10.09.2009
Duflot : explication de la taxe carbone selon les Verts
Explication de Cécile Duflot sur la taxe carbone prévue par l'UMP qui n'est pas une réelle politique écologiste. Quand la secrétaire nationale des Verts explique clairement la différence entre une écologie politique, de gauche et sociale, face à la taxe UMP à la con... Mais Aubry pense que Sarkozy vient dans le sens du PS : oui, c'est vrai, vers l'antisocial...
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25.03.2009
L’écologie politique à l’heure de la dérive sécuritaire…

Voilà un titre bien ronflant n’est ce pas ? Je ne le nierais pas, c’était une envie de faire sérieux deux minutes.
Pourquoi ce questionnement ? Parce qu’un ami m’a dit « Mais tu sais, l’écologie c’est bien mais à l’heure de la crise, des violences qui augmentent, ça ne sert à rien d’autre qu’a faire plaisir aux bobos ». Bon, voilà… Et si nous grattions un peu les choses maintenant ?
La cause des violences serait elle génétique ?
Nous sommes en droit de nous poser la question tant il semble pour le pouvoir actuel (comme pour une partie de la gauche) que la violence sortirait d’une sorte de génération spontanée. Elle n’aurait pas de causes profondes. Ainsi les bandes s’agrègeraient elles comme les mouches autour d’une déjection canine. Sans autre but que d’être ensemble pour « foutre la merde ».
Et pourtant, c’est nier en grande largeur un fait tout simple : les violences ne sont que le fruit pourri de notre société et de nos choix. En créant des ghettos et des zones de forte pauvreté, il ne fallait pas s’attendre à ce que les « gentils exclus » restent sans rien faire, dociles.
Croire que nous pouvons continuer à mener une politique de déshumanisation et de désillusions cruelles et ne pas avoir en retour un excès de violence est soit faire preuve d’un optimisme béat proche de la contemplation mystique, soit d’une mauvaise foi évidente.
La violence qui explose aujourd’hui par moment n’est que le symptôme d’une société elle-même violente. Elle n’est que le visage lacéré que nous avons du mal à regarder en face d’un individualisme forcené, couplé à une rivalité constante entre les individus. Paraître pour exister, posséder pour être. Le diptyque maudit d’une société capitaliste d’accumulation. Où comment ne réduire l’homme qu’a l’expression d’un chiffre : celui de son compte en banque.
D'accord, c’est bien joli, mais l’écologie dans tout cela ?
Déjà, commençons par présenter une chose : l’écologie politique et son socle. De Gorz à Illich en passant par Dumont et d’autres, l’écologie politique à toujours comme base une émancipation de l’humain non en le mettant à la tête de tout, ni au centre de tout mais au sein d'un tout. L’interaction avec son environnement est rétablie non pas en tant que dominant à forte propension destructrice, mais en tant qu’interaction totale, c'est-à-dire que si l’homme détruit son environnement, il se détruit lui-même.
De plus, l’écologie politique est une sortie de l’économisme et du productivisme. En repensant les besoins et le progrès, elle met à mal le système de spéculation et d’accumulation proposé par le capitalisme. Des penseurs comme Illich, Ellul, Gorz, Bookchin, ont apporté beaucoup à cette pensée. Produire pour les besoins mais aussi définir les besoins collectivement. Partager plutôt que posséder. Oublier l’idée de propriété unique au profit de communauté de bien. Avancer vers la gratuité, le don. Ne pas s’arrêter à ce que l’autre peut offrir pour offrir en retour mais globaliser cela de façon à voir ce que chacun offre à tous.
Loin du cliché d’une idéologie « fascisante », que les médias commencent à (re)sortir de leur boite pour décrédibiliser ce qui irait contre le système dominant, l’écologie politique ne peut se concevoir sans l’apport de tous. Sans la mise en place d’une réelle politisation de la société, et donc d’une vraie démocratie directe. Cela à un coût : celui de voir disparaître petit à petit ceux qui se font élire pour nous « représenter » au profit d’une « intelligence collective ». N’est ce pas au fond ce qui fait le plus peur aux « barons autoproclamés voix du peuple » ? Ne serait ce pas là ce qui a fait abandonner l’idée même de l’application de l’écologie politique au profit d’un pragmatisme développementiste durable mal venu ? Certains vont me rétorquer que cela est la forme la plus poussée de l’écologie politique, celle qui serait l’ultime frontière. Peut être, et alors ? Et oui, pour parfaire l’exactitude, certains voient cela plus dans le terme « d’écologie solidaire ».
En prime, l’écologie politique est porteuse d’une révision des échelles. Basée sur l’échange et non sur le marchandage, elle ouvre la voie de la mise à mal du système (néo)colonial, du racisme, de l’idiotie des nations et des frontières. Elle est l’addition des peuples et non la division. Elle offre une vision d’échange d’égal à égal (non pas en valeur de mais en apport collectif). En favorisant le local (non pas dans le sens du repli sur soi, mais bien dans celui de la facilité des échanges, qui sont plus simples en local au départ) et en articulant cela avec l’ouverture au monde, l’écologie politique porte en elle la graine d’une réelle mise en application du « Agir local, penser global ». Seul moyen viable de sortir d’une situation d’exclusive des pays riches envers les pays pauvres. Et des riches contre les pauvres.
Comprenez-moi bien : il n’est nullement question d’une forme d’ostracisme. Au contraire : les échanges devront se faire entre les groupes, non au profit de, mais parce que certains apporteront des compétences à d’autres et inversement. Il n’y a pas de volonté d’hégémonie dans un monde où les besoins sont clairement définis et où l’économie est au service de l’homme, redevenue le moyen qu’elle n’aurait jamais du cesser d’être.
C’est tout cela et bien plus (je ne suis pas en pleine rédaction d’un panégyrique mais d’une réponse à une affirmation tenant en une phrase) que l’écologie politique porte. Elle est la porte d’entrée d’une transformation globale de la société, vers une société plus démocratique, plus humaine, plus vivable et plus juste. Elle est porteuse d’une idée simple, celle de pouvoir construire ensemble un futur.
D'accord, mais les violences …
Il est difficile pour beaucoup de faire le lien entre l’acte (la violence) et la cause profonde de l’acte (la société). Tout est pourtant lié : c’est là la force d’une vision écologiste des choses. L’écologie politique est loin de l’environnementalisme bobo qui consiste à changer le monde en fermant son robinet quand il se lave les dents et à éteindre les lumières en sortant (même si ces gestes ont leurs utilités). Elle prend la société dans son ensemble et cherche à comprendre en quoi tout est lié, et donc en quoi nous ne pouvons résoudre un problème dans un changement fondamental de société.
L’idée de miser sur du cent pour cent répressif est contre-productif. Cela revient à tenter de vider la mer avec une petite cuillère. Si nous ne nous penchons pas sur les causes, nous pratiquons une politique de l’autruche, voir de la peur.
Voilà en quoi l’écologie politique, et non l’environnementalisme, est une réponse claire et efficace contre les violences et même contre la crise. Elle est porteuse du seul moyen d’éradiquer ces dernières : un monde plus égalitaire.
17:50 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : environnement, écologie, actualité, violence, les verts, politique
21.03.2009
Faut il être végétarien ? Pour la santé et la planète; Claude Aubert et Nicolas Le Berre

Car, et c'est tout le but de ce bouquin, les auteurs nous démontrent que nos choix ne sont pas sans conséquences sur nous et sur l'avenir du monde.
Écrit avec un style clair, simple d'emploi par une vulgarisation saine, c'est un "précis du bien manger et vivre". Ce livre apporte beaucoup pour renforcer une démarche "écologique". De plus il est efficace pour maîtriser les bases et données de base lors des discours avec nos amis et familles sur le les produits laitiers, la viande, etc... Le livre balaie beaucoup d'idées reçues.
Offrez le aux septiques, offrez le vous pour conforter vos impressions.
Et non je ne vous donnerais pas la réponse :)
PS : de très bonnes recettes en fin d'ouvrage.
19:14 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : livre, écologie, environnement, les verts, monde, végétarien
10.03.2009
Nucléaire : le retour

Et pourtant, cette technologie est loin d'être sans risques.
Le risque d'accident est réel (avions qui se crashe, tremblement de terre, mauvaise manipulation humaine). Sous estimé depuis des année, il est revu à la hausse quand la nucléaire est dans des mains ennemies des grandes nations vendeuses. Il y aurait donc un "bon nucléaire" et un "mauvais nucléaire". Etonnant non ?
Depuis des années, le Réseau Sortir du Nucléaire alerte, enquête. Mais tout cela semble ne pas réveiller des consciences éteintes...
Dans le même temps, on ne parle pas trop des déchets, qu'ils soient produits par les centrales ou par l'extraction. Le Niger se meurt du nucléaire. Tout le monde tourne la tête ailleurs, avec une satisfaction douce de s'éclairer et d'user d'électricité sans réfléchir et pour pas cher...
Il aura fallut un reportage sur France 3 pour que certains prennent conscience de l'atomisation de leur quotidien. Les routes aux remblais radioactifs, les terrains de sports irradiants... La joie dans nos campagnes non ?
Et au delà de cela, le nucléaire est un danger pour la démocratie. Il n'a déjà jamais été soumis au choix des citoyens. Imposé d'en haut, pour la "grandeur de la nation", à aucun moment les citoyens n'ont pu exprimer leurs attentes ou craintes. Mais pire : dans les pays d'où sont extraits les tonnes d'uranium nécessaires, la plupart se trouvant en Afrique, les extracteurs (AREVA en tête) font tout pour maintenir des dictateurs en place. Et ce pour se faciliter l'accès à la plus "noble des matières". Vous avez dit néocolonialisme ?
Face à cela, vous avez des solutions. La première, consommer moins ! La plus verte et respectueuse des énergies est celle que l'on ne consomme pas.
Ensuite, choisissez dans un premier temps un fournisseur de courant 100% renouvelable (Enercoop est le seul viable).
Enfin, osez imaginez une relocalisation de la production sur vos villes et villages (fermes de panneaux solaires, éoliennes, biomasse, hydraulique).
Le nucléaire n'est pas une fatalité, mais il est une calamité pour l'avenir.
18:30 Publié dans Ecologie | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : écologie, environnement, politique, monde, nucléaire, les verts
26.02.2009
A propos de la loi Hadopi (anti piratage)
Un film de Kassandre Prod, qui produit exclusivement des vidéos sous licences libres. A voir de toute urgence.
18:46 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité, politique, informatique, hadopi, les verts
24.02.2009
Je dis non non non, non à la pollution
La vérité sort de la bouche des enfants, la preuve !
18:08 Publié dans Ecologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : environnement, écologie, actualité, les verts
OTAN … vous avez dit OTAN…

Il est assez étonnant de voir les progressistes se poser contre l'OTAN avec un argumentaire assez limité. On nous dit « c'est se remettre sous la coupe des USA » ou alors « c'est la perte de l'indépendance de la France ». Déjà, notons que le dernier argument est « audible » dans les sphères UMP, pas dans notre camp.
Le souci vient en fait du manque de recul et de perspective.
Petit rappel des faits : les gouvernants des nations riches et l'oligarchie dont ils sont issus, ou qui vaporise autour d'eux, ont très bien compris deux faits que la plupart des gens se refusent à voir. Ces faits sont assez simples : les matières premières vont venir à manquer et pour sauver leur système, seule la force est viable.
C'est dans ce contexte que l'OTAN décide de se renforcer en accueillant la 4 ème armée du monde, c'est à dire la France. Ou du moins en réintégrant.
Mais c'est du donnant donnant. Ainsi la France se retrouve au sein d'une alliances des puissances pour assurer ses futurs besoins à court terme. Pétrole, eau, uranium,métal,etc...
Par le principe inventé de guerre préventive, de guerre contre le terrorisme, tout est justifié, y compris aller piller des pays entiers. Ce qu'ils n'obtiennent pas par la finance (comme les USA avec la Chine ou l'Arabie Saoudite, la France avec une partie de l'Afrique), ils l'obtiendront par le force.
Oui c'est bien vers un regroupement pour l'énergie et les matières premières que va l'OTAN. Face à la Russie et à la Chine. Un bloc de nations militaires se renforce pour préparer les guerres futures.
Car comment croire que l'OTAN aurait d'autres ambitions que celles de faire la guerre ? D'ailleurs, créé au départ face à l'URSS, elle aurait dû mourir depuis longtemps. Mais non, elle est maintenue et renforcée.
Alors, amis progressistes, sortez des slogans faciles et dénoncez clairement les choses : une armée ne sert qu'à faire la guerre, un groupement d'armée ne sert qu'à dominer à grande échelle. Ni plus ni moins.
C'est bien vers une guerre à grande échelle pour l'appropriation des « richesses » que nous allons. Continuer à ne voir que la partie émergée de l'iceberg permet à l'oligarchie de continuer à prévoir le pire.
Non l'OTAN n'est pas le problème. Ni la solution. Il n'est que l'épouvantail d'une idéologie bien pire qui pourrait faire des millions de morts.
17:51 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : écologie, environnement, monde, actualité, otan, sarkozy, les verts
23.02.2009
La Marche Mondiale partira de Wellington en Nouvelle Zélande, le 2 octobre 2009
Parce que la faim dans le monde peut être résolue avec 10 % du budget mondial de larmement. Pouvons-nous imaginer la situation si on destinait 30 ou 50 % de ce budget pour améliorer la vie des gens au lieu de la détruire ?
Parce quéliminer les guerres permettra de sortir définitivement de la préhistoire humaine et de faire un pas de géant sur le chemin évolutif de notre espèce.
Parce que cette espérance est portée par la voix de centaines de générations qui nous ont précédés et dont on entend encore l'écho dans tous les lieux où les guerres ont laissé leur sinistre lot de morts, de disparus, dinvalides, de réfugiés et dexilés.
Parce qu'un « monde sans guerres » est une proposition qui ouvre le futur et qui aspire à se concrétiser dans chaque coin de la planète, afin que le dialogue remplace la violence.
Le moment est venu de faire entendre la voix des sans-voix, la voix de millions d'êtres humains qui demandent qu'on en finisse une fois pour toutes avec les guerres.
Nous pouvons y parvenir en unissant toutes les forces du pacifisme et de la non-violence active du monde.
Quand ?
La Marche Mondiale partira de Wellington en Nouvelle Zélande, le 2 octobre 2009, date anniversaire de la naissance de Gandhi et déclarée Journée Internationale de la Non-violence par les Nations Unies. La Marche se terminera dans la Cordillère des Andes ( Punta de Vacas, Aconcagua, Argentine) le 2 janvier 2010. Elle durera 90 jours, soit trois longs mois de voyage. Elle passera par tous les climats, toutes les saisons, de l'été torride des zones tropicales et désertiques à l'hiver sibérien.
http://www.marchamundial.org/fr
20:09 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité, monde, paix, marche pour la paix, vie, les verts
15.02.2009
La haine comme argumentation
(Mise en ligne en mode automatique)

A entendre en ce moment les discours de nos gouvernants, nous ne pouvons que constater que cette période de crise est propice au retour de la haine.
Pour ne pas perdre de soutient et d'électorat fasciste, Sarkozy envoie son ministre de la droiture nationaliste sur le front de l'inexcusable. Ainsi Eric Besson parle donc de "remettre au goût du jour "la délation". Et comme ça ne suffit pas, le chien de garde enragé de l'UMP en remet une couche : Lefebvre (Frédérique) rajoute que "la délation est un devoir républicain". On croit rêver mais non, c'est une strétégie connue des incapables : trouver des coupables idéaux, sans fondement, simplement pour cacher l'incapacité politique.
Mais ça ne s'arrête pas là : criminalisassion de la pensée (affaire Coupat), du syndicalisme (directement par Sarkozy), mise en exergue des fonctionnaires qui ne seraient que des fainéants qui coûtent à la nation...
Autant de personnes montrées du doigt par le pouvoir pour les stigmatiser.
Le risque est grand de voir se démultiplier les pogroms et autres bastonnades. N'avons nous pas déjà vu un fonctionnaire se faire rouer de coups au cri de "sale grèviste" ? Ou combien d'actes racistes ? De discriminations assumées ?
En allumant ce feu, Sarkozy, comme sa clique, risque de réveiller une bête immonde que nous ne souhaitions pas revoir. Mais qui dort toujours... et dort seulement.
16:30 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité, politique, monde, sarkozy, 2012, les verts
13.02.2009
Sarkozy : au boulot les femmes, faignaces, faites des gosses !

Et voilà encore une avancée sociale qui va partir en miette...
Nicolas Sarkozy, dans un jeu de passe passe comme il en a le secret, rend responsable les femmes de leur malheur et veut s'attaquer au congé parental (pour le réduire) au nom de .... l'égalité !
Donc s'il veut faire cela, c'est pour qu'elles ne se coupent pas trop brutalement du "monde du travail". Quelle vision où l'humain doit s'adapter au travail et non l'inverse !
Quelle foutage de gueule ! Et en prime il annonce une privatisation accrue des gardes d'enfants...
Donc moins de garde + moins de crèches + moins d'école maternelle = plus de femmes à la maison... dans la tête du nabot en tous cas !
Bienvenue dans la France d'après....
PS : on m'a parlé ce matin de l'encouragement d'Eric Besson à la délation pour les sans papiers. Demain, la droite recycle au nom de l'écologie de la pensée le "Travail Famille Patrie"
19:30 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, actualité, femmes, congé parentale, sarkozy, les verts


