toro réussit le tour de force de faire un film visuellement hallucinant, avec un panel de "monstres" à faire pâlir la plus belle galerie des horreurs. Et puis le scénario, bien que simple, est superbement servi. L'idée que l'homme n'est pas pardonnable en filigrane est impressionnante pour un film américain. Point de "ils s'aiment alors ça va". Juste de l'esprit, de l'intériorité. Et de vrai moment de poésie pure (je vais dévoiler un bout de film, mais la mort de l'élémentaire de vie naturelle est un moment d'une beauté et d'une tristesse noire, tout comme la rencontre avec la mort en personne). Bien sur aussi de belles scènes d'action. Et tout cela sublimé par la musique de Danny Elfman!

On parle d'un Hellboy III pour clore la trilogie. J'ai hâte !

Et voici une interview du réalisateur qui en dit long.

« Le troisième film parle du choix le plus grand, la question la plus grande en faisant face à ce à quoi l’on est destiné, la fin des temps, Hellboy doit affronter cela » dit-il. « Le premier était la naissance de Hellboy, le second le choix à l’adolescence, et le troisième est la conséquence de ses choix une fois devenu adulte. Aussi, le troisième film aborde essentiellement le fait de faire face à son destin, si une telle chose existe, et prendre la décision ultime. On dit qu’à 40 ans, on se tourne vers son père. Ce n’est pas bon pour Hellboy » continue-t-il.

30.10.2008

Nos enfants nous accuseront, un film à ne pas louper !

Le 05 Novembre 2008 sort sur nos écrans un film à ne surtout pas louper : "Nos enfants nous accuseront". Parce que la prise de conscience commence par chacun de nous ! Courez le voir !

 

Retour sur les emplois aidés

 

20041029052929_CONNARD.jpgBon voilà j’ai reçu un mail ce matin me traitant de connard parce que j’osais dire que les emplois aidés n’étaient pas de gauche, et que c’était une mauvaise idée.

Alors je vais m’expliquer. Que ce soit sous Jospin, et encore plus aujourd’hui, le système des emplois aidés a été pensé en faveur du patronat et d’une baisse virtuelle du chômage.

En effet, en privilégiant les aides au niveau du SMIC et jusqu'à 1.6 fois le SMIC, c’est bien une paupérisation des salaires et un « tirage vers le bas » auquel nous assistons. Parce que, si pour avoir une exonération de « charges », il faut embaucher en dessous de la barre 1.6 SMIC, c’est ce que tout patron, en encore plus les plus financiers d’entre eux, fait. Du coup, même avec une forte qualification, les salariés se retrouvent paupérisés, et mis à mal.

Alors dans le mail, il y avait cette phrase sympathique : « et tu ferais quoi du con, hein ? ».

Ma réponse est assez simple. Je ferais l’inverse. Par exemple : pas d’aide avant 1.3 fois le SMIC.

A 1.3 fois, -50% de cotisations, à 1.6 fois -75%, à 1.9 fois -100 %. Ensuite une progressivité inversée : 2.2 fois -75% et ainsi de suite. Avec limitation de l’aide à 3 ans.

C’est une idée, un avis. Cela aurait pour effet de faire monter les salaires, au lieu de les baisser. Et entraînerait une « valorisation ».

Voilà en espérant avoir répondu à votre question, insultante certes, mais qui méritait éclaircissement. Et moi c'est monsieur connard, non mais !

29.10.2008

Emploi et petits pois…

h-20-1046863.JPGQu’il est « amusant » de voir un chef de l’Etat, Nicolas Sarkozy, tenter de faire du neuf avec du vieux…Et passer en force des idées bien droitières sans qu’aucun journaliste ne moufte…

Alors voilà, le fameux plan pour l’emploi de Sarkozy a été présenté mardi 28 octobre. C’était pompeux, fumeux, prophétique ! Et que je te demande que ça se passe mieux, et que j’exige des mesures autres sans les dénommer, et que je te fais de la génuflexion pour le saint dogme croissantiste…

Mais tout cela sonnait très faux. Faux cul même. Dépouillons quelques mesures.

La plus emblématique, c’est le retour des emplois aidés. Vous savez ces emplois pas cher pour le patronat, qui n’apporte pas grande qualification et permet de faire faire la même chose qu’un emploi bien payé à une personne sous payée. C’est une sacrée solution la paupérisation non ? Alors oui c’était une mesure de Jospin, et il parait qu’il faudrait applaudir parce que c’est de gauche. Non mais stop l’arnaque (comme dirait Julien Courbet) ! D’abord même sous Jospin cette mesure était autant de gauche que Barak Obama (et c’est pas peu dire), ensuite la version sarkosienne est encore plus pernicieuse : elle sera là pour « doper l’emploi », c'est-à-dire obliger les chômeurs à aller travailler, quelque soit l’emploi, selon la bonne formule « deux emplois refusés, les allocations sucrées ». Merveilleux non ? Comment offrir au patronat un boulevard pour paupériser, et faire plus pour moins cher…

Mais ça ne s’arrête pas là ! Car il l’a dit haut et fort : va falloir aller bosser, accepter n’importe quel emploi ! Et oui car la fusion ANPE ASSEDIC dans le Pôle Emploi, qui permet au passage une reprise en main par l’Etat de ce qui est paritaire logiquement, s’accompagnera bien d’une plus grande sévérité envers les chômeurs. Ben oui, ces fainéants qui ne foutent rien, c’est bien connu, et qui ne cherchent pas d’emploi : un beau retour de populisme à deux euros, ça ne fait pas de mal en période de crise, hein madame Michu ?

Mais il nous parle de « sécuriser le parcours professionnel ». Cela fait classe de reprendre une dénomination CGT, et de la vider de son sens. L’organisation syndicale veut renforcer le poids et le pouvoir du salariés, pour qu’il puisse changer de branche ou autre, et se retourner en cas de licenciement. Et là non ! Car c’est bien via la formation professionnelle que Sarkozy veut passer. Laisser donc au patronat le loisir de former ses larbins. Et ce sans réelle concertation. Ou comment remettre au gout du jour les « diplômes d’entreprises » . Chouette, bientôt un bac MacDo uniquement accepté chez MacDo !

Et le coup de grâce : pour relancer la croissance il faut…. Travailler le dimanche ! Ne cherchez pas de lien, il n’y en a pas. Comme le disait la légende d’un dessin dans le Canard Enchainé : « Qu’est ce qu’on va pouvoir acheter le dimanche que l’on ne peut pas se payer la semaine ? ». Mais là on est dans l’idéologie pure. Après avoir tué les 35 heures, après avoir tué une bonne partie du code du travail, c’est 1936 que Sarkozy vise. Mort au repos obligatoire et au jour pour la famille. Et tous au boulot ! Non mais tas de fainéants, il travaille bien lui le dimanche alors que tous les français suivent l’exemple du petit timonier !

Et ce n’est pas terminé ! Un nouveau cadeau attend le patronna : les plan sociaux pris en charge par la collectivité ! Et oui, le fameux dispositif du "contrat de transition professionnelle" revient à cela. Maintien du salaire (en fait 80 % payé par les ASSEDIC), exonérations de certaines cotisations patronales pour l’ex employeur. Elle n’est pas belle la vie ? C’est plus un cadeau, c’est Byzance : licencié, ça va vous rapporter !

Et puis le coup du service aux personnes. Là, encore une fois, on ne parle de pas de qualité de l’emploi. Parce qu’on sait bien comment cela se passe aujourd’hui : paupérisation, emploi mi temps imposés, etc… Et que je te fais deux heures de ménage par ci, puis 4 heures de pause, 2 heures de ménage et 1 heure de pause puis 1 heure de ménage. Et chaque ménage à 50 km de distance de l’autre. Le tout au SMIC bien sur ! Ce n’est qu’un exemple, mais il suffit de regarder les aides soignantes ou autres. Et là Sarkozy veut que ça se développe. Au lieu de dire « nous allons faire un grand pôle public de l’emploi d’aide » qui permettrait à tous d’avoir un salaire décent, des temps de travail correcte et une gestion plus logique, il préfère laisser cela au privé et la paupérisation s’installer un peu plus… Magie de la droite décomplexée…

Vous l’aurez compris, il ne m’a pas du tout convaincu. Au contraire, Sarkozy à dans ce plan là, réussi, sur le dos de la crise, à faire encore avancer ses idées nauséabondes ultra libérales, de casse des travailleurs et des retraités (oui il n’en a pas parlé…). C’est bien une hydre à trois têtes qui nous gouverne : une tête pour sauver les banques avec l’argent de tous, une tête pour affaiblir la démocratie, une tête pour mettre à genou les travailleurs.

Clip association Solidarités "Première cause de mortalité dans le monde"

L'association a eu une idée : essayer de savoir si les français s'intéressaient au monde. Et bien, y'a du boulot !

 

26.10.2008

Crise financière et gauche...

Conférence Un monde d'avance


Crise financière : que doit proposer la gauche ?

Intervention de Frédéric Lordon

 

24.10.2008

La décroissance fait son entrée à l'assemblée !

Intervention d'Yves Cochet à l'assemblée nationale :

 


Vous pouvez lire ses interventions du 09 octobre et du 14 octobre en cliquant sur les dates.

Un bien grand défi d'aller parler dans un des temples des dévots de la croissance de décroissance et d'humanité !

23.10.2008

2050? une vidéo ... sympa!

Un film un peu provocateur mais qui pose très bien les choses...

 


2050 ?
envoyé par moulax22

22.10.2008

Mesrine, partie 1 : L'instinct de mort

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On pouvait craindre que l'adaptation de la biographie de Mesrine ne tourne à la congratulation du personnage. Et bien non, fort heureusement d'ailleurs.

Vincent Cassel est époustouflant, plus vrai que nature. Cécile de France trouve enfin un rôle à sa mesure. Quand à la réalisation, elle est alerte et efficace sans en faire trop.

Sur le film en lui même, il offre une vision claire de ce personnage : raciste, paumé, qui choisit sa vie de gangster, égoïste, violent, sans amour. Alors bien sur Mesrine est soit disant un "Robin des bois". Mais non, même s'il a dénoncé les dérives d'un système carcéral dégueulasse (et qui ne s'est pas vraiment amélioré depuis), il reste un tueur, un animal plus qu'un homme, marchant à l'instint plus qu'à la raison, cherchant la gloire avant tout. Et surtout, il est loin de l'icône que certains s'en font.

Cette première partie est assez réussie, j'attends de voir l'autre (sur le côté "ennemi public"), car le côté parfois limite complaisant de ce film mérite d'être contrebalancé.

A voir.

 

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