28.09.2008
Mama Mia !

Vous aimez les comédies musicales, comme celle que l'on faisait dans les années 80 / 90 ? Vous avez juste envie de passer un bon moment devant un film léger ? Vous vous demandez si Pierce Brosnan sait chanter ? Et si Meryl Streep sait danser ? Vous voulez voir un vrai message de bonne humeur et d'amour ? Courrez voir Mama Mia ! Sinon fuyez !
Je dois avouer que comme je remplis pas mal de critères, j'ai aimé ce film. Voir presque adoré ! Faut dire que je suis un fan de comédies musicales alors...
Mais c'est frais, bien joué, les acteurs chantent (parfois mal) et dansent (parois mal aussi) mais c'est spontané, assumé et drôle !
Meryl Streep est épatante de fraîcheur et de bonne humeur, Pierce Brosnan est décapant dans une sorte de parodie de lui même (James Bond d'opérette), Amanda Seyfried (que tous les fans de Big Love et Veronica Mars auront reconnu) en jeune fille pleine de rêve apporte une touche de fraîcheur et de spontanéité à un ensemble qui n'en manquait pas ! Et Collin Fith, si british et coincé, surprend encore son monde.
Bref c'est sans prétention mais ça met le moral au beau fixe ! Et puis si vous aimez Abba, c'est une sur-dose asurée mais tellement agréable ! Mama mia, je retournerais bien le voir...
16:10 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : film, cinéma, actualité, abba, steep
La fille de Monaco

Bon ok je ne devais pas aller voir ce film mais je me suis planté lors de la réservation de mon billet. Mais bon, je le suis dit Lucchini, Zem et Bourgoin dans un film de Fontaine, ça ne devrait pas être trop mal.
Et bien ce n'est pas un grand film mais on en sort comme on est entré, sans réel avis sur le film ! C'est terrible ! Car il est assez prévisible, la fin est mal amenée, le scénario ni bon ni mauvais, le montage catastrophique et l'image digne de TMC...
Roshdy Zem (un de nos plus grands acteurs) est bon, mais fait le service minimum, englué dans un personnage mal défini, Louise Bourgoin est surprenante, on l'attend dans un autre film avec impatience. Mais Fabrice Lucchini semble perdu ! Il essaie de ne pas en faire trop et pourtant... Ca sonne souvent faux.
Bref un film qui ne mérite pas tout le bien qu'on en dit (mais bon il parait que tout ce que fait Lucchini est obligatoirement à classer dans la case "chef d'oeuvre") mais qui n'est pas non plus imbuvable. Un bon téléfilm de France 3 en quelque sorte...
15:54 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : film, cinéma, actualité, lucchini
26.09.2008
Le GPC rend son verdict : beaucoup de mots et de CO2 !

Depuis maintenant 15 ans nous sommes abreuvés de discours, de protocoles et de colloques en tout genre entre puissants de ce monde sur l’état de la planète, surtout sur les émissions de CO2.
Bien entendu il y a urgence. Comme le soulignaient les experts du GIEC (Groupe d’Expert Intergouvernemental sur l’évolution du Climat), nous sommes au bord d’un dérèglement massif. Selon eux, si l’on suivait au moins Kyoto (le protocole, pas la ville), nous pourrions, peut être, limiter les dégâts et avoir un réchauffement global de 2 ° sur 100 ans, soit du « prévisible ».
Seulement là, les experts du GPC (Global Carbon Project) viennent de tirer la sonnette d’alarme. Pourquoi ? Tout simplement parce que la concentration du principal gaz à effet de serre (CO2), qui s'élevait à environ 270 parties par million (ppm) au cours de l'ère préindustrielle, atteint aujourd'hui 385 ppm. Un chiffre qui ne cesse de croître. Et donc qui nous alerte sur le fait que la courbe ascendante est bien plus forte que prévue ! En gros, c’est un peu comme si nous n’avions rien fait ces dernières années. Et d’ailleurs, c’est exactement cela : nous n’avons rien fait, sauf corriger à la marge un problème de fond !
Cela signifie quoi ? Rien de grave voyons ! Juste qu’au lieu d’un réchauffement de 2 ° en cent ans, on va sûrement vers un réchauffement de 2 ° en 50 ans ! Et que, par la même occasion, on risque d’avoir un réchauffement global de +4 à +6°c en 100 ans… Soit juste ce qui nous entraîne dans la zone de l’imprévisible et du chaotique ! Ou comment mettre la survie de l’homme en jeu…
Dans Le monde on peut lire ceci (à propos de la hausse du CO2) :
Pourquoi une telle hausse ? "D'abord, il faut avouer qu'il n'y a pas eu d'avancée technologique déterminante, au cours des quinze dernières années, à même de les ralentir significativement", remarque MmeLe Quéré. L'essentiel (65%) de cette augmentation récente des émissions est imputable à la croissance de l'activité économique, mais 17% proviennent de la baisse en "efficacité-carbone" de l'économie mondiale. "Ce qui veut dire, de manière très paradoxale, qu'il faut aujourd'hui émettre plus de carbone pour produire un dollar qu'il ne le fallait en 2000", décrypte M.Ciais.
Rappelons nous des propos de nos chers productivistes de gauche comme de droite : plus de croissance, c’est moins d’impacts … Ha bon ? Ben il doit y avoir un raté quelque part non ? Parce que là c’est plutôt l’inverse : la croissance à tout prix vient de mettre en marche le réchauffement à tout crin ! Et la fin est intéressante : on doit mettre plus de carbone ajourd’hui pour un dollar qu’hier ! Deux facteurs à cela : les délocalisations (transport) mais aussi (et surtout) l’exploitation des gisements de pétrole bitumineux et profond.
Nous voyons déjà des économistes lever le doigt pour dire que ce n’est pas de la faute des pays riches, qui sont sobres en énergie et CO2 mais de ces vilains pays en développements. Et bien perdu ! Même si leurs émissions de CO2 ont augmenté, les notre n’ont pas baissé, au contraire même !
"Depuis 2000, les émissions ont crû en moyenne de 3,5% par an, soit quatre fois plus vite qu'entre 1990 et 2000, où cette augmentation annuelle n'avait été que de 0,9% environ", explique Corinne Le Quéré (université d'East Anglia et British Antarctic Survey), membre du GCP. A titre de comparaison, le pire scénario du GIEC prévoit seulement une augmentation de 2,7% par an. "Cela s'explique par le fait que les pays industrialisés n'ont globalement pas diminué leurs émissions depuis les années 1990 tandis que le développement économique des pays en voie de développement, en particulier la Chine et l'Inde, a été beaucoup plus rapide que prévu", ajoute Corinne Le Quéré.
Oui vous lisez bien ! Alors que nos politiques nous affirment que nous avons fait des efforts, nous nous rendons compte que depuis 1990, rien n’a bougé pour les pays riches, voir même que cela s’est accéléré (l’augmentation plus forte que prévue n’est pas liée qu’au pays en voie de développement). Ce n’est plus un mensonge là, c’est pire que cela ! Une hypothèque sur l’avenir au nom du profit ! Ce qui est inquiétant, c’est que dans le même temps la production des produits manufacturés a été massivement transmise dans les pays pauvres. Sans effet sur l’impact carbone des pays riches pour autant (c’était pourtant le tour de passe-passe prévu par les oligarques histoire de truquer les choses).
Dans son assez bon livre « Comment ne plus être progressiste sans devenir réactionnaire », Jean-Paul Besset esquissait déjà ce fait : sans changement de mentalité, impossible de changer nos habitudes. Pourquoi je cite cet auteur ? Tout simplement parce qu’il est assez proche des écologistes modérés, comme Nicolas Hulot. Si même eux sentent venir le son de l’orage qui gronde et compte tenu du fait qu’ils ont accès au pouvoir en place, celui-ci ne peut pas dire qu’il ne savait pas !
Nous sommes face à un mur, et nous continuons en klaxonnant. Il est temps de prendre des mesures réellement radicales pour changer les choses. C’est bien une révolution des esprits et de nos modes de vie que nous devons mettre en place, et ce sans attendre !
18:13 Publié dans Ecologie | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : écologie, environnement, éctualité, monde, les verts, politique
25.09.2008
Motion Utopia chez les Verts
Je suis signataire de la motion Utopia pour le congrès de Lille des Verts. Si vous êtes membre des Verts, je vous invite à la signer. Amicalement.
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Motion d’orientation du mouvement UTOPIA
L’utopie chez les verts
L’urgence historique de construire un projet politique alternatif à gauche
Depuis plus de deux ans, nous sommes un certain nombre de militants Verts à avoir rejoint Utopia, mouvement politique de gauche transpartis. Nous l’avons fait non seulement en tant que militants politiques, mais également comme militants associatifs ou syndicaux, voire en tant que « simples » citoyens. Le nom même de l’association reflète la raison qui nous a fait rejoindre ce mouvement : l’espérance de l’utopie dont nous souhaitons réhabiliter l’expression à l’occasion des débats à venir et porter notre projet partout où nous sommes présents, au-delà des querelles partisanes.
Au sein d’Utopia, nous défendons des idées « historiques » et constitutives de l’identité et des « fondements de l’écologie politique » des Verts: la critique de la triple aliénation aux dogmes de la croissance, de la société de consommation et de la centralité de la « valeur » travail ; la défense d’une autre société, fondée sur des bases nouvelles, seule à même de répondre au défi historique qui nous est posé par la crise écologique.
Nous, militants Verts d’Utopia, avons décidé de nous organiser au sein des Verts parce que nous pensons que notre parti, comme les autres forces de gauche, est aujourd’hui à un carrefour imposé par la crise écologique et sociale dont nous devons anticiper les effets et analyser les origines. Nous estimons que la responsabilité historique qui pèse sur nous est très lourde. A notre niveau, nous entendons prendre notre part dans la réponse stratégique à apporter à ce défi.
Les Verts devant la nécessité historique d’agir
Lors de la campagne présidentielle de 1974 de René Dumont, les écologistes se sont positionnés en lanceurs d’alertes aux visions alors jugées irréelles et sans fondement. Trente ans plus tard, la réalité dépasse ces prévisions avec l’avènement ultime d’un capitalisme devenu mondialement destructeur.
Le Grenelle de l’Environnement a placé les organisations écologistes au cœur d’un débat crucial. Le décalage patent entre les déclarations d’intention du Grenelle et la réalité de leur transposition dans les faits, met en évidence l’impossibilité d’adapter de manière « durable » un modèle de développement qui s’inscrit dans un cadre productiviste de l’économie de marché avec pour seul moteur la « croissance ». Nous n’échapperons pas, collectivement, à une remise en cause de sa nature, de sa finalité et de son évaluation en terme de « production de richesse » réelle.
Les crises sociales et écologiques sont liées et ne peuvent trouver une issue que par un traitement global, une remise en cause fondamentale du système politique et économique qui en est à l’origine.
Le projet que nous développons se propose de créer un nouvel imaginaire politique pour débattre et construire ensemble une politique citoyenne qui mette en avant la gratuité, l’accès inconditionnel aux droits fondamentaux, un nouveau rapport au temps, au travail, aux biens, aux liens, à l’environnement et à la Terre.
On ne fait pas de bonne politique sans avoir une vision précise de la société vers laquelle on veut aller. On ne combattra pas efficacement ce système capitaliste sans concevoir une nouvelle pensée et un projet à la hauteur de l’enjeu que nous impose le contexte environnemental et social.
La nécessité d’une remise en cause globale du système productiviste par la proposition et la construction d’un idéal : notre alterdéveloppement
Nous devons reprendre le combat des objectifs et des idées pour proposer une indispensable alternative ambitieuse et crédible au modèle actuel à la finalité destructrice. Ce projet d’alterdéveloppement, qui constitue globalement l’actuel référentiel programmatique des Verts, se doit d’être porté clairement et construit démocratiquement en vue d’une convergence des citoyens, associatifs, intellectuels et politiques de gauche en France, en Europe et à l’international.
Pour un dépassement du système capitaliste, dont le seul objectif est la rentabilité du capital, qui transforme les désirs en besoins, érige le travail et le mérite en valeurs, pose l’échelle économique et sociale comme la hiérarchie naturelle des rapports humains, génère de plus en plus d’inégalités et détruit les ressources naturelles.
Pour le développement de l’économie sociale et solidaire, une nouvelle délimitation de l’espace de la sphère marchande, une nouvelle dimension pour la sphère publique, et de nouvelles formes de propriété de l’entreprise - collectives, démocratiques et relocalisées.
Pour la déconstruction des trois dogmes de l’idéologie productiviste dominante : le mythe de la croissance comme solution « miracle », la consommation comme seul critère d’épanouissement personnel, la centralité de la « valeur » travail comme seule organisation de la vie sociale.
Pour de nouveaux indicateurs de développement (IDH, BIP 40, Indicateur de Santé Sociale, empreinte écologique...) publiés et présentés au Parlement et dans les collectivités territoriales pour alimenter le débat public sur le sens du développement de nos sociétés.
Pour un nouveau rapport au temps par la poursuite de la réduction du temps de travail avec pour premier objectif la semaine de quatre jours pour permettre de faire profiter à tous des gains de productivité, de mieux répartir le travail et de permettre la valorisation des activités culturelles, sociales et solidaires dites « improductives ».
Pour l’instauration d’un revenu universel d’existence sous forme d’allocation versée de manière inconditionnelle, permettant l’accès de tous aux biens fondamentaux, hors de toute logique d’assistanat et de toute aliénation à la « valeur » travail.
Pour l’accès de tous à des droits fondamentaux élargis, financés par les fonds publics et bénéficiant à tous : accès aux soins, au logement, à l’éducation, droit à la mobilité, accès à la culture et l’information...
Pour un nouveau droit à la migration reconnu par une politique migratoire ouverte, respectant les Droits de l’Homme et reconnaissant les migrations comme facteurs de richesse.
Pour une nouvelle logique agricole mondiale respectueuse d’un véritable droit à la souveraineté alimentaire de chaque pays, privilégiant les circuits courts et une agriculture vivrière bio-organique.
Pour une nouvelle politique énergétique avec sortie du nucléaire et par adoption de scénarios énergétiques alliant sobriété, proximité, efficacité avec production d’énergies renouvelables décentralisées et choisies démocratiquement.
Se donner les moyens stratégiques de construire et porter un idéal à gauche
Nous faisons un constat : le peuple de gauche – car nous voulons croire qu’il existe encore un peuple de gauche –, pas plus que le « peuple écologiste », n’a que faire des querelles picrocholines d’appareil des Verts (pas plus d’ailleurs que de celles du PS, du PC ou de la LCR). Le peuple écologiste n’a que faire de savoir comment l’assemblée générale des Verts en 2008 établira les équilibres entre des chefs de clans plus soucieux du maintien de leur mandat que de l’avenir de leur parti.
Il faut aussi en finir avec les errements contre-productifs générés par le débat autonomie / union avec la gauche dite « de gouvernement ». L’autonomie est idéologiquement irréprochable. Mais elle ne permet pas, dans la plupart des cas, de gérer réellement les affaires de la cité. L’union à tout prix peut permettre d’obtenir quelques postes dans les exécutifs. Et ensuite ? S’ils se contentent de cela, les Verts se montrent des politiciens comme les autres. L’action des groupes locaux a été paralysée de longs mois par ce débat. Cela a épuisé nombre de nos sympathisants. Dépasser le débat autonomie / union passe avant tout par la construction d’une véritable alternative.
Cette alternative politique doit selon nous se construire autour de l'émergence d'une gauche d'avant-garde fondée sur une identité écologiste, altermondialiste et antiproductiviste, capable de transformer la société, de porter de nouveaux idéaux et de les réaliser.
A l’issue de l’Assemblée Générale de 2008, la direction des Verts devra se consacrer à rendre possibles les conditions nécessaires à une telle reconfiguration autour d’un idéal de gauche clairement affirmé.
Nous reprenons à notre compte l’idée émises par différents mouvements à gauche d’organiser dès 2009 des assises de la Gauche du 21e siècle. La tâche n’est pas aisée : il faudra savoir mettre le patriotisme de parti dans la poche, tout en œuvrant de toutes nos forces à la structuration de ce puissant pôle anti-productiviste. Il faudra également mettre en place au sein et en dehors du parti les conditions de débat et de réflexion pouvant porter ce projet.
Dans ce contexte, UTOPIA s'emploie à faire converger citoyens, associatifs, intellectuels et politiques, pour imaginer et construire un projet de société d’avant-garde fort, humaniste et fraternel, dépassant le système capitaliste. Toute la démarche d’UTOPIA est bien là : porter un idéal, définir une ligne politique claire, défendre des mesures radicales et concrètes.
Les Verts sont aujourd’hui porteurs d’une responsabilité historique à gauche : nous devons redonner sens, matière et projet à l’écologie politique. C’est notre impératif et notre urgence.
Premiers signataires :
Jean-Michel BESLE (Auv) Emmanuel BUCKI (PACA) ; Thierry CADOUX (Bret) ; Lucie CZIFFRA ( IDF) ; Jean-Claude GAMOT (RA) ; Joël GOMBIN ( IDF) ; Mathieu GUARY (IDF) ; Jean-Benoît HARDOUIN (PdL) ; Benjamin HUBERT (IDF) ; Philippe JOLY (RA) ; Jean-Michel LACROUTE ( RA) ; Jean LEMAIRE (IDF) ; Pierre LUCOT ( IDF) ; Christine MALFAY-REGNIER (RA) ; Fabien MALLET (RA) ; Thierry MANCEAU (RA) ; Flavie MARTIN (IDF) ; Lionel MARTIN (PACA) ; Rabia MSABRI (RA) ; Charlotte NENNER (IDF) ; Patrick PINOT (RA); Marie-Pierre ROUGER (Bret) ; Pierre TREMEL ( IDF) ; Gérard VAN MELCKEBEKE (CA)
Ce texte (et le coupon signature) est également téléchargeable sur notre site www.mouvementutopia.org et sur http://listes.lesverts.fr/wws/info/utopia
Pour le signer, pour les adhérentes verts à jour de cotisation, envoyez un mail à utopiaverts@mouvementutopia.org en indiquant votre groupe local ou un courrier à Mouvement Utopia, 33 rue Falguière, 75015 Paris.
18:53 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : les verts, utopia, motion
Les nouveaux soldats du pape, Caroline Fourest / Fiammetta Venner

Il est parfois difficile de voir en la religion catholique une religion intransigeante. Et pourtant, depuis Jean Paul II et son successeur Benoit XVI c’est bien vers une « retraditionnalisation » de l’église catholique que nous allons. Avec un retour sur le devant de la scène des pratiques traditionnelles, et de leurs représentants. Mais au-delà de ça, c’est bien vers une église prosélyte et affirmant détenir la seule vérité que nous retournons.
Ainsi, dans un ouvrage détaillé et fort bien argumenté, Caroline Fourest et Fiammetta Venner nous dressent le tableau de ces « nouveaux soldats du pape ». Ceux par qui Benoit XVI (et avant lui Jean Paul II) espère faire grandir la place de l’église catholique. Et convertir le plus grand nombre.
Tout commence avec la Légion du Christ. Ordre assez peu connu mais à l’efficacité redoutable. Véritable groupement d’inquisiteurs des temps moderne, la légion à pour mission d’être une sorte de « bras armé » du pape (auquel elle est rattachée). Ses modes d’action sont détaillés par les auteures et glace le sang. Leurs implications dans diverses dérives couvertes par l’église, leur sens du silence et la primauté de la légion sur tout le reste font de ce moment un des plus inquiétants pour la démocratie et la laïcité. Et pourtant, c’est bien un des préféré de Benoit XVI.
Ensuite l’Opus Dei. Loin des fantasmes habituels, le livre offre une étude claire de ce qu’est réellement l’œuvre. Elle ouvre la porte d’une formidable machine à lobbying et à prosélytisme. Le poids de l’œuvre dans le monde ne peut être sous estimé. Ses liens avec les dictatures les plus répugnantes, ainsi que son côté sectaire alarme tant ce courant est puisant au sein de la hiérarchie catholique. Et pourtant, Jean Paul II puis Benoit XVI ont toujours chouchouté l’œuvre…
Et pour finir, les traditionnalistes. Leur poids sur l’église, le poids sur le pape, en particulier Benoit XVI. La facilité avec laquelle ils ont sapé le travail effectué par le concile Vatican II et surtout l’analyse très fine de leur méthode pour plier l’église à leurs exigences. Et ils y sont parvenus. Benoit XVI a tué dans l’œuf Vatican II… Pour revenir comme dit dans la conclusion du livre à Vatican moins II. Car c’est bien vers l’aile la plus abjecte (l’extrême droite) que penche aujourd’hui l’église catholique.
Un livre indispensable pour ceux qui ne veulent pas se laisser berner par le côté « y’a que les musulmans qui sont dangereux » que font passer les médias. Et pour ceux qui, comme moi, ont pour but une défense farouche de la laïcité à la française.
18:45 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité, laïcité, religion, fourest, venner, livre, enquête
23.09.2008
Bourdieu : Gauche / Droite
Même si je ne partage pas tout de Bourdieu, son analyse est toujours intéressante. La vidéo date d'il y a 7 ans (je crois).
21:28 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bourdieu, gauche, droite, actualité, politique, monde, les verts
22.09.2008
J’aimerais parfois être sourd…
![devil_woman-vip-blog-com-31132articleimage[1].gif](http://chezfab.hautetfort.com/media/01/01/1923027838.gif)
Ce matin, comme presque tous les matins, j’ai pris le bus. Et là deux jeunes filles (oui pas femmes parce que sûrement moins de 16 ans) s’assoient devant moi, sur la banquette me précédent. Elles ont à la main le top de la gastronomie, comprenez un petit déjeuné de chez MacDonald.
L’odeur est désagréable, mais je ne suis pas du genre à me plaindre pour ce genre de chose, je laisse filer. Et replonge dans mon bouquin. Seulement voilà, elle parle en plus de manger, et assez fort.
Voici une retranscription de ce qu’elles racontaient (pas sur que tous les mots soient exacts).
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Alors t’as fait quoi ce weekend ?
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Ben j’ai été voir un film au cinéma avec Karim
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Et ?
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Ben on sort ensemble !
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Merde. Dommage que ça ne dure pas …
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Pourquoi ?
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Ben c’est un musulman et toi une chrétienne !
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Mais j’suis pas chrétienne moi, j’crois en rien !
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Ben c’est pire, vous n’avez rien en commun !
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T’es trop conne !
-
Ouais ben tu verras…
Bizarrement je me suis senti mal à l’aise. Qu’est ce que je venais d’entendre ? C’est plus du communautarisme, c’est carrément de la ségrégation religieuse. Déjà vous noterez que Karim est forcément musulman… Et qu’une fille blanche est forcément chrétienne. C’est déjà énorme. Mais en plus une histoire d’amour (j’ose le côté fleur bleue) ne pourrait pas durer entre deux personnes, sous prétexte « qu’elles n’auraient rien en commun » du fait de leurs différences de foi…
C’est assez déroutant : alors que l’on s’imagine que notre société avance, on voit apparaître des sursauts de saloperies du passé, comme un relent de crétinerie religieuse à trois centimes.
Est-ce lié à notre mode de vie ? Est-ce une étape vers la société de « laïcité positive » que nous promet notre dirigeant ? Le racisme ordinaire?
Mais fort heureusement, je fus rassuré par la fin de la conversation..
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Je verrais quoi ?
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Ben que les musulmans ne sont pas comme nous !
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Pauvre conne, c’est parce que t’es toute seule que tu dis ça !
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Non c’est vrai !
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Salope !
Et elle se lève et change de place !
18:53 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : racisme, bétise, actualité, politique, les verts
20.09.2008
Le choc de la décroissance, Vincent Cheynet

Avec brio et vivacité d'esprit, Vincent Cheynet nous explique dans ce livre sa vision (qui est la mienne aussi) de la décroissance. Une décroissance humaniste, ouverte, aux idées progressistes fortes. Mais une décroissance radicale (qui va à la racine) et sans faux semblants.
A lire pour se décrasser l'esprit !
Quatrième de couverture :
Alors que 20 % des humains s'accaparent plus de 80 % des ressources naturelles de la planète, que les capacités de celle-ci à absorber les pollutions que nous émettons ont largement été dépassées et que les ressources fossiles s'épuisent, avons-nous encore le choix, dans les pays riches, entre croissance et décroissance ? La croissance « verte », « propre », « dématérialisée », ou le « développement durable », présents dans la bouche de toute notre représentation politique, ne sont-ils pas autant d'opérations cosmétiques qui nous empêchent de regarder la réalité en face et nous conduisent à accentuer une folle fuite en avant ? Un enfant de cinq ans comprend qu'une croissance infinie est impossible dans un monde aux ressources limitées ; pourtant, de cette réalité, notre société fait un véritable déni. Sans relais dans les grands médias, des intellectuels, des militants et quelques rares hommes et femmes politiques tracent de nouvelles perspectives et réfléchissent à l'incontournable décroissance économique des pays riches. Ils théorisent leurs idées et les expérimentent aux niveaux individuel, collectif et politique. Ils cherchent aussi à mettre en lumière les écueils et les dérives de cette perspective en rupture profonde avec l'idéologie d'un monde sans limites qui traverse désormais notre société. L'auteur, un des acteurs majeurs de ce mouvement en France, fait partager ici son analyse pour une décroissance, certes en rupture radicale avec l'imaginaire de la société de consommation, mais profondément inscrite dans les grands mouvements d'émancipation de cette société.
Un article de presse :
« Pour les citoyens des sociétés industrielles que nous sommes, il s’agit, ni plus ni moins, que de révolutionner nos modes de vie, individuels et collectifs. C’est dire que le pari n’est pas gagné. Mais Cheynet plaide sa cause avec une impressionnante conviction. »
Sud-Ouest, 5-5-2008
17:10 Publié dans Ecologie | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : écologie, environnement, actualité, monde, politique, les verts
Crsie mondiale ? Peuple aveugle !

Et voilà ! C'est l'euphorie sur les marchés. C'était prévisible : imaginez vous être un gros actionnaire. Vous faites la demande à une banque ou une société d'assurance de faire fructifier votre argent au delà du raisonnable. Elles se plantent et vous êtes sensés tout perdre... Sauf que là, les banques centrales interviennent et couvrent toutes les erreurs ! Et vous ne perdez rien, voir vous gagner de l'argent. Quel est le signal ? Et bien continuez et goinfrez vous !
Sauf que... Les banques centrales pour obtenir des liquidités ont dû emprunter, ou plutôt lancer des "bons du trésor" que les gens achètent contre remboursements futurs avec forts intérêts. Les gens, les banques ou les états. Et là ce fut les banques du Moyen Orient et de Chine, ainsi que la Chine elle même. Depuis 1973, les liquidités reposent sur la capacité à l'emprunt et pas sur du fixe (poids en or, etc...). Il faut donc emprunter pour avoir de la monnaie et c'est ce que viennent de faire toutes les banques centrales. Un exemple : le budget annuel de la banque centrale USA est de 11 milliard. Elle parle d'injecter 1000 milliards !
Problème : cela ssignifie que les USA et l'Europe sont aujourd'hui de grosse débitrices envers la Chine et le Moyen Orient ! Impossible pour elles de continuer ainsi ! Il va donc falloir rembourser les sauvetages et vite !
Première solution : la remise sur le marché des banques et assurances "nationalisées". Sauf que ça ne suffira pas. Car elles ont été sauvées au moment ou le cours de l'action n'était pas au plus bas, bien au contraire. Et donc la revente par les banques centrales des actions ne couvrira pas les frais engagés.
Seconde solution : rembourser la dette avec l'argent des Etats. Et là ce sont les plus pauvres qui vont morfler : on va tirer sur le budget de l'éducation, de la santé, de l'infrastructure. Privatiser ce qui marche (poste, hôpitaux, etc..) et mettre à mal la solidarité (sécurité sociale). Et tout cela parce que le premier budget va être le remboursement de la dette.
Attention : je ne suis pas en train de dire qu'un état de devrait pas avoir de dette ou que la dette est un problème. C'est plus que de sauver les ultra riches entraîne une prioritisation au remboursement de la dette au débit des pauvres. Le marché va bien, et vous ?
C'est le religion d'aujourd'hui : croire au marché, et tout donner aux gourous !
Je laisse la parole à Caroline Fourest pour la conclusion.
17:02 Publié dans Monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : crise, économie, politique, actualité, les verts
18.09.2008
Les subprimes expliquées en BD
Déniché sur Rue 89, cette BD faite par des anonyme vulgarise avec talent la crise actualle des Subprimes.
A lire : subprimesRue89.pdf
23:56 Publié dans Monde | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : crise, subprimes, économie, actualité


