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28.02.2008
Sauvegardons la laïcité de la République
Les organisations et personnalités signataires rappellent solennellement que, selon l’article 1er de la Constitution, la France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Ces quatre termes indissociables définissent des principes qui s’imposent à tous, au premier rang desquels le Président de la République. Or, les déclarations récentes de Monsieur Sarkozy, mêlant ses convictions personnelles et sa fonction présidentielle, portent atteinte à la laïcité de la République.
La mise en cause de ce principe constitutionnel indispensable à la paix civile est inacceptable. Depuis 1905, grâce à la loi de Séparation des Eglises et de l’Etat, la République assure à chaque citoyen la liberté de conscience, garantit sa liberté de croire ou de ne pas croire et de pratiquer le culte de son choix, de n’en pratiquer aucun ou de pouvoir en changer. Elle permet ainsi de vivre ensemble, dans le respect de chacun, quels que soient ses origines, ses choix philosophiques ou ses convictions religieuses.
Dans notre République et notre société multiculturelle, la diversité doit être richesse et non source de conflit. Pour cela, la laïcité, assurant l’égalité en droit des citoyens dans le respect des lois de la République, permet à la fois l’expression du pluralisme des convictions et la recherche de valeurs communes pour construire une communauté de destin.
Dans un monde aujourd’hui global et de plus en plus complexe, où se multiplient les voies d’accès à l’information et aux connaissances, et où explose la médiatisation des événements et de la pluralité des représentations du monde, seule la laïcité permet l’émancipation de tous en favorisant le libre accès au savoir et à la culture et le discernement de chacun pour un libre choix de vie, par une démarche rationnelle et critique faisant toute leur place au doute, à l’imagination et à la créativité.
C’est pourquoi, les organisations et personnalités signataires s’opposeront à toute tentative qui mettrait, de fait, en cause la laïcité par une modification du contenu de la loi de 1905. A l’heure où nos concitoyens éprouvent des difficultés et des inquiétudes croissantes, elles les appellent à promouvoir la laïcité comme une exigence partagée avec la ferme volonté de bâtir ensemble une société où la justice sociale assurera, quotidiennement, pour toutes et pour tous, la liberté, l’égalité et la fraternité.
17:34 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : laïcité, sarkozy, politique, actualité, pétition
26.02.2008
Le contrat
Ce matin, un collègue me dit "moi je change tous les trois mois de portable (téléphone) parce que bon, c'est cool les nouvelles technologies".
Je lui réponds "Ben c'est pas très malin d'un point de vue social et écologique"
Et lui "Je m'en fous, j'ai les moyens je vais pas me priver"
J'ai laissé la conversation là. Mais, je me suis souvenu d'un clip vidéo que j'avais vu il y a peu de temps, et je vous le fais partager.
Avoir conscience du monde, c'est le premier pas pour le changer. La preuve: après avoir vu ce clip, mon collègue à décider de ne changer de portable que quand le sien serait mort...
18:09 Publié dans Ecologie | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : écologie, environnement, actualité, monde, politique, les verts
Entropia n°3
Entropia numéro 3 : "Décroissance et technique".
Les décroissants sont ils technophobes ou bien ont ils une vision différente de ce que doit être la technique et son utilisation ? C'est à cette question que répond (brillamment) le troisième numéro de la revue Entropia.
Alternant les texte sur le fond (qu'et ce que la technique, pourquoi la technique) et sur la forme (les mots ont ils réellement un sens), ce numéro nous pousse à nous "décrasser la tête" de nos idées reçues et à construire un mode de pensée différent , intégrant l'homme au centre et non la science ou la technique.
Salvateur.
17:48 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : décroissance, livre, littérature, actualité, les verts, entroptia
24.02.2008
Remballe de la viande
Vous ne regarderez plus votre viande de la même façon...
16:13 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note | Tags : actualité, viande, politique, rembale, grande surface, les verts
Pauvre C..
De plus en plus affligeant : le président de la république française se prend pour une racaille de bas étages. Alors que la personne lui dit "Ne me touche pas tu me salis" (donc provocant mais correct), le président Sarkozy lui répond par un "casse toi, pauvre con". Rappelez moi la fonction de Sarkozy ? A oui garant de l'image de la France...
11:09 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : politique, actualité, sarkozy, les verts, insultes, salon, agriculture
Contre le projet d'aéropoprt de Notre Dame des Landes
contre le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes
à NANTES le SAMEDI 1er MARS
Rendez-vous Place du Commerce
à 14 heures
Suite à l'annonce de la DUP, et devant la nécessité absolue d'afficher la détermination des opposants, la coordination des associations opposées au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes a décidé d'organiser une grande manifestation contre ce projet insensé.
Passez l'information à tous vos contacts, par courriel, par téléphone, par tout ce que vous voudrez mais il faut montrer, avant les élections, que ce projet aberrant rencontre une opposition massive.
Nous devons être TOUS là.
Affichez l'information sur votre voiture, à votre travail, chez les commerçants de votre quartier ou de votre commune.
Des affiches seront disponibles samedi 16 février à partir de 10h (pour la matinée) au lieu de résistance, Les Domaines à Notre-Dame des Landes (sur la route entre Vigneux de Bertagne et Fay de Bretagne).
Pour ceux qui ne pourraient se déplacer samedi ou qui verraient ce message trop tard, vous pouvez aussi la télécharger en cliquant sur ce lien : Affiche manif 1er mars
Retrouvez-nous sur http://acipa.free.fr
10:45 Publié dans Ecologie | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note | Tags : actualité, politique, environnement, écologie, aéroport, les verts
21.02.2008
Les sectes, pas un problème…
La collaboratrice de l’Elysée, Emmanuelle Mignon, semble avoir eu un dérapage verbal, comme on le dit aujourd’hui. Pour elle, en France, les sectes, comme l’église de scientologie, ne serait pas un problème (déclaré dans VSD). Bien sur, devant le tollé que ses propos ont suscité, elle cherche à rétropédaler. Et aujourd’hui, elle affirme qu’il faut « renforcer le contrôle envers les sectes ».
Mais faisons un peu le point : madame Mignon n’en est pas à son coup d’essai. Il semblerait que l’idée de faire porter la mémoire d’un enfant mort durant l’holocauste ne lui soit pas étrangère. Tout comme le discours de Lacan, ou celui en Arabie Saoudite, lorsque notre président faisait des courbettes à Dieu et plaçait le prêtre au dessus du professeur.
Certains, à droite, disent qu’il n’y a aucune cause à effet dans tout cela. Et pourtant… C’est bien une attaque en règle de la laïcité mais aussi de la vigilance face aux sectes à laquelle nous assistons. Face à un pays de plus en plus en proie au doute, qui voit sa population s’appauvrir et le capitalisme devenir de plus en plus arrogant et dur, quoi de mieux que de jeter le peuple dans les bras de son plus vieil opium, le religieux. Quitte à ce que les sectes soient reconnues comme mouvements religieux… Stigmatisation, fragmentation de l’histoire, mise à mal des non croyants, autant de moyen réactionnaires pour lancer la France vers ce dont rêve Sarkozy et ses sbires : le passé !
Mais pas d’inquiétude, la morale revient à l’école (Darcos l’a annoncé), Sarkozy aimerait qu’on y invite les hommes d’églises, et la famille va être renforcée… Ce retour en arrière fait froid dans le dos…
10:40 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : politique, religion, sectes, emmanuelle mignon, actualité, sarkozy, les verts
18.02.2008
Lettre du Sud
(Merci à Joëlle pour la traduction)
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Lettre du Sud
Adressée à qui voudra la lire
(mais en particulier aux citoyens du Nord)
Le jeudi 14 février 2008
Marcelo Colussi.
Je ne suis pas blanc.
Je le dis clairement dès le début pour que l’on comprenne bien qui écrit ceci et pourquoi il l’écrit. Ne pas être blanc signifie que je n’appartiens pas à ces 30 pour cent de privilégiés (si on peut réellement les appeler ainsi) qui ne se sentent pas discriminés pour le simple fait d’avoir une couleur de peau déterminée. Ne pas être blanc, c'est-à-dire être oriental, noir, indien, arabe ou n’importe quelle autre combinaison imaginable, est déjà un stigmate impossible à effacer. Nous qui subissons ce stigmate, nous qui supportons cette lourde charge jour après jour, nous sommes nombreux, très nombreux. Nous sommes, en particulier, ceux qui vivent au Sud. Et nous représentons beaucoup de gens, l’immense majorité de la population mondiale.
Il est très imprécis de dire ‘le Sud’, évidemment. Mais cela donne une idée assez approchante du problème qui se pose : être du Sud c’est, pour parler simplement, ne pas être blanc et faire partie de ces 70 pour cent de population de la planète qui vivent dans des conditions infrahumaines, qui ne savent pas si le lendemain ils vont avoir de quoi manger, qui ne savent pas quand va se déclencher la prochaine guerre, ni pourquoi. Être du Sud c’est faire partie de l’énorme groupe de ceux qui ne savent ni lire ni écrire (et qui constitue ni plus ni moins que 50 pour cent de l’Humanité). Être du Sud signifie que dans 50 pour cent des cas on souffre de dénutrition. Oui, vous lisez bien : dénutrition ! Dénutrition dans un monde qui se permet de dépenser des sommes démentielles en armes ou en produits superflus, un monde qui produit le double de la quantité d’aliments nécessaires pour nourrir parfaitement tous ses habitants mais qui, étant données les injustices régnantes condamne une immense quantité d’êtres humains à la faim. Un monde dans lequel le petit chien d’un foyer de classe moyenne du Nord mange en moyenne et par an plus de viande rouge qu’un habitant de nos terres. Être du Sud c’est ne pas savoir si demain on pourra mourir de faim, piqué par un serpent venimeux ou parce qu’on aura marché sur une mine antipersonnel, de celles que laissent les interminables conflits qui balaient nos pays. Être du Sud c’est vivre résigné face aux catastrophes naturelles qui périodiquement nous frappent ne laissant que dévastation chez nous et seulement des problèmes gérables au Nord (ce qui prouve à l’évidence que ces catastrophes ne sont donc pas si ‘naturelles’) ; c’est vivre en sachant qu’à n’importe quel moment on peut devenir un réfugié à cause d’un conflit armé qui éclate et dans lequel nous n’avons aucun intérêt mais qui nous force à prendre la fuite, épouvantés ; c’est pouvoir devenir un ‘illégal’ méprisé si l’on essaie d’échapper à tant de misère en partant pour le Nord, qui nous reçoit avec indifférence…des murs électrifiés, de la mitraille et des chiens de garde (si nous parvenons à survivre au voyage pour y arriver, bien sûr). Être du Sud c’est ne pas voir la lumière au bout du tunnel.
Comprenez-vous ce que je suis en train de dire ? Être du Sud c’est être pratiquement condamné à ce que manger soit un privilège. Et ne parlons pas d’autres ‘luxes’ comme lire et écrire. Et encore moins avoir accès à l’enseignement supérieur. Parmi les nôtres, manger tous les jours c’est déjà une bénédiction. Personne ne rêve d’intégrer le groupe privilégié des 2 pour cent de notre population qui terminent des études universitaires. Et comme nous manquons des choses les plus élémentaires comme nourriture, eau potable ou logement, ou vaccinations infantiles contre des maladies qui dans le nord ont déjà été vaincues, nous nous préoccupons encore moins de pouvoir accéder aux autres bienfaits de la civilisation que sont téléphone, automobile, air conditionné ou mille autres produits que nous voyons de loin (et que l’on nous vante jusqu’à l’écoeurement en nous disant que tout cela procure le bonheur). Utiliser Internet dans ce qui ose se proclamer ‘société de l’information’ est un privilège qui ne nous effleure même pas au Sud, car un pour cent d’entre nous à peine est à même de le faire.
Être du Sud est une malédiction. Oui, oui, vous entendez bien, c’est exactement cela, une malédiction! Comment comprendre, sinon, que par le simple fait de naître un citoyen du Sud (un bébé, d’accord, je ne sais pas si nous pouvons déjà le considérer comme un citoyen) doive déjà 5000 dollars au banques du Nord ? Quelqu’un peut-il expliquer cela ? Si le mot d’ordre de la Banque Mondiale est « Notre rêve : un monde sans pauvreté », comment se peut-il qu’elle soit chargée d’encaisser ponctuellement une dette fictive, infâme, immorale, contractée dans des conditions ignominieuses et qui nous condamne à la prostration dès le moment où nous venons au monde ? Ces 5000 dollars ont-ils servi à quelque chose à un débiteur du Sud ?
Vous pourrez dire, peut-être, que je parle avec ressentiment. Ce n’est pas vrai. Je parle avec beaucoup de colère, énormément de colère. Et je ne le cache pas ! Je dis tout ceci parce que je suis profondément en colère, mais pas avec ressentiment. Je sais que dans le Nord il y a aussi des blancs pauvres. Et beaucoup. Je sais que nous ne sommes pas méprisés et exploités par la population du Nord dans son entier. Ou, en tout cas il me semble que si l’opinion générale là-bas est raciste et si la grande majorité des gens regarde avec dédain ceux qui comme nous n’ont ni carte de crédit ni veston ni cravate, raison pour laquelle ils nous traitent de ‘non-civilisés’, tout cela a une histoire. L’exploitation ne frappe pas que les pauvres et les non-blancs du Sud. Dans le Nord aussi exploitation, injustices, exclusion existent ; et si le citoyen moyen de ces sociétés opulentes ne pense et n’accorde de réelle importance qu’au seul fait d’avoir un réfrigérateur plein de nourriture, une voiture devant la porte de sa maison et une télévision pour se distraire (n’est-ce pas aussi une terrible forme de pauvreté humaine ?) je considère que ceci a une explication. Si pendant des siècles on leur a dit qu’ils étaient, ‘eux’, l’avant-garde de la planète (et grâce à notre travail, comme esclaves souvent, et aux ressources qu’ils nous ont volées et continuent à nous voler en quantité monumentales, leur qualité de vie a été supérieure à la nôtre ces derniers temps) il est totalement compréhensible qu’ils finissent par croire à l’histoire de la ‘supériorité’. Mais j’insiste : ce n’est pas un sentiment que j’exprime. Ce que je dis ce sont des vérités vraies. Et je ne hais pas les blancs ; je me rebelle contre la discrimination et l’injustice. Et nous, citoyens du Sud, malheureusement, en savons long sur le sujet, car nous le subissons au quotidien.
Au sein même du Sud se produisent aussi des injustices, bien sûr. Nous ne devons pas rester sur l’idée que les blancs du Nord sont mauvais par nature et que le Sud est un paradis de ‘bons sauvages’ ruinés par la civilisation des blancs. Ce serait absolument injuste ; et qui plus est, une stupidité. Sur nos terres, d’aussi loin que l’on puisse remonter dans l’histoire, se sont succédés des empires, des guerres, des conquêtes, des systèmes esclavagistes, des sacrifices humains, des famines provoquées, des injustices. Ce n’est pas nouveau et ce n’est pas une invention du Nord. Mais maintenant, au cours des siècles derniers, étant donné la technologie que l’on est arrivé à développer dans cette partie là du monde, les différences sont devenues tellement insupportables, tellement honteuses, que nous ne pouvons qu’élever la voix face à cette situation, de toute notre force. Par exemple : les ‘développés’ du Nord disposent aujourd’hui d’une telle quantité d’armement nucléaire que, si on la faisait exploser dans sa totalité, cela effacerait toute forme de vie à la surface de notre planète, en produisant une onde de choc tellement phénoménale qu’elle arriverait jusqu’à l’orbite de Pluton. Mais cette soi-disant prouesse technique n’empêche pas que toutes les sept secondes quelqu’un meure de faim dans le Sud. Trouvez-vous que ce n’est pas une raison suffisante pour être profondément en colère ?
Au Sud aussi, disais-je, il y a des injustices. Et quelques uns des nôtres, quelques noirs, ou ‘chinois’ comme on appelle dans le Nord les orientaux, ou quelques indigènes…c'est-à-dire quelques uns des non-blancs qui vivent dans nos malheureuses sociétés sont aussi des exploiteurs de leurs propres frères. Nombre de ces ‘primitifs éclairés’ ont étudié au Nord et se sentent plus du Nord et plus blancs qu’un originaire de là-bas. Mais nous ne devons pas oublier que c’est le Nord qui concentre la majeure partie de la richesse et du pouvoir du monde. Permettez-moi de vous dire que le patrimoine des 358 personnes dont les actifs dépassent les 1000 millions de dollars (petit groupe qui peut tenir dans un avion moderne, un Boeing 747) dépasse le revenu annuel global des pays dans lesquels vivent 45 pour cent de la population mondiale, du Sud évidemment. De quel droit ? Ah ! Et naturellement ce petit groupe se compose essentiellement de blancs du Nord.
Cette domination, cette emprise est si grande, le Nord exerce une telle suprématie sur nous, sur nos peuples, sur nos vies, et aussi sur nos esprits, que nous sommes nombreux au Sud à ne voir d’autre échappatoire à notre situation qu’en imitant le Nord. On nous a tellement fait croire que nous sommes des ‘barbares primitifs’ que finalement nombre d’entre nous ont fini par l’accepter. Et on va jusqu’à imiter le maître du Nord sans penser à ce que cela signifie ! Combien d’entre nous se teignent les cheveux en blond par exemple ? Je précise que je n’ai jamais vu un blanc se déguiser en noir, en indien, en oriental, ni teindre ses cheveux en châtain. Nous, tout au plus nous sommes ‘exotiques’ ; si l’on prend quelque chose de nos cultures c’est seulement de façon fragmentaire, hors contexte. Avec un peu de chance c’est un ajout de circonstance à la ‘civilisation développée’. Mais comment peut-on arriver à un tel degré d’hypocrisie ? Le discours dominant du Nord se considère lui-même (et par ailleurs nous l’impose par la force) comme le ‘discours de la vérité’. Sur tous les plans : économique, politique, culturel. Comment l’organisation qui s’occupe de la culture au niveau planétaire, l’UNESCO, pourrait-elle avoir comme symbole générique d’identification un temple de l’empire grec qui s’épanouit en Méditerranée il y a deux mille cinq cents ans, posant les bases de la modernité européenne, si ce n’était par un préjugé blanc absolu ? C’est cela la culture ? Et une pagode chinoise, une case africaine, ou une pyramide maya, ce sont des choses ‘non-civilisées’ alors ? Pourquoi et jusqu’à quand allons-nous perpétuer le préjugé selon lequel le Nord vaut mieux que le Sud ? En général, dans les sociétés dominantes s’exprime un mépris pour ce qui est du Sud, alors qu’ici se sont épanouies les grandes cultures de l’Humanité ! Peut-être sommes-nous des non-civilisés, nous qui nous habillons différemment de ceux du Nord, nous qui avons d’autres coutumes, nous qui professons d’autres religions ? Le premier être humain, cher lecteur, fut noir, ne l’oublions jamais !
De quel droit, ou avec quelle insupportable arrogance, peuvent-ils nous traiter de sous-développés, ceux qui nous ont décimés, ceux qui ont amené la planète au bord d’une catastrophe environnementale, ceux qui ont mis en marche un modèle de vie qui place au-dessus de tout la propriété privée et considère que la terre, l’eau, l’air que nous respirons ou les plantes et les animaux qui nous sont utiles peuvent avoir un propriétaire ? C’est cela le modèle de ‘civilisation avancée’ que nous devons suivre ? L’incommensurable majorité de la population du Sud ne consomme pas follement en portant préjudice à la nature, mais c’est celle qui souffre le plus des effets de cette catastrophe civilisatrice par le manque d’eau, les famines, les désastres naturels. Que l’on me permette un exemple : de nombreux riverains des mers du Sud devront abandonner leurs lieux de vie actuels dans un vingtaine d’années parce que les eaux montent sans cesse du fait de la fonte des pôles ; et cela est dû à la pollution environnementale maladive que l’on supporte, alors que les victimes n’ont pratiquement pas versé un gramme d’agents polluants. Qui sont les primitifs, les attardés, les barbares ?
Cher lecteur, le moment de changer tout ceci n’est-il pas arrivé ?
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Et un lien très intéressant concernant les mapuches ICI
18:10 Publié dans Monde | Lien permanent | Commentaires (25) | Envoyer cette note | Tags : actualité, monde, sud, les verts, politique, altermondialisme
Kosovo : l’indépendance, oui mais…
Le Kosovo a proclamé hier son indépendance. Même si je comprends bien le chemin parcouru et le besoin de voir le pays en devenir un, justement, je pense que l’après ne sera pas aussi simple que ce que certains l’imaginent.
Le Kosovo est aujourd’hui très dépendant des aides extérieures apportées par l’UE et les USA. Sans elles, le pays ne pourrait pas survivre. Il va donc lui falloir trouver rapidement des alliés dans la région pour avancer (on pense en premier lieux à l’Albanie). Sans parler de la Serbie et de son allié russe, qui risque de mettre de l’huile sur les braises encore chaude des guerres passées.
Plus grave, rien n’est réglé au sein même du Kosovo pour garantir la sécurité et la tranquillité de vie de la « minorité serbe » et des autres minorités. Car parfois, les proclamations d’indépendance se transforment en pugilat de vengeance. La KFOR, toujours présente sur le terrain, risque d’avoir fort à faire.
Mais il y a une solution à apporter rapidement. Une des pistes que nous pouvons voir serait un ralliement rapide des pays issus de l’Ex Yougoslavie à l’UE. Et ce afin de garantir à tous un progrès social et économique viable, sous couvert des règles de l’Union Européenne en matière de droit de l’homme et de sécurité.
En espérant qu’enfin la paix s’installe durablement dans les Balkans.
13:10 Publié dans Monde | Lien permanent | Commentaires (27) | Envoyer cette note | Tags : actualité, politique, kosovo, serbie, balkans, les verts
Le pardon australien
Il est des moments dans l’histoire que l’on ne peut pas oublier. La demande de pardon proposée par le gouvernement australien aux aborigènes, pour la politique dite d’assimilation, est un premier pas vers une réconciliation nationale que l’on attendait plus. C’est l’œuvre des travaillistes, mais surtout des Verts, qui ont amené dans la campagne électorale ce problème.
Reste maintenant à aller plus loin : dédommager les victimes d’expropriations, et les nombreux viols, meurtres et autres reconnus depuis des années, mais jamais sanctionnés ou mal. Telle l’Afrique du Sud, le chemin vers la normalisation risque d’être long. Mais la première étape est passée, et de façon exemplaire sur bien des points.
Le mouvement international des Verts se doit d’être le plus vivant possible, ces évènements en sont une preuve de plus.
12:55 Publié dans Monde | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : actualité, autralie, politique, monde, les verts, aborigènes



