06.09.2009

Duflot Vs Zemmour / Nolleau

Rarement je n'ai vu un tel déferlement de mépris de la part des deux "chroniqueurs" de Ruquier face à un invité.

Nolleau "Royal mon amour" et Zemmour "Vive Napoléon" se déchaînent littéralement contre Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts.

Seul hic, même si elle savonne un peu au début, la jeune femme qu'ils prennent pour une conne dans un machisme évident, en a dans le ventre. Même si tout n'est pas parfait, l'exercice est bien mené.

Ou quand la conviction politique se voit ....

23.08.2009

Nîmes 2009 : journées d'été des Verts et d'Europe Ecologie

 

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Cette année c'est à Nîmes que les journées d'été des Verts et, pour la première fois, d'Europe Ecologie se sont tenues. C'est donc sous un climat plein de chaleur (32 à 40 °c !!) que nous avons débattu, parlé, swingué et milité. En prime : des tonnes de chaleur humaine !

Je ne vais pas ici faire un résumé de tout, ce serait idiot et inutile, mais faire un bilan de ce que j'ai ressenti.

Commençons par l'OPNI (Objet Politique Non Identifié) qu'est Europe Ecologie. Ce que je disais (qu'il ne survivrait pas en l'état) après (ou pour) les régionales se confirme. La forme actuelle n'est pas totalement adaptée à un enjeu national et c'est donc tout naturellement que la théorie du phoenix lui est appliquée : meurt de son combat passé pour mieux renaître. Oui mais renaître sous quelle forme ? A priori celle d'un "parti réseau". Intéressante notion, car cela manque dans le paysage politique français.

Disons le tout de go, j'ai été très critique sur Europe Ecologie, et le reste sur certains points. Mais l'espace qui vient de se créer me semble intéressant (d'autant plus qu'il est, à ce jour, le seul où les choses bougent). Je compte donc y prendre "ma place" (façon de parler) pour voir vers quoi tout cela évolue. Car nous ne sommes pas à l'abri, malgré tout, de dérapage du type cooptation des têtes des listes, manque de transparence et manque de démocratie. Mais je crois qu'il est temps que les acteurs non verts se bougent un peu plus pour obtenir tout cela aussi...

L'OPNI est donc en devenir, c'est donc à suivre...

Sinon, des plénières furent intéressantes. Celle qui tentait de faire un arc large sur ce que peuvent être les valeurs de Europe Ecollogie (annimée par Edwy Plénel) fut forte en positions / convictions. Christiane Taubira y fut excellente, tout comme Cécile Duflot (surtout pour rattraper la énième assiette Modem lancée en l'air, maladroitement selon certain, pour avoir un article dans les journaux selon moi et d'autres, par Daniel Cohn Bendit) et Emmanuelle Cosse. Bon, ok, n'oublions pas les messieurs. Yannick Jadot en as surpris plus d'un sur son déterminisme et son "autonomisme" (mais je ne peux m'empêcher de penser qu'il construit pour 2012, malgré tout...son site étant déjà réservé, mais c'est le propre du politique... ), pour le reste, ce fut un peu plan plan quand même messieurs ...

La plus surprenante fut  celle de clôture, réellement fabuleuse et pleine de sens sur ce qu'est l'écologie politique, ses valeurs, ses fondements, ses doutes aussi (car ce n'est pas un dogme). Des intervenants de très grande qualité : Yves Cochet, Geneviève Decrop, Alain Lipietz, Patrick Viveret, Jean Paul Besset et le tout annimé par Cécile Duflot (brillamment). Il est bon de voir une plénière de ce niveau, posant clairement les bases de l'écologie politique comme politique de civilisation (dès que je peux trouver le Podcast, je le mets en ligne, sinon allez voir sur le site des JDE)

A noter, tout de même, que la plupart des plénières manquent de temps de débat réel avec la salle, ce qui aurait permis, par exemple dans le cas de l'invitation de Véolia et Eurst and Young, l'expression des tous face aux acteurs invités.

Ce furent donc trois belles et intenses journées où l'écologie politique a su se retrouver (pas dans sa globalité, mais autour de l'appel Europe Ecologie pour le moins) et partager.

Reste maintenant à solidifier tout cela, à fixer des valeurs, à poser un réel socle commun et, comme le disait Yves Cochet, à être certain que nous partageons tous le même constat.

Pour finir, je souligne le fait que ces journées ont été l'occasion de belles rencontres, et je salue ici ceux qui se seront reconnus...

03.02.2008

KOKOPELLI : biodiversité, la fin des illusions

Communiqué de presse de l'association KOKOPELLI. Soutenez là sur le site ICI.

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Les verdicts sont tombés : l’association Kokopelli est lourdement condamnée :

12.000€ pour le grainetier Baumaux

23.000€ pour l’état et la fédération des industriels de la semence (FNPSPF).


Il faut être réaliste : les semences que défend l’association Kokopelli, étant maintenues dans l’illégalité par une volonté politique, nous ne pouvions pas gagner ces procès.

 

Malgré les directives européennes, les avis de l’ONU, du Sénat, de scientifiques, d’agronomes affirmant l’urgence de sauvegarder la biodiversité végétale alimentaire, l’état français refuse de libérer l’accès aux semences anciennes pour tout un chacun.
C’est ce qui permet aujourd’hui aux magistrats d’infliger ces lourdes peines à l’association Kokopelli.

Dans le cas du procès de la SAS Baumaux pour concurrence déloyale, M. Baumaux verra donc son bénéfice de 800.000€ augmenté de 10.000€ et recevra 2.000€ pour ses frais.

L’état français recevra 17.500€ au motif que KOKOPELLI vend des semences illégales, 5.000€ seront consacrés aux frais et à l’information du bon peuple sur les pratiques dangereuses de l’association KOKOPELLI. Les semences qui ont nourri nos grands-parents et qui servent à nous nourrir aujourd’hui par le jeux des croisements, sont donc devenues illégales et dangereuses.

Nous avons eu droit au grenelle de l’environnement : il faut sauver la biodiversité ! alors pourquoi condamner une association qui sauvegarde avec ses adhérents et ses sympathisants, plus de 2500 variétés en risque de disparition ? Pourquoi condamner ces semences dont la FAO reconnaît qu’elles sont une des solutions pour assurer la souveraineté alimentaire, face aux dérèglements climatiques et à l’augmentation de la population mondiale ? Pourquoi les mêmes variétés, selon qu’elles sont vendues par KOKOPELLI ou d’autres opérateurs entraînent condamnation ou mansuétude ? Pourquoi les grandes surfaces vendent des fruits et légumes issus des variétés interdites à KOKOPELLI, en toute impunité (en tout cas à notre connaissance).

Les condamnations infligées à KOKOPELLI
ne sont donc pas à chercher dans la nature des
semences que protège l’association, mais dans ses actions.

L’association propose aux jardiniers, aux paysans, d’être autonomes et responsables, face au vivant. Dans notre société du tout marchandise, c’est intolérable. Le plus grand grief (sous jacent) fait aux semences anciennes ou de pays, est d’être reproductibles et qui plus est adaptables à de très nombreuses conditions de cultures, sans le soutien de l’agro chimie. Voilà la faute de KOKOPELLI : conserver le levain des savoirs populaires, agronomiques et génétiques. A l’heure où l’on veut nous faire croire que le tout hybride, OGM, chimique, énergie fossile, sont les seules possibilités d’assurer notre alimentation, propager l’autonomie semencière par l’exemple est devenu répréhensible. Ce qu’il faut retenir de ces condamnations, c’est la volonté affichée d ‘éradiquer les alternatives techniques et semencières autonomes.

Depuis 15 ans, KOKOPELLI protège la diversité de nos jardins, de nos champs, de nos assiettes, tout en essayant de faire évoluer le cadre juridique vers une reconnaissance de la valeur agronomique et culturelle des variétés reproductibles : L’ETAT FRANÇAIS NOUS A FAIT ECHOUER. Aujourd’hui, la disparition potentielle de KOKOPELLI ouvre un boulevard à l’uniformisation culturelle et productiviste agricole. La disparition de la « vraie » biodiversité basée sur la variabilité génétique d’une multitude de variétés locales ne sera jamais, et de très loin, compensée par la multiplicité de quelques variétés clonées.
Il est intéressant de noter la similitude des actions et de la répression envers les faucheurs volontaires, les amis de l’ortie, les défenseurs de l’herboristerie et KOKOPELLI : chacun cherche à sa façon, à protéger et promouvoir la vie et la continuité des savoirs. Pour notre gouvernement, tout cela est devenu répréhensible ! Face à ses contradictions, entre ses déclarations enflammées du Grenelle de l’Environnement et les condamnations qu’il obtient contre les défenseurs de la biodiversité, gageons que l’état français mettra un point d’honneur à prendre en réelle considération le devenir des générations futures.

L’association KOKOPELLI a toujours proposé la résistance fertile non violente et le dialogue, peut-être étions-nous trop en avance ? Mais maintenant, sauver la biodiversité est d’une extrême urgence. Si l’agriculture productiviste que protége le gouvernement se trompe, vous trompe, nous trompe, quelle stratégie de repli aurons-nous ? Si nos élus ont contribué à éradiquer notre patrimoine semencier alimentaire ?

La solution est dans votre camp, mesdames et messieurs nos gouvernants. Une fois, vous avez pu revendiquer « responsables, mais pas coupables ». Devant la faim du peuple, cet argument ne tient pas.
N’obscurcissez pas l’avenir, il l’est déjà suffisamment.

Mais peut-être faut-il lancer un appel : aux semences, citoyens !

Raoul JACQUIN

 

 

Nos enfants sont fichés, on ne s'en fiche pas !

NOS ENFANTS SONT FICHÉS, ON NE S’EN FICHE PAS !

LES SIGNATAIRES DE CETTE PÉTITION NATIONALE RÉCLAMENT LA SUPPRESSION IMMÉDIATE DE

BASE ELEVES

Bientôt, tous les enfants en âge d’être scolarisés qui résident en France seront fichés dans le système Base élèves 1er degré. Elaboré en l’absence de tout débat démocratique sur sa finalité, son fonctionnement, ses possibilités de croisement avec d’autres fichiers (police, justice,…), il est en voie de généralisation sur tout le territoire, après une simple déclaration à la Cnil le 24 décembre 2004. Sa mise en place rencontre de fortes oppositions de la part de parents d’élèves – mais nombre d’entre eux ignorent jusqu’à son existence –, d’enseignants, d’associations et d’élus. Des conseils municipaux se sont prononcés contre ce fichage, des parents le refusent, des directeurs d’école sont opposés ou réticents (ils sont alors soumis à de fortes pressions de leur hiérarchie)… mais rien ne semble pouvoir arrêter une administration qui minimise les dangers du système.

Des informations sur les enfants et leurs familles qui, jusqu’à présent, ne sortaient pas de l’école, deviennent partiellement accessibles aux maires, et remontent jusqu’à l’échelon académique, et même au niveau national avec un identifiant (la liste des informations se trouve en Annexe). Ces données transitent via Internet. Personne n’a oublié le scandale de juin 2007 qui a mis en évidence l’absence de sécurisation – tout un chacun pouvant avoir accès aux données personnelles des enfants et de leurs familles.

La plupart des données individuelles nominatives seront conservées quinze ans. La finalité affichée du traitement est d’« apporter une aide à la gestion locale des élèves, assurer un suivi statistique des effectifs d’élèves et permettre un pilotage pédagogique et un suivi des parcours scolaires ».

Mais dans la mesure où il va ficher tous les enfants – y compris ceux qui sont scolarisés dans leur famille – l’une des utilisations vraisemblables de ce système se trouve dans la Loi de prévention de la délinquance du 5 mars 2007. Cette loi place le maire « au centre de la politique de prévention » avec de nouveaux pouvoirs, en le faisant notamment bénéficier de la notion de « secret partagé » avec différents acteurs sociaux. Les enseignants sont associés à ce dispositif de contrôle social : l’article 12 de la loi modifie le Code de l’Education en précisant que les établissements scolaires « participent à la prévention de la délinquance ». Base élèves se situe donc dans la droite ligne du rapport Benisti qui, pour prévenir « les comportements déviants », préconise la détection précoce des troubles comportementaux infantiles dès la crèche…

Sous la pression d’un mouvement de protestation de parents d’élèves, d’enseignants et d’organisations de défense des droits de l’Homme, le ministère a annoncé le 5 octobre 2007 la suppression des champs relatifs à la nationalité (Annexe note(2)) – tout en maintenant le lieu de naissance.

Pour l’enfant, individu en devenir, toute information sortie de son contexte peut être source de discrimination. Confier autant de données personnelles à une administration qui pourra les faire circuler par Internet et les utiliser à des fins qui ne sont pas précisées, nous semble dépasser ce qui peut légitimement être exigé des familles. L’école doit rester un lieu protégé, un lieu où l’enfant doit pouvoir se développer sans être enfermé dans son passé.

Convaincus que les libertés individuelles sont trop importantes pour être abandonnées au bon vouloir des gouvernements et des administrations, nous demandons la suppression définitive du système Base élèves et des données déjà collectées.

Pétition mise en ligne à l’initiative du CORRESO (Collectif Rennais de Résistance Sociale), le 22/01/2008.

Texte finalisé par Line Lucas et Hélène Auneau (Rennes), Mireille Charpy (Grenoble) et François Nadiras (Toulon).

Le site pour signer ICI (remplir le cadre en haut à droite avec nom et prénom)

02.02.2008

La décroissance en films

Le film du contre Grenelle de l'environnement :

 

 
 
Serge Latouche et la décroissance :
 
 
 
En trois partie, "Simplicité volontaire et décroissance" :
 
 
 
Et pour finir, Yves Cochet :
 
 

01.02.2008

Microparticules

9105ce90d24a7b39a426b683c1dab8a8.jpgNous autres français avons le don de nous gargariser avec rien. Ainsi, nous mettons en avant aujourd’hui notre savoir faire en terme de véhicules, qui soit disant polluent moins que ce que demande l’Europe. Hosanna, alléluia !

 

 

 

Comment en est-on arrivé là ? En utilisant massivement la technologie de l’injection directe de diesel. Cette technique permet en effet d’avoir un rapport thermique meilleur, offrant un bon rendement moteur (enfin bon…). Ce qui fait qu’avec moins de carburant, vous faites plus de kilomètres. Soit in fine, moins de CO2 émis.

 

 

Sur le papier c’est bien sauf que… des microparticules sont émises par les moteurs diesel… C’est quoi les microparticules ? Et bien ce sont de minuscules particules (on s’en doutait), autrement appelées particules fines, émises lors de la combustion du diesel. Bien sur on en trouve aussi issues de l’industrie et des incinérateurs, ou d’autres sources, mais là n’est pas le problème de cet article. Car en ville, la source principale de microparticules, ce sont les véhicules diesel. Surtout ceux sans filtre à particules (filtre qui retient les particules dans l’échappement). Mais ne nous leurrons pas : même avec un filtre, elles restent émises en petite quantité.

 

 

Et c’est là que le bas blesse : ces microparticules sont potentiellement responsables d’une liste sacrément longue de maladies : asthme, pleurésie, cancer, trouble endocrinien… Leur taille leur laisse tout loisir de passer, via les poumons, dans le sang. Entrainant des problèmes graves.  Et de potentiels cancers.

 

 

Mais selon les constructeurs, c’est déjà génial que l’on envoie moins de CO2 dans l’air non ? Donc si nous les suivons, nous résolvons un problème après l’autre. Que les microparticules soient aujourd’hui suspectées de faire jusqu’à 5 000 morts par ans dans les villes, ne les dérange pas ?

 

 

De plus l’argument est faux : certes les moteurs envoient moins de CO2, mais le marché lui progresse. Hors, la progression du marché est bien supérieure à la baisse d’émission de CO2. Donc au final, la courbe se stabilise à peine….

 

 

Que faire ? Et bien changer plusieurs choses.

 

 

La première, c’est de rendre obligatoire la pose de filtre à particules sur tous les véhicules diesel. L’Europe s’y attèle, reste à voir ce que sera la réaction de la France. Il faudrait mettre cela en place dès aujourd’hui.

 

 

 La seconde, c’est d’utiliser massivement les transports en communs. Mais là aussi, il faut des bus bien équipés, et mettre en place prioritairement des transports rails (train, métro, tramway) en faisant attention à ce que ces technologies ne soient pas elles même source d’émission de microparticules (filtre à particules obligatoire, système de frein, frottement des rails, etc…).

 

 

Et pour les particuliers : privilégier les transports en commun et à défaut les voitures à l’essence ! Ce sont des gestes tout bête mais qui peut sauver des vies.

 

 

Tout cela ne devra pas nous dédouaner de mettre en place aussi une chasse aux microparticules issues des incinérateurs, de l’industrie et de l’aviation. L’écologie politique est globale ou n’est pas.

25.01.2008

Le lampiste, la banque et le mensonge

84074fee82cd093cecf4d48f138bf2e3.jpgComme on s’amuse à la Société Générale ! C’est une sacrée banque vous pouvez me croire ! Pourquoi tant d’éloge ? Mais c’est merveilleux une banque ou l’on peut perdre 5 milliards d’euros comme d’autre perdent 5 euros ! Et ce sans que personne ne s’en rende compte pensez vous !

 

Il faut dire que selon le super directeur cravaté de la banque en question, personne n’a rien vu ! Tout est la faute d’un trader du bas de l’échelle, indépendant, qui aurait tout fait foirer ! Et même pas pour s’enrichir ! Mais alors… Le doute survient. Pourquoi a-t-il fait cela ? Réponse : pour le fun pardi !

 

Il est bien connu que, quand un trader s’ennuie, il aime à se faire peur et à perdre de l’argent comme ça pour déconner. Ben oui, on a les loisirs que l’on peut. Et à la Société Générale, on peut le faire sans que ça se voit pendant un an et perdre 5 milliards d’euros … Le rêve du trader dépressif…

 

Non mais qui gobe cette histoire ? Honnêtement, j’espère que tout le monde se rend compte du coup fourré là-dessous. La Société Générale est une des banques qui a le plus prêté pour les fameuses « subprime » aux banques américaines. Elle avait déjà annoncé une perte de 2 milliards d’euros. Mais on peut imaginer que la note s’élève au final à 7 milliards… Comment justifier les 5 milliards manquants ? Inventons un lampiste de luxe, et le tour est joué ! La banque à bien gérer l’argent, mais pas son trader !

 

C’est fin, ça se mange sans fin ces mensonges énormes. Mais soyons rassurés, Fillon à annoncé qu’il allait demander « que toute la lumière soit faite sur cette affaire ». Ben si c’est comme pour le Crédit Lyonnais, on n’est pas prêt d’en savoir plus…. Et ne soulignons pas qu’en plus cela va permettre à la Société Générale d’être absorbée dans une fusion acquisition à laquelle est aspire depuis des mois…

 

 

Au fait, le nom du lampiste : Jérôme Kerviel. Bon courage à lui.

La faim, le blé, la bagnole et nous de Fabrice Nicolino

39e29213e12d54ccc4f28e8c98359333.jpgVéritable plaidoyer argumenté et sévère sur les agrocarburants, ce livre est à mettre entre toute les mains. Explicitant les liens existants entre financiers, politiques et grands groupes industriels, Fabrice Nicolino nous démontre comment, depuis 1945, l’industrialisation de l’agriculture nous amène aujourd’hui aux portes de nouvelles famines et surtout d’un des systèmes les plus injustes qui soit au niveau de la répartition de ce qui est vital.

 

Bien écrit, très bien documenté, le livre nous plonge dans le marais puants de la haute finance, des vendus de la politique et surtout, dans les entrailles du système d’exploitation le plus élaboré et cynique possible.

 

 

Ne reculant devant rien, Fabrice Nicolino nous offre là un des livre essentielle sur l’écologie d’aujourd’hui, et nous démontre que derrière le message humaniste et écologiste des agrocarburants (appeler biocarburants) se cache une hydre à milles têtes, toutes prêtes à asservir et exploiter.

22.01.2008

Les bourses tombent, les pauvres trinquent

94a63990b2348e717f3449dc80964b21.jpgA la tienne le pauvre ! Ainsi va la vie du capitalisme néoclassique (ou ultralibéral, libéral, selon de quel parti vous êtes). D’abord il se goinfre, jouant à la grenouille voulant être plus grosse que le bœuf, puis tout cela tombe comme un château de carte. C’est dans les gènes du capitalisme : accroitre au point de ne plus avoir de valeur, gagner toujours plus, et surtout, après moi le déluge…

Seulement voilà, la crise qui se profile est difficilement négligeable pour les plus pauvres. Certains vont dire « tant mieux ça fera la peau aux riches ». Comme ils se trompent ! Dans les précédentes crises, jamais un nanti n’a perdu sa fortune. Tout au plus a-t-elle diminué, mais elle restait largement supérieure à la moyenne des gens. Riche un jour, riche toujours comme disent certains. Bref ce ne sont pas les oligarques et les riches qui vont morfler.

Non cette crise va toucher de plein fouet les classes moyennes et les pauvres. D’abord parce que la plupart des systèmes de retraites et de complémentaires santé des pays riches reposent sur la bourse… Je vous laisse donc imaginer ce qui va se passer pour nous…

Mais pour ceux qui n’ont rien, ce sera pire : ils auront moins que rien. Quelles sont les valeurs spéculatives qui vont avoir le vent en poupe. C’est assez simple : les agrocarburants, les minerais (or, argent, nickel) et les ressources nucléaire (uranium). Et là, miracle de la mondialisation libérale, c’est bien sur les plus pauvres de la planète que le couperet va tomber.

Les agrocarburants, devenus valeur boursière de refuge, vont entrainer des déforestations encore plus rapides, de l’esclavage moderne (les coupeurs de canne à sucre, etc…), des expropriations massives (Brésil, Chili, Pérou, Indonésie) et surtout des sécheresses et famines de masse. Ben oui, quand on produit pour faire rouler le 4*4 de Shwarzy, on ne produit pas pour nourrir…

Les minerais risquent de rouvrir les conflits : à moi ce terrain ou il reste un peu d’or et de diamants (même si ce n’est pas un minerai) à extraire. Le retour des guerres ethniques de circonstances, tribales pour certaines, peut être des génocides de masse pour ne plus être emmerdé par le voisin. Voilà ce que nous promet la crise actuelle. L’Indonésie, l’Iran, le Tibet, l’Afrique dans son ensemble risque de s’embraser pour le gain de survie. Avoir le minerai pour que l’autre ne l’ait pas….

Et ne parlons pas du nucléaire, qui lui, soutenu par l’état français, garde une bonne visibilité boursière, comme disent les économistes, ce qui signifie simplement que l’on peut s’en mettre plein les poches pour pas cher… Aréva manipulant les dictateurs, la France envoyant ses soldats pour sécuriser les espaces de production… Comme cela sent bon la néocolonisation par l’argent plutôt que par la force…

Bref, certains un peu fou vont se réjouir de cette crise, d’autres, dont je suis, vont s’inquiéter grandement de la récession organisée qui va encore toucher de plein fouet les plus pauvres. Il est temps de réellement changer le monde et le système. La gauche a son mot à dire, et il serait temps que la décroissance et le partage soient envisagés et portés…..

20.01.2008

Et si on se posait des questions ?

Frontde Libérationdu Tempsde Cerveau Disponible

« Sérieusement ou avec humour combattre le décervelage « 

 

Texte diffusé le dimanche 25 novembre 2007 de 12 heures à 13 heures, dans l’excellente émission « La Planète Bleue » sur la chaîne de radio suisse romande « Couleur 3 », qui est une chaîne de radio très fiable à tous niveaux.

 

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Quand la fameuse affaire de l’Arche de Zoé a éclaté, curieusement, le Président Sarkozy n’est pas venu au secours des enfants victimes, ni des familles abusées, mais des voleurs d’enfants.

Pourquoi ? Pour protéger qui ? Pourquoi Nicolas Sarkozy est-il allé au Tchad chercher les journalistes français et les hôtesses espagnoles ? Pourquoi le président français a-t-il annoncé, haut et fort, qu’il irait chercher lui-même les membres de l’association « Arche de Zoé », quoi qu’ils aient fait, mettant ainsi le feu à un baril qui n’avait pas besoin d’arrogance pour s’enflammer.

S’agit-il d’une maladresse due à la précipitation, ou l’affaire des illuminés de l’Arche de Zoé cacherait t-elle une autre affaire autrement grave, bien plus glauque, qui aurait conduit le président français à la gaffe internationale ?

Y aurait-il des imbrications entre l’exfiltration d’enfants tchadiens vers l’Europe, l’industrie pharmaceutique, et les milieux d’affaire ?

Chaque jour qui passe voit apparaître de nouvelles questions. Pourquoi et comment l’association l’Arche de Zoé, a-t-elle bénéficié de passe-droits au ministère des affaires étrangères, au ministère de la défense, voire au ministère de l’intérieur ? Pourquoi et comment l’association l’Arche de Zoé, a-t-elle pu utiliser les avions Transal de l’armée française, pour transporter son matériel de N’Djaména à Abéché ? Pourquoi les services du ministère français de la défense, connaissaient-ils le plan de vol du Boeing affrété par Eric Breteau, le président de l’Arche de Zoé ?

Le Boeing atterrit à Abéché, un aérodrome sous contrôle militaire tchadien … et français, certains gradés français étant présents dans la tour de contrôle. C’est depuis Abéché, que, grimés en blessés, les gamins devaient embarquer dans l’avion garé en bout de piste.

Est-ce que les moyens tout à fait étonnants dont a profité l’Arche de Zoé, est-ce que la précipitation maladroite du président Sarkozy, à s’impliquer personnellement dans l’affaire, aurait un rapport avec le financement trouble de l’association l’Arche de Zoé ? Cette affaire, qui est tout le contraire d’une histoire de pieds nickelés, soulève tellement de questions, que certains se demandent aujourd’hui, si derrière cette bavure humanitaire, ne se cache pas une affaire d’une toute autre ampleur, une affaire d’expérimentations thérapeutiques sur des patients pas du tout volontaires.

L’association l’Arche de Zoé est une initiative d’un organisme français Paris Biotech Santé. Elle est financée par une société de développement de produits pharmaceutiques BioAlliance Pharma, dont le propre frère du président, François Sarkozy, est vice-président du conseil de surveillance. Certains observateurs se demandent si BioAlliance Pharma, qui mène des recherches sur le sida et pratique des essais thérapeutiques, n’aurait pas un lien avec l’affaire des infirmières bulgares, dont la libération avait déjà été négociée par la famille Sarkozy. Quelles sont les réelles activités de BioAlliance Pharma, dont fait partie le frère du président Sarkozy ?

La compagnie développe des médicaments pour traiter des maladies décrites comme mille fois plus virulentes en Asie du Sud-Est et dans l’Afrique subsaharienne que chez nous. Pour développer ces traitements la société pratique des expérimentations sur des patients, comme par exemple pour le Loramic, cinq cent quarante patients répartis sur quarante sites différents à travers le monde. Stéphanie Lefèvre, la secrétaire générale de l’Arche de Zoé, est directrice adjointede Paris Biotech Santé.Et François Sarkozy, le frère du président, figure avec elle parmi les membres du comité d’évaluation de cet organismespécialisé dans la recherche bio-médicale. D’où les questions qui enflent sur le web. Y aurait-il un rapport entre ces sociétés pharmacologiques, et l’intervention du président Sarkozy au Tchad. C’est comme la maladie d’Alzheimer, devenue grande cause nationale française, aussitôt après l’élection de Nicolas Sarkozy. Cette déclaration surprise aurait-elle un rapport avec le fait que son frère, François Sarkozy, siège à AEC Partners, dont le principal client est l’américain Pfeizer, leader mondial de l’industrie pharmaceutique, et spécialiste du traitement de la maladie … d’Alzheimer.

Au printemps dernier, le Nigéria a attaqué devant la justice internationale le géant Pfeizer, qui aurait je cite : « effectué en 1996, de façon illégale, l’essai clinique d’un médicament, le Trovan, sur deux cents enfants » fin de citation. L’inventeur du Viagra aurait secrètement utilisé des enfants comme cobayes, pour tester de nouvelles molécules, sous couvert d’aides humanitaires. Onze enfants sont morts lors de ces tests. D’autres ont subi de graves séquelles : surdités, paralysies, lésions cérébrales, cécités. Le Nigéria réclame dix milliards de dollars à Pfeizer. C’est le Washington Post qui a révélé le scandale.

Le journal belge sept sur sept s’interrogelui aussi sur le rôle de Paris Biotech Santé, où travaille Stéphanie Lefèvre, la secrétaire générale de l’Arche de Zoé, et François Sarkozy le frère du président. Je cite « L’Arche de Zoé n’est pas une histoire d’amateurs. Ils sont très professionnellement organisés, et ne manquent pas de fonds et de soutiens, en tout genre. La soit disant « petite » association semble avoir préparé cette opération au Tchad, avec beaucoup de relations d’influence, et de moyens techniques et financiers. » Fin de citation.

Pourquoi le président Sarkozy veut-il aller récupérer les militants de l’Arche de Zoé au Tchad ? Pourquoi a-t-il voulu aller récupérer les infirmières bulgares en Lybie ? Est-ce que c’est juste pour faire le beau, pour parader devant les caméras du monde entier, ou est-ce que tout en haut de l’état français, on redouterait que des choses finissent par se dire dans les geôles africaines. On évoque notamment des expérimentations humaines financées par de puissants labos de biotechnologie, sous couvert d’aide humanitaire.

Non, non, bien sûr, çà se serait de la science fiction !

Fin de citation


Voilà un quinquennat qui est reparti sur les chapeaux de roues dans la continuité des derniers septennats et quinquennats, dans les histoires de magouilles, de mafias, d’aide et de protection de la famille et des amis.

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J'ai reçu cela ce matin, je tenais à vous le faire partager.... 

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