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30.09.2007

Direct 8:une intervention du professeur Belpomme

29.09.2007

Les clowns sont de sortie...

69e8459aca30825cd73c801bca9921b0.jpgAmis lecteurs, désolé de vous avoir abandonnés cette semaine, mais un drame dans ma famille m'y a contraint.

Alors je vais faire un tour de l'actualité à ma façon....

Commençons pat Fillon, qui d'un coup décrète que la sixième puissance économique mondiale est en faillite. La France quoi... C'est drôle non ? Et bien non : cela ne sert que sa politique du pire, c'est à dire instaurer un climat de peur pour passer des réformes innommables en "douceur"....

En parlant de réforme, le coup des franchises médicales est un comble ! Au lieu de se pencher sur le noeud du problème (comme de proposer que les médicaments soient donnés en vrac, comme aux USA, et à hauteur de la prescription, mais au grand dame des labos pharmaceutiques), on tape encore sur les assurés, surtout sur les plus faibles ! Jusqu'à 400€ par an de franchises ! C'est peu dit monsieur Sarkozy... C'est presque un demi SMIC lui répondrais je...

Et pour les retraites, on nous refait le coup des régimes spéciaux (qui seront réformés par décret et sans concertation)... Ils faut les réformer, les faire disparaître... Et comme toujours pour le bien du peuple que diable ! Mais quand comprendrons nous que sans retraite jeune, on meurt au boulot ? Vous vous voyez encore à 68 ans au travail ? Moi pas... Pourtant un jeune Bac+2 qui aurait redoublé va devoir cotiser 42 ans... et sortir du travail à 63 ans avec une très petite retraite. Donc il continuera... C'est triste de se dire que tant d'argent circule (2 milliards échangés en moyenne en bourse tous les jours en France) et que rien n'est redistribué. On peut faire autrement et beaucoup mieux que de pressurer encore et toujours les mêmes.

Mais on a eu une belle palme : la semaine de 4 jours obligatoire dans les écoles ! Et bien, comment ne pas préparer l'avenir ? En diminuant les programmes scolaires. Car c'est bien vers cela que nous allons : un allégement des programmes pour tout caser sur 4 jours... Rappelons au passage que selon des études, la semaines de 4 jours est le pire rythme pour les enfants...

Mais le top du top revient à madame Boutin, ministre de ... ben de quoi au fait ? des algécos à Lyon ? Bref ministre qui propose pour résoudre la crise du logement social "d'agrandir d'un étage tous les logements existants"... C'est à mourir de rire. Vraiment. Comme si au départ on prévoyait de pouvoir agrandir un immeuble comme ça. Et puis ce genre d'annonce c'est plus simple que d'obliger les villes qui ne respectent pas le quota de 20 % de logements sociaux à le faire.

La France va mal, c'est vrai. Elle est pilotée par des fous ! Alors, controns les.

22.09.2007

Intervention de Nicolas Sarkozy (par Cécile Duflot)

Je me fais ici l'échos de la réaction des Verts suite au passage télévisé de Nicolas Sarkozy. J'en partage chacun des mots.

Remarquable c'est sont mot non ? Et noté comme ce qui suit sur France 2 colle au discours de notre maitre en manipulation... Remarquable non ?

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Ce soir, le président Sarkozy est de nouveau apparu avec l’insolence pateline de celui qui jour après jour demande des efforts aux plus fragiles pour exonérer d’impôts et de leurs responsabilités sociales la frange la plus aisée des Français. Celui qui se plaît à diviser la société en stigmatisant les faibles et en dressant des catégories les unes contre les autres, continue avec cynisme et démagogie de confondre démocratie et communication.

 


Remarquable
envoyé par tsameti
 

La France de Nicolas Sarkozy est celle des quotas, des réflexes, des chiffres truqués, de l’ennemi intérieur et de la peur de l’extérieur : une insécurité sociale organisée pour faire taire la différence. Notre pays n’a pas besoin qu’on lui promette du sang et des larmes, il a besoin de davantage de partage et de solidarité pour assurer l’avenir et le bonheur de ses habitants, en lien avec le monde qui l’entoure.

Le président de la République dit ne pas vouloir d’Etat UMP, mais l’Etat qu’il nous propose est celui d’un homme dont l’activisme fébrile relève plus de la soif de pouvoir que de l’ambition de changer la société, au bénéfice de tous. Nicolas Sarkozy dit ne pas vouloir être prisonnier d’un clan, mais il est l’otage des intérêts qu’il défend mesure après mesure : ceux de ses amis des grandes entreprises et des lobbies.

Cette dérive inquiétante de nos institutions démontre, à l’inverse des desidera sarkoziens, la nécessité d’aller vers une démocratie parlementaire moderne, sachant mieux prendre en compte les enjeux de long terme, en particulier la réponse à l’urgence écologique. Une démocratie capable pour cela de s’opposer aux technocraties comme aux intérêts financiers, fussent-ils ceux des amis de vacances du président de la République.

Cécile Duflot, Secrétaire Nationale des Verts

 

19.09.2007

Sarkozy : antisocial, le mot est faible

20e94e91db1d8b3604165da00b3ab050.jpgQuel discours ! Quelle grandeur d’âme ! Pouvait-on entendre dans les réactions des gens après le discours de Sarkozy.

Mais quel fou ! Désolé c’est ce qui m’est venu en écoutant la diatribe antisociale de Sarkozy. Je sais ce n’est pas fin, mais son discours non plus quand on y réfléchit….

Petit passage en revu du discours du nouveau pacte social (je pense que la lecture de la définition du mot social dans le dictionnaire ne ferait pas de mal à notre président).

"Il y a aujourd'hui trois certitudes : Le système n'est pas tenable financièrement, il décourage le travail (...) ; enfin, il n'assure pas l'égalité des chances." Déclare notre amiral en chef des armées libérales.

C’est beau, c’est ronflant, et c’est surtout... faux !

Le système n’est pas tenable financièrement. C’est une affirmation bien hautaine que celle-ci. Alors que rien n’est tenté pour le redresser, on décrète que le système n’est pas viable. D’où viennent les cotisations sociales ? Majoritairement des salaires (via les cotisations salariales et patronales). Et qu’est ce qui n’augmente pas depuis des années ? Les salaires ! Et on s’étonne de voir baisser les cotisations ! Sans parler des nombreux cadeaux accordés aux entreprises, pour soit disant sauver de l’emploi… Alors, la première des solutions consisterait tout bêtement à augmenter les salaires. Et pourquoi ne pas aussi taxer la rente, et les flux financier, disons de 1%. Rien que cela comblerait bien des trous dans la sécurité sociale et d’autres organismes. Pour mémoire, il s’échange chaque jour 3 à 5 milliards d’Euros en bourse. 1%, cela représenterait 30 millions à 50 millions d’entrée pour l’état, soit 10 440 millions par an environ. Soit 10,4 Milliards…Rappeler moi de combien est le trou de la sécurité sociale ? Et rappeler moi le montant des cadeaux fiscaux fait au plus riches ces derniers mois ? En augmentant les salaires de 150 € et en taxant les flux financiers, l’équilibre peut se trouver.

Sans parler de la possibilité de taxer la valeur ajouter des entreprises, au lieu des salaires.

J'insère ici une brève que j’ai lue ce matin, et qui illustre bien ce propos sur la répartition des richesses (Greenspan est un ancien de la banque centrale américaine) :

« "Et Greenspan d'asséner sa conviction selon laquelle nous assistons aujourd'hui à la fin de l'effet désinflationniste de la mondialisation. Après avoir largement bénéficié durant des années de l'incorporation des travailleurs chinois et de ceux des pays d'Europe de l'Est, l'économie mondiale tend à revenir à l'équilibre du fait d'une plus large intégration des pays émergents et, par conséquent, de plus fortes tensions salariales. Et surtout, prévient l'ancien banquier central, il ne faudrait pas balayer cette thèse en s'appuyant sur les chiffres actuels d'une inflation plus ou moins bien maîtrisée. "Cela va changer", prévient-il.

Dans le même temps, Greenspan relève que la part des salaires dans la valeur ajoutée est historiquement basse à l'inverse d'une productivité qui ne cesse de s'améliorer même si la croissance de cette dernière va se tasser au cours des prochaines années. Et ce découplage entre faibles progressions salariales et profits historiques des entreprises fait craindre à celui qui se définit, sur le plan économique, comme un "libertarian", un libertaire, une montée du ressentiment, aux Etats-Unis comme ailleurs, contre le capitalisme et le marché".
 »

Mais on peut aussi arriver à l’excédent ! Et oui, la création immédiate d’emplois, par le partage du temps de travail mais aussi l’investissement public, serait un retour rapide de la consommation, et des gains sur les cotisations. Gain qui s’ajoute à ceux de la TVA… Alors, pas tenable financièrement ?

Il n’assure pas l’égalité. Ha ? Mais pourquoi donc ? Peut être parce que ceux qui profite le plus du système fiscale et social français sont les plus riches ! Niches fiscales, déductions des propriétés, etc… Autant d’inégalités frappantes. Mais non, continuons à accuser le système social plutôt que le capitalisme libéral, qui lui crée des inégalités bien plus criantes, mais qu’il faut taire. Ben oui, n’allons pas changer les choses quand même !

Il décourage le travail. Amusante cette formule. Donc en gros, les gens qui ont des prestations sociales sont des fainéants, qui ne veulent pas travailler. C’est bien connu ! Encore le coup du bouc émissaire. C’est à la mode, on avait le droit au méchants immigrés, voici venu le temps des fainéants. Ca colle avec Fadela Amara, et sont plan antiglandouille… Quelle blague ! Croire qu’un Rmiste ne voudrait pas plutôt du travail, ou qu’une femme à temps partiel forcé ne serait pas preneuse d’un temps plein, c’est vraiment faire preuve du pire des cynismes. Mais ça fait des gens à porter à l’opprobre du peuple.

Mais continuons. « C'est un nouveau contrat social, profondément renouvelé, profondément différent, que nous devons élaborer ensemble", fondé sur "le travail, le mérite et l'égalité des chances" et renouant "avec les principes de justice et d'efficacité". Et bien. L’égalité des chances dans un système du chacun pour soit, c’est fort de café quand même. Alors que Sarkozy prône l’individualisme de tout craint et le communautarisme, il vient nous parler d’égalité des chances. Et le mérite… Quelle notion subjective que le mérite ! Qui va le mesurer, quel sera l’étalon mérite ? Et voir le mot travail galvauder ainsi, ça me rappelle de trop le « travail, patrie, famille » d’un autre temps.

Nicolas Sarkozy a annoncé son intention d'"aller plus loin" dans l'assouplissement "incontournable" des 35 heures et de "donner une place plus importante à la négociation d'entreprise et de branche dans la détermination de la durée collective du travail". Et voilà le coup de grâce aux 35 heures. Travailler plus pour gagner pareil. Parce qu’il ne faut pas rêver : comme les français sont trop peu syndiquer, les négociations par branches vont aboutir à pire qu’aujourd’hui. Le poids syndical étant ce qu’il est. Et cela Sarkozy le sait. Il vient de trouver le moyen de tuer les 35 heures, mais aussi de mettre le premier coup de pelle sur la tête du code du travail, en renvoyant aux branches ce qui devrait relever de l’égalité via l’état. C’est d’ailleurs le meilleur moyen de créer des inégalités. N’est ce pas ce qu’il voulait combattre ?

  "L'idée, c'est de nous sortir de la contradiction insupportable que connaissent les salariés et les entreprises de notre pays : d'un côté un smic qui progresse fortement, sans lien avec les fondamentaux économiques, ce qui fragilise les entreprises à forte intensité en main d'œuvre ; de l'autre un nivellement des salaires par le bas, avec une négociation salariale anémiée et des minima de branches parfois inférieurs au smic". Ou comment monter les salariés les uns contre les autres. Seul un esprit un peu faiblard peut penser que c’est l’augmentation du SMIC qui bloque les salaires. Il n’y a pas de lien entre ces deux choses. Aucun. D’ailleurs, dans les entreprises ou il n’y a aucun smicard, les salaires n’augmentent pas plus vite qu’ailleurs… C’est bien une volonté patronale de diminuer depuis des années la masse salariale qui fait que nous en sommes ici aujourd’hui.

"Ce qu'il faut faire, c'est jouer sur toutes les dimensions du problème. Sur la fixation du smic, nous avons besoin de dépassionner le débat. Une commission indépendante fera chaque année des recommandations aux partenaires sociaux et au gouvernement. Cette recommandation, le gouvernement sera libre de la suivre ou non". Bien joué ! En donnant l’impression de démocratiser le débat (le coup de la commission Théodule), il ajoute que le gouvernement ne sera pas obligé de suivre la recommandation ! Superbe galipette non ? Je crée une commission qui ne sert à rien, mais ça fait bien dans le paysage... Nous allons tout droit vers une période de restriction ou le SMIC sera maintenu bas, afin d’obliger les gens à faire des heures supplémentaires. Et voilà la mort des 35 heures, voir des 39 heures. Ou travailler plus pour… survivre. Un plan de rigueur quoi…

"Nous ne pouvons plus tenir sur cette ligne Maginot juridique (...) Tout le monde a compris qu'un pays où les ruptures de contrat de travail sont soumises à des procédures longues et incertaines est un pays qui encourage les délocalisations, qui crée peu d'emplois et peu de richesses". Ha tient c’est nouveau ça. C’est donc le contrat qui fait la richesse. Pas le travail mais le contrat. Etonnant non ? Donc, si je suis le raisonnement, parce que l’on peut se séparer plus vite d’un salarié, celui-ci va produire plus de richesse que quand il avait un CDI. Et bien, c’est plus de l’économie, c’est de la magie !

  "La solution passe par différentes pistes (...) la promotion de modes de rupture négociée en fait partie, de même que des procédures simplifiées devant les prud'hommes". Et paf, un grand coup dans le côté familiale de l’entreprise. Ben oui entre membre de la famille, on peut bien se quitter non fâchés. Mais ou va-t-on là ? Un retour au paternalisme d’en temps ? Et depuis quand les salariés ont la main mise sur leur avenir au sein des entreprises ? Sans parler du coup de pied de l’âne aux Prud’homme, qui vont se voir attribuer des droits de plus en plus simples, et donc de plus en plus inefficaces. La comparution immédiate sans recul sur un dossier, dans le cadre des Prud’homme, est tout simplement dangereuse pour le droit du travail.

Nicolas Sarkozy a annoncé mardi son intention de définir "avant la fin de l'année des procédures et des sanctions, à la fois plus efficaces, plus fermes et plus justes" à appliquer lorsqu'un demandeur d'emploi refuse deux offres valables d'emploi ou une formation. Et bien,  que de rigidité d’esprit. Nous revoilà avec les coupables désignés par notre saint patron. Et oui mes bien chers frères, ce sont ces chômeurs qui refusent des emplois le problème ! Les salauds qui ne veulent pas des bons emplois donnés par l’ANPE. Et c’est quoi un emploi viable ? Si je suis ébéniste, je peux travailler à la caisse de Carrefour. Et c’est donc viable. C’est cela que je ne pourrais pas refuser ? Ou comment donner de la main d’œuvre corvéable au patron et paupériser encore plus la situation de bien des gens.

"Concilier responsabilité et solidarité, c'est aussi prendre en charge nos nouveaux besoins de santé (maladie d'Alzheimer, plan cancer, soins palliatifs) sans grever les comptes de l'assurance maladie ni peser sur les générations futures. C'est tout l'objet de la franchise qui sera présentée au Parlement dans le cadre de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2008". Et ça, ça ne sent pas bon l’abandon au privé du système de santé ? Et surtout le prix à payer de plus en plus cher pour se soigner va entrainer des difficultés insurmontables pour bien des gens, qui ne se soigneront plus. Ou comment mettre à mal 55 ans de politique de santé…

"Mais je veux être clair, pour moi, ce n'est que l'amorce d'autres mesures fortes et structurantes", a-t-il souligné. "L'assurance maladie n'a pas vocation à tout prendre en charge, sans rien contrôler et sans rien réguler. C'est pourquoi j'ouvre également un grand débat sur le financement de la santé. (...) Nous en tirerons les conclusions au premier semestre de l'année prochaine". Et voilà le travail ! Là au moins c’est très clair : et si on privatisait le système de santé ? Et tout cela avec le sourire en plus ! Bienvenue dans une libéralisation de la santé… Il ne va pas faire bon être pauvre à partir de 2008…

"La priorité, c'est de traiter la question des régimes spéciaux de retraite. Je demande au gouvernement de les réformer sans tarder". Ou comment encore une fois faire focaliser sur une catégorie de personnes (moins de 500 000 actifs), et trouver cette échappatoire pour tout faire passer.

Sarkozy, c’est le politique du pire, la politique de chacun pour soit et de l’opprobre. Une politique de la destruction de la solidarité au profit de l’égoïsme. C’est un néo conservateur habillé des vêtements de l’humaniste. Mais ne nous laissons pas endormir. Prie qu’Attila, il ne restera rien après son passage si nous ne sommes pas vigilent. Alors engageons nous, militons, ne baissons pas les bras !

14.09.2007

Vidéo Gay Pride 2007 Lyon

 

Après une nouvelle vague de propos bien homophobes entendus dans le bus, je me suis souvenu que ces liens dormaient dans un mail... parce que l'égalité des droits n'est pas négociable. Tous ensemble.  

La pollution du Rhône par des Pyralènes n’est qu’un début.

ddd1b5eb431317bd0d640f54eb0ea50e.gifQuand je lis que le Rhône est pollué, ce n’est pas une grande nouvelle ni une surprise. Mais quand on lit par quoi, là on a de quoi bondir ! Des PCB ! Autrement dit du Pyralène, la molécule interdite depuis des années !

Alors on commence à s’interroger : comment cela est possible ? Pourquoi retrouve t on encore des traces de cette molécule ? Quelle source de contamination ?

Et c’est là que le bas blesse. Le WWF parle de « Tchernobyl à la Française ». Pourquoi ? Parce que le Rhône, fleuve magnifique et majestueux, est contaminé jusqu’à la mer ! Oui, pas un endroit dans le Rhône qui ne soit contaminé. Rappelons que les PCB peuvent avoir des effets neurotoxiques, entraîner des troubles de la fertilité, voire des cancers, sur les animaux qui les ingèrent, et, en bout de chaîne alimentaire, sur l’homme (qui n’est lui-même qu’un animal). Joli programme non ?

On mesure des taux, c’est comme cela que l’on quantifie la pollution dans nos douces contrées. Et qu’est ce qu’un taux ? Et bien c’est une mesure de seuil, seuil permettant de déterminé à partir de quand une molécule est dangereuse. Et le Rhône présente des taux de PCB de 5 à 12 fois supérieur aux normes sanitaires européennes !

Et les PCB, ils sortent d’où ? La question est posée. Petit retour historique : à partir des années 30, les PCB sont utilisés de façon massive au sein de l’industrie. Leur rôle est d’assurer l’isolation électrique d’une installation, surtout de type transformateur. C’est un peu l’illustration de l’expression « Ca baigne dans l’huile ». Quand on a constaté la dangerosité et la toxicité des produits, il a été décidé, en 1987, d’interdire totalement la vente des Pyralènes sur le territoire français. Seulement, l’ADEME a encore dénombré pas moins de 545 610 appareils contaminés en France, en incluant les transformateurs EDF, cette année.

Mais revenons sur la contamination : d’abord constaté au nord de Lyon, elle s’est étendu au reste du Rhône, rendant impropre à la consommation les poissons et mettant en danger l’utilisation d’eau pour l’agriculture. La contamination de la mer Méditerranée est inévitable car comme le souligne le WWF : « tout comme le nuage de Tchernobyl ne s’est pas arrêté aux frontière, le PCB sera présent en mer ».

Donc nous avons une des principaux fleuves de France contaminé par des PCB de façon plus qu’importante. Mais revenons à notre question, d’où sortent ces PCB ?

Parmi les hypothèses, celle des incinérateurs qui seraient coupables de rejets atmosphériques et de pollution des sols. Il y a aussi les entreprises, notamment celles fabriquant des transformateurs au pyralène, qui, ont le sait, ont laissé leurs huiles aux PCB s’infiltrer dans la terre. Ce qui signifie une contamination des nappes phréatiques, et bien entendu des sédiments et autre fonds d’eau. Et, du coup, des poissons exposés à ces matières en suspensions dans l’eau, ou même étant eux même des « poissons de fond ».

Mais avant toute autre hypothèse, une sort du lot : l’usine Tredi –Séché. Elle est l’une des deux usines qui traitent de la dépollution des PCB des 545 510 appareils en cause. Détail affligeant : elle rejette ses eaux usées dans le collecteur public régional qui se situe en amont sur l’un des affluents du Rhône ... Etonnant non ? Et comme le souligne Bernard Cressens, directeur des programmes du WWF, « une véritable gestion des déchets des PCB nécessite aujourd’hui une prise de décision rapide des pouvoirs publics prenant en compte de manière primordiale les problèmes de santé publique et l’assainissement durable des écosystèmes aquatiques aujourd’hui sinistrés ». Sauf que pour l’instant, et bien rien n’est fait ! Donc l’eau dans les collecteurs publics….

Notons tout de même, pour constater encore plus l’ampleur des dégâts, que cela ne se cantonne pas au Rhône. Pour Gérard Keck, toxicologue enseignant à l’Ecole nationale vétérinaire de Lyon, « toutes les grandes rivières françaises sont polluées à peu près autant que le Rhône ». Marc Babut, directeur de recherche au Cemagref, organisme spécialisé dans la gestion de l’eau, arrive à la même conclusion : « Les PCB ont été utilisés à grande échelle, on peut donc s’attendre à en trouver partout. Avec les nouvelles normes sanitaires européennes, les niveaux qui jusqu’alors n’étaient pas jugés préoccupants le deviennent. Nous avons des signaux d’alerte qui remontent de toutes parts. »

C’est donc bien face à un problème majeur de santé publique que nous nous trouvons ! Et rien, je dis bien rien, n’est mis en place pour étudier et chercher à combattre cette pollution.

Et que dire du plan d’élimination des PCB (décret du 18 janvier 2001) qui n’inclus pas de gestion des déchets ! On les retire mais on n’oblige pas au retraitement particulier des déchets ! Le WWF s’en inquiète, et se demande dans ces conditions comment les PCB ne pourraient pas avoir un impact sur l’environnement.

Plusieurs centaines de milliers de tonnes de sédiments du Rhône sont contaminés aux PCB. Les résultats des prélèvements réalisés sur six espèces de poissons ont montré une contamination allant jusqu’à 59 picogrammes/gramme (pg/g), alors que l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a fixé à 8 pg/g la concentration admissible en dioxine et PCB dans les poissons destinés à la consommation humaine. Le poisson le plus contaminé présentait une dose 40 fois supérieure à la dose acceptable quotidiennement.

La contamination des écosystèmes aquatiques aux PCB entraîne des conséquences économiques graves immédiates pour le secteur de la pêche professionnelle en eau douce. Sans parler de celle de la pêche récréative.

Philippe Boisneau, président des pêcheurs professionnels en eau douce (CNAPPED) et Didier Bretin, Président de l’association interdépartementale des Pêcheurs Professionnels de la Saône et du Haut-Rhône, déclarent : « Les pêcheurs sont dans l’obligation d’honorer leurs nombreuses charges (loyer à l’Etat, charges sociales…) sans pouvoir percevoir de recettes puisque la vente des poissons leur est interdite. Il ne faut pas minimiser l’impact et les conséquences économiques de cette pollution. »

Au delà des conséquences économiques, ce sont les conséquences sur la santé, à cours et long terme, qui ne sont pas connues. Nous sommes réellement face à une contamination massive, pouvant toucher une population de plusieurs millions de personnes. C’est un des problèmes majeurs des prochaines années en France. La preuve ? L’eau et la réflexion sur la qualité de l’eau ne font pas partie du Grenelle de l’environnement. Tout comme les OGM ou le nucléaire. C’est bien que le problème écologique se trouve là, non ?

 Désolé pour le côté ironique de la dernière petite phrase, mais je commence à saturer des mesurettes.... 

Syndicats et associations : position commune sur les transports !

Vous trouverez sur ce lien la position commune sur les transport entre les syndicats et les associations de protection de l'environnement concernant les transports. Un grand pas en avant !

Présentation Grenelle Environnement Document MEDAD 06 07 2007.pdf

10.09.2007

Les constructeurs automobiles décident de tuer la planète

ba22812d5efefbf0d36cb0bca033da1f.gifCe matin, on apprend que les constructeurs automobiles s'allient contre le projet de l'UE de réduire à 120 grammes par kilomètre les émissions des voitures neuves d'ici à 2012.

La raison évoquée est que  ce serait trop difficile à faire d'ici 2012, et irréaliste. Ainsi, entend on le patron de de Porsche dire que  ce projet de réduire à 120 grammes par kilomètre les émissions des voitures neuves d'ici à cinq ans est "totalement naïf". Naïf.. quel jolie mot ! Et croire que l'on peut continuer comme cela c'est pas un peu naïf ? A non, c'est juste suicidaire !

Mais rassurez vous, amis lecteurs, les français ne sont pas mieux :  Christian Streiff, patron du constructeur français Peugeot, les décrit lui comme "totalement irréalistes". Oui irréaliste comme de penser survivre sans peine que une planète qui fait monter sa température de façon continue et inextricable tant que le CO2 l'empoisonne... 

L'UE a menacé les constructeurs de sanctions financières s'ils ne se mettaient pas en conformité avec les nouvelles réglementations. Réglementations critiquées par nombre de constructeurs, dont DaimlerChrysler.
La Commission européenne veut présenter son projet au plus tard au premier semestre 2008.

Reste que cet exemple prouve bien que si on laisse le marché se réguler seul (comme le proposent les libéraux de tous poils) on ne réussira pas à faire de l'écologie utile. Il est temps de retrouver de l'énergie politique et de la volonté ! 

 

Les additifs alimentaires : cause d'hyperactivité !

bff287024ac67f219b84d70b1ca024b3.gifUne nouvelle étude conclut que certains additifs et colorants alimentaires augmentent l'hyperactivité chez les jeunes enfants, conclut une nouvelle étude. L'ironie de la chose: les aliments destinés aux enfants contiennent régulièrement ces additifs. Et cette étude démontre surtout que cet effet est valable sur tous les enfants, prédisposés ou non à l'hyperactivité.

Ainsi, l'étude de l'université britannique de Southampton donc les conclusions sont présentées sur le site du journal The Lancet, démontre un lien entre certains additifs et l'hyperactivité.

Le test fut simple à établir : Des enfants de 3, 8 et 9 ans ont participé. Ils ont consommé des boissons contenant un mélange de colorants et de benzoate de sodium.  Reste que le professeur Joseph Arul déclare : «Il faudra voir ce qui a provoqué la réaction, . Les colorants, le sodium ou le mélange des deux.»

Car ce sont les colorants et le benzoate de sodium qui serait la cause des ces déséquilibres. Tenons nous là la raison première de l'épidémie d'hyperactivité qui semble toucher les enfants des pays riches ?

Alors, mangez bien, mangez bio !  

 

08.09.2007

Amnesty international : un clip "coup de stylo"


Bullet !
envoyé par AmnestyBE

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