14.11.2009

Sarkozy, aussi...

Juste pour rire... quoique...

15.08.2009

CPNT / MPF ... UMP

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Notre roi élu, alias Nicolas le premier, autrement appelé Sarkozy con Carla, vient de faire un coup de maître. Il vient de permettre à son association de tueur de social en série, l'UMP, de phagocyter le MPF de De Villier (le vicomte qui a peur de l'ottoman) et le CPNT de Nihous, celui qui tire plus vite qu'il ne réfléchit.

Au moins cela à le mérite de la clareté : il ne manque plus que le FN pour que la famille soit au complet ! Il paraîtrait que je serais mauvaise langue de dire que la droite se fascise... Ha ? Parce que les idées de De Villier et Nihous c'est du progressisme ?

Bref, c'est une nouvelle inquiétante pour la suite (une UMP unie et forte, déterminée, et qui veut créer un bipartisme) mais qui ne peut que nous éclairer sur le visage de ce mouvement : en avant toute pour un retour en arrière !

 

12.06.2009

Concurrence libre et non faussée…

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J’ai eu à assister à un dialogue post campagne électorale des plus drôle, à mes yeux, entre un militant du NPA, un du Front de Gauche (encarté PG) et un d’Europe Ecologie (encarté Verts).

Leur discussion portait sur « la concurrence libre et non faussée » et le traité de Lisbonne. Pourquoi cela m’a amusé ? Parce qu’ils se sont mis à ergoter sur un point de détail : est ce mieux que la concurrence soit faussée ou pas ?

Ainsi le militant NPA disait que « la concurrence libre et non faussée, comme elle est libre, c’est la concurrence de tout sur tout, et donc pas bon pour l’humanité. Il faut donc des règles à la concurrence ». Cela s’entend … Sauf que … le problème est ailleurs.

Pour le militant FdG, la « concurrence a du bon parfois, comme pour le téléphone, mais il faut en protéger les secteurs clefs de l’économie ». C’est assez fumeux, car penser que de nos jours les télécommunications ne sont pas un secteur clef… De plus, cela répond à côté de la question première qui est la concurrence libre et non faussée.

Enfin, le militant Europe Ecologie se mis à faire appel à Alain Lipietz pour expliquer que « le traité de Lisbonne entérinera la concurrence, certes, mais elle ne pourra pas être faussée, et donc sera plus bénéfique ainsi. Car sinon, on aurait une concurrence faussée et là ce serait pire ». Réponse presque récitée tant elle semble avoir été martelée pendant la campagne.

Croire que la concurrence serait le jeu de la meilleure des solutions est illusoire. Nous voyons bien que nous vivons dans un monde où triomphe non pas la meilleure des solutions, mais celle dont le trust (multinational) a le plus de moyens financiers. Et l’un ne va pas forcément avec l’autre.

Mais le plus étonnant dans cette discussion, c’est de voir trois personnes de gauche s’étriper sur une valeur qui n’est pas du tout de gauche : la concurrence ! Le fond du problème est bien là. Comment pouvons nous imaginer deux minutes mettre en place une société, un pays (l’Europe) sur la base d’une concurrence de tous contre tous ?

La valeur première doit être l’entraide ! La coopération entre les peuples et non leur mise en concurrence. C’est là le hiatus : la propagande capitaliste et libérale a réussi à faire que trois personnes se disant porteurs de valeurs de gauche, au lieu de se battre sur l’idée d’abattre la concurrence au profit de l’union des humains dans la coopération, se retrouve à ergoter sur « que met-on après le mot concurrence ».

Le problème n’est pas tant qu’elle soit faussée ou non, qu’elle soit libre ou non, mais bien l’idée que l’on veut unir dans la concurrence ! Quelle drôle d’idée n’est ce pas ?

Car voilà bien une des choses qui a de quoi étonner. Depuis des années, les mouvements progressistes semblent avoir abandonné (du moins pour les plus médiatiques d’entre eux) l’idée première que la coopération est la clef d’une humanité sans guerre (qu’elle soit physique ou économique).

Cette discussion, sur un coin de bar, est assez révélatrice d’une dérive préoccupante. Nous ne devons pas jouer avec les armes de ceux qui oppriment si nous volons abattre l’oppression.

C’est malheureusement ce que font trop de mouvements progressistes, en se posant trop souvent en opposition frontale sans réellement proposer. Ou bien en aménageurs d’outils malsains. Aménager la concurrence revient, quelque par, à aiguiser la lame de la guillotine pour que le condamné souffre moins.

Il est aujourd’hui urgent que les propositions afflues, qu’elles soient utopiques ou non, mais nous ne devons pas nous cantonner dans la position de facilité qui ne consisterait qu’à la dénonciation sans l’idée de changement de paradigme.

(A lire, cet excellent article ICI)

20.01.2009

Le « préventif » qui fascise…

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Nous parlons souvent de la dérive fascisante d’une partie de la droite, avérée selon moi et sans ambigüité. Mais nous oublions parfois celle de la gauche, d’une certaine gauche, et qui n’est pas celle que les médias montrent du doigt.

Je veux parler ici du PS. Pour cela, je m’appuie sur un cas sulfureux, celui de l’humoriste Dieudonné. N’allez pas croire que je vais ici prendre sa défense. Ses provocations nombreuses me font gerber et la dernière, avec le négationniste Faurisson qui monte sur scène pour recevoir un prix par un homme déguisé en déporté, est tout bonnement ignoble et indéfendable.

Ceci étant dit, si cette provocation est passible de la loi, que Dieudonné soit jugé en conséquence. Le problème vient des suites données. Certaines mairies, pour la plupart socialistes, Paris y compris, ont pris la décision de mettre en place un arrêté interdisant les spectacles de Dieudonné dans les salles municipales, et chercheraient le moyen de pouvoir les interdire dans les salles privées.

Là je suis dubitatif. Une des bases de la démocratie est la liberté d’expression et d’opinion. Tout en étant, en France, encadrées par la loi. Encore une fois, si ce qu’a fait Dieudonné tombe sous le coup de la loi, qu’il en soit fait comme se doit. Mais cela ne justifie en rien l’interdiction, qui elle tombe comme une double peine.

C’est d’un point de vu des droits humains une chose délicate : interdire par prévention. Cela rappelle des moments sombres de l’histoire, où l’état devient le garant de la « pensée pure » et de « bonnes mœurs ». Avouons-le, nous n’aurions pas été étonnés de voir cela arriver par la droite extrême. Mais là c’est le camp progressiste qui se fige sur une position fascisante.

En plus d’être contre productive (car rien n’intéresse plus Dieudonné que de passer pour un martyre, c’est son fond de commerce), cette mesure met le doigt dans un engrenage bien malsain.

Prenons un exemple tout bête : demain une ministre de l’intérieur aurait dans l’idée de faire interdire un spectacle pour raison de « propagande probable d’ultra gauche ». Il y a fort à parier que nous verrions à ce moment là se lever toute la gauche pour dire que c’est inadmissible, et même une partie de la droite. Ce qui serait logique. Et sain. Et bien pourtant, c’est bien ce genre de « prévention » que veulent mettre en place des maires dits du camp « progressiste ».

Quand la gauche court après le scoop pour paraître plus noble que noble, c’est là qu’elle perd ses fondamentaux. Laissons à la justice le soin de juger, laissons au public le soin de réfléchir, laissons nos mairie être les garantes des libertés et de la pluralité.

17.11.2008

Cécile Duflot : Quelle alternative politique dans la mondialisation ?

Enfin ! André Gorz reconnu par les Verts, surtout sa secrétaire nationale, pour l'analyse de la crise et des chemins pour l'avenir.

Intervention de Cécile Duflot au forum des partis écologiste et de gauche - mardi 21 octobre 2008

 


Au PS, ça tangue…

P876474D740590G_apx_470__w_ouestfrance_.jpgBon, je le fais ou pas ce papier sur le PS ? Je ne sais pas, j’en suis encore à me demander si cela à un quelconque intérêt… Non pas que je me désintéresse de ce qu’il se passe chez les socialistes, mais plus parce que tout est dit ou presque par ailleurs.

Et puis mince, j’ai quand même envie d’écrire un truc. Déjà pour dire que ce congrès de Reins fût des plus dramatiques pour le PS. Pour dire que dans le même temps un parti réputé bordélique, les Verts, avait ses assemblées générales décentralisées et que tout s’y est bien passé, nous avons même passé en motion majoritaire celle de notre actuelle secrétaire nationale (pour une fois que je suis dans le camp gagnant !). Congrès les 05 et 06 décembre.

Pour dire aussi que même avec des incantations mystiques à la Royal, je ne crois pas à son socialisme du 21ème siècle, qui ressemble furieusement à la sociale démocratie anglo-saxonne à la Obama et consorts (charité plutôt que solidarité…). Dire aussi que même si Aubry a durci son discours à gauche, ben j’ai du mal à la croire sachant qu’elle a fait alliance avec le MODEM pour passer à Lille. Et enfin pour souligner que Hamon, l’opportuniste de première, qui après avoir lécher les bottes de Jospin et Montebourg se retrouve leader de la gauche du PS, ne m’impressionne pas et ne me parait pas du tout crédible.

Bon y’a Mélenchon qui se casse pour créer le PDG (Parti de Gauche). Amusant pour le nom, mais reste à voir le fond… Pas très enthousiasmant…

Au final, ce Weekend fut bon pour… le NPA, les Verts, le PCF et le MODEM. Faut-il vraiment s’en plaindre ?

23.09.2008

Bourdieu : Gauche / Droite

Même si je ne partage pas tout de Bourdieu, son analyse est toujours intéressante. La vidéo date d'il y a 7 ans (je crois).

 

04.06.2008

Paul Aries : Incontournable

Quelques interventions de Paul Aries. Ou la décroissance, l'antisarkozysme expliqués à tous...

 

 
 
 
 

19.05.2008

Le faux problème des 35 Heures

16271013.gifAujourd’hui, l’UMP a décidé qu’il était temps de mettre fin au terribles 35 heures ! Imaginez un peu comme cela tue le pays ! Bon ok l’UMP oublie que certains pays travaillent moins que nous en moyenne horaire mais ont de meilleurs résultats (selon leurs critères) mais ça il l’oublie… (Voir le site de BIT et de l’OCDE).

Et regardons un peu : les heures supplémentaires ont toujours été possibles, et ce même avec les 35 heures. S’il avait fallu augmenter le temps de productivité, comment ce fait il que nous n’ayons pas tout le monde en heures supplémentaires ? Les 35 heures sont bien un faux problème.

Mais c’est démagogique, plein de populisme (pensez donc tas de fainéant, seul le travail compte ! Travail, famille patrie !).

Seulement, l’ombre la plus noire du tableau, c’est la demande que soit fixé par les entreprises le temps de travail ! Pardon l’UMP parle de négociation d’entreprise. Mais comment va-t-on négocier dans les PME, TPE ou entreprises sans syndicats ? C’est là toute l’astuce : sous prétexte de casser les 35 heures, c’est bien vers une régression sociale de plus de 100 ans que nous allons ! La fin du temps maximal de travail !

Et, de plus, cela inclus le fait que plus de la moitié des salariés, qui ne dépendent pas d’une convention collective fixant un salaire minimum, pourrons se voir demander de travailler plus de 39 heures pour le SMIC… Elle n’est pas belle la vie ?

Dans un monde ou les pays riches doivent impérativement décroître, donc aller vers une société de partage du temps de travail, des ressources et de consommation raisonnée, notre gouvernement propose exactement l’inverse : un retour au début du 20ème siècle, avec surproductivisme à la clef ! Est-ce bien raisonnable, socialement et écologiquement ? Non, au contraire, c’est juste suicidaire.

Alors, on fait quoi maintenant ? On s’assoie et on croise les bras, ou on se bouge ?

22.12.2007

In nomine patris...

9337e2fda0e783061b5a92b360178aa6.jpgDepuis le livre de Saint Nicolas Sarkozy (La République, les Religions, l'Espérance), nous savions que sa vision de la laïcité était plutôt élastique. D'un côté, pour rassurer les laïcs, il disait ne pas vouloir toucher "à l'esprit de la laïcité" et de l'autre proposait de réviser le loi de 1905, trop restrictive et pas assez positive à ses yeux... Cherchez l'erreur. En fait non ne cherchez pas, c'est du sarkozysme, dire une chose pour faire passer son contraire.

Voilà donc notre président en visite officielle au Vatican, pour avoir son joujou, une place de Chamoine d'honneur. Rappelons juste au passage que le fait d'accepter cela en fait un subalterne du Pape Benoit XVI, autrement appeler le mitrailleur de la laïcité.

On aurait simplement put regarder ailleurs, et se dire "bon il joue son rôle, c'est la tradition"... Sauf que le petit président du peuple, lui, fait un joli discours et déclare tout de go qu'il est pour une "laïcité positive" et pour "qu'il y ait plus de croyants en Europe, car c'est bon pour elle"... Ai je rêvé ou voit on là le président d'un pays qui a inscrit la laïcité dans son texte fondateur faire un discours digne des bateleurs évangélistes ?

Depuis, la Rome papale loue "l'homme de convictions" et sa pratique d'une "saine laïcité", celle qui ne réduit pas la religion au seul espace privé, mais lui donne toute sa place - y compris à l'islam que l'ancien ministre de l'intérieur a contribué à organiser avec le Conseil français du culte musulman (CFCM) - dans le débat public. On croit rêver ! Revoilà donc la religion sortie de là où elle devrait rester : la sphère privée !

Bref, le pape mise sur une France appelée, dans un semestre, à présider l'UE. Il saura gré au président français de tenir bon sur la Turquie, sur l'obligation faite à l'Union, dans le mini-traité, de "maintenir un dialogue ouvert, transparent et régulier avec les Eglises" (article 15). Redonner du poids aux religions comme avant, effacer le siècle de laïcité au profit du retour à un concordat... Je rêve éveillé mais on en est bien là ! Et ce grâce à Nicolas Sarkozy ! Après Kadhafi le meilleur ami des droit de l'homme, voici saint Nicolas, et ses voix venues de Rome...

De son côté, le président Sarkozy entend aller au bout de ses propositions iconoclastes en vue de desserrer le corset de la "séparation" Eglises-Etat dans le sens d'un financement public des lieux de culte (la commission Machelon), de relancer la commission de dialogue entre Etat et Eglise (qu'avait créée Lionel Jospin). Sans complexes, mais sans en rajouter, il s'entoure de personnalités connues pour leur étiquette catholique : le secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant, la directrice de cabinet Emmanuelle Mignon, le premier ministre François Fillon, le secrétaire d'Etat à la coopération Jean-Marie Bockel. Ou encore la ministre du logement, Christine Boutin, qui a engagé un prêtre dans son cabinet. En gros revenir en arrière... la rupture version Sarkozy.

La laïcité est en danger, le communautarisme et l'amour de Dieu de notre président est un danger permanent pour le bien de l'Europe. Nous ne pouvons laisser faire et devons rester vigilant.

Le texte en dessous est de Caroline Fourest.

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Sarkozy sera le bras droit du Vatican contre la laïcité à la française (c) Prochoix

Conformément à ce qu'il écrivait déjà dans son livre, La République, les religions et l'Espérance (Cerf), Nicolas Sarkozy a profité de sa rencontre avec Benoît XVI pour réitérer sa volonté de faire évoluer la laïcité à la française — jugée sectaire, "épuisée" voir guettée par le "fanatisme"... celui des laïques ! — vers une laïcité plus "positive".

Il a ainsi appelé à "l'avènement d'une laïcité positive, qui tout en veillant à la liberté de pensée, à celle de croire ou de ne pas croire, ne considère pas que les religions sont un danger, mais plutôt un atout". Par "positive", entendez plus anglo-saxonne, plus ouverte au religieux, plus favorable aux nouveaux mouvements spirituels, c'est à dire aux sectes...

Lorsqu'il était ministre de l'intérieur, son interprétation de la laïcité "positive" a été le cauchemard des associations anti-sectes et des laïques refusant de voir l'"espérance spirituelle" remplacer l'"espérance sociale", notamment dans les quartiers populaires. C'est confirmé. Ce cauchemard sera également la ligne du président de la République française, élu pour cinq ans, et qui souhaite "revaloriser" les racines chrétiennes de la France.

Caroline Fourest

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