21.06.2008

Livre : "Sortir de l'économisme"

Sous la direction de Philippe Merlant, René Merlant, René Passet et Jacques Robin.

Nous sommes dans une période où il est de bon ton de laisser croire que l'économie est tout, et qu'il ne serait pas possible de faire autrement. Ce livre s'applique justement à démontrer le contraire. Commençant par analyser la situation, la transformation de notre société, les différents auteurs font ensuite le travail d'ouverture et de démonstration des problématiques afin d'amener l'espoir et la réflexion.

L'économisme a tout envahi aujourd'hui. Il faut donc le détricoter pour envisager une société humaine plus vivable, plus juste. Ce livre ne s'arrête pas, comme d'autres, à une simple critique du capitalisme, il en démontre l'inefficacité, mais surtout propose des solutions.

Les auteurs, tel André Gorz, Jean Zin, Michel Roccard, Edgard Morin, représentent des courants de pensées différents, mais démontrent que bien que prenant parfois des chemins un peu éloignés les uns des autres, ils ont pour but le mieux être de l'humanité, de la planète. Et donc une capacité probable à voir les différents courants représentés s'unir dans ce but, chacun avec ses spécificités.

A lire, car bien que datant de 2003, ce livre reste plus que jamais d'actualité ! 

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31.05.2008

Essai sur la raison de tout, Vincent Mignerot

1868796563.jpgBien entendu, la lecture d'un tel titre sur la couverture peut laisser à penser que nous sommes en présence d'un fou, d'un de ces philosophes de bazar (un petit bonjour à BHL) qui ne savent pas faire autre chose que tourner autour de leur nombril, ce qui leur facilite la vision d'une raison de tout.

Mais bien au contraire. Nous voilà face à un texte dense, mais humble. Simple dans sa présentation (le choix de l'énumération codifiée et chiffrée est plus audacieux qu'il n'y paraît) et épuré (bien que complexe parfois) dans le style.

Où veut nous emporter l'auteur ? Pas si loin finalement : vers nous même, notre relation au monde, en passant par les erreurs systématiques de l'homme. Ambitieux? Oui mais il le faut : comment comprendre ce que l'on est sans appréhender ce que le monde est ? Comment donner un sens à son existence, si l'on ne veut pas admettre certaines réalités ?

Transcendant l'écrit, c'est en lien étroit avec nous même que l'auteur nous met. Les mots appellent les émotions et la raison. Réunir les deux est un tour de force. Un vrai clef de bras à notre inconscient pour qu'il révèle une partie de ce qu'il est. Et un éclairage sur le présent pour nous délivrer des illusions.

La philosophie profonde de ce livre en fait non pas un guide, mais une aide à la révélation à soit, au monde, à ses limites, à nos limites et surtout à la fin des faux semblants. Car c'est bien cela que nous avons entre les mains : un passage entre l'imaginaire et la réalité.

Bien sur certains risquent de trouver le livre sombre, noir et poussant à la dépression. Je pense que ceux là ne voient pas, justement, la lueur grandissante face à eux. Ce texte est un accouchement de soit même, de l'auteur aussi. C'est douloureux mais ce qu'il donne à la fin est agréable. Car avoir la réalité devant les yeux, n'est ce pas le meilleur moyen de vouloir l'infléchir pour que tout aille mieux ?

Un livre que je vous recommande, à lire et relire (d'autant plus qu'il ne fait qu'une soixantaine de pages). Pour le commander, cliquez ici.

Ma voix pour la liberté, Ani Choyïng Dolma

312223622.gifIl est des chemins de vie qui peuvent changer la votre, influer sur votre vision du monde, sur ce que vous êtes. Le début de vie, les choix de vie et le chemin de vie exprimés dans ce livre par Ani Choyïng Dolma sont de ceux là.

Enfance malheureuse, elle se réfugie dans la religion, devient nonne bouddhiste, pour fuir un père violent. Mais au lieu de trouver une carcan, elle découvre la liberté. Devient chanteuse, ouvre une école pour nonnes, prévoit d'ouvrir un hôpital. Et s'ouvre à l'amour et à la spiritualité.

La force qui émanne du livre, de ses propos est tout simplement renversante.

Pour l'aider, n'hésitez pas à vous rendre sur ce site

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18.04.2008

L’Evangile selon Satan, Patrick Graham

709107532.jpgJ'aime les bons livres, et les bons thrillers. On m'avait parlé de celui ci, "L'évangile selon Satan". Bon je me suis dit encore un Da Vinci Code à la noix (j'ai pas aimé le Dan Brown).

Mais bon, je surf un peu sur internet et les critiques ont l'air assez bonne. Je lis le résumé du livre :

" 1349, année de la grande peste noire, couvent des Augustines de Bolzano. Entrée en possession d'un Evangile apocryphe, Mère Yseult de Trente, la supérieure, s'emmure vivante avec le manuscrit pour échapper au massacre de sa congrégation par un moine démoniaque. Le tueur crucifie ses victimes et porte les signes des adorateurs du Diable. 2006, Hattiesburg, Maine. Rachel, l'assistante du shérif du comté, enquête sur la disparition de quatre jeunes serveuses. Elle disparaît à son tour. Marie Parks, profileuse au FBI qui possède des dons de médium et s'est spécialisée dans la traque des cross-killers est chargée d'enquêter sur la disparition de Rachel. Elle retrouve son corps torturé et la dépouille des quatre disparues crucifiées dans une crypte. Quelques jours plus tard, au Vatican, le cardinal Oscar Camano, patron de la Congrégation des miracles, apprend que les quatre jeunes femmes assassinées sont les religieuses qu'il avait envoyées aux Etats-Unis pour enquêter sur la vague de meurtres qui frappent l'ordre des Recluses, un ordre très ancien chargé depuis le Moyen Age de protéger et d'étudier les manuscrits interdits de la chrétienté. Il confie au meilleur de ses exorcistes, le père jésuite Carzo, le soin de retrouver la trace de cet Evangile. L'enquête de Parks et celle de Carzo vont se croiser et les mener des Rocheuses jusqu'au couvent de Bolzano et à la bibliothèque secrète du Vatican. Que contient cet Evangile de si dangereux pour l'Eglise ?"

En fait l'histoire m'attire. Et je dois dire que je ne suis pas déçu, bien au contraire !

Me voilà devant une histoire solide, bien construite, documentée, ou le fantastique s'invite petit à petit, sans que l'on s'en rende compte. Les personnages sont complexe, pas simple, parfois rotors. Et le livre est très prenant.

Si vous voulez passer un très bon moment, laissez vous aller et foncer lire cet évangile, qui vous fera oublier les niaiseries Brownesques... 

19.03.2008

Pesticides : révélation sur un scandale français, Fabrice Nicolino et François Veillerette

2090934403.jpgQuand on commence un livre, surtout un livre d’enquête, on se dit toujours « pourvu que mes certitudes ne soient pas trop ébranlées ». Quelque soit nos convictions de départ.

 

Je suis pour ma part un écologiste convaincu, une sorte d’animal de foire comme disent les médias de plus en plus, car traité souvent « d’extrémiste écologiste » que ce soit par Hulot ou par nos ministres. Alors je me suis dit « impossible que ce livre me fasse peur, ou ne me fasse douter encore plus qu’aujourd’hui ».

 

Et pourtant, c’est pire que ce que je pensais. Dès les premières pages, le doute s’installe en moi. C’est donc pire que ce que j’imaginais. Non seulement on nous empoissonne, mais en plus on le fait avec le sourire et sciemment… L’Etat, nos élites, sont plus que coupables de négligences, elles sont complices. Oui complices, le mot est lâché.

 

Des milliers de molécules différentes qui sont, en toute impunité, sans contrôle, lâchées dans la nature sous prétexte de sauver les cultures. Des milliers de tests faits, qui prouvent que ces molécules ont un impact énorme sur le vivant. Et rien, on ne bouge pas ! Au contraire, on accélère.

 

Mais cela va plus loin : ministère de l’agriculture noyauté par le lobby des pesticides et de la chimie en général, fausses commissions, associations faux nez de l’industrie, lobbying sur les politiques, les associatifs et les citoyens. Force de frappe inégalée du fait de la connivence avec les journaux.

 

Lisez ces pages, qui vous démontrent, preuve à l’appui (tout est donné pour vérifier par nous même) que l’un des plus grands scandales sanitaires connu par l’homme se déroule depuis les années 1930 sans que personne ne bouge, ou si peu de monde. Lisez, comme de gauche comme de droite, nos politiques trempent dans ce scandale, avec délectation. Lisez et révoltez vous !

 

Car ce livre est un pavé, un pavé dans une marre glauque. Mais tout écologiste se doit de le lire, de l’avoir et de s’en servir. Il faut changer la donne, et vite : retour à une agriculture biologique, et pas ce faux nez « d’agriculture raisonnée » née dans les cartons du lobby. Il y a urgence, pour nous, nos descendants et la planète.

 

Merci donc aux deux auteurs, un journaliste et un militant écologiste, d’avoir eu l’envie de nous ouvrir enfin les yeux.

 

A lire de toute urgence !

10.03.2008

Madame, Monsieur, Bonsoir ; Collectif

1858827425.jpgLe livre est sous titré : "Dans les coulisses du premier JT de France"

Écrit par un collectif de journalistes, ce livr est une plongée dans l'univers TF1 / Bouygues. De la vision de l'information (il n'y a plus de service étranger pour couvrir les évènements à TF1 par exemple) en passant par les révélation sur les présentateurs vedettes, tout y passe.

C'est assez mal écrit malgré tout, sans style réelle, et surtout sans humour ni recul. Mais instructif tout de même. J'ai acheté ce livre avant de prendre le TGV, et il m'a occupé deux heures.

N'attendez tout de même pas de grandes révélations : on est là dans le "brûlot soft", dans l'égratinage en douceur, pour essayer de réveiller la machinerie TF1.

Les auteurs y croient, moi pas : la machine TF1, grande machine à décérébrer,ne se réveillera jamais de son intoxication à la pub.

Pas grand chose à e ndire de plus...

Un livre que l'on peut donc éviter. 

06.03.2008

Ma commune à l’école du développement durable, Pierre Bouquet

1383008473.jpgAux éditions, Chronique Sociale

Précisons de suite que je suis un militant des Verts Villeurbanne, et donc que je côtoie Pierre dans cette activité.

Je vais construire cette "critique", ou plutôt avis, en trois points.

Le retour sur expérience et définition du Développement Durable :

Le livre est une sorte de panégyrique de la Ville de Villeurbanne. Ce n’est pas en soit un problème, mais qui n’aime pas Villeurbanne ou la gestion de cette ville depuis 2001 risque de trouver ce livre un peu « fort de café ». C’est déjà un point que l’on peut souligner : ce retour d’expérience est tout de même très centré. Mais nous sommes prévenus dès le début du livre.

Agréablement, Pierre Bouquet nous entraîne dans les méandres de la mise en place de l’éducation à l’environnement et au développement durable. Sans omettre les différents acteurs, les difficultés (bien que parfois sûrement un peu minimisées) et les responsabilités de chacun dans la mise en place de ceci. Le rôle de la mairie, des territoriaux, des enseignants et des parents est parfaitement défini. C’est ce qui donne au livre un côté couteau suisse plutôt agréable, bien que parfois le style un peu « pompier » (en référence à l’art) puisse rebuter (mais chacun ses goûts).

Seul bémol, mais de taille, je dois avouer qu’in fine, il m’est impossible de définir de quelle vision du développement durable parle le livre. J’en déduis, pour ma part, que c’est la définition proche de Hulot ou du Grenelle de l’Environnement (une définition à minima jouant sur l’ambiguïté du texte d’origine) mais je n’en suis pas certain. En gros, un changement de relation à la société, sans trop en changer le fond, le mode de consommation et le fonctionnement. Si c’est cela, un peu faible à mon goût (mais notons que Pierre Bouquet lui-même se définit comme un Vert pas le plus écologistes, il y a donc une certaine logique à tout cela).

Les interviews :

Là se pose un léger problème à mes yeux. Dans un livre méthode, il est toujours casse gueule de se lancer dans une phase d’interview. Pourquoi ? Parce qu’un bon intervieweur est le plus impartiale possible. Et cela est impossible dans le contexte d’un livre quand l’auteur de ce livre est l’interrogateur. De plus, le choix des personnes est glissant : Béatrice Vessiller, membre des Verts et proche de l’auteur, une madame X que l’on devine proche de l’auteur aussi, une parente d’élève, une directrice d’école en ZEP, mais qui était présente (il me semble) au salon Primevère pour défendre les positions de Pierre Bouquet lors de la présentation de son livre… Cela fait un peu trop « autosatisfaction » pour moi, ce qui ne gâche rien aux qualités du livre par ailleurs. Ni ne remet en cause l’implication des personnes.

La décroissance :

Voilà bien le point noir pour moi de ce livre. On a le droit d’avoir un avis sur la décroissance, et sur les mouvements naissants l’entourant (casseurs de pub, par exemple). Mais la moquerie et l’amalgame n’est jamais agréable à lire. Moquerie, au travers de la remarque sur le score faible du parti pour la décroissance. Bien que personnellement je n’ai aucune idée de l’utilité de ce parti, je me garderais bien, en tant que Verts, de me fier aux scores électoraux pour définir si oui ou non les idées de ce parti passent dans la société. Parce que l’on ne peut pas dire, collectivement, que nous brillons sur ce point non plus (les Verts).

Puis vient comme souvent, un couplet sur la malthusianisme. Commençons par "corriger" plusieurs points. La décroissance n’a pas pour but de « laisser la nature tel quelle ». Ca, c’est la deep écologie. Pas grand-chose à voir (bien qu’assez fortement porté par la revue L’écologiste). De plus, d’autre fait relève plus de « l’antispecies », qui estime que l’homme et l’animal sont égaux, donc que de tuer un animal est un meurtre (souvent prôné par les végétariens et végétaliens ultra militants). Quand à la croyance, elle est effectivement là, mais pas dans la décroissance, plus dans ces mouvements qui se réclament comme décroissants (logique, ils sont issus souvent des mouvement pro Gaïa des années 70). Amalgame donc un peu malheureux avec la décroissance…

Et le plus amusant, c’est que Pierre Bouquet cite un article de Serge Latouche, « Et la décroissance sauvera le sud… » (2004). Il en extrait cette phrase : « Il y a, dans cette proposition qui part d’un bon sentiment – vouloir « construire des écoles, des centres de soins, des réseaux d’eau potable et retrouver une autonomie alimentaire » –, un ethnocentrisme ordinaire qui est précisément celui du développement. »… Problème, c’est sortir une phrase de son contexte, et lui faire dire l’inverse de la pensée de Serge Latouche dans ce texte.

Voici donc, remise dans son contexte, la phrase en question : « Si on veut vraiment, au Nord, manifester un souci de justice plus poussé que la seule et nécessaire réduction de l’empreinte écologique, peut-être faut-il faire droit à une autre dette dont le remboursement est parfois réclamé par les peuples indigènes : restituer. La restitution de l’honneur perdu (celle du patrimoine pillé est beaucoup plus problématique) pourrait consister à entrer en partenariat de décroissance avec le Sud.

A l’inverse, maintenir ou, pire encore, introduire la logique de la croissance au Sud sous prétexte de le sortir de la misère créée par cette même croissance ne peut que l’occidentaliser un peu plus. Il y a, dans cette proposition qui part d’un bon sentiment – vouloir « construire des écoles, des centres de soins, des réseaux d’eau potable et retrouver une autonomie alimentaire » –,un ethnocentrisme ordinaire qui est précisément celui du développement.

De deux choses l’une : ou bien on demande aux pays intéressés ce qu’ils veulent, à travers leurs gouvernements ou les enquêtes d’une opinion manipulée par les médias, et la réponse ne fait pas de doute ; avant ces « besoins fondamentaux » que le paternalisme occidental leur attribue, ce sont des climatiseurs, des portables, des réfrigérateurs et surtout des « bagnoles » (Volkswagen et General Motors prévoient de fabriquer 3 millions de véhicules par an en Chine dans les années qui viennent et Peugeot, pour ne pas être en reste, procède à des investissements géants...) ; ajoutons bien sûr, pour la joie de leurs responsables, des centrales nucléaires, des Rafale et des chars AMX... Ou bien on écoute le cri du cœur de ce leader paysan guatémaltèque : « Laissez les pauvres tranquilles et ne leur parlez plus de développement. (...)

(...)« Ce qu’on continue d’appeler aide, souligne justement l’économiste iranien Majid Rahnema, n’est qu’une dépense destinée à renforcer les structures génératrices de la misère. Par contre, les victimes spoliées de leurs vrais biens ne sont jamais aidées dès lors qu’elles cherchent à se démarquer du système productif mondialisé pour trouver des alternatives conformes à leurs propres aspirations.  »

Pour autant, l’alternative au développement, au Sud comme au Nord, ne saurait être un impossible retour en arrière, ni l’imposition d’un modèle uniforme d’« a-croissance ». Pour les exclus, pour les naufragés du développement, il ne peut s’agir que d’une sorte de synthèse entre la tradition perdue et la modernité inaccessible. Formule paradoxale qui résume bien le double défi. On peut parier sur toute la richesse de l’invention sociale pour le relever, une fois la créativité et l’ingéniosité libérées du carcan économiciste et développementiste. L’après-développement, par ailleurs, est nécessairement pluriel. Il s’agit de la recherche de modes d’épanouissement collectif dans lesquels ne serait pas privilégié un bien-être matériel destructeur de l’environnement et du lien social.

Ne serions nous pas un peu loin du côté limite que l’on veut donner à la phrase au départ ? Ne serions nous pas dans proposer simplement notre aide mais laisser l’autodétermination aux peuple de gérer leurs priorités ? Ce qui est intéressant, c’est de voir que ce point est … Dans le programme des Verts !

Et continuons sur la lancé, à citer l’article : « Au risque de décevoir, répétons que la décroissance n’est pas un concept, au sens traditionnel du terme, et qu’il n’y a pas à proprement parler de « théorie de la décroissance » comme les économistes ont pu élaborer des théories de la croissance. La décroissance est simplement un slogan, lancé par ceux qui procèdent à une critique radicale du développement afin de casser la langue de bois économiciste et de dessiner un projet de rechange pour une politique de l’après-développement. ». Le monde change, avec les Verts changeons le monde…

L’article est disponible ICI

Quand au titre du journal de la décroissance « Vivons la pauvreté », ce n’est qu’une provocation pour amener les gens vers la réflexion sur notre mode de vie.

Et pour finir, le malthusianisme, je citerais l’Institut d’Etudes Economiques et Sociales pour la Décroissance Soutenable (http://www.decroissance.org/) , et quatre définitions:

La décroissance est-elle de l’« écologie profonde » ?
L’« écologie profonde » (deep ecology) se définit généralement par le « bio-centrisme », c’est-à-dire qu’elle considère l’humanité seulement comme une partie d’un ensemble vivant. La décroissance est au contraire anthropocentrique : elle place l’humain au centre et accorde à la nature une place très importante, mais qui demeure seconde. La décroissance est donc opposée à l’écologie profonde.

La décroissance est-elle « malthusienne » ?
La décroissance pense qu’il y a non pas trop d’êtres humains sur terre, mais trop d’automobilistes

La décroissance est-elle antimondialiste ?
La décroissance est contre la mondialisation comprise comme la marchandisation et l’uniformisation du monde. En revanche, elle est pour la mondialisation entendue comme l’universalité de certaines valeurs, la culture des échanges humains et la prise de conscience de l’unité du genre humain. Néanmoins, le terme mondialisation étant entendu aujourd’hui comme la marchandisation de toute chose, on peut dire que la décroissance est antimondialiste.

La décroissance est-elle contre l’universalisme ?
La décroissance place l’universalisme au centre de ses valeurs. La décroissance est au service de valeurs que nous jugeons universelles : la liberté, l’égalité, la fraternité, la non-violence, le souci des plus faibles, dans le respect des différences.

Vous trouverez ces quatre définitions, et bien d’autre à cette adresse : http://www.decroissance.org/?chemin=faq

De plus, dans le numéro n°46 de la décroissance, un dossier complet sur ceux qui se disent décroissants pour passer une idéologie nauséabonde….

Quand au livre de Cyril Di Méo, pour l'avoir lu, je pense pour ma part qu'il prend des raccourcis et chemins de travers bien étonnants.. (voir sur le site de IEESDS, dans la rubrique « insultes » la demande de droit de réponse lié au blog de Cyril Di Méo).

Conclusion :

Un livre utile pour ce qui est de l’outillage intellectuel et pédagogique pour une approche de l’EEDD. Mais qui présente parfois des facettes un peu rapides, ne permettant pas d’ouvrir les champs du possible au-delà du chemin balisé par l’auteur.

26.02.2008

Entropia n°3

777094726.jpgEntropia numéro 3 : "Décroissance et technique".

Les décroissants sont ils technophobes ou bien ont ils une vision différente de ce que doit être la technique et son utilisation ? C'est à cette question que répond (brillamment) le troisième numéro de la revue Entropia. 

Alternant les texte sur le fond (qu'et ce que la technique, pourquoi la technique) et sur la forme (les mots ont ils réellement un sens), ce numéro nous pousse à nous "décrasser la tête" de nos idées reçues et à construire un mode de pensée différent , intégrant l'homme au centre et non la science ou la technique.

Salvateur.

16.02.2008

Storytelling, Christain Salmon

08215e601e5ed12c8cd435139c2f843a.jpgSous titré "La machine à fabriquer des histoires et formater les esprits".
 
Cet essai de Christian Salmon est décapant. En quelques pages (environs 250), il nous entraîne dans les méandre des nouvelles formes de contrôle par le récit. Oui car notre société est gangrénée par le "Storytelling" ou l'art de raconter des histoire.
 
Dressant un large spectre de son utilisation (politique, actualité,culture, école, entreprise), l'auteur nous offre surtout les clefs pour ne pas se laisser emporté dans le flot continue de ces histoires à dormir debout (et surtout à laver les cerveaux) que l'on nous sert. 
 
un exemple tout bête : la série 24 heures chrono, selon l'auteur, sert plus à légitimer la violence et la torture qu'autre chose. Et la démonstration est implacable : zllz fait froid dans le dos...
 
Un livre salvateur  pour apprendre à décrypter le monde actuel, et pour ne pas se laisser bercer par le doux son des sirènes....

06.02.2008

Entropia n°2 : Décroissance et travail

4e00aec0bb475545b77b7d8178d72858.jpgAlors que le premier numéro nous faisait entrer dans le lien entre politique et décroissance, celui-ci touche à une notion essentielle de la décroissance (et de la vie) : le travail.

 

Passant en revu la définition du travail décryptant André Gorz, offrant un de ses derniers textes, ce numéro d’Entropia ouvre la porte vers des lendemains meilleurs. Afin de forger une base commune à ceux qui désirent faire avancer la décroissance, Entropia réussit son coup en ce qui concerne le travail.

 

A lire.