13.12.2009

Bienvenue à Zombieland; Ruben Fleischer

 

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Arriver à faire une énorme comédie dans l'univers des zombies, en faisant malgré tout un excellent film de genre, c'est le tour de force que réalise Ruben Fleischer avec son OVNI.

Utilisant l'idée de l'invasion de zombies pour mieux la détourner, il entraîne son duo improbable entre un loser et un "néo cowboy" (Woody Harrelson et Jesse Eisenber) épaulés, malgré eux, par deux soeurs roublardes (Emma Stone et Abigail Breslin)dans un road movie humoristique à travers les USA, devenues Zombieland.

C'est drôle, irrévérencieux, plein de surprises, inventif et superbement bien filmé. Bref, c'est un excellent divertissement que je ne saurais trop vous conseiller de voir pour vous vider les neurones.

12.12.2009

Capitalism : a love story

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Michaël Moore nous offre avec ce nouveau documentaire pamphlet sûrement le meilleur depuis « Roger et moi ».

Bien plus posé que d’habitude (même s’il ne perd ni son ton mordant, ni sa capacité à faire réfléchir et encore moins son humour), le docu-pamphlet présent décortique le capitalisme, mais surtout sa facilité à tuer le pouvoir pour le mettre entre les mains d’un petit nombre.

C’est bien ce que dénonce Moore : nous ne sommes plus en démocratie mais en ploutocratie et nous devons tout faire pour changer cela.

Même si certains trouveront que le film n’est pas assez révolutionnaire ou que les solutions proposées ne suffisent pas, c’est pourtant l’un des meilleurs films « grand public » sur ce sujet que nous ayons vu ces derniers temps !

Et la réflexion lancée par Moore sur notre capacité à mettre réellement de la démocratie de partout, sa conclusion sur le fait que le capitalisme est à abattre, son appel à l’union de tous et à tous devenir politique surprend et fait un bien fou ! Même si je n'aime pas, personnellement, son côté un peut trop religieux (mais y'en faut pour tous les gouts).

Courrez voir ce film, il mérite une très forte audience !

Le Vilain

 

le-vilain-18077-402913927.jpgAlbert Dupontel nous a habitué aux films déjantés et tonitruants. Même si l’humour trash est présent dans ce film, il semble se tourner vers le comique de situation, à la limite du boulevard. Cela lui réussit et on peut dire que l’on passe un excellent moment.

La prestation de Catherine Frot en mère dépassée (et maudite) par les agissements d’un fils plus maléfique que moi tu meures est juste jubilatoire.

Certes le scénario est un peu mince et le film n’est pas exempt de certaines longueurs. Mais il est tellement agréable de voir un cinéma « mal pensant » fait par un français, avec un réel sens de la dérision, avec une envie d’exploser les convenances, que de louper cela serait bien mal venu.

Même si ce film est légèrement moins bon que Berny ou Enfermé Dehors, il reste sûrement l’une des meilleures comédies de cette année 2009.

« Alors mon petit, on a voulu tuer sa maman » …

24.11.2009

Twilight 2 : Tentation (New Moon)

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Ayant lu les livres et vu l'adaptation du premier tome en film, je ne pouvais rater celui là.

Je suis assez content de l'adaptation de ce tome pas simple : en effet, même si de nouveaux personnages apparaissent, c'est avant tout le tome fondateur de l'histoire d'amour intense entre Bella et Edward. Et dans le livre, pas mal de choses se passent plus dans la tête des personnages que dans la vie.

Mais le réalisateur (Chris Weitz) a su capter l'essentiel pour le retranscrire fort adroitement et de façon plus fidèle encore que pour le premier épisode. La lumière est étonnante (joli jeu de lumière pour parler de la chaleur des loups et de la froideur des vampires), la bande son est travaillée, les décors convaincants. Mais au delà de ça, les acteurs sont vraiment dans leurs personnages (Kristen Stewart est une Bella plus convaincante, Robert Pattinson réussit à plus nous démontrer le côté torturé d'Edward, mais la révélation du film c'est surtout Taylor Lautner qui campe un Jacob surprenant !).

L'histoire pourra paraître peu originale à certaines personnes, mais qu'y a t il de plus cinématographique qu'une histoire d'amour et qu'un trio amoureux ?

Vraiment, je dois avouer que, même si ce n'est pas le film de l'année, ce second opus de Twilight se regarde sans déplaisir, voir même avec énormément de plaisir pour peu que l'on se laisse entraîner dans le film, l'histoire et la noirceur.

 

 

PS : la version française est vraiment pas terrible ! Entre les erreurs de traductions (un exemple : l'histoire se passe sur moins d'un an et un des personnages dit "on ne le voit qu'une fois tous les six mois depuis son départ"... oups...) et les voix mal choisies, c'est pas un cadeau !

Saw VI

 

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Samedi soir j'avais envie de me vider la tête et d'aller voir un film "sans prise de tête". Et bien, comme j'avais vu les cinq autres, je me suis dit pourquoi pas Saw VI (en plus le titre fait un jeu de mot foireux, donc...)

Et bien je dois dire que c'est une ... excellente surprise ! Ce sixième épisode de la franchise est bien filmé, le scénario est intéressant et surprenant, les acteurs très bons (Peter Outerbridge, que l'on peut voir dans la série ReGenesis, est particulièrement convaincant en patron de firme d'assurance).

Se hissant au niveau des deux premiers épisodes de la saga, Saw VI ramène ce je ne sais quoi qui faisait la "magie" originelle. Réalisé par le monteur des cinq autres épisodes, ce film offre une cohérence sans faille avec la reste de la saga et l'univers créé.

Une vraie surprise dans les films de genres.

 

15.11.2009

L'imaginarium du Docteur Parnassus

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Terry Gilliam aime l'imagination, les domaines une peu fous. Et là, il met le spectateur face à un "imaginarium" des plus intense. Le docteur Parnassus (Christopher Plummer, superbe) passe un pacte avec le diable, alias M. Nick (Tom Waits) et voit sa vie, et surtout celle des autres, changer. Après une péripétie, il est père d'une jeune Valentina (Lily Cole, surprenante pour son premier rôle) mais il doit donner l'âme de sa fille au diable quand celle ci aura 16 ans... A moins que ... Dans le même temps, il croise un pendu (Heath Ledger)... Et ses acolytes de toujours, le jeune Anton (Andrew Garfield, génial de fraîcheur) et le petit homme qui n'aime pas être appelé nain, Percy (Verne Troyer, drôle à souhait dans ses répliques) veillent au grain...

Le film, réflexion personnelle sur la force de l'imagination face au cynisme de notre monde nous entraine très loin dans le visuel, mais aussi au fond de nous pour peu que l'on se laisse emporter dans le délire de Gilliam. La mort rode dans ce film (nous ne pouvons que sentir le vide que laisse la mort d'Heath Ledger, remplacé dans les scènes oniriques, par un superbe tour de passe passe scénaristique, par Johnny Deep, Jude Law et Collin Farrel, tous trois superbes) mais cela ne fait que renforcer le point de vue que nous présente l'auteur : votre imagination vous appartient, vous pouvez changer les choses si vous savez vous saisir de sa force.

Bien des critiques ne vont pas aimer ce film (n'oublions pas que les média vendent du faut rêve appelé publicité...) mais moi je ne peux que vous conseiller de ne pas louper ce magnifique ouvrage cinématographique qu'est le dernier film du génial Terry Gilliam.

12.11.2009

2012; Rloand Hemmerich

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2012, le film de Roland Hemmerich est ce que l'on attend de lui : un film plein d'effets spéciaux de qualité capables de porter le sujet, c'est à dire porter la fin du monde au travers d'un apocalypse.

Le sujet pourrait prêter à rire (la prédiction de fin du monde faite par les mayas), mais il est finalement plutôt bien traité. Le choix des acteurs joue beaucoup (John Cusack en écrivain fataliste est bon, et Danny Glover fait un président es USA plus que convaincant). Ajoutons à cela de très bons effets spéciaux, une musique finement qualibrée, une photo de qualité et voilà le film de divertissement bien posé. Côté scénario, nous sentons assez vite que Hemmerich voulait aller plus loin mais qu'il s'est senti obligé de coller avec le côté "espoir" des films hollywoodiens.

Certes, le message délivré peut sembler niaiseux, mais on est loin quand même de la catastrophe à laquelle nous pouvions craindre. Et il est bon de noter qu'en filigrane, c'est bien les USA qui sont souvent critiquées pour le sens perdu de l'éthique et de ce qui fait l'humain.

A voir, car cela mérite d'être vu sur un grand écran. Pas le film du siècle, mais pas un mauvais film...

06.11.2009

Le concert; Radu Mihaileanu

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Radu Mihaileanu met en scène un film magnifique. Mélant l'âme slave, la musique classique à la candeur d'une orpheline perdue et son désir de retrouver un peu de ses parents, le tout avec humour, le réalisateur nous entraîne loin dans l'émotion, la passion ...

Si vous vous laissez emporter par ce film, vous ne pourrez qu'être transporté par l'émotion qu'il dégage. Mélanie Laurent, décidément une de nos plus grandes actrices, est magistrale. Alexeï Guskov est splendide dans le rôle du Maestro, accompagné par un Dimitri Mazarov surprenant et touchant. Miou Miou et François Berléant ajoutent des pièces manquantes à ce puzzle.

Si vous voulez passer un moment merveilleux, fort en émotion, ne loupez pas ce film !

Le synopsis :

A l'époque de Brejnev, Andrei Filipov était le plus grand chef d'orchestre d'Union soviétique et dirigeait le célèbre Orchestre du Bolchoï. Mais après avoir refusé de se séparer de ses musiciens juifs, dont son meilleur ami Sacha, il a été licencié en pleine gloire. Trente ans plus tard, il travaille toujours au Bolchoï mais... comme homme de ménage.
Un soir, alors qu'Andrei est resté très tard pour astiquer le bureau du maître des lieux, il tombe sur un fax adressé au directeur : il s'agit d'une invitation du Théâtre du Châtelet conviant l'orchestre du Bolchoï à venir jouer à Paris... Soudain, Andrei a une idée de folie : pourquoi ne pas réunir ses anciens copains musiciens, qui vivent aujourd'hui de petits boulots, et les emmener à Paris, en les faisant passer pour le Bolchoï ? L'occasion tant attendue de prendre enfin leur revanche...

06.10.2009

Le syndrome du Titanic ; Nicolas Hulot

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Que dire de ce film… Ca se complique avec monsieur Hulot.

D’un côté, nous ne pouvons qu’apprécier que son documentaire ne soit pas un documentaire zoologique ou sublimant la nature. Non, c’est bien un pamphlet contre la société de consommation qui est ici présenté.

Et l’appel à la prise de conscience est salutaire, nous ne devons pas le nier. Mais le fond et la forme laisse parfois à désirer grandement.

C’est le cas déjà du choix de parler à la première personne. Oui, Nicolas Hulot, vous l’aurez dans les oreilles durant tout le film. Et nous constatons malheureusement que c’est… fatigant ! Déjà par le côté très moralisateur qu’il emploie. Nous sommes presque dans le religieux là aussi (c’est un peu la filiation avec Home de Yann Arthus Bertrand). La première phrase du film, détournée de Simone de Bauvoir, qui est : « Je ne suis pas né écologiste, je le suis devenu » pose le ton du film. Nicolas Hulot va vous expliquer comment lui est sur le bon chemin, et comment il va faire pour vous (nous) sortir de l’ornière… Sauf que nous restons sur notre faim côté solutions !

Bien sur le film souligne pas mal de choses intéressantes. Parfois avec une côté assez dérangeant quand aux choix : les mégapoles surpeuplées sont presque toutes… asiatiques. Drôle d’orientation que de montrer uniquement cela. Nous en venons à nous demander, au final, s’il n’y aurait pas une forme de rejet d’une partie de la population, malgré les bons sentiments affichés. Peut être un simple choix maladroit, mais qui laisse un drôle de goût.

Au niveau des constats, le film est assez bon. Le problème, orienté comme il l’est, le métrage n’offre pas de solution.s Et ce n’est pas l’empilement de personnalités mondialement connues qui peut offrir l’éclairage nécessaire, tant elles sont réduites au plus simple … Alors oui vous croiserez, sous différentes formes, Robert Oppenheimer, Muhammad Yunus, Nelson Mandela, Salvador Dali, Al Gore, Hubert Reeves, Lula, John Fitzgerald Kennedy… Mais tout cela n’offre qu’un constat presque d’échec tant l’agencement n’est pas positif. Une erreur de montage, sans doute.

Mais au-delà de ça, si le film dresse un constat intéressant, il a aussi un côté « moi, animateur de télévision, je détiens le seau de la moral ». C’est ainsi qu’une phrase très agaçante comme « Je m'améliore chaque jour un peu plus. J'essaye de m'extraire de la société de consommation mais pas encore suffisamment », tant elle suinte la prétention, nous est assenée. Suivez mon exemple brave gens, je détiens la vérité.

Sauf que c’est là que le bas blesse. Le film n’apporte pas de réelles solutions tant il cherche à ménager, à l’habitude d’Hulot, chèvres et choux. Nous sentons poindre une envie de dire que le capitalisme et le productivisme sont la cause de tout cela, mais non, ça ne sortira jamais réellement dit ainsi. De la même façon, le rôle de l’oligarchie dirigeante et des multinationales est inexistant ou minimisé. C’est plus que gênant, mais nous comprenons d’un coup, avec un certain désarroi, que Nicolas Hulot n’a pas l’intention d’aller plus loin que le constat et quelques pics sur les consommateurs (car eux sont prêts à entendre).

Et là le malaise s’installe. Nous repensons à la phrase de Gandhi : « L’exemple n’est pas le meilleur moyen de convaincre, c’est le seul ». Alors nous nous plongeons dans les interviews données autour de la sortie du film. Et c’est dans Gala (déjà rien que la référence est amusante) que nous lisons les choses les plus étonnantes. ( Ref : http://www.gala.fr/l_actu/on_ne_parle_que_de_ca/nicolas_h...).

Il dit clairement dans cette interview qu’il est fatigué. Mais personne ne lui a demandé d’être un martyr ! Va-t-il essayer de nous faire croire qu’il souffre de son positionnement ? Que cela a entravé sa vie comme elle entrave celle de millions de combattants des droits de l’homme ou pour la nature de par le monde ? Aurait il cette indécence lui qui émarge à 30 000 € par mois ? Et bien oui, il suffit de lire :

Le super héraut de l’écologie est fatigué. Voilà vingt ans qu’il se bat pour sauver la planète grâce à sa fondation. «Une vie», lâche-t-il, l’air songeur, rêvant d’une pause, d’un ailleurs.

Rien que cela… Pauvre Nicolas, vous avez tant souffert… Désolé du ton un peu ironique, mais nous ne pouvons nous empêcher de penser à ces syndicalistes enfermés, à ces défenseurs des droits de l’homme tués, à Aung San Su Kyi, par exemple, qui vit cloitrée par ses ennemis depuis des années. Et lire que « monsieur Hulot est fatigué », cela nous laisse quand même pantois.

Mais cela ne s’arrête pas là. Oui, il nous dire faire des efforts, du vélo… Mais sa famille prend l’avion pour aller loin au moins une fois par an ! Attention, vous avez bien lu. Monsieur Hulot doit ignorer qu’un Paris / New York c’est quasiment 8000 km en Twingo en ville en terme d’émission de CO2 rejeté par personne. Donc si tous les ans sa famille fait « un grand voyage », elle annule de fait les efforts fait sur le CO2 pour 5 ans ! Et ce, chaque année…

Mais je reste humain. Je laisse encore de la place pour le superflu et l’incohérence. Il m’arrive de céder à la tentation. Une fois par an, nous prenons l’avion et nous offrons un voyage lointain.

La chose dont nous ne pouvons pas douter c’est que Nicolas Hulot est un gentil. Mais il perd de vu du coup des réalités pourtant prégnantes : c’est bien le système capitaliste qui met à mal toute la planète et l’humanité. C’est bien le productivisme qui entraîne ce vers quoi nous allons. C’est bien la dépolitisation, que prône à longueur de temps sa fondation, qui entraîne le manque de réactions.

Alors oui, monsieur Hulot, les multinationales qui vous financent le font pour se servir de votre image, et non, elles ne sont pas prêtes à changer quoique ce soit. Oui, seul un changement de société, et donc un changement politique, au sens premier du terme, pourrait nous permettre de limiter les dégâts. Non, votre approche basée sur la bonne volonté et la quasi bondieuserie autour de Gaïa n’est pas celle qui suffira à le faire.

Comme le dit assez bien Hervé Kempf, le manque de recule de Nicolas Hulot face à l’oligarchie est flagrant. Et cela donne ce passage très juste (Ref : http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/10/03/nicolas... )

Dans le commentaire habillant les images, il dit : "Je suis perdu." Perdu ? Ah ? Je lui téléphone pour comprendre. Il répond : "Je suis perdu parce que je ne comprends pas qu'il faille autant d'énergie pour placer des évidences auprès de nos élites. Des gens qui ont une intelligence parfois fulgurante ont des angles morts, c'est-à-dire qu'ils n'arrivent pas à comprendre que leur modèle économique ne tiendra pas."

C'est le problème de Nicolas Hulot, et donc notre problème : il croit que l'action politique est aujourd'hui inspirée par la recherche du bien commun. Mais il oublie la force des intérêts : l'intérêt individuel et l'intérêt de classe. Ce qu'Hulot appelle les élites, c'est aujourd'hui une oligarchie. Elle ne veut pas entendre l'évidence de la crise écologique et de la désagrégation sociale, parce que le but principal de l'oligarchie est de maintenir ses intérêts et ses privilèges. Elle ne s'intéresse au bien commun que pour autant que cela ne remet pas en cause sa position.

Quand on est gentil, il est difficile d'assimiler le fait que les autres ne sont pas tous gentils. Nicolas Hulot est au bord de le faire, et surtout d'en tirer les conséquences. Soit : ne plus parler vaguement du "libéralisme", mais porter le couteau dans la chair des égoïsmes de classe. Il peut le faire. Mais il sait qu'alors, tout soudain, nombre de médias et de puissances plus discrètes lui trouveraient beaucoup de défauts.

Là est la limite de l’exercice et de ce film, de Nicolas Hulot et de sa fondation : il ne peut y avoir de changements en profondeur sans remise en question radicale des causes ayant entrainées la catastrophe. Encore un effort, monsieur Hulot, avant d’aller vous reposer, devenez donc un peu plus politique, pas pour en faire, mais pour commencer à réellement changer le monde et les choses. Parce que non, ce n'est pas "aux politiques de faire" mais bien à nous tous de devenir enfin conscients, donc politique.

 

Hôtel Woodstock; Ang Lee

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Alors ok, certains reprochent à ce film de ne pas faire assez de place à la musique de l'époque. Mais ce n'est pas le but de Ang lee ! Le but du film est de nous plonger dans les coulisses de ce concert géant, et au sein de l'ambiance d'une époque qu'il aimerait revoir. Pour la musique, se reporter (et d'ailleurs on croise son tournage durant le film de Ang Lee) au fabuleux : Woodstock, de Michael Wadleigh.

De plus, il faut le dire directement, rien dans le film n'est a jeté. Le rythme est certes lent, mais tout est en filigrane, la relation entre la mère et le fils, la mère et son mari, son passé, l'homosexualité du fils, la libération sexuelle, la liberté... Non Ang Lee ne fait pas dans le caricatural (comme j'ai pu le lire) mais bien dans la caricature de l'image caricaturale, pour aller plus loin, ouvrir la perception.

Synopsis :

Un film de Ang Lee
Avec Emile Hirsch, Demetri Martin, Liev Schreiber

1969. Elliot, décorateur d'intérieur à Greenwich Village, traverse une mauvaise passe et doit retourner vivre chez ses parents, dans le nord de l'État de New York, où il tente de reprendre en mains la gestion de leur motel délabré. Menacé de saisie, le père d'Elliot veut incendier le bâtiment sans même en avoir payé l'assurance alors qu'Elliot se demande encore comment il va enfin pouvoir annoncer qu'il est gay...Alors que la situation est tout simplement catastrophique, il apprend qu'une bourgade voisine refuse finalement d'accueillir un festival de musique hippie. Voyant là une opportunité inespérée, Elliot appelle les producteurs. Trois semaines plus tard, 500 000 personnes envahissent le champ de son voisin et Elliot se retrouve embarqué dans l'aventure qui va changer pour toujours sa vie et celle de toute une génératio.

Sereinement mais avec passion, Ang Lee nous replonge dans l'époque et nous interroge sur la notre. Porte ouverte sur l'idée première de l'acceptation, de l'ouverture, le film est plus fin que ce que l'on pourrait penser au départ. Avec beaucoup d'humour en prime.

A voir donc, en VO, et surtout, à voir pour sortir plein de paix et de music !

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