15.12.2009

CopenLaHague...

 

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Cop15 n'est pas terminé, les chef d'état vont débarquer, mais d'avance ce grand barnum sera un échec.

Et ce, même s'il en sort des objectifs chiffrés, qui sont parfois ridicules (entendu sur mon poste radio : un accord proposerait de diminuer les émissions de CO2 de 30 à 40 % par rapport à l'air préindustrielle... heu, y'a pas un bug là ?). Rio, Kyoto, tous ont été des accords avec de jolis chiffres, avec des poignées de mains, avec des engagements fermes...

Le seul hic, et de taille, c'est que ces accords de façade évacuent le politique. Du coup... C'est aux marchés et aux oligarques que nous confions leurs mise en place ! Et bien accrochez vos ceintures, le crash arrive...

Depuis des années, les tenants de la croissance verte, jouant un drôle de jeu, laissent dans les mains de la "régulation par la main invisible du marché" l'avenir de l'humanité. Cela commence par les "droits (permis) à polluer", de type marché carbone. En Europe, ce marché a mis en place plus de droits que de volume émis (comme toujours, les gouvernants ont cédé à l'oligarchie)... Ou comment faire pour que se mette en place une spéculation sur l'air respirable et le devenir de la planète ! Et surtout, comment encourager encore et toujours à polluer plus ! Car, et c'est le paradoxe : si le marché est rentable, c'est parce qu'il y a du CO2 à mettre en circulation. Bien sur, certains disent que, comme les quotas vont diminuer, le prix augmentera, et d'un coup de baguette magique, les pollueurs feront plus attention... A 9€ la tonne de CO2 aujourd'hui, ce mécanisme risque de commencer à fonctionner quand les poules auront des dents. Surtout vu les mégaprofits faits par les mégatrsut les plus pollueurs, la marge est grande. En refusant la contrainte de la norme, en dépolitisant pour confier à l'économique, les mécanismes mis en place ne peuvent que déresponsabiliser et ce à tous les niveaux. Ce qui ne peut entraîner que des catastrophes... De toute façon, faire confiance à ce qui nous a amené dans le mur pour nous sortir de situation, c'est inquiétant ...

D'ailleurs, petit apparté : le marché carbone n'est pas plus honnête que d'autres  (Lire le lien ici sur la fraude de 5 milliards)

Et le coup le plus hallucinant, c'est celui de l'accord cache sexe. La politique menée au nom de la France à Copenhague est de cet acabit. Elle est simple : jouer les gros bras du climat (du genre de la phrase imbécile ci dessus) pour mieux relancer l'industrie du nucléaire. Alors que cette énergie ne représentera jamais plus de 6% de toute l'énergie consommée sur terre, elle est présentée comme la solution "zéro CO2" (ce qui est abérrant, quand ont tient compte de tout, construction, importation, extraction... ne parlons pas des guerres et du social...) par la France, portée à bout de bras. Et c'est ainsi : la France ne fera rien de plus que de jouer à '"j'ai la solution". Mais rien de concret ne sortira de cela, si ce n'est de beaux contrats juteux pour Areva et consort. Qui peut croire, à part peut être un fou, qu'un libéral économique irait contre le marché ?

Car là est le vrai visage du positivisme français sur le dossier : pas pour but de diminuer les GES (il suffit de voir que déjà on parle de diminuer la taxe carbonne pour les routiers, du moins ce fut envisagé) mais bien de renforcer le rôle de semeur de danger, VRP du nucléaire, de la France, via son président. Au final, c'est encore et toujours une vision court terme qui est dans les mémoires...

Les seules mesures réellement efficaces seraient assez impopulaires. Logique donc que des politiques, qui ne rêvent que d'être réélus ou de gloire, soit aussi peu enclin à les mettre en oeuvre. Et pire, les électeurs, qui eux se la jouent plus écolo que moi tu meurs en ce moment, n'agissent pas à leur niveau ! Refus de voir le "confort", le "niveau de vie" diminuer, alors que personne n'a dosé le bon usage, celui réellement nécessaire, préférant laisser aux pubistes l'art de dire ce qui est bon. Refus de manger moins de viande. Refus de cesser le tourisme de masse qui arrose le ciel d'avions. Refus de changer de mode de déplacement, de type de véhicules, d'habitudes. Et du côté politique, refus de mettre en place des mesures incitatives et contraignantes pour y parvenir...

Bref, nous tournons en rond, tels les romains à la fin de leur empire. Incapable que nous sommes de voir que l'ennemi, c'est nous même. Sauf que la chute de notre empire mondialisé, cette fois, risque fort d'avoir un prix : la perte d'une bonne partie de l'humanité. Voir sa disparition à terme...

La planète, elle, s'en fout complètement... Et vous ?

13.12.2009

Entropia n°7 : L'effondrement, et après ?; Collectif

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Penser l'effondrement ne pose généralement pas trop de problèmes. Là où cela se corse toujours, c'est de penser... l'après ! Et c'est le défi que se lance la revue Entropia, revue d'étude théorique et politique de la décroissance, avec ce septième numéro.

Le programme est complet, et fait le tour de la question, mais pas de façon exaustive fort heureusement.

L'introduction (Malaise dans l’effondrement par Jean-Claude Besson-Girard) pose les jalons de la réflexion : nous savons que les changements sont incontournables, mais sommes nous capable de les penser ?

S'ensuivent des interventions aussi diverses et variées ( ce qui fait la force de cette revue est d'éviter à tout prix la position de pensée unique pour mieux confronter les points de vue) que celle d'Yves Cochet, Jean Marie Harribey, Serge Latouche, Alain Cazenave-Piarrot, Simon Charbonneau, Vincent Cheynet, Geneviève Decrop... Mais aussi un "Hors champ" sur l'humanitaire par Philippe Blackburn, qui pousse loin la réflexion.

Le constat est intéressant tant les pistes explorées sont nombreuses. Des "transition town" à la relocalisation, de la modification en profondeur de l'agriculture à la remise en cause du travail en tant que tel, de la sortie de la dépendance énergétique à la mise en place de réelles démocraties. Autant de pistes, autant d'espoirs politiques.

Accessible, claire et précise, cette nouvelle étape d'Entropia est à mettre entre toutes les mains, surtout de ceux qui font aujourd'hui de l'écologie un business. Ces derniers, ce n'est pas pour les convaincre, juste pour leur montrer que nous ne sommes pas dupes.

Quatrième de couverture :

Au dogmatisme arrogant du scientisme et de l’économisme, l’hypothèse de la décroissance oppose une clairvoyance inquiète. Ce flair provocant, nourri d’observations croisées, de recoupements systémiques et de sensibilités aiguisées, se veut aussi un puissant antidote aux anesthésiants que la doxa dominante impose aux sociétés pour annuler leurs révoltes ou les réduire en argent. La kyrielle des crises qui nous affectent présentement sous le joug de ce modèle impérial est contenue dans le seul mot d’effondrement. En effet, comment peut-on nom¬mer autrement la situation actuelle où, comme toujours, les plus démunis sont aussi les plus touchés ? Mais pour imaginer à cet effondrement un après qui ne se contente pas de repousser l’échéance d’une possible auto-extinction de l’espèce humaine, ne convient-il de passer au crible les croyances et les leurres cultivés depuis si longtemps ? Bien sûr, on ne trouvera pas ici « le lieu et la formule » dans le côtoiement de l’abîme cher à Rimbaud. Tout au plus, mais c’est peut-être préférable et en tout cas plus politique, pourra-t-on choisir parmi les textes proposés ceux qui exposent des analyses exigeantes de la conjoncture ou bien des quêtes plus intuitives et sans certitudes balisées. D’autres encore examinent les transitions à l’œuvre entre l’impasse du présent et l’espoir à reconstruire au-delà des ruines. Toujours est-il qu’il existe une vie possible après l’effondrement : celle dont nous pouvons dès maintenant choisir le visage en saisissant l’opportunité offerte par une objection de croissance se développant de territoires en territoires, comme pour marier enfin les réalités inévitables de la nature aux impératifs de la fraternité. Ni plus ni moins.

12.12.2009

Lettre de départ des Verts

Cher(e)s adhérent(e)s des Verts, cher(e)s ami(e)s pour certains, cher(e)s ennemi(e)s pour d'autres,

C'est après quelques mois de réflexion et une interrogation constante concernant les orientations politiques de notre (votre maintenant) mouvement que je prends la décision de cesser d'adhérer au parti des Verts. Ce qui n'est en rien un renoncement à mes idées.

Certain(e)s me disent que je prends cette décision sans "savoir ce qu'est vraiment le parti". Je les arrête tout de suite : je me suis investi, j'ai pris mes marques dans celui ci, participant même jusqu'à récemment à la CE des Verts du Rhône. J'ai aussi été aux journées d'été, participé à diverses commissions (pour lesquelles, par cette lettre, je prends congé), apporté certaines contributions, dialogué, débattu, etc...

Je connais donc assez bien ce parti pour me rendre compte que la logique engagée ces derniers temps ne me convient pas. L'opacité avec laquelle se décide aujourd'hui les choses au sein d'Europe Ecologie , mais aussi du parti Vert lui même, ne peut que me pousser à m'en aller. La "politique autrement" a disparu au profit d'une politique d'appareil, entraînant de fait un positionnement peu lisible, c'est à dire la fin d'une radicalité (dans le sens "aller à la racine") seule capable d'ouvrir un avenir à l'espèce humaine.

Europe Ecologie tire l'écologie politique, et donc les Verts, dans la direction du pseudo réalisme, qui reste maintenant la ligne. Comme si l'idée de réalisme suffisait à faire une politique. C'est surtout un cache sexe pour planquer honteusement la fin de tout réel projet émancipateur.

Je n'aurais jamais cru possible que ce qu'il advint au social(isme), via la sociale démocratie, puisse advenir à l'écologie politique. Et pourtant c'est ce que je constate aujourd'hui. C'est bien face à une mutation sociale démocrate bon teint que se trouve le mouvement Europe Ecologie, et via lui, les Verts.

J'en veux malheureusement pour preuve le dernier vote des députés Europe Ecologie (pas tous il est vrai, mais la majorité) de la résolution Copenhague au parlement européen. Que cette résolution ait été porteuse d'une porte ouverte au nucléaire était déjà pour moi un repoussoir. Mais pire, elle avalise l'idée que le marché, via la spéculation carbone, est le meilleur régulateur des gaz à effet de serre ! Comment peut on cautionner un truc pareil ! L'explication de vote fut de dire que face à l'urgence, il fallait que ce vote ait un soutien massif... Un peu comme lorsque Jospin expliquait qu'il fallait saccager le service public pour sauver le social, ou privatiser pour aider... Bref une excuse bateau pour couvrir un vote qui est un renoncement de fait. Je n'aurais pas été surpris si des "non Verts" avaient voté ainsi, mais de voir des Verts le faire... Mais je sais, comme le dit si bien Daniel Cohn Bendit, je suis un cinglé (oui, objecteur de croissance, donc...) et donc incapable d'analyse.

C'est donc bien cette glissade vers une forme de centrisme (qui reste de gauche a priori), cette perte de la radicalité, qui m'éloigne. Je vois se profiler ce que je craignais : une dépolitisation globale au nom de l'urgence. La perte de repères et de convictions sous prétexte qu'il n'y a plus le temps. C'est par ce "réalisme" que l'on tue les avancées. Ainsi je vois se profiler demain des phrases du genre "Oui j'ai accepté la mise en place de l'EPR , plutôt que 5 centrales à charbon, comprenez, l'urgence est aux GES". Je pense que ce vote est malheureusement le premier pas... Je force le trait, mais malheureusement à jouer à "toute avancée est bonne à prendre" on finit par se dédire si on a pas un corpus idéologique solide en appui de ces choix. Et aujourd'hui, c'est le cas...

Au delà de ça, je vois surtout le déficit de social au sein de la mouvance Europe Ecologie, mais aussi au sein des Verts. C'est triste, mais c'est ainsi. L'incapacité à comprendre certaines mutations à tendance à me laisser pantois. J'ai vu définitivement cela quand lors du 49ème congrès de la CGT (j'y étais délégué), où tous les partis de gauches étaient là en "amis" à l'ouverture du congrès, comme cela se fait toujours. Tous ? Non, pas les Verts... Révélateur pour moi et déclencheur de mon départ. Car comment ne pas faire le lien avec les refus de signer les textes communs de soutien aux syndicats ? Comment ne pas comprendre que ...

Voilà, je crois que je n'ai plus ma place parmi vous. Je ne me sens plus en phase avec ce qui est sensé être défendu, je crains trop les dérives que le lis de plus en plus dans les choix politique fait (que ce soit la mise sous perfusion du Modem par Cohn Bendit Daniel, ou l'ouverture de l'écologie politique qui irait jusqu'à Borloo pour Cohn Bendit Gabriel , ben voyons. Mais surtout l'atonie du parti Vert face à tout cela) ou dans l'opacité, laissant place à tous les opportunistes, de la construction des listes (sans réel projet je le crains). Sans parler des "choix imposés", comme pour Marie Bové par exemple...

Pour finir, je pense que je n'aurais de toute façon pas pu faire la campagne de Philippe Meirieu.

Donc voilà, je vous laisse. Définitivement ou pour un temps, je ne sais pas. Mais en ce moment, je ne rêve plus dans la bonne direction.

Cordialement,

Fabien

16.11.2009

Je n'irai pas à Copenhague....

 

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Non je n'irai pas à Copenhague. D'abord parce qu'il me semble stupide d'aller faire le zouave sous les fenètres des présidents alors que tout sera déjà ficelé par les ministres avant (c'est en ce moment la réunion importante). Ensuite parce que c'est complètement illogique de faire du CO2 en plus pour aller se faire plaisir quand on dit vouloir sauver la planète (parce que c'est pas à côté Copenhague !).

Je crois que tout le monde sait que ce sommet ne donnera rien. Les oligarques ont dit que la récrée avait assez durée, alors stop, plus de contraintes. Et les élus, issus de cette oligarchie, parce que nous les avons mis là, vont dire "on ne peut avoir un accord tout de suite, on se reverra plus tard". Plus tard ? Quant on aura atteint les +4 degrés ? C'est maintenant, ou plutôt c'était hier qu'il fallait agir !

Vous allez me dire "il tape encore sur les oligarques". Et bien oui : vous croyez que c'est pour quoi qu'il n'y aura pas d'accord ? Tout simplement parce que ces messieurs (et dames) estiment avoir trop perdu pendant la "crise" (qu'ils font payer aux pauvres) et veulent que la bourse reparte et le business aussi, et à fond ! Donc pas question de contraintes écologiques non mais ! Et ça, les gouvernants de nos pays, tous dépendants de ces néfastes, eux, ils l'ont entendu et vont tout faire pour que ce voeux soit exaucé. Abracadabra, la banquise encore fondra !

La Chine et les USA se rapprochent (normal, elles sont interdépendantes du fait du dollar) pour contrer ce sommet et toutes avancées sur le climat. L'Europe joue les "mais je suis déjà un bon élève alors bon". Mais ces trois puissances (avec le Japon et la Russie) ont trouvé des gens à montrer du doigt : les pays en voie de développement, comme on dit, les pauvres quoi ! Alors que ces pays ne sont que les manufacturiers ou fournisseurs de matières premières (malgré eux, pour les populations) des puissances nommées précédemment, ils se retrouvent accusés de tous les maux ! C'est tellement simple, limpide et pourri !

Trouver un ennemi plutôt que de se remettre en question ! Et tout cela au nom du libre échange, du capitalisme et ... de l'argent !

Alors, il est temps de changer la donne : chacun de nous a une force, mettons la en commun face à l'ennemi, le vrai. L'oligarchie dirigeante doit être mise à mal et vite !

Mais non, décidément, je n'irai pas à Copenhague....

29.10.2009

Viv(r)e la gratuité, collectif, dirigé par Paul Ariès.

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(Sous titré : une issue au capitalisme vert)

Dans ce livre à plusieurs mains, les auteurs nous présentent un des socles de ce que devrait être l’idée révolutionnaire du 21 ème siècle : la gratuité.

J’en partage d’ailleurs parfaitement les buts. En effet : encourager l’usage et pénaliser le mésususage doit être à la base de toute politique qui prend en compte la finitude de la planète, tout en ne négligeant pas l’aspect social. De la même façon, la présentation faite du revenu inconditionnel et du revenu maximal offre une perspective intéressante pour changer les fondements de la société : passer d’une société productiviste à une société profondément de lien et de solidarité. Et donc profondément antiproductiviste. Réinventer (réimposer) la fraternité au travers d’un projet de partage, via la gratuité.

Mais l’intérêt de ce livre est aussi de ne pas laisser de côté les écueils que pourrait rencontrer un tel projet de société. Bien au contraire, les aspects limites, les résistances à prévoir, les côtés utopiques sont mis en lumière, au prix d’une autocritique plus que salvatrice, ne faisant que renforcer la faisabilité d’un projet de société réellement égalitaire et solidaire.

Pour ceux qui reprochent la trop grande théorie des choses avancées parfois, les auteurs s’attachent à chiffrer, expliquer et décortiquer le pourquoi, mais surtout le comment faire. Cela ouvre d’autant plus de perspectives que ce « comment faire » est souvent lié à l’échelle locale et donc applicable sans attendre (l’exemple donné par la ville de Grigny au travers de son maire est sûrement le plus intéressant, car il démontre avec brio que la faisabilité d’un projet est avant tout liée à la volonté politique, à l’implication citoyenne et à la conviction de ceux qui le porte. Ainsi voit on la cantine scolaire gratuite et partiellement (pour l'instant) bio mise en place...).

Bien que peu long, ce livre est une mine de questionnements et de pensées offertes pour une réinvention d’une gauche progressiste, d’une sortie de l’économisme et pour un projet émancipateur du 21ème siècle.

Info éditeur :

Le capitalisme connaît une nouvelle crise. On peut cependant lui reprocher tout ce que l’on veut, ce système sait susciter le désir.

Les peuples qui sont tombés dans la marmite il y a presque un siècle ne demandent qu’à poursuivre. Ceux qui y échappent encore n’espèrent qu’à les imiter.

Qu’opposer d’aussi fort que ce mythe d’une abondance généralisée ? Il ne suffit pas en effet d’avoir raison en politique. Encore faut-il rendre une alternative désirable.

Et si la gratuité était ce nouveau paradigme qui manque tant ?

Les auteurs : sous la direction de Paul Ariès , Jean-Louis Sagot-Duvouroux, Denis Collin, Daniel Bensaïd, Roger Martelli, Pierre Sommermeyer, Jean-Luc Debry, Mathilde Ariès, Alain Jugnon, Jean-Claude Bessons-Girard, Michael Singleton, Philippe Godard, Gilles Alfonsi, Laure Pascarel, Denis Vicherat, Baptiste Mylondo, Jacques Testart,

Réseau pour l’Abolition des Transports Payants, René Balme, Jean-Paul Damaggio, Alain Bihr.

 

A voir :

Débat sur la Gratuité

 

Paul Ariès, né le 11 mai 1959 à Lyon (France) est politologue et écrivain. Il est également partisan de la décroissance économique.
Il échange à l'initiative de la Ville de Grigny avec René Balme, Maire de la commune, Stéphane Bienvenue, Adjoint au Maire de Vaulx en Velin et le public grignerot, au cours d'un débat, ses opinions sur la gratuité

19.10.2009

20 ans, plus de glace...

D'ici 20 ans, l'Arctique pourrait se voir libre de glace pendant les périodes d'été. L'impact sur le climat et la biosphère sera énorme et risque de provoquer des catastrophes bien plus importantes que prévues.arctique.jpg

Mais déjà se dessine la cupidité de certains qui y voient un route commerciale maritime plus courte et d'autre la possibilité d'aller encore chercher plus de pétrole, pour le brûler et accélérer encore et toujours le suicide collectif.

Je vous laisse découvrir l'article ci dessous issu du site "Contre Info".

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http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2846

L’Arctique sera libre de glace d’ici 20 ans, estime un expert britannique
15 octobre 2009

Peter Wadhams, universitaire de Cambridge qui étudie la région depuis les années 1960, estime que d’ici 20 ans le pôle sera entièrement libre de glaces l’été, et que la plus grande partie de la banquise aura disparu dans les 10 ans. De toute évidence, les transferts d’énergie résultant du différentiel thermique entre l’équateur et le pôle seront notablement affectés. La boite de Pandore est désormais bien plus qu’entrouverte. Dans l’immédiat, et de façon plus triviale, les expéditions polaires ne peuvent d’ores et déjà plus compter sur les chiens de traineau, en raison des nombreuses zones d’eau libre parsemant la banquise.

Par David Shukman, BBC, 14 octobre 2009 (extrait)

L’océan Arctique pourrait être en grande partie libre de glace et ouvert à la navigation pendant l’été d’ici dix ans, estime un expert des régions polaires.

« C’est comme si l’homme avait retiré le couvercle au nord de la planète », déclare le professeur Peter Wadhams, de l’Université de Cambridge, qui étudie les glaces de l’Arctique depuis les années 1960.

Le professeur Wadhams a communiqué à Londres les résultats obtenus par l’expédition Catlin en Arctique, qui a parcouru 435 km à travers les glaces cette année.

L’équipe dirigée par l’explorateur Pen Hadow a mesuré que la banquise avait en moyenne 1,8 m d’épaisseur - ce qui est typique des glaces vieilles seulement d’un an, qui se forment au cours de l’hiver et sont les plus vulnérables à la fonte.

Etant donné le trajet effectué par cette mission - au nord du Canada - elle s’attendait à traverser des zones de glaces vieilles de plusieurs années, plus épaisses et plus résistantes.

En incluant les crêtes de glace présentes entre les morceaux du pack, l’expédition a mesuré une épaisseur moyenne de 4,8m.

Le professeur Wadhams estime que « les données obtenues par la mission Catlin en Arctique confirment le consensus actuel, basé sur la variation saisonnière de l’étendue et de l’épaisseur de la glace, les variations de températures, des vents et surtout de la composition de glace. L’Arctique sera libre de glace durant l’été d’ici 20 ans, et une grande partie de ce phénomène prendra place dans les 10 ans. »

« Cela signifie que l’on sera en mesure de considérer l’Arctique comme s’il s’agissait essentiellement d’une mer ouverte durant l’été, permettant le transport à travers cet océan. »

Selon le professeur Wadhams, dans le court terme, cette fonte des glaces permettra un trafic maritime plus rapide et facilitera l’accès aux réserves pétrolières et gazières.

Mais à plus long terme, cette disparition d’une caractéristique jusqu’alors permanente de la planète risque d’accélérer le réchauffement climatique, de transformer les schémas de circulation dans les océans et l’atmosphère, et d’avoir des effets inconnus sur les écosystèmes en raison de l’acidification des eaux.

Des difficultés techniques ont contraint l’équipe à procéder manuellement aux forages dans la glace, ce qui a ralenti sa progression et entrainé l’abandon de l’objectif d’atteindre le pôle nord.

Pen Hadow Pen considère que si cette expédition n’a pas permis de réaliser « un grand bond en avant dans la compréhension » du pôle, elle n’en a pas moins été utile, représentant une étape supplémentaire dans les recherches scientifiques tentant de répondre aux questions clés sur l’Arctique.

Le professeur Wadhams partage cette opinion et précise que l’expédition a fourni des renseignements sur la glace qui n’étaient pas disponible à partir de satellites, et que par ailleurs aucun sous-marin n’était disponible à cette période pour mener des recherches scientifiques.

Pen Hadow se dit choqué par la façon dont on observe de son vivant « une transformation de l’image de la planète vue de l’espace. »

Il estime également que les explorateurs polaires devront changer leurs méthodes héritées de l’époque où les traineaux pouvaient être tirés par des chiens sur la glace.

« Les chiens peuvent nager, mais ils ne peuvent tracter un traineau dans l’eau, ce qui est désormais nécessaire. »

« Aujourd’hui, nous devons porter des combinaisons d’immersion et nager. Nous avons besoin de traîneaux qui peuvent flotter. Je prévois des traîneaux ressemblant plutôt à des canoës que l’on pourra aussi trainer sur la glace. »


Publication originale BBC, traduction Contre Info

Quand Midnight Oil avait des années d'avance...

Le  titre (revisité) de Midnight Oil sert de support à la campagne pour le climat de Kofi Annan.

Voici le texte qui accompagne cette vidéo :

Téléchargez la chanson GRATUITEMENT sur le site http://www.timeforclimatejustice.org et agissez pour le climat.

De nombreux artistes se sont réunis pour faire en sorte d'avoir du poids lors du sommet de Copenhague le 7 Décembre 2009.

SIGNEZ LA PETITION MUSICALE POUR LA PLANETE EN TELECHARGEANT GRATUITEMENT CETTE CHANSON !

Cest Kofi Annan qui a décidé de lancer une pétition musicale internationale dans le but de faire réagir un maximum de personnes sur les effets à court terme du réchauffement climatique.

Il souhaiterait avant tout réclamer un accord ambitieux, juste et mondial pendant le sommet de lONU sur le climat à Copenhague qui se déroulera en décembre prochain.

Il est possible de signer cette fameuse pétition en téléchargeant gratuitement le tube Beds Are Burning des australiens Midnight Oil, une version spécialement revue pour cette campagne.

Un téléchargement GRATUIT ! = une signature !

Rappelons que Peter Garrett, le chanteur du groupe, est désormais ministre de lEnvironnement en Australie.

De nombreuses célébrités ont participé au titre, dont Yannick Noah, Lilly Allen, Charlie Winston, Fergie, Guillaume Canet, Mélanie Laurent, Vincent Perez, Marion Cotillard, Eric Serra, et bien d'autres...

La campagne de Kofi Annan sintitule Tck tck tck Time for Climate Justice (Tck signifiant tic-tac).

Avec plus de 1,3 million de personnes inscrites dans le programme, ils ont de fortes chances dêtre entendus en décembre.

Pour signer la pétition en téléchargeant le titre, rendez-vous sur ce site.

http://www.timeforclimatejustice.org/

Merci d'avance pour la terre.

Faites passer le message.
Cordialement,
Pierre-marie

Et voici la version originale :

16.10.2009

La vache ....

Les méfaits de l'élevage intensif, du brevetage du vivant et des manipulations génétiques expliqués à la génération internet :)

Copier coller | Copy and clone from louis rigaud on Vimeo.

06.10.2009

Le syndrome du Titanic ; Nicolas Hulot

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Que dire de ce film… Ca se complique avec monsieur Hulot.

D’un côté, nous ne pouvons qu’apprécier que son documentaire ne soit pas un documentaire zoologique ou sublimant la nature. Non, c’est bien un pamphlet contre la société de consommation qui est ici présenté.

Et l’appel à la prise de conscience est salutaire, nous ne devons pas le nier. Mais le fond et la forme laisse parfois à désirer grandement.

C’est le cas déjà du choix de parler à la première personne. Oui, Nicolas Hulot, vous l’aurez dans les oreilles durant tout le film. Et nous constatons malheureusement que c’est… fatigant ! Déjà par le côté très moralisateur qu’il emploie. Nous sommes presque dans le religieux là aussi (c’est un peu la filiation avec Home de Yann Arthus Bertrand). La première phrase du film, détournée de Simone de Bauvoir, qui est : « Je ne suis pas né écologiste, je le suis devenu » pose le ton du film. Nicolas Hulot va vous expliquer comment lui est sur le bon chemin, et comment il va faire pour vous (nous) sortir de l’ornière… Sauf que nous restons sur notre faim côté solutions !

Bien sur le film souligne pas mal de choses intéressantes. Parfois avec une côté assez dérangeant quand aux choix : les mégapoles surpeuplées sont presque toutes… asiatiques. Drôle d’orientation que de montrer uniquement cela. Nous en venons à nous demander, au final, s’il n’y aurait pas une forme de rejet d’une partie de la population, malgré les bons sentiments affichés. Peut être un simple choix maladroit, mais qui laisse un drôle de goût.

Au niveau des constats, le film est assez bon. Le problème, orienté comme il l’est, le métrage n’offre pas de solution.s Et ce n’est pas l’empilement de personnalités mondialement connues qui peut offrir l’éclairage nécessaire, tant elles sont réduites au plus simple … Alors oui vous croiserez, sous différentes formes, Robert Oppenheimer, Muhammad Yunus, Nelson Mandela, Salvador Dali, Al Gore, Hubert Reeves, Lula, John Fitzgerald Kennedy… Mais tout cela n’offre qu’un constat presque d’échec tant l’agencement n’est pas positif. Une erreur de montage, sans doute.

Mais au-delà de ça, si le film dresse un constat intéressant, il a aussi un côté « moi, animateur de télévision, je détiens le seau de la moral ». C’est ainsi qu’une phrase très agaçante comme « Je m'améliore chaque jour un peu plus. J'essaye de m'extraire de la société de consommation mais pas encore suffisamment », tant elle suinte la prétention, nous est assenée. Suivez mon exemple brave gens, je détiens la vérité.

Sauf que c’est là que le bas blesse. Le film n’apporte pas de réelles solutions tant il cherche à ménager, à l’habitude d’Hulot, chèvres et choux. Nous sentons poindre une envie de dire que le capitalisme et le productivisme sont la cause de tout cela, mais non, ça ne sortira jamais réellement dit ainsi. De la même façon, le rôle de l’oligarchie dirigeante et des multinationales est inexistant ou minimisé. C’est plus que gênant, mais nous comprenons d’un coup, avec un certain désarroi, que Nicolas Hulot n’a pas l’intention d’aller plus loin que le constat et quelques pics sur les consommateurs (car eux sont prêts à entendre).

Et là le malaise s’installe. Nous repensons à la phrase de Gandhi : « L’exemple n’est pas le meilleur moyen de convaincre, c’est le seul ». Alors nous nous plongeons dans les interviews données autour de la sortie du film. Et c’est dans Gala (déjà rien que la référence est amusante) que nous lisons les choses les plus étonnantes. ( Ref : http://www.gala.fr/l_actu/on_ne_parle_que_de_ca/nicolas_h...).

Il dit clairement dans cette interview qu’il est fatigué. Mais personne ne lui a demandé d’être un martyr ! Va-t-il essayer de nous faire croire qu’il souffre de son positionnement ? Que cela a entravé sa vie comme elle entrave celle de millions de combattants des droits de l’homme ou pour la nature de par le monde ? Aurait il cette indécence lui qui émarge à 30 000 € par mois ? Et bien oui, il suffit de lire :

Le super héraut de l’écologie est fatigué. Voilà vingt ans qu’il se bat pour sauver la planète grâce à sa fondation. «Une vie», lâche-t-il, l’air songeur, rêvant d’une pause, d’un ailleurs.

Rien que cela… Pauvre Nicolas, vous avez tant souffert… Désolé du ton un peu ironique, mais nous ne pouvons nous empêcher de penser à ces syndicalistes enfermés, à ces défenseurs des droits de l’homme tués, à Aung San Su Kyi, par exemple, qui vit cloitrée par ses ennemis depuis des années. Et lire que « monsieur Hulot est fatigué », cela nous laisse quand même pantois.

Mais cela ne s’arrête pas là. Oui, il nous dire faire des efforts, du vélo… Mais sa famille prend l’avion pour aller loin au moins une fois par an ! Attention, vous avez bien lu. Monsieur Hulot doit ignorer qu’un Paris / New York c’est quasiment 8000 km en Twingo en ville en terme d’émission de CO2 rejeté par personne. Donc si tous les ans sa famille fait « un grand voyage », elle annule de fait les efforts fait sur le CO2 pour 5 ans ! Et ce, chaque année…

Mais je reste humain. Je laisse encore de la place pour le superflu et l’incohérence. Il m’arrive de céder à la tentation. Une fois par an, nous prenons l’avion et nous offrons un voyage lointain.

La chose dont nous ne pouvons pas douter c’est que Nicolas Hulot est un gentil. Mais il perd de vu du coup des réalités pourtant prégnantes : c’est bien le système capitaliste qui met à mal toute la planète et l’humanité. C’est bien le productivisme qui entraîne ce vers quoi nous allons. C’est bien la dépolitisation, que prône à longueur de temps sa fondation, qui entraîne le manque de réactions.

Alors oui, monsieur Hulot, les multinationales qui vous financent le font pour se servir de votre image, et non, elles ne sont pas prêtes à changer quoique ce soit. Oui, seul un changement de société, et donc un changement politique, au sens premier du terme, pourrait nous permettre de limiter les dégâts. Non, votre approche basée sur la bonne volonté et la quasi bondieuserie autour de Gaïa n’est pas celle qui suffira à le faire.

Comme le dit assez bien Hervé Kempf, le manque de recule de Nicolas Hulot face à l’oligarchie est flagrant. Et cela donne ce passage très juste (Ref : http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/10/03/nicolas... )

Dans le commentaire habillant les images, il dit : "Je suis perdu." Perdu ? Ah ? Je lui téléphone pour comprendre. Il répond : "Je suis perdu parce que je ne comprends pas qu'il faille autant d'énergie pour placer des évidences auprès de nos élites. Des gens qui ont une intelligence parfois fulgurante ont des angles morts, c'est-à-dire qu'ils n'arrivent pas à comprendre que leur modèle économique ne tiendra pas."

C'est le problème de Nicolas Hulot, et donc notre problème : il croit que l'action politique est aujourd'hui inspirée par la recherche du bien commun. Mais il oublie la force des intérêts : l'intérêt individuel et l'intérêt de classe. Ce qu'Hulot appelle les élites, c'est aujourd'hui une oligarchie. Elle ne veut pas entendre l'évidence de la crise écologique et de la désagrégation sociale, parce que le but principal de l'oligarchie est de maintenir ses intérêts et ses privilèges. Elle ne s'intéresse au bien commun que pour autant que cela ne remet pas en cause sa position.

Quand on est gentil, il est difficile d'assimiler le fait que les autres ne sont pas tous gentils. Nicolas Hulot est au bord de le faire, et surtout d'en tirer les conséquences. Soit : ne plus parler vaguement du "libéralisme", mais porter le couteau dans la chair des égoïsmes de classe. Il peut le faire. Mais il sait qu'alors, tout soudain, nombre de médias et de puissances plus discrètes lui trouveraient beaucoup de défauts.

Là est la limite de l’exercice et de ce film, de Nicolas Hulot et de sa fondation : il ne peut y avoir de changements en profondeur sans remise en question radicale des causes ayant entrainées la catastrophe. Encore un effort, monsieur Hulot, avant d’aller vous reposer, devenez donc un peu plus politique, pas pour en faire, mais pour commencer à réellement changer le monde et les choses. Parce que non, ce n'est pas "aux politiques de faire" mais bien à nous tous de devenir enfin conscients, donc politique.

 

04.10.2009

REVEILLE-TOI, REVOLTE-TOI — METS-TOI EN MOUVEMENT!

Un "petit" film à regarder pour comprendre ce qui est en jeu par rapport au dérèglement climatique. Et son mécanisme !

REVEILLE-TOI, REVOLTE-TOI — METS-TOI EN MOUVEMENT! 01 from Leo Murray on Vimeo.

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