21.06.2009
Résister, de Mauthausen à mai 68; Georges Seguy

Il existe peu de grands hommes, beaucoup de grandes causes.
C'est sur cette phrase que je commence ce billet sur le livre de Georges Seguy "Résister de Mathausen à mai 68". Pourquoi ? Tout simplement parce que Georges Séguy est, à mes yeux, un grand homme.
Son livre n'est pas qu'un simple recueil de son histoire personnelle, mais bien une lecture de l'histoire, celle commune à tous, au travers de son histoire. Il relate, alors qu'il ne l'avait jamais fait avec autant de détails, son internement dans le camp de Mauthasen par les nazis, aidés par des collaborateurs français. C'est l'enfer du camp qui nous saute au visage, sortie de l'écriture sobre mais juste de l'auteur. Mais surtout, c'est la solidarité et la fraternité dans les pires moments de l'histoire qui nous est relatée. Et qui frape tant notre monde est individualiste par rapport aux luttes (résistances et camp) menées par des gens, parfois très jeunes.
Puis l'auteur nous offre sa vision de ses années CGT. Revenant sur des questions restées entières, ils nous livre sa version des faits et ses réponses, sans langue de bois, admettant ses propres erreurs, ses choix parfois limites, mais aussi sa fierté à n'avoir jamais abandonné certaines de ses convictions (la recherche de l'unité, l'autonomie du syndicalisme, la modernisation des institutions au travers du 40 ème congrès). Dans un discours accessible et simple, Georges Seguy nous rappelle tout simplement que la vie est une succession de choix, mais qu'il faut toujours connaître son passé pour construire son avenir (il concrétisera cela en devenant l'instigateur de l'Institut d'Histoire Sociale CGT).
Enfin, il livre des pistes pour l'avenir, pour le devenir de la gauche, du progressisme, du syndicalisme. Et parle de sa fibre écologique, née d'une lutte, une fois de plus...
Un livre passionnant de bout en bout, par le carractère de l'homme et par l'histoire qui y est raccontée. Un livre essentiel pour tout militant, quelque soit sa sensibilité.
Merci à Georges Seguy pour ce qu'il est, et ce qu'il offre.
(A noter, un article sur ce livre ICI)
Un entretien vidéo :
12:52 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité, livre, résistance, séguy, histoire, cgt
02.05.2009
Un premier mai à Lyon
1.2 Millions de personnes dans la rue !
Plus de 15 000 à Lyon !
Quelle belle journée que ce premier mai... Et on cntinue ?
Quelques belles vidéos de Lyon, ma ville...
19:55 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : syndicat, cgt, premier mai, actualité
30.04.2009
Demain TOUS DANS LA RUE !!!!
Demain, premier mai, tous dans la rue !!!!
Parce qu'il est temps de cesser d'attendre pour que cela change, tous ensemble et debouts pour ce premier mai exeptionnel ! Toutes les organisations syndicales appellent ensemble !
Alors réussissons cette journée !
15:00 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cgt, politique, actualité, mnifestation
20.03.2009
3 000 000 dans la RUE !
3 000 000 dans la RUE !
45 000 à 55 000 à LYON
La demande est forte pour un réel changement de cap et une remise à plat des choses !
Avons-nous été entendus ? NON !
Une fois de plus nous sommes méprisés par un patronat fermé et un gouvernement autiste.
Laurence Parisot refuse de nous entendre ? Crions plus fort !
Nicolas Sarkozy dit que « ça aurait pu être pire » ? Amplifions la lutte !
La crise c’est eux, la solution c’est nous !
Demain, comme hier, tous ensemble !
18:45 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité, manifestation, social, cgt
27.01.2009
29 janvier, t'attends quoi pour descendre ?
Beaucoup veulent changer le monde. Et si nous commencions tous ensemble jeudi 29 janvier dans la rue pour soutenir l'appel unitaire lancé par les syndicats ?
Et si nous commencions à rappeler aux oligarques que le peuple vit encore et qu'il a envie d'être entendu ? Qu'ensemble, travailleurs, chômeurs, lycéens, étudiants, retraités, nous pouvons changer le monde ? Que nous ne sommes pas autre chose que la force du peuple, celle qui veut choisir son destin, celle qui veut vivre !
Alors, ce 29 janvier, nous devons le réussir. Etre des centraines de millers, qui feront des millions, à arpenter les rues des villes de France. Parce que le premier pas est difficile, mais qu'une fois enclanchée, la marche du peuple peut faire des miracles.
Le 29 janvier : Tous dans la rue !
19:25 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cgt, syndicat, 29 janvier, grève générale
02.12.2008
Prud'hommes : votez !
Demain 3 décembre, c'est l'élection pour les Prud'hommes alors votez ! Et si possible CGT !
22:50 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cgt, prud'hommes
05.10.2008
Réussir le 07 ocotobre 2008
Qu'est ce que l'appel du 07 octobre 2008 ? Et bien c'est juste le premier appel à une manifestation coordonnée mondiale pour le travail décent. A l'initiative de la Confédération Syndicale Internationale, de la Confédération Européenne des Syndicats et de plusieurs syndicats français membres de ces coordinations.
Que demande t on ? Et bien rien de réellement utopique mais bien des choses primordiales : que chacun puisse avoir un emploi décent, c'est à dire payé correctement, sans danger, avec de réelle protections sociales. Un système de sécurité sociale pour tous, de retraite, un salaire minimum.
A l'heure ou notre gouvernement national tueà petit feu tous les acquis que nos ancêtres ont eu par la lutte, à l'heure où il privilégie les plus riches, à l'heure ou la paupérisation se généralise, il nous faut relever la tête et nus battre.
De la même façon, peut on accepter encore longtemps que l'opulence des pays riches repose sur l'exploitation des pays pauvres ? Que nos téléphones portables, par exemple, repose sur le travail des enfants ? Que notre mode de vie accapare 86 % des richesses de ce monde au profit d'à peine 20 % de la population ? Non, alors il nous faut nous battre.
Ensemble, le 07 octobre, commençons à changer le monde. Tous dans la rue et dans les réunions festives prévues. Il est temps de répondre à la mondialisation oligarchique par la mondialisation de l'humanisme !
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Déclaration des syndicats appelant le 07 octobre :
7 octobre 2008
Appel unitaire
à des mobilisations d’ampleur
dans tout le pays
CFDT, CFE-CGC, CGT, FSU, Solidaires et UNSA
jeudi 11 septembre 2008
Une mobilisation d’ampleur est nécessaire pour promouvoir dans le monde les libertés et la solidarité, avec la volonté de faire reculer la précarité et la pauvreté.
Dans notre pays, ce sera l’occasion pour les salariés dans toutes les professions et sur tout le territoire d’affirmer l’exigence :
d’emplois de qualité pour toutes et tous,
de salaires revalorisés,
d’amélioration des conditions et de la durée du travail respectant la santé et la dignité des personnes,
d’une protection sociale et de retraite garantie et de haut niveau,
de services publics efficaces et contribuant à la cohésion sociale.
Le 7 octobre donnera lieu à des initiatives sur l’ensemble du pays (rassemblements, manifestations, actions ciblées…)
A Paris, la journée de mobilisation se terminera par un rassemblement unitaire, syndical, européen et international à 17h au Trocadéro.
Les organisations signataires de cet appel demandent à leurs organisations professionnelles et territoriales de se rencontrer pour décider des formes et des modalités de mobilisation permettant la plus large implication des salariés.
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Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, analyse la rentrée sociale et appelle les salariés à se mobiliser massivement dans l'unité le 7 octobre prochain lors d'une journée nationale interprofessionnelle unitaire.
11:39 Publié dans Monde | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : manifestation, monde, écologie, environnement, syndicat, actualité, cgt
31.07.2008
Plan sécu Bachelot : et une privatisation de la sécu, une !
L'été de tous les dangers, c'est un peu ce que nous vivons.
Après la réforme du temps de travail après la réforme de l'assurance chômage (et ses mesures indignes), voici la réforme du financement de la sécurité sociale!
Alors, tout commence par une annonce flatteuse pour les français : ils ne vont pas toucher à votre "pouvoir d'achat". C'est beau comme du Rimbaud. Sauf qu'au lieu de cela, ils font un crédit différé ! Et oui les mutuelles et assurances privées de santé vont se retrouver taxées sur leur chiffre d'affaire à hauteur de 1 milliard d'euros...
Franchement qui est assez candide pour ne pas voir que ce milliard d'euros sera récupéré le plus vite possible sur les cotisations ? Au final ce sera donc bien les assurés qui paieront. Joli coup non ?
Mais cela va plus loin : en taxant les assurances, Bachelot vient de leur faire un pont d'or pour entrer dans la gestion de la sécurité sociale ! C'est bien un plan de privatisation qui est en route. Depuis des années l'institut Montaigne (très à droite et très ami des assureurs) préconise la mise sous tutelle de la sécurité sociale par les assurances privées. Et bien nous y sommes ! Sans que les journalistes ne s'émeuvent de cela ! Ben non pensez donc,ils n'ont pas touché au "pouvoir d'achat"...
Seulement voilà, d'autres modes de financements étaient possibles. Par exemple, comme le préconisait la cours des comptes (loin d'être un nid de gauchistes) la taxation des stock-options. Cela aurait rapporté 3 milliards, pour un trou de 4... Cherchez l'erreur !
C'est bien un coup en douce vers une privatisation de la sécurité sociale auquel nous assistons.
Pour le reste je partage l'analyse des Verts.
12:28 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, actualité, les vets, sécurité sociale, cgt
20.07.2008
Réforme des retraites ou comment économiser et appauvrir !

Sur la réforme des retraites, les partis des gauches et une bonne partie des syndicats se plantent d'angle d'attaque. Pourquoi ? Parce que dans leur rhétoriques, ils laissent entendre que « nous allons travailler plus vieux et plus longtemps ». Mais cela est faux. Explications.
Cotiser 42 ans c'est travailler plus vieux
Ce sera peut être le cas d'une minorité, mais, dans les faits, nous serons loin de cela. En fait, mettre la cotisation à 42 ans, c'est tout simplement faire des économies sur les pensions versées. Comment ? Et bien c'est assez simple.
Doit on rappeler que le contrat de travail est un contrat par subordination ? Le travailleur ne choisit pas réellement ni le nombre d'heures qu'il fait, ni le nombre d'années qu'il travaille.
Il accepte des conditions fixées par le patron, pour gagner sa vie. Donc quand il arrive à 57 / 59 ans et que l'entreprise décide de le licencier (ou de le passer en congé fin de carrière) il n'a pas le choix. Il partira donc avec 37 à 39 annuités en moyenne.
Mais alors, il n'aura pas cotisé 42 ans ? Et bien non ! Et c'est là l'entourloupe : on lui versera bien une retraite mais pas à tôt plein ! C'est pas plus compliqué que cela. D'où une très forte économie pour le régime général des retraites ! C'est bien là dessus que compte les financiers aux dents longues qui gèrent le pactole.
Parce que ne rêvons pas : un à deux ans de plus de cotisation par salarié ne redresseront pas le régime des retraites. Et au contraire : travailler plus longtemps sera sûrement mauvais pour un autre régime, celui de la sécurité sociale ! Et oui les maladies professionnelles (officielles ou non) apparaissent souvent après 50 ans.
Mais alors, le but serait d'appauvrir les gens ?
Pour une partie, les plus pauvres, ce sera le cas. On verra bien une paupérisation des basses retraites, et des retraités qui devront sûrement compléter leurs revenus en travaillant de nouveau (moyen simple de faire trimer les gens sur les emplois subalternes que personne ne veut).
Mais pour les autres, le coup est plus subtile. Il a pour but de récupérer un maximum d'argent dans le système financier. Dans la capitalisation.
Comment ? Et bien via les plans d'épargnes retraites (d'entreprise ou non). Ces plans, alimentés par un versement mensuel ou annuel, sont en fait des fonds de pensions. C'est donc là que le (mauvais) génie des financiers se met en place.
La bourse, pour grossir encore et toujours, à besoin de liquidités. Et bien les fonds de placement retraites offrent le bon moyen de faire « entrer de la fraîche » dans le système. Mais là où le coup est superbe, c'est quand on réfléchit au tenants et aboutissants. D'un côté des fonds de pensions qui cherchent à obtenir les meilleurs rendements par action (les fameux dividendes) et pressurent les entreprises, leur imposent des restructurations (licenciements...) et dictent leur loi au mépris de l'humain et de l'outil. De l'autre, les salariés subissent les affres de ces spéculateurs. Mais ... alimentent la machine via leurs placements pour leurs vieux jours ! C'est le serpent qui se mord la queue. Et c'est le coup de grâce d'un libéralisme total, qui recycle même le malheur à son profit.
Oui mais y' plus d'argent, on peut pas faire autrement !
C'est la phrase choque que l'on entend de plus en plus. C'est une assertion qui semble sans lendemain possible, superstitieusement vraie. Et pourtant, c'est oublier deux ou trois détails qui ont pourtant plus que de l'importance !
La France, en valeur constante, est cinq fois plus riche que lors de la mise en place du régime de retraite par répartition. La population n'ayant pas été mutilée par cinq, ni la durée de vie après la retraite, il semble assez étonnant que l'on ne puisse plus financer cela.
Le babyboom va aller en s'amenuisant. Et oui, les gens ne sont pas immortels, nos anciens vont nous quitter un jour. Alors oui, il va bien y avoir un passage où le nombre de retraités va aller en augmentant vite, mais cela ne durera pas, nous avons largement les moyens de passer cette période.
Sans parler de la possibilité de taxer plus le capital, qui lui gonfle sans limites. On est passé d'une répartition redistributrice force de travail / capital de 50/50 à 40/60 aujourd'hui et cela continue d'aller dans le sens de l'argent pour l'argent ! (-- Ajout le 21 07 08-- )
De plus, et c'est un fait, de plus plus d'argent sorte de la cotisation retraite : intéressement, participation, dividendes. En réintégrant ces sommes (par exemple en les incluant directement aux salaires pour l'intéressement et la participation), nous aurions un régime de retraite plus qu'excédentaire !
Mais alors, c'est de l'idéologie tout cela ?
Oui ! La réforme des retraite menée aujourd'hui, avec l'aval de certains syndicats et partis politiques de gauche, n'est qu'idéologique. Elle est mise en place pour asservir un peu plus les travailleurs au marché, à la dictature de l'argent roi. Nous ne devons pas laisser les choses avancer ainsi, au contraire réaffirmer haut et fort des choix de vie et non des choix financiers.
La retraite pour tous, à 60 ans maximum, avec une pension d'au moins 75 % du salaire est un premier pas. Mais nous devons aller à terme vers la retraite à 55 ans, avec un salaire plein comme pension. L'argent est un moyen et il doit aller vers le bien être de tous, et non la puissance d'une minorité.
11:48 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité, retraite, monde, politique, les verts, cgt
09.07.2008
Temps de travail : une régression franche, une masturbation idéologique
Ils l’ont fait. Depuis 1936 l’aile très à droite cherchait à casser du travailleur et les acquis. Depuis 1936, ils attendaient le moment ou le peuple de France baisserait sa garde pour frapper un grand coup. Et bien c’est fait : on appelle cela une loi de modernisation ( !!).
Que contient cette loi ?
L'article 16, qui permet à chaque entreprise de fixer, par accord, son propre contingent d'heures supplémentaires et de dépasser ce contingent sans demander l'autorisation de l'inspection du travail, sous réserve de ne pas aller au-delà de 48 heures de travail par semaine (405 heures par an). Une broutille non ?
L'article 17, qui élargit les possibilités de faire passer les salariés « autonomes » en forfaits annuels en jours, aujourd'hui réservés aux cadres. (Ce qui revient à avoir des techniciens en autonome). Un détail non ?
Un amendement qui plafonne le forfait jours, notamment pour les cadres, à 235 jours de travail par an. Soit 17 jours de plus que précédemment (regarder un calendrier, cela revient à travailler tous les jours sauf les weekends). Et on va plus loin en permettant qu’un accord d’entreprise puisse faire monter ce contingent d’heures à 282 jours… Si peu de chose en ce bas monde non ?
Rien que cela ! Et oui une régression sociale qui nous ramène avant 1936 où chaque entreprise menait la vie qu’elle souhaitait, traitait ses salariés comme bon lui semblait…
Bon, on parle de faire avaliser cela par un syndicat « au moins représentatif de 30 % du personnel » et à condition que l’accord ne soit pas refusé par des syndicats représentants « plus de 50 % du personnel ».
C’est de la fumisterie ! On va voir apparaître des syndicats fantoches dans les entreprises, qui ne serviront qu’à bloquer la minorité de … blocage justement ! Sans parler du fait que le choix va être difficile quand le patronat présentera les choses ainsi : « soit vous signez l’accord, soit on doit fermer, ou licencier 450 personnes »… Tu parles d’un choix !
Le texte vient de redonner quasiment tout pouvoir au patronat ! Sous prétexte de réforme du dialogue social, le texte ouvre la porte au monologue patronal…
Alors que faire ? Ben pardi, ne pas baisser les bras ! S’unir, se syndiquer, ne plus avoir peur de faire grève, de se rebeller face à l’ignominie d’une vision de la société basé sur la marchandisation de l’être humain.
D’autres choix ? Pas vraiment. Alors on commence quand ?
18:53 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, actualité, social, temps de travail, les verts, cgt, syndicat


