26.11.2009

Un petit pas vers plus de justice démocratique…

articles_prixnobeldepaixObama.jpeg

Le but de toute entreprise terroriste est de faire tomber chez son ennemi la notion de valeurs. Les lui faire abandonner.

C’était le but du 11 septembre 2001 : frapper le colosse aux pieds d’argile pour le faire vaciller, le faire sombrer.

Cela a servi de prétexte à des guerres immondes. Nul besoin de le rappeler. Mais au-delà de ça, cela a donné lieu à des dérives graves, des entorses à la démocratie : tortures, détentions arbitraires, tribunaux d’exception. Autant de choix condamnables et assassins de la démocratie.

Le choix de l’administration Obama, soutenue par le président lui-même, de faire juger les cinq cerveaux présumés des attentats du 11 septembre par un tribunal civil est une excellente chose.

C’est un message clair : oui les Etats-Unis sont une démocratie, et non, nos valeurs ne sont pas perdues même si nous avons fait des erreurs. Nous ne pouvons que nous féliciter de ce choix qui ramène un peu dans le droit chemin des démocraties en perte de vitesse.

Pourquoi simplement un peu ? Parce qu’en extrayant ces cinq personnes emblématiques des tribunaux d’exception, l’administration US cherche malgré tout à cacher un fait troublant : les autres détenus de Guantanamo, eux, seront jugés par des tribunaux militaires. Et donc la justice ne sera pas la même pour eux que pour n’importe quel humain, vis-à-vis des droits de l’homme.

En maintenant cette situation, même si nous ne pouvons qu’apprécier les efforts faits par Obama et son équipe pour essayer d’effacer les années Bush, il convient de reconnaitre que le chemin est encore long pour oser dire que la démocratie retrouve les valeurs qu’elle est sensée porter.

Il convient donc à l’équipe d’Obama d’enfin oser fermer Guantanamo, d’offrir à tous les détenus un procès équitable et de cesser de créer l’exception dans un système démocratique, comme si nous pouvions mettre entre parenthèses nos valeurs…

Puis, quand cela sera fait, il faudra qu’il se penche sur les murs et autres saloperies qui émergent…

Alors, saluons un petit pas vers plus de démocratie, mais ne crions pas victoire.

PS : on nous apprend qu’Obama sera du sommet de Copenhague, et la presse salue là une « avancée ». A lire les chiffres annoncés et les choix faits, c’est surtout une mascarade programmée autour de l’aura d’Obama… Faire briller les choses pour les rendre moins visibles…

19.11.2009

Chrsitophe Beaugrand remet Christian Vanneste à sa place...

Quand Chrsitophe Beaugrand remet Christian Vanneste à sa place... C'est drôle et très intelligent !

18.11.2009

Obama, la réforme et les femmes … leurs droits surtout

Barack_Obama_0.jpg

Il est toujours intéressant d’observer ce qu’est prêt à sacrifier un politique pour faire passer une réforme qui lui tient à cœur, ou qui peut lui donner l’occasion de « marquer l’histoire », du moins de son point de vue.

Obama tient à faire sa réforme (minime) du système de santé américain. Contrairement à ce que disent pas mal d’Obamaniaques, non, cette réforme n’est pas la mise en place d’une sécurité sociale à la française aux USA. C’est au contraire la mise en place d’une couverture privée de la santé via les assureurs, couverture qui s’avèrera minimale en plus.

Mais nous pouvons considérer cela comme un premier pas intéressant, même si à titre personnelle, je trouve la réforme timide, voir un brin démagogique et aidant encore une fois le secteur privé…

Mais Obama veut sa réforme (ce qui se comprend) … Mais à quel prix ? Celui du droit des femmes.

En effet, pour avoir le vote (qui n’a rien de définitif, vu que le sénat doit encore trancher avant un retour probable à la chambre, etc... etc…) le groupe démocrate, avec l’assentiment de la maison blanche, a mis en avant les plus rétrogrades d’entre eux, pour négocier un amendement qui interdit le financement public de l’aide à l’avortement (cliniques, etc.) contre l’obtention du vote de la réforme sur la santé. ( http://www.gaucherepublicaine.org/respublica/obama-sacrif... )

Paradoxe s’il en est : la santé améliorée aux prix d’une régression du droit des femmes et la mise en danger de leur … santé ! Pire : Obama avait fait sauter des lois anti-avortement pour mieux le saborder plus tard ! (http://www.romandie.com/infos/news2/090124154408.f3ko79fx... )

C’est là la limite de l’exercice : faire un tel choix relève du cynisme le plus crasse. Vouloir passer une réforme emblématique pour faire une image forte d’Obama, au prix d’une telle régression (car le secteur privé n’est pas prêt à supplanter le secteur public dans le domaine du droit à l’interruption de grossesse), c’est manquer et de grandeur politique et de vision à long terme des conséquences que cela entraînera.

Malheureusement, l’aura d’Obama est telle que peut de gens ont souligné l’erreur (pour ne pas dire l’horreur) du deal. Car si l’on peut être certains que la réforme de la santé sera retoquée par le Sénat, il y a fort à parier que ce ne sera pas le cas de la loi interdisant le financement public…

Décidément, ce n’est pas avec ce genre de margoulins que nous allons aller vers le mieux pour tous….

16.11.2009

Je n'irai pas à Copenhague....

 

copenhague.jpg

Non je n'irai pas à Copenhague. D'abord parce qu'il me semble stupide d'aller faire le zouave sous les fenètres des présidents alors que tout sera déjà ficelé par les ministres avant (c'est en ce moment la réunion importante). Ensuite parce que c'est complètement illogique de faire du CO2 en plus pour aller se faire plaisir quand on dit vouloir sauver la planète (parce que c'est pas à côté Copenhague !).

Je crois que tout le monde sait que ce sommet ne donnera rien. Les oligarques ont dit que la récrée avait assez durée, alors stop, plus de contraintes. Et les élus, issus de cette oligarchie, parce que nous les avons mis là, vont dire "on ne peut avoir un accord tout de suite, on se reverra plus tard". Plus tard ? Quant on aura atteint les +4 degrés ? C'est maintenant, ou plutôt c'était hier qu'il fallait agir !

Vous allez me dire "il tape encore sur les oligarques". Et bien oui : vous croyez que c'est pour quoi qu'il n'y aura pas d'accord ? Tout simplement parce que ces messieurs (et dames) estiment avoir trop perdu pendant la "crise" (qu'ils font payer aux pauvres) et veulent que la bourse reparte et le business aussi, et à fond ! Donc pas question de contraintes écologiques non mais ! Et ça, les gouvernants de nos pays, tous dépendants de ces néfastes, eux, ils l'ont entendu et vont tout faire pour que ce voeux soit exaucé. Abracadabra, la banquise encore fondra !

La Chine et les USA se rapprochent (normal, elles sont interdépendantes du fait du dollar) pour contrer ce sommet et toutes avancées sur le climat. L'Europe joue les "mais je suis déjà un bon élève alors bon". Mais ces trois puissances (avec le Japon et la Russie) ont trouvé des gens à montrer du doigt : les pays en voie de développement, comme on dit, les pauvres quoi ! Alors que ces pays ne sont que les manufacturiers ou fournisseurs de matières premières (malgré eux, pour les populations) des puissances nommées précédemment, ils se retrouvent accusés de tous les maux ! C'est tellement simple, limpide et pourri !

Trouver un ennemi plutôt que de se remettre en question ! Et tout cela au nom du libre échange, du capitalisme et ... de l'argent !

Alors, il est temps de changer la donne : chacun de nous a une force, mettons la en commun face à l'ennemi, le vrai. L'oligarchie dirigeante doit être mise à mal et vite !

Mais non, décidément, je n'irai pas à Copenhague....

Etre lesbienne aujourd'hui, ce qu'ils ou elles en pensent

Quelques clichés, quelques horreurs, quelques espoirs ...

A voir !

14.11.2009

Sarkozy, aussi...

Juste pour rire... quoique...

07.11.2009

Thirteen or so Minutes

Un film court juste magnifique (pas mal de fautes d'orthographes dans les sous-titres ceci dit).

Quand deux hétéros.... tombent amoureux ! Ou comment expliquer qu'au delà du sexe, au delà du genre, ce qui compte, c'est l'amour...


03.11.2009

Gad Elmaleh pour le bouclier fiscal : quand Guillon remet les pendules à l'heure !

Une superbe chronique humoristique de Stéphane Guillon à propos de la position de Gad Elmaleh qui soutient le bouclier fiscal...

Merci monsieur Guillon !

29.10.2009

Viv(r)e la gratuité, collectif, dirigé par Paul Ariès.

la-gratuit-.jpg

(Sous titré : une issue au capitalisme vert)

Dans ce livre à plusieurs mains, les auteurs nous présentent un des socles de ce que devrait être l’idée révolutionnaire du 21 ème siècle : la gratuité.

J’en partage d’ailleurs parfaitement les buts. En effet : encourager l’usage et pénaliser le mésususage doit être à la base de toute politique qui prend en compte la finitude de la planète, tout en ne négligeant pas l’aspect social. De la même façon, la présentation faite du revenu inconditionnel et du revenu maximal offre une perspective intéressante pour changer les fondements de la société : passer d’une société productiviste à une société profondément de lien et de solidarité. Et donc profondément antiproductiviste. Réinventer (réimposer) la fraternité au travers d’un projet de partage, via la gratuité.

Mais l’intérêt de ce livre est aussi de ne pas laisser de côté les écueils que pourrait rencontrer un tel projet de société. Bien au contraire, les aspects limites, les résistances à prévoir, les côtés utopiques sont mis en lumière, au prix d’une autocritique plus que salvatrice, ne faisant que renforcer la faisabilité d’un projet de société réellement égalitaire et solidaire.

Pour ceux qui reprochent la trop grande théorie des choses avancées parfois, les auteurs s’attachent à chiffrer, expliquer et décortiquer le pourquoi, mais surtout le comment faire. Cela ouvre d’autant plus de perspectives que ce « comment faire » est souvent lié à l’échelle locale et donc applicable sans attendre (l’exemple donné par la ville de Grigny au travers de son maire est sûrement le plus intéressant, car il démontre avec brio que la faisabilité d’un projet est avant tout liée à la volonté politique, à l’implication citoyenne et à la conviction de ceux qui le porte. Ainsi voit on la cantine scolaire gratuite et partiellement (pour l'instant) bio mise en place...).

Bien que peu long, ce livre est une mine de questionnements et de pensées offertes pour une réinvention d’une gauche progressiste, d’une sortie de l’économisme et pour un projet émancipateur du 21ème siècle.

Info éditeur :

Le capitalisme connaît une nouvelle crise. On peut cependant lui reprocher tout ce que l’on veut, ce système sait susciter le désir.

Les peuples qui sont tombés dans la marmite il y a presque un siècle ne demandent qu’à poursuivre. Ceux qui y échappent encore n’espèrent qu’à les imiter.

Qu’opposer d’aussi fort que ce mythe d’une abondance généralisée ? Il ne suffit pas en effet d’avoir raison en politique. Encore faut-il rendre une alternative désirable.

Et si la gratuité était ce nouveau paradigme qui manque tant ?

Les auteurs : sous la direction de Paul Ariès , Jean-Louis Sagot-Duvouroux, Denis Collin, Daniel Bensaïd, Roger Martelli, Pierre Sommermeyer, Jean-Luc Debry, Mathilde Ariès, Alain Jugnon, Jean-Claude Bessons-Girard, Michael Singleton, Philippe Godard, Gilles Alfonsi, Laure Pascarel, Denis Vicherat, Baptiste Mylondo, Jacques Testart,

Réseau pour l’Abolition des Transports Payants, René Balme, Jean-Paul Damaggio, Alain Bihr.

 

A voir :

Débat sur la Gratuité

 

Paul Ariès, né le 11 mai 1959 à Lyon (France) est politologue et écrivain. Il est également partisan de la décroissance économique.
Il échange à l'initiative de la Ville de Grigny avec René Balme, Maire de la commune, Stéphane Bienvenue, Adjoint au Maire de Vaulx en Velin et le public grignerot, au cours d'un débat, ses opinions sur la gratuité

22.10.2009

Recommandations de la HAS sur le dépistage du VIH : il était temps (ActUp Paris)

act-up-sida.jpg
Un communiqué dont je partage le fond.

 

----------------

publié en ligne : 21 octobre 2009

La Haute autorité de santé (HAS) recommande un dépistage généralisé du VIH/sida. Une mesure qui aurait dû être mise en place il y a au moins 3 ans ! Pour autant, le nécessaire renforcement du dépistage ne saurait à lui seul remplacer une réelle politique de prévention.

Trois longues années auront été nécessaires pour que les autorités publiques se rendent enfin à l’évidence : il est nécessaire de renforcer les politiques de dépistage du VIH/sida en France. Depuis 2006, Act Up-Paris, comme d’autres, presse le ministère de la santé de mettre en œuvre les recommandations contenues dans l’avis du Conseil national du sida (CNS). Mais, alors que ces recommandations faisaient l’objet d’un large consensus parmi les associations de lutte contre le sida et le milieu médical, le ministère de la santé a préféré saisir la HAS pour une étude coût-efficacité.

Une proposition systématique du dépistage du VIH/sida présente pourtant deux intérêts manifestes :

- permettre une prise en charge précoce pour les personnes encore trop nombreuses qui ignorent leur infection et découvrent leur séropositivité à un stade trop tardif de la maladie ;

- contribuer à réduire le nombre de nouvelles infections en diminuant le nombre de personnes porteuses du virus qui ignorent leur séropositivité.

Une autre proposition du Conseil national du sida de 2006 consistait à expérimenter l’emploi des tests rapides. Malgré nos démarches réitérées et un précédent rapport de la HAS, le ministère de la santé n’a toujours adapté la réglementation concernant le dépistage afin de permettre leur utilisation.

Pour nous, ces tergiversations et ces retards sont une nouvelle preuve de l’incurie actuelle des pouvoirs publics et de la ministre de la santé, Roselyne Bachelot-Narquin, à mettre en œuvre une politique efficace de lutte contre le sida qui prenne toute la mesure de l’urgence de l’épidémie dans notre pays.

Toutefois, il ne s’agit pas de rendre obligatoire le dépistage mais simplement d’en organiser la proposition systématique. Il s’agit bien de rompre avec la logique fallacieuse des groupes à risques alors que la majorité des nouvelles infections ont lieu par voie hétérosexuelle et dans le même temps de prendre toute la mesure de l’importance de l’épidémie comme dans la communauté homosexuelle et parmi les personnes étrangères où l’incidence des nouvelles infections est particulièrement inquiétante.

Mais, faut-il le rappeler, le dépistage n’intervient qu’après coup, et si une politique accrue de dépistage peut concourir à la réduction de l’épidémie, elle ne peut remplacer une véritable politique de prévention. La généralisation du recours au dépistage, ne doit donc pas se substituer au nécessaire renforcement des politiques de prévention dans notre pays.

De même, un renforcement du dépistage doit s’accompagner d’une lutte accrue contre les discriminations qui frappent les séropositifVEs et constituent un frein majeur au dépistage.

Act Up-Paris exige :
- que la mise en œuvre des recommandations du Conseil national du sida confirmées par la HAS intervienne sans délais ;
- que le ministère de la santé adapte de toute urgence la réglementation en vigueur sur le dépistage ;
- que le ministère de la santé mette réellement en oeuvre une politique de dépistage et de prévention adaptée aux urgences de l’épidémie en France.

Toutes les notes