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31.12.2007
Fin de 2007, début de 2008...
Et voilà. L'année 2007 se termine. Elle aura vu les mensonges triompher, et le relent de droite dure arrivée au pouvoir.
Quelques mensonges ?
Le trou de la sécurité sociale n'est pas résorbable, il est de 12 milliards, sans sacrifice (franchises et autres). C'est faux. Chaque année la fraude fiscale et sociale (donc des cotisations) s'élève de 29 à 40 milliards ! Rien que cela. On pourrait donc récupérer de rondelettes sommes, en contrôlant plus, mais non... Comme la plupart des grosses fraudes sont patronales, on ne fait rien... Ha si, on laisse les trous de la sécurité sociale et des caisses de retraites se creuser.
Nous sommes, selon un ministre dont j'ai perdu le nom, le pays qui fait le plus la grève au monde! Et bien il va falloir qu'il me donne ses sources. Car nous sommes le 3 ème pays d'Europe en nombre de jours de grève, derrière le Danemark, si cher à Nicolas Sarkozy ... Encore un beau mensonge pieux...
Les entreprises du CAC 40 sont en difficultés. C'est Christine Lagarde qui nous le dit, si on continue comme ça elle vont disparaitre. Foutaises ! Et voici un extrait de Capital, repris par Plan B, qui devrait vous éclairer :
Evolution des profits des firmes du CAC 40 entre 2000 et 2005 : + 54%.
Evolution des dividendes qu'elles ont versé à leurs actionnaires pendant ces cinq ans : +71,7 %.
Evolution des investissements de ces mêmes entreprises entre 2000 et 2005 : - 41,4%.
Nom du "génie" qui a déclaré :"Les profits d'aujourd'hui sont les investissements de demain qui seront les emplois d'après-demain." : Helmut Schmidt, ancien chancelier allemand.
Capital, janvier 2007, cité par Le Plan B n°6, février 2007.
Et oui, toujours plus de profits, toujours moins d'investissement, et toujours plus de précaires et chômeurs sur le carreau...
On fait tout pour l'environnement et ça va mieux déjà ! Ca c'est du Borloo... Aller, ne disons pas la vérité sur 2007, n'allons pas souligner que c'est l'année la plus dévastatrice en terme d'évènement climatique, à tel point que même l'ONU fait un rapport....
Sinon, je passerais sur la climat, et la vaste blague du grenelle de l'environnement, les ventes d'armes et de centrales nucléaires aux dictatures, et surtout le sarkoshow permanent... Vous étiez là aussi en 2007 ! :)
Aller, bonne année 2008, retrouvons courage et rage pour qu'elle soit meilleure que 2007 !
PS : la panthère en photo est la panthère de l'Amour. Elle semble avoir été décimée totalement. En 2007....
11:52 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : politique, actualité, voeux, verts, les verts, coup de gueule
28.12.2007
Benazir Bhutto, le fin d'un rêve
Ils l'ont tué. Qui ? On ne le saura sûrement jamais. Au Pakistan, nul ne sait jamais pourquoi il meurt. Les causes s'entrechoquent, s'étiolent, s'effilochent. Seul le pouvoir corrupteur de l'argent et le fanatisme restent.
Benazir Bhutto, fille de Zulfikar Alî Bhutto, ancien premier ministre, qui subit un renversement par l'armée et fut pendu, incarnait, malgré sont passé chargé de corruption, un espoir, celui du retour à la démocratie.
Bien sur la femme n'était pas parfaite (au vue de son passé), bien évidemment elle agaçait les plus radicaux, ceux pour qui une femme émancipée et "occidentalisée" est une honte. Mais elle avait le courage et la détermination, chose rare en ce bas monde.
C'est un coup dur pour le Pakistan, et pour l'espoir.
12:16 Publié dans Monde | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : monde, actualité, pakistan, benazir bhutto, élections
22.12.2007
In nomine patris...
Depuis le livre de Saint Nicolas Sarkozy (La République, les Religions, l'Espérance), nous savions que sa vision de la laïcité était plutôt élastique. D'un côté, pour rassurer les laïcs, il disait ne pas vouloir toucher "à l'esprit de la laïcité" et de l'autre proposait de réviser le loi de 1905, trop restrictive et pas assez positive à ses yeux... Cherchez l'erreur. En fait non ne cherchez pas, c'est du sarkozysme, dire une chose pour faire passer son contraire.
Voilà donc notre président en visite officielle au Vatican, pour avoir son joujou, une place de Chamoine d'honneur. Rappelons juste au passage que le fait d'accepter cela en fait un subalterne du Pape Benoit XVI, autrement appeler le mitrailleur de la laïcité.
On aurait simplement put regarder ailleurs, et se dire "bon il joue son rôle, c'est la tradition"... Sauf que le petit président du peuple, lui, fait un joli discours et déclare tout de go qu'il est pour une "laïcité positive" et pour "qu'il y ait plus de croyants en Europe, car c'est bon pour elle"... Ai je rêvé ou voit on là le président d'un pays qui a inscrit la laïcité dans son texte fondateur faire un discours digne des bateleurs évangélistes ?
Depuis, la Rome papale loue "l'homme de convictions" et sa pratique d'une "saine laïcité", celle qui ne réduit pas la religion au seul espace privé, mais lui donne toute sa place - y compris à l'islam que l'ancien ministre de l'intérieur a contribué à organiser avec le Conseil français du culte musulman (CFCM) - dans le débat public. On croit rêver ! Revoilà donc la religion sortie de là où elle devrait rester : la sphère privée !
Bref, le pape mise sur une France appelée, dans un semestre, à présider l'UE. Il saura gré au président français de tenir bon sur la Turquie, sur l'obligation faite à l'Union, dans le mini-traité, de "maintenir un dialogue ouvert, transparent et régulier avec les Eglises" (article 15). Redonner du poids aux religions comme avant, effacer le siècle de laïcité au profit du retour à un concordat... Je rêve éveillé mais on en est bien là ! Et ce grâce à Nicolas Sarkozy ! Après Kadhafi le meilleur ami des droit de l'homme, voici saint Nicolas, et ses voix venues de Rome...
De son côté, le président Sarkozy entend aller au bout de ses propositions iconoclastes en vue de desserrer le corset de la "séparation" Eglises-Etat dans le sens d'un financement public des lieux de culte (la commission Machelon), de relancer la commission de dialogue entre Etat et Eglise (qu'avait créée Lionel Jospin). Sans complexes, mais sans en rajouter, il s'entoure de personnalités connues pour leur étiquette catholique : le secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant, la directrice de cabinet Emmanuelle Mignon, le premier ministre François Fillon, le secrétaire d'Etat à la coopération Jean-Marie Bockel. Ou encore la ministre du logement, Christine Boutin, qui a engagé un prêtre dans son cabinet. En gros revenir en arrière... la rupture version Sarkozy.
La laïcité est en danger, le communautarisme et l'amour de Dieu de notre président est un danger permanent pour le bien de l'Europe. Nous ne pouvons laisser faire et devons rester vigilant.
Le texte en dessous est de Caroline Fourest.
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Sarkozy sera le bras droit du Vatican contre la laïcité à la française (c) Prochoix
Conformément à ce qu'il écrivait déjà dans son livre, La République, les religions et l'Espérance (Cerf), Nicolas Sarkozy a profité de sa rencontre avec Benoît XVI pour réitérer sa volonté de faire évoluer la laïcité à la française — jugée sectaire, "épuisée" voir guettée par le "fanatisme"... celui des laïques ! — vers une laïcité plus "positive".
Il a ainsi appelé à "l'avènement d'une laïcité positive, qui tout en veillant à la liberté de pensée, à celle de croire ou de ne pas croire, ne considère pas que les religions sont un danger, mais plutôt un atout". Par "positive", entendez plus anglo-saxonne, plus ouverte au religieux, plus favorable aux nouveaux mouvements spirituels, c'est à dire aux sectes...
Lorsqu'il était ministre de l'intérieur, son interprétation de la laïcité "positive" a été le cauchemard des associations anti-sectes et des laïques refusant de voir l'"espérance spirituelle" remplacer l'"espérance sociale", notamment dans les quartiers populaires. C'est confirmé. Ce cauchemard sera également la ligne du président de la République française, élu pour cinq ans, et qui souhaite "revaloriser" les racines chrétiennes de la France.
Caroline Fourest
18:01 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : politique, actualité, religion, sarkozy, verts, les verts, gauche
20.12.2007
Toutes les 10 secondes....
18:14 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : actualité, société, sida, sidaction, don, partage, plaisir
« Histoire de la révolution écologiste », Yves Frémion
Il manquait aux mouvements écologistes une chose importante : un peu d’histoire. Non pas que les mouvements n’en aient pas, mais plutôt pour démontrer que l’idée de l’écologie politique est bien une idée nouvelle, qui est structurante. Et la seule réellement inovante de ces 100 dernières années.
Yves Frémion, se colle donc à cela. Avec pertinence et passion, et parfois humour. Le livre nous offre donc une balade dans les dernières années du siècle passé, et les nouvelles de celui-ci. Partant des bases (les grands auteurs, penseurs), il poursuit ensuite sur une chronologie, passant en revue tous les aspects de la pensée et de l’action de l’écologie. En centrant tout de même sur les Verts majoritairement.
Le livre est passionnant, il est aussi fédérateur ! Avec parfois une certaine partialité (reconnue et signalée en début d’ouvrage), tous les événements passent entre les lignes d’Yves Frémion. Des réussites (l’influence sur les politiques publiques et européennes, les bons scores, etc..) aux défaites (les mauvais score, les éclatements, les échecs d’union…), il ne cache rien, et commente tout.
Juste un bémol : sa vision de la décroissance me semble bien loin de ce qu’elle est, et je pense qu’il règle plus ses comptes avec Yves Cochet qu’autre chose au travers de ce chapitre.
A lire par tous ceux qui veulent connaitre le chemin parcouru par cette révolution lente et non violente, et surtout bien préparer l’avenir.
14:55 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : livre, écologie, environnement, actualité, politique, verts, les verts
16.12.2007
Guillaume Dasquié : l'indépendance des juges en question
Le journaliste Guillaume Dasquié, du monde, a été mis en garde à vue quarante heures par la DST (sécurité intérieure du territoire) car il refuse de donner ses sources concernant un document qu'il a reproduit dans "Le Monde". Ce document, publié le 17 avril 2007, était une copie d'un document secret défense. Il portait sur les informations de la DST concernant Al Quaïda entre 2000 et 2001.
Surprenant de voir Michème Alliot Marie, alors ministre de la défense, porter plainte contre un journaliste pour "divulgation". Mais encore plus surprenant de voir un juge enregistrer cette plainte ! Mais c'est ce qui se passe, aujourd'hui, en France. Des juges aux ordres du pouvoir ! C'est inadmissible ! La France ne protège pas assez les journalistes sur le secret des sources.
Ainsi, l'appartement de monsieur Dasquié a été perquisitionné, et d'autres documents saisis. Cela aurait permis à la DST de remonter jusqu'à sa source. Mais ou va-t-on ? Somme nous sur la pente glissante d'un état à la Poutine où les journalistes ne peuvent plus faire leur métier ?
Dans "Le monde on peut lire :
Le syndicat national des journalistes a déploré "une censure moderne qui se caractérise par la criminalisation de l'enquête journalistique". La Fédération nationale de la presse française (FNPF), qui rassemble plusieurs syndicats patronaux du secteur, a fait valoir qu'"il ne peut exister de presse libre sans la garantie du secret des sources". La Fédération européenne des journalistes (FEJ) a rappelé qu'il était "urgent de renforcer la législation sur la protection des sources en France".
L'article 109 du code de procédure pénale prévoit que "tout journaliste, entendu comme témoin sur des informations recueillies dans l'exercice de son activité, est libre de ne pas en révéler l'origine". La Cour européenne a condamné plusieurs fois la France pour non-respect du secret des sources, au nom de l'article 10 de la Convention européenne des droits de l'homme sur la liberté d'expression. Dans un arrêt du 27 novembre, à propos d'un journaliste allemand du Stern en poste à Bruxelles, la Cour a condamné la Belgique, en rappelant "le rôle essentiel que joue la presse dans une société démocratique et la protection des sources journalistiques, pierre angulaire de la liberté de la presse".
Édifiant non ? C'est bien une atteinte grave à la démocratie à laquelle nous assistons. Va-t-on laisser faire ?
Pour lus d'informations, cliquez ici
11:56 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (36) | Envoyer cette note | Tags : actualité, france, politique, journalisme, monde, verts, les verts
13.12.2007
Mémona Hinterman, la force de témoigner
Cette journaliste est d'un courage exemplaire pour dénoncer ce que Kadhafi, le tyran, lui a fait subir. Et elle critique bien sur sa venue. Sans macher ses mots.
Un témoignange poignant. Au fait, lisez les commentire, vous verrez comme les gens et la théorie du complot joue en plein. Lisez aussi le livre de Mémona. C'est une de nos plus grande journaliste.
18:59 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note | Tags : politique, actualité, kadhafi, monde, libye, sarkozy, mémona hinterman
12.12.2007
Pas d’objectifs chiffrés à Bali, et ça continue….
Comment détruire simplement la planète en quelques étapes :
1) Pendant plus de 100 ans, nier complètement le phénomène d’impact de l’activité humaine sur la planète et l’imaginer illimitée.
2) Pendant 30 ans, admettre que « peut être il y a un impact » mais tout faire pour le minimiser et décrédibiliser les porteurs de solutions (écologistes surtout).
3) Se dire que ça commence à se voir, alors faire un rassemblement à Rio pour alerter.
4) Comme Rio aurait pu déboucher sur quelque chose et que les peuples commencent à se poser des questions, provoquer une grande réunion à Kyoto pour faire un « protocole de réduction des impacts environnementaux ». Mais attention : ne pas faire grand-chose quand même, il ne faudrait pas déconner non plus… des mots, pas trop d’actes.
5) Continuer à affirmer que la mondialisation libérale et la loi du marché sont les deux seules choses viable en ce mond
6) Si vous êtes américains, faire preuve d’un peu plus de franchise que les autres, en refusant de vous laisser emmerder par ce protocole, et en polluant à tour de bras. Si vous êtes allemand, ou d’une démocratie nordique, penchez vous sur le problème et avancez des solutions, voir mettez les en place. Pour les autres, faites comme la France : brassez de l’air, c’est sûrement bon pour la planète et le réchauffement.
7) Si la population commence à s’alarmer, endormez là avec un bon « Grenelle de l’environnement ». Si vous êtes américain, proposez en un mondial (surtout si vous êtes Al Gore) alors que cela existe déjà (Cf le protocole ci-dessus) et que de toute façon ça ne mange pas de pain mais redore votre blason.
8) Si la population mondiale insiste et se contre fiche du Grenelle qui n’est que franco français, faire une grande réunion avec le GIEC à Bali. Le GIEC aura été créé pour prévoir des scénarios, normalement pas trop alarmistes. Seulement, ces indisciplinés scientifiques auront tout de même le culot de dire que c’est peut être pire que prévu… Mais juste peut être dirons certains.
9) A Bali, ne fixez aucunes limitations chiffrées (au moins on n’est pas emmerdé comme ça) et demandez à compter sur la bonne volonté de chacun (ben voyons). Faites donc triompher les cyniques face aux humanistes, et que vive le marché….
Comment essayer de la sauver :
1) Se dire que ce qui vient d’être écrit est vraiment très sombre, et qu’il ne faut jamais perdre espoir, au contraire il faut le garder, le donner et le démultiplier !
2) Arrêter de voter pour les chantres du productivisme et de l’économie de marché, ou pour les amis du FMI et de l’OMC, et commencer à voter pour les vrais progressistes, ceux qui n’ont pas peur de dire ce qui est (les Verts par exemple).
3) Commencer à se responsabiliser et arrêter de tout attendre des élus. Devenir politique et en faire tous les jours !
4) Adhérer a des associations de défense de la nature, de l’humain, et des droits en général. Cesser de se dire « ben ça ne sert à rien ». Comme on dit " Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait ".
5) Vivre, s’amuser, rire, et surtout ne jamais se laisser dévorer par la cupidité, et l’envie de posséder !
6) Faire l’amour, le plus possible, juste pour donner. C’est gratuit et c’est bon !
14:50 Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : environnement, actualité, écologie, verts, les verts, bali
11.12.2007
De la notion de « développement durable » à celle de « développement soutenable »
Commençons par définir le développement durable. Si je m’en réfère au site dédié, je trouve cette définition :
« Le développement durable a été défini comme “le développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs” par le rapport Brundtland (du nom du Premier ministre de Norvège), publié en 1987. Le processus vise à concilier l’écologique, l’économique et le social, en établissant une sorte de cercle “vertueux” entre ces trois piliers.
Source : La documentation française
Sur le papier cela semble donc une bonne chose. Mais la définition, trop large et pas assez précise, entraine des dérives. Ainsi, le monde actuel est il issu du développement durable ! Et oui, car le libéralisme économique a bien pour ambition d’agir sur les trois piliers, et d’influer sur l’écologie, l’économie et le social. Etonnant non ? Pas vraiment. Car comme tout rapport politique, le rapport Brundtland est suffisamment large pour trouver un écho dans des pays aux visions parfois antinomiques des choses. C’est dirons nous, un premier pas mais il reste insuffisant.
Face à ce constat, certain philosophe, chercheurs et penseurs ont eu l’idée d’envisager un autre mode de développement, le développement soutenable. Définissons-le :
Aujourd’hui, les besoins fondamentaux d’une grande part de l’humanité ne sont pas satisfaits : besoins de se nourrir, de se loger, de se vêtir, de travailler. Or, un monde où la pauvreté et les inégalités sociales sont systémiques sera toujours sujet aux crises sociales et écologiques.
Un développement soutenable implique que les besoins de tous soient satisfaits, y compris celui de satisfaire leurs aspirations à une vie meilleure.
Pour atteindre cet objectif, les modes de consommation doivent tenir compte des possibilités à long terme. Or une partie d’entre nous vit déjà au dessus des capacités écologiques de la planète.
La notion de « besoins » est certes déterminée socialement et culturellement, néanmoins, le développement soutenable nécessite de promouvoir des valeurs qui valorisent une consommation prenant en compte l’écologiquement possible et auquel chacun peut raisonnablement prétendre.
Pour répondre aux besoins essentiels, le développement soutenable nécessite la croissance économique là où ces besoins ne sont pas satisfaits. Ailleurs, développement et croissance sont compatibles dans la mesure où celle-ci respecte les principes de soutenabilité et de non-exploitation d’autrui.
Il est à noter qu’à elle seule la croissance ne saurait suffire. En effet, une forte productivité peut tout à fait coexister avec le phénomène d’indigence, à travers des systèmes de répartition inégalitaires.
Pour assurer un développement soutenable, les sociétés doivent donc faire en sorte de satisfaire les besoins essentiels en assurant l’égalité des chances pour tous et une redistribution équitables des richesses.
Ceci dit, une société peut de diverses manières compromettre sa capacité de satisfaire les besoins de ses membres - en surexploitant ses ressources par exemple. Et si le développement technologique peut résoudre certains problèmes, il peut parfois en créer d’autres plus graves. Un développement inapproprié peut ainsi marginaliser des portions entières de la population.
L’agriculture sédentaire, le détournement des cours d’eau, l’extraction minière, l’émission de chaleur et de gaz toxiques dans l’atmosphère, l’exploitation commerciale des forêts, les manipulations génétiques, sont des exemples d’interventions de l’homme à l’occasion d’activités de développement… Il y a peu de temps ce type d’interventions étaient limitées, tant dans leur ampleur que dans leurs effets. Aujourd’hui elles sont plus draconiennes, et plus menaçantes, localement et mondialement.
Au strict minimum le développement soutenable implique de ne pas mettre en danger les systèmes naturels qui nous font vivre : l’eau, l’atmosphère, les sols et les êtres vivants.
La pratique du développement tend en effet à appauvrir les écosystèmes et à réduire la diversité biologique. Or, une fois éteinte, une espèce ne se renouvelle plus. Et la perte d’espèces végétales et animales peut singulièrement limiter les possibilités des générations à venir ; le développement soutenable exige donc leur conservation.
Les ressources renouvelables telles que les forêts ou les réserves de poissons peuvent ne pas s’épuiser, à la condition que le rythme de prélèvement ne dépasse pas la capacité de régénération et d’accroissement naturel. Cela dit, les ressources renouvelables font parties d’un ensemble complexe et il faut définir un seuil maximum d’exploitation en tenant compte des effets de l’exploitation sur l’ensemble du système.
Quant aux ressources non renouvelables, comme les combustibles fossiles et les minerais, leur exploitation réduit de fait le stock dont disposeront les générations à venir. Il convient donc de tenir compte de l’importance critique de la ressource, de l’existence de techniques permettant de minimiser l’épuisement et de l’éventualité de trouver un produit de substitution. Dans la logique du développement soutenable, il importe que le rythme d’épuisement des ressources non renouvelables compromette le moins possible l’avenir.
Les biens soi-disant gratuits, tels l’air et l’eau, sont des ressources vitales. Le développement soutenable exige donc que les effets nuisibles soient réduits au minimum de façon à préserver l’intégrité globale du système.
Que ce soit sur le plan démographique ou celui de l’exploitation des ressources, les limites existent, et il faudrait, bien avant que le monde n’atteigne ces seuils, qu’il assure l’équité dans l’accès à ces ressources limitées et qu’il réoriente les efforts afin d’alléger les pressions exercées sur l’environnement.
Le développement soutenable est un processus de transformation dans lequel l’exploitation des ressources, la direction des investissements, l’orientation des techniques et les changements institutionnels, se font de façon harmonieuse et renforcent le potentiel présent et à venir permettant de mieux répondre aux besoins et aspirations de l’humanité.
Source : Les amis de la terre (Rhône)
C’est plus long mais il était difficile de faire autrement….
Voici donc deux notions fondamentalement complémentaires, mais l’une va bien plus loin que l’autre. Ainsi, le développement durable ressemble à une sorte de « faisons comme aujourd’hui en saupoudrant d’un peu d’environnement » et l’autre à un réel changement de société pour aller vers le bien être de tous sur cette planète. Le glissement de l’un à l’autre n’est pas simple : imaginer faire accepter à la population française qu’elle doive consommer autrement (moins en premier lieux pour les plus riches) pour permettre à d’autres sur terre de tout simplement pouvoir consommer … Et imaginer qu’il faille accepter de voyager autrement, voir moins, pour que d’autres puissent tout simplement voyager…
Le concept amené par le développement soutenable est bien celui du partage total de l’avenir de l’humanité. On ne partage pas que le local, mais bien le global. Il devient donc urgent de se parler pour mieux partager. Partager les connaissances, les cultures, les ressources. Tendre vers un mieux pour tous, une vie décente et non limitative au niveau de l’accès aux connaissances. Tout en respectant les spécificités de chacun, en ne nivelant pas par le bas, et en ne cherchant pas à imposer un mode de vie identique à tous. C’est le défi majeur du développement soutenable.
Alors oui, le développement durable est utile et doit bien sur être mis en place rapidement, et de façon systématique. Mais il ne doit être qu’une étape vers le développement soutenable, le seul qui permettra la pérennité de tous sur ce petit caillou qui nous sert de planète.
13:25 Publié dans Ecologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : écologie, environnement, actualité, verts, les verts, développement
10.12.2007
Une visite un jour symbolique
Le 10 décembre est un jour qui sonne chez tous les passionnés d’égalité très bien. C’est l’anniversaire de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen. C’est vraiment une journée pas comme les autres, ou l’on se prend à rêver que le monde peut être meilleur.
Et bien pour fêter cela, la France a un invité de choix : le Colonel Kadhafi. Ce grand homme, celui du terrorisme d’état appliqué au monde, celui des tortures et des sévices corporelles généralisées, celui des infirmières bulgares et du médecin palestinien retenus (alors qu’innocents) et torturés… Un exemple pour tous les dictateurs de la planète !
Mais ne vous en faite pas : il vient pour signer des contrats ! Et oui, c’est donc un mec bien pensez donc ! Monde où seul l’argent compte…
Mais passé cela, on notera que la réaction de Rama Yade ce matin dans le Parisien est assez forte, mais inutile. Elle veut rappeler à Kadhafi que la France n’est pas un paillasson où l’on essuie ses pieds pour enlever le sang de ses victimes. Elle souligne aussi qu’elle était déçue de ne pas aller en Chine. C’est bien mais… inutile. Déjà parce Sarkozy a déjà fait un pont d’or à Kadhafi. Et ensuite parce qu’elle a modéré dans la journée ses propos, très vite… Donc voilà, c’est un peu un show mais c’est déjà ça….
Et puis l’opposition, qui s’en donne à cœur joie, à juste titre. Mais j’aurais aimé les entendre aussi lors de la visite du numéro 1 chinois (je mets de côté les Verts, qui eux avaient très bien réagient). Ben oui, la Chine n’est pas plus enviable que la Libye. Mais là non. On était quelques uns à manifester pour la libération du Tibet et du peuple chinois. Trop peu…
Alors oui cette visite est dégueulasse, mais n’ayons pas non plus de l’indignation à géométrie variable.
13:15 Publié dans Monde | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : politique, actualité, monde, kadhafi, verts, les verts, terrorisme



