15.12.2009

CopenLaHague...

 

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Cop15 n'est pas terminé, les chef d'état vont débarquer, mais d'avance ce grand barnum sera un échec.

Et ce, même s'il en sort des objectifs chiffrés, qui sont parfois ridicules (entendu sur mon poste radio : un accord proposerait de diminuer les émissions de CO2 de 30 à 40 % par rapport à l'air préindustrielle... heu, y'a pas un bug là ?). Rio, Kyoto, tous ont été des accords avec de jolis chiffres, avec des poignées de mains, avec des engagements fermes...

Le seul hic, et de taille, c'est que ces accords de façade évacuent le politique. Du coup... C'est aux marchés et aux oligarques que nous confions leurs mise en place ! Et bien accrochez vos ceintures, le crash arrive...

Depuis des années, les tenants de la croissance verte, jouant un drôle de jeu, laissent dans les mains de la "régulation par la main invisible du marché" l'avenir de l'humanité. Cela commence par les "droits (permis) à polluer", de type marché carbone. En Europe, ce marché a mis en place plus de droits que de volume émis (comme toujours, les gouvernants ont cédé à l'oligarchie)... Ou comment faire pour que se mette en place une spéculation sur l'air respirable et le devenir de la planète ! Et surtout, comment encourager encore et toujours à polluer plus ! Car, et c'est le paradoxe : si le marché est rentable, c'est parce qu'il y a du CO2 à mettre en circulation. Bien sur, certains disent que, comme les quotas vont diminuer, le prix augmentera, et d'un coup de baguette magique, les pollueurs feront plus attention... A 9€ la tonne de CO2 aujourd'hui, ce mécanisme risque de commencer à fonctionner quand les poules auront des dents. Surtout vu les mégaprofits faits par les mégatrsut les plus pollueurs, la marge est grande. En refusant la contrainte de la norme, en dépolitisant pour confier à l'économique, les mécanismes mis en place ne peuvent que déresponsabiliser et ce à tous les niveaux. Ce qui ne peut entraîner que des catastrophes... De toute façon, faire confiance à ce qui nous a amené dans le mur pour nous sortir de situation, c'est inquiétant ...

D'ailleurs, petit apparté : le marché carbone n'est pas plus honnête que d'autres  (Lire le lien ici sur la fraude de 5 milliards)

Et le coup le plus hallucinant, c'est celui de l'accord cache sexe. La politique menée au nom de la France à Copenhague est de cet acabit. Elle est simple : jouer les gros bras du climat (du genre de la phrase imbécile ci dessus) pour mieux relancer l'industrie du nucléaire. Alors que cette énergie ne représentera jamais plus de 6% de toute l'énergie consommée sur terre, elle est présentée comme la solution "zéro CO2" (ce qui est abérrant, quand ont tient compte de tout, construction, importation, extraction... ne parlons pas des guerres et du social...) par la France, portée à bout de bras. Et c'est ainsi : la France ne fera rien de plus que de jouer à '"j'ai la solution". Mais rien de concret ne sortira de cela, si ce n'est de beaux contrats juteux pour Areva et consort. Qui peut croire, à part peut être un fou, qu'un libéral économique irait contre le marché ?

Car là est le vrai visage du positivisme français sur le dossier : pas pour but de diminuer les GES (il suffit de voir que déjà on parle de diminuer la taxe carbonne pour les routiers, du moins ce fut envisagé) mais bien de renforcer le rôle de semeur de danger, VRP du nucléaire, de la France, via son président. Au final, c'est encore et toujours une vision court terme qui est dans les mémoires...

Les seules mesures réellement efficaces seraient assez impopulaires. Logique donc que des politiques, qui ne rêvent que d'être réélus ou de gloire, soit aussi peu enclin à les mettre en oeuvre. Et pire, les électeurs, qui eux se la jouent plus écolo que moi tu meurs en ce moment, n'agissent pas à leur niveau ! Refus de voir le "confort", le "niveau de vie" diminuer, alors que personne n'a dosé le bon usage, celui réellement nécessaire, préférant laisser aux pubistes l'art de dire ce qui est bon. Refus de manger moins de viande. Refus de cesser le tourisme de masse qui arrose le ciel d'avions. Refus de changer de mode de déplacement, de type de véhicules, d'habitudes. Et du côté politique, refus de mettre en place des mesures incitatives et contraignantes pour y parvenir...

Bref, nous tournons en rond, tels les romains à la fin de leur empire. Incapable que nous sommes de voir que l'ennemi, c'est nous même. Sauf que la chute de notre empire mondialisé, cette fois, risque fort d'avoir un prix : la perte d'une bonne partie de l'humanité. Voir sa disparition à terme...

La planète, elle, s'en fout complètement... Et vous ?

26.11.2009

Un petit pas vers plus de justice démocratique…

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Le but de toute entreprise terroriste est de faire tomber chez son ennemi la notion de valeurs. Les lui faire abandonner.

C’était le but du 11 septembre 2001 : frapper le colosse aux pieds d’argile pour le faire vaciller, le faire sombrer.

Cela a servi de prétexte à des guerres immondes. Nul besoin de le rappeler. Mais au-delà de ça, cela a donné lieu à des dérives graves, des entorses à la démocratie : tortures, détentions arbitraires, tribunaux d’exception. Autant de choix condamnables et assassins de la démocratie.

Le choix de l’administration Obama, soutenue par le président lui-même, de faire juger les cinq cerveaux présumés des attentats du 11 septembre par un tribunal civil est une excellente chose.

C’est un message clair : oui les Etats-Unis sont une démocratie, et non, nos valeurs ne sont pas perdues même si nous avons fait des erreurs. Nous ne pouvons que nous féliciter de ce choix qui ramène un peu dans le droit chemin des démocraties en perte de vitesse.

Pourquoi simplement un peu ? Parce qu’en extrayant ces cinq personnes emblématiques des tribunaux d’exception, l’administration US cherche malgré tout à cacher un fait troublant : les autres détenus de Guantanamo, eux, seront jugés par des tribunaux militaires. Et donc la justice ne sera pas la même pour eux que pour n’importe quel humain, vis-à-vis des droits de l’homme.

En maintenant cette situation, même si nous ne pouvons qu’apprécier les efforts faits par Obama et son équipe pour essayer d’effacer les années Bush, il convient de reconnaitre que le chemin est encore long pour oser dire que la démocratie retrouve les valeurs qu’elle est sensée porter.

Il convient donc à l’équipe d’Obama d’enfin oser fermer Guantanamo, d’offrir à tous les détenus un procès équitable et de cesser de créer l’exception dans un système démocratique, comme si nous pouvions mettre entre parenthèses nos valeurs…

Puis, quand cela sera fait, il faudra qu’il se penche sur les murs et autres saloperies qui émergent…

Alors, saluons un petit pas vers plus de démocratie, mais ne crions pas victoire.

PS : on nous apprend qu’Obama sera du sommet de Copenhague, et la presse salue là une « avancée ». A lire les chiffres annoncés et les choix faits, c’est surtout une mascarade programmée autour de l’aura d’Obama… Faire briller les choses pour les rendre moins visibles…

19.11.2009

Chrsitophe Beaugrand remet Christian Vanneste à sa place...

Quand Chrsitophe Beaugrand remet Christian Vanneste à sa place... C'est drôle et très intelligent !

16.11.2009

Je n'irai pas à Copenhague....

 

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Non je n'irai pas à Copenhague. D'abord parce qu'il me semble stupide d'aller faire le zouave sous les fenètres des présidents alors que tout sera déjà ficelé par les ministres avant (c'est en ce moment la réunion importante). Ensuite parce que c'est complètement illogique de faire du CO2 en plus pour aller se faire plaisir quand on dit vouloir sauver la planète (parce que c'est pas à côté Copenhague !).

Je crois que tout le monde sait que ce sommet ne donnera rien. Les oligarques ont dit que la récrée avait assez durée, alors stop, plus de contraintes. Et les élus, issus de cette oligarchie, parce que nous les avons mis là, vont dire "on ne peut avoir un accord tout de suite, on se reverra plus tard". Plus tard ? Quant on aura atteint les +4 degrés ? C'est maintenant, ou plutôt c'était hier qu'il fallait agir !

Vous allez me dire "il tape encore sur les oligarques". Et bien oui : vous croyez que c'est pour quoi qu'il n'y aura pas d'accord ? Tout simplement parce que ces messieurs (et dames) estiment avoir trop perdu pendant la "crise" (qu'ils font payer aux pauvres) et veulent que la bourse reparte et le business aussi, et à fond ! Donc pas question de contraintes écologiques non mais ! Et ça, les gouvernants de nos pays, tous dépendants de ces néfastes, eux, ils l'ont entendu et vont tout faire pour que ce voeux soit exaucé. Abracadabra, la banquise encore fondra !

La Chine et les USA se rapprochent (normal, elles sont interdépendantes du fait du dollar) pour contrer ce sommet et toutes avancées sur le climat. L'Europe joue les "mais je suis déjà un bon élève alors bon". Mais ces trois puissances (avec le Japon et la Russie) ont trouvé des gens à montrer du doigt : les pays en voie de développement, comme on dit, les pauvres quoi ! Alors que ces pays ne sont que les manufacturiers ou fournisseurs de matières premières (malgré eux, pour les populations) des puissances nommées précédemment, ils se retrouvent accusés de tous les maux ! C'est tellement simple, limpide et pourri !

Trouver un ennemi plutôt que de se remettre en question ! Et tout cela au nom du libre échange, du capitalisme et ... de l'argent !

Alors, il est temps de changer la donne : chacun de nous a une force, mettons la en commun face à l'ennemi, le vrai. L'oligarchie dirigeante doit être mise à mal et vite !

Mais non, décidément, je n'irai pas à Copenhague....

29.10.2009

Viv(r)e la gratuité, collectif, dirigé par Paul Ariès.

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(Sous titré : une issue au capitalisme vert)

Dans ce livre à plusieurs mains, les auteurs nous présentent un des socles de ce que devrait être l’idée révolutionnaire du 21 ème siècle : la gratuité.

J’en partage d’ailleurs parfaitement les buts. En effet : encourager l’usage et pénaliser le mésususage doit être à la base de toute politique qui prend en compte la finitude de la planète, tout en ne négligeant pas l’aspect social. De la même façon, la présentation faite du revenu inconditionnel et du revenu maximal offre une perspective intéressante pour changer les fondements de la société : passer d’une société productiviste à une société profondément de lien et de solidarité. Et donc profondément antiproductiviste. Réinventer (réimposer) la fraternité au travers d’un projet de partage, via la gratuité.

Mais l’intérêt de ce livre est aussi de ne pas laisser de côté les écueils que pourrait rencontrer un tel projet de société. Bien au contraire, les aspects limites, les résistances à prévoir, les côtés utopiques sont mis en lumière, au prix d’une autocritique plus que salvatrice, ne faisant que renforcer la faisabilité d’un projet de société réellement égalitaire et solidaire.

Pour ceux qui reprochent la trop grande théorie des choses avancées parfois, les auteurs s’attachent à chiffrer, expliquer et décortiquer le pourquoi, mais surtout le comment faire. Cela ouvre d’autant plus de perspectives que ce « comment faire » est souvent lié à l’échelle locale et donc applicable sans attendre (l’exemple donné par la ville de Grigny au travers de son maire est sûrement le plus intéressant, car il démontre avec brio que la faisabilité d’un projet est avant tout liée à la volonté politique, à l’implication citoyenne et à la conviction de ceux qui le porte. Ainsi voit on la cantine scolaire gratuite et partiellement (pour l'instant) bio mise en place...).

Bien que peu long, ce livre est une mine de questionnements et de pensées offertes pour une réinvention d’une gauche progressiste, d’une sortie de l’économisme et pour un projet émancipateur du 21ème siècle.

Info éditeur :

Le capitalisme connaît une nouvelle crise. On peut cependant lui reprocher tout ce que l’on veut, ce système sait susciter le désir.

Les peuples qui sont tombés dans la marmite il y a presque un siècle ne demandent qu’à poursuivre. Ceux qui y échappent encore n’espèrent qu’à les imiter.

Qu’opposer d’aussi fort que ce mythe d’une abondance généralisée ? Il ne suffit pas en effet d’avoir raison en politique. Encore faut-il rendre une alternative désirable.

Et si la gratuité était ce nouveau paradigme qui manque tant ?

Les auteurs : sous la direction de Paul Ariès , Jean-Louis Sagot-Duvouroux, Denis Collin, Daniel Bensaïd, Roger Martelli, Pierre Sommermeyer, Jean-Luc Debry, Mathilde Ariès, Alain Jugnon, Jean-Claude Bessons-Girard, Michael Singleton, Philippe Godard, Gilles Alfonsi, Laure Pascarel, Denis Vicherat, Baptiste Mylondo, Jacques Testart,

Réseau pour l’Abolition des Transports Payants, René Balme, Jean-Paul Damaggio, Alain Bihr.

 

A voir :

Débat sur la Gratuité

 

Paul Ariès, né le 11 mai 1959 à Lyon (France) est politologue et écrivain. Il est également partisan de la décroissance économique.
Il échange à l'initiative de la Ville de Grigny avec René Balme, Maire de la commune, Stéphane Bienvenue, Adjoint au Maire de Vaulx en Velin et le public grignerot, au cours d'un débat, ses opinions sur la gratuité

19.10.2009

20 ans, plus de glace...

D'ici 20 ans, l'Arctique pourrait se voir libre de glace pendant les périodes d'été. L'impact sur le climat et la biosphère sera énorme et risque de provoquer des catastrophes bien plus importantes que prévues.arctique.jpg

Mais déjà se dessine la cupidité de certains qui y voient un route commerciale maritime plus courte et d'autre la possibilité d'aller encore chercher plus de pétrole, pour le brûler et accélérer encore et toujours le suicide collectif.

Je vous laisse découvrir l'article ci dessous issu du site "Contre Info".

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http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2846

L’Arctique sera libre de glace d’ici 20 ans, estime un expert britannique
15 octobre 2009

Peter Wadhams, universitaire de Cambridge qui étudie la région depuis les années 1960, estime que d’ici 20 ans le pôle sera entièrement libre de glaces l’été, et que la plus grande partie de la banquise aura disparu dans les 10 ans. De toute évidence, les transferts d’énergie résultant du différentiel thermique entre l’équateur et le pôle seront notablement affectés. La boite de Pandore est désormais bien plus qu’entrouverte. Dans l’immédiat, et de façon plus triviale, les expéditions polaires ne peuvent d’ores et déjà plus compter sur les chiens de traineau, en raison des nombreuses zones d’eau libre parsemant la banquise.

Par David Shukman, BBC, 14 octobre 2009 (extrait)

L’océan Arctique pourrait être en grande partie libre de glace et ouvert à la navigation pendant l’été d’ici dix ans, estime un expert des régions polaires.

« C’est comme si l’homme avait retiré le couvercle au nord de la planète », déclare le professeur Peter Wadhams, de l’Université de Cambridge, qui étudie les glaces de l’Arctique depuis les années 1960.

Le professeur Wadhams a communiqué à Londres les résultats obtenus par l’expédition Catlin en Arctique, qui a parcouru 435 km à travers les glaces cette année.

L’équipe dirigée par l’explorateur Pen Hadow a mesuré que la banquise avait en moyenne 1,8 m d’épaisseur - ce qui est typique des glaces vieilles seulement d’un an, qui se forment au cours de l’hiver et sont les plus vulnérables à la fonte.

Etant donné le trajet effectué par cette mission - au nord du Canada - elle s’attendait à traverser des zones de glaces vieilles de plusieurs années, plus épaisses et plus résistantes.

En incluant les crêtes de glace présentes entre les morceaux du pack, l’expédition a mesuré une épaisseur moyenne de 4,8m.

Le professeur Wadhams estime que « les données obtenues par la mission Catlin en Arctique confirment le consensus actuel, basé sur la variation saisonnière de l’étendue et de l’épaisseur de la glace, les variations de températures, des vents et surtout de la composition de glace. L’Arctique sera libre de glace durant l’été d’ici 20 ans, et une grande partie de ce phénomène prendra place dans les 10 ans. »

« Cela signifie que l’on sera en mesure de considérer l’Arctique comme s’il s’agissait essentiellement d’une mer ouverte durant l’été, permettant le transport à travers cet océan. »

Selon le professeur Wadhams, dans le court terme, cette fonte des glaces permettra un trafic maritime plus rapide et facilitera l’accès aux réserves pétrolières et gazières.

Mais à plus long terme, cette disparition d’une caractéristique jusqu’alors permanente de la planète risque d’accélérer le réchauffement climatique, de transformer les schémas de circulation dans les océans et l’atmosphère, et d’avoir des effets inconnus sur les écosystèmes en raison de l’acidification des eaux.

Des difficultés techniques ont contraint l’équipe à procéder manuellement aux forages dans la glace, ce qui a ralenti sa progression et entrainé l’abandon de l’objectif d’atteindre le pôle nord.

Pen Hadow Pen considère que si cette expédition n’a pas permis de réaliser « un grand bond en avant dans la compréhension » du pôle, elle n’en a pas moins été utile, représentant une étape supplémentaire dans les recherches scientifiques tentant de répondre aux questions clés sur l’Arctique.

Le professeur Wadhams partage cette opinion et précise que l’expédition a fourni des renseignements sur la glace qui n’étaient pas disponible à partir de satellites, et que par ailleurs aucun sous-marin n’était disponible à cette période pour mener des recherches scientifiques.

Pen Hadow se dit choqué par la façon dont on observe de son vivant « une transformation de l’image de la planète vue de l’espace. »

Il estime également que les explorateurs polaires devront changer leurs méthodes héritées de l’époque où les traineaux pouvaient être tirés par des chiens sur la glace.

« Les chiens peuvent nager, mais ils ne peuvent tracter un traineau dans l’eau, ce qui est désormais nécessaire. »

« Aujourd’hui, nous devons porter des combinaisons d’immersion et nager. Nous avons besoin de traîneaux qui peuvent flotter. Je prévois des traîneaux ressemblant plutôt à des canoës que l’on pourra aussi trainer sur la glace. »


Publication originale BBC, traduction Contre Info

Quand Midnight Oil avait des années d'avance...

Le  titre (revisité) de Midnight Oil sert de support à la campagne pour le climat de Kofi Annan.

Voici le texte qui accompagne cette vidéo :

Téléchargez la chanson GRATUITEMENT sur le site http://www.timeforclimatejustice.org et agissez pour le climat.

De nombreux artistes se sont réunis pour faire en sorte d'avoir du poids lors du sommet de Copenhague le 7 Décembre 2009.

SIGNEZ LA PETITION MUSICALE POUR LA PLANETE EN TELECHARGEANT GRATUITEMENT CETTE CHANSON !

Cest Kofi Annan qui a décidé de lancer une pétition musicale internationale dans le but de faire réagir un maximum de personnes sur les effets à court terme du réchauffement climatique.

Il souhaiterait avant tout réclamer un accord ambitieux, juste et mondial pendant le sommet de lONU sur le climat à Copenhague qui se déroulera en décembre prochain.

Il est possible de signer cette fameuse pétition en téléchargeant gratuitement le tube Beds Are Burning des australiens Midnight Oil, une version spécialement revue pour cette campagne.

Un téléchargement GRATUIT ! = une signature !

Rappelons que Peter Garrett, le chanteur du groupe, est désormais ministre de lEnvironnement en Australie.

De nombreuses célébrités ont participé au titre, dont Yannick Noah, Lilly Allen, Charlie Winston, Fergie, Guillaume Canet, Mélanie Laurent, Vincent Perez, Marion Cotillard, Eric Serra, et bien d'autres...

La campagne de Kofi Annan sintitule Tck tck tck Time for Climate Justice (Tck signifiant tic-tac).

Avec plus de 1,3 million de personnes inscrites dans le programme, ils ont de fortes chances dêtre entendus en décembre.

Pour signer la pétition en téléchargeant le titre, rendez-vous sur ce site.

http://www.timeforclimatejustice.org/

Merci d'avance pour la terre.

Faites passer le message.
Cordialement,
Pierre-marie

Et voici la version originale :

12.10.2009

Prix Nobel de la paix... and he winner is...

 

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C'est l'histoire d'un chef de guerre, d'un président dont le pays est ouvertement en guerre dans deux régions du monde, et occupe deux autres pays.

C'est l'histoire d'un président à la tête d'un pays dressant des murs à ses frontières, avec des milices qui tirent à vue.

C'est l'histoire d'un pays dirigé par un président qui n'abolit pas la peine de mort.

C'est l'histoire d'un président qui ne souhaite pas l'égalité totale des droits pour tous, et surtout pas le mariage pour les LGBT.

C'est l'histoire d'un président qui n'a rien à redire au droit de porter une arme.

C'est l'histoire d'un président qui n'abolit pas les prisons interdites et hors droit international.

C'est l'histoire des USA et d'Obama, qui reçoit le prix Nobel de la paix.

Aucune de ces histoires n'est drôle....

 

Edition : deux ajouts, merci Vincent (et j'approuve : le prix Nobel à perdu de son sens depuis bien longtemps)

04.10.2009

REVEILLE-TOI, REVOLTE-TOI — METS-TOI EN MOUVEMENT!

Un "petit" film à regarder pour comprendre ce qui est en jeu par rapport au dérèglement climatique. Et son mécanisme !

REVEILLE-TOI, REVOLTE-TOI — METS-TOI EN MOUVEMENT! 01 from Leo Murray on Vimeo.

23.09.2009

Sauvons le capitalisme, pour qu’il nous tue tous.

 

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Ce qu’il y a de merveilleux dans les réunions internationales, c’est qu’elles sont prévisibles. Celle de Pittsburg, G20 sur le capitalisme et la crise, l’est encore plus que les autres. Le but de cette réunion : sauver le système qui nous a mis dans le mur, pour repartir de plus belle en klaxonnant. Ou comment le capitalisme renaît de ses cendres pour mieux finir le travail….

Se tromper de cible


La première des choses à faire lorsque vous voulez commettre un larcin, c’est de détourner l’attention du plus grand nombre. Pour remettre sur pied le système mortifère et inégalitaire du capitalisme, c’est l’artillerie lourde des médias qui a été utilisée.

Cela a commencé par la focalisation sur les « bonus des traders ». D’un seul coup, comme si la presse découvrait que les riches existaient, elle se mit à trouver dans la rémunération indécente des traders l’une des causes (si ce n’est la cause) de la crise ! Sans, bien entendu, ne remettre en question les salaires des PDG de l’armement qui la finance, des grands sportifs qui remplissent leurs pages de pub ou de la rémunération à l’objectif de leurs patrons. Non, seuls les traders étaient indécents, et eux seuls !

C’est oublier un peu vite pourquoi ces « bonus » existent. Ils ne sont pas le fruit du hasard, ils sont là parce que le monde de la finance vit de la spéculation ! Les traders ne sont que la pointe visible d’un iceberg immense ! En offrant aux banques les clefs de la finance (ce sont elle qui créées la monnaie !) nous avons offert à un camé la possibilité de se shooter sans fin. Alors oui, on nous parle de moralisation du capitalisme. Cela va de paire avec les guerres pour la paix, ce sont de beaux mots pour cacher des horreurs.

Car soyons clairs : les bonus étaient la carotte nécessaire à ces mercenaires de l’argent roi pour avancer. Ils seront peut être encadrés, mais la part encadrée passera sous une autre forme de rémunération (le système à besoin de ses mercenaires !). Car comment se crée la valeur : par la capacité d’emprunt et par la capitalisation (via la spéculation). Les états viennent d’emprunter aux banques et autre prêteurs des sommes dépassant les 5000 milliards. Il faut donc les rembourser, et pour cela que la valeur existe. Et donc que… la spéculation reparte !

C’est donc bien en faisant focaliser les gens sur les traders (certes ce sont des gens sans morale ni scrupules, mais pas plus que d’autres) que les médias et les garants du système ouvrent la première trappe à enfumage.

La seconde étape fut offerte par dame nature et par l’esprit concentrationnaire de l’être humain qui traite les animaux comme un salopard. La grippe A, porcine, mexicaine ! En focalisant l’opinion sur ce virus, sur le fait que nous allions (allons) tous mourir, sur les mesures toutes plus ubuesques les unes que les autres, en instillant un climat de peur, les gouvernants arrivent à maintenir les populations dans un calme absolu et permettent que l’on ne parle pas des véritables enjeux de cette crise.

La troisième étape est incantatoire. C’est l’utilisation du ton quasi militaire, de l’oxymore à tout prix et des gesticulations. En gros, c’est faire ce qu’Obama, Sarkozy, Merkel et autres font depuis des années…


Ignorer le passé

C’est le plus gênant et surtout le plus "génial" de ce que l’oligarchie dirigeante arrive à faire. En laissant croire que le capitalisme ne pose problème qu’en temps de crise, elle arrive à donner l’impression que lorsque la crise sera levée, tout ira mieux.

Pourtant le système capitaliste est bien un système qui broie, tue et soumet depuis des siècles !
Combien d’enfants sont morts de faim, de peuples déracinés, de massacres, de terreurs, de vols sont liés à la main mise de ce système du plus fort ? Combien de richesses sont le fruit de millions de vie sacrifiées, comme pour le nucléaire par exemple (Niger et ailleurs) ? Combien de fois les pays pauvres ont-ils payé les prix de notre mode de vie ?

Et les plus pauvres sous nos latitudes, ne sont ils pas redevenus les parias d’une société qui ne les accepte pas ? Qui les méprise ? Qui les élimine en les laissant crever ?

Car c’est bien ce système qui nous a amené à la crise écologique, sociale et démocratique que nous connaissons. C’est bien lui qui est responsable des inégalités indécentes et inacceptables que nous voyons tous les jours. C’est en son nom qu’on nous a ordonné de mettre aux main du privé tout ce qui fait la vie !

Et c’est lui qu’il faudrait sauver ? Vaste blague !

Solutions dangereuses


Comme nous l’avons vu, pour se sauver, le système va avoir besoin de nouvelles pompes à fric (valeurs). Comme l’emprunt est largement surutilisé aujourd’hui, c’est vers la spéculation que le système va se tourner. Pittsburg sera donc le premier pas d’un retour de la spéculation sur tout et n’importe quoi.

Et il manquait une pompe à amorcer… C’était sans compter sur l’inventivité des capitalistes et de l’oligarchie à trouver toujours une chose sur quoi spéculer. Ce sera le climat !

Ainsi, comme on a pu le voir lors des déclarations du président américain, du président chinois ou français, c’est bien un effort qu’ils comptent faire pour l’environnement. Effort adossé sans faille au marché carbone… spéculatif !

Et oui, vous avez bien lu : le nouveau jouet des banques et autres fonds de placements va être notre atmosphère et notre survie, rien que cela ! C’est à ceux qui ont détruit la planète, asservi les peuples, tué la liberté, que reviendrait aujourd’hui de confier la maîtrise des émissions de CO2… Étonnamment, j’ai comme un doute. Pas vous ?

Et bien entendu, il est évoqué de relancer l’offre de crédit des particuliers pour acquérir les maisons et autres voitures, afin de relancer la spéculation sur le crédit… Qui fut le déclencheur de cette "crise" ! Quand le chat se mord la queue…

Réformer ? Non, abattre !


Comment peut on croire un instant que de micro ajustements suffiraient à faire du capitalisme un système viable et sain ?
Cette « crise » aurait dû être le moment clef d'une remise à plat d'un système socialement, écologiquement et humainement injuste. Le fait que l'oligarchie dominante cherche à le sauver, sur le dos des plus pauvres, démontre une fois de plus qu'elle n'est pas l'ami du peuple.

Ce que les dirigeants refusent de faire, le peuple se doit de le gagner !

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