08.05.2008
Birmanie : manque de touristes ?
Certaines ONG estiment que le nombre de mort en Birmanie, après le passage du cyclone Nargis, devrait dépassé celui du Tsunami si célèbre. Aujourd'hui il reste encore plus de 5000 Km2 de terres immergées. Des villes entières détruites, des millions de sans abri. Et une situation sanitaire plus qu'insupportable.
Et pourtant on en parle peu. Très peu. Comment le Tsunami avait il pu nous intéresser autant, et le drame birman laisser les médias et la plupart de la population de marbre. L'explication qui m'est apparue ne m'a pas spécialement enchanté. Le tourisme ! Et oui car pendant la vague géante, des touristes occidentaux étaient dans les victimes. Et puis les îles paradisiaques et autre côtés de sable blanc faisaient rêver.
Mais le Birmanie, tenu par une junte militaire fasciste depuis 20 ans, après le rège d'un dictateur, est une des pays les plus fermé du monde. Le tourisme s'y exerce mais au compte gouttes. Les libertés individuelles et collectives sont bafouées tous les jours. On se souvient de la révolte des moines réprimée par le sang. De Aung San Suu Kyi qui est assignée à résidence (après la prison) parce qu'opposante au régime et pro démocratie. Les Birmanie est bien une dictature, mais une dictature dont la plupart des gens se désintéresse.
C'est pour cela que ce qui se passe là bas ne suscite quasiment aucun réflexe de solidarité. Il est inquiétant de voir comment un pouvoir en place peut faire disparaître son pays de l'esprit même du monde.
Il semble ce matin que les autorités birmanes laissent maintenant entrer le peu d'aide alimentaire et humanitaire sur son sol. Et quelques membres d'ONG. Mais face à l'ampleur de la catastrophe, tout cela est dérisoire. Pourquoi ne voit on pas le même élan que pour le Tsunami ?
Encore uns fois un peuple paie pour trois causes : la dictature qu'il subit, le réchauffement climatique, l'incurie de l'ONU.
Et pendant ce temps là on se passionne pour le mariage de Jamel et Mélissa....
10:51 Publié dans Monde | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : birmanie, cyclone, catastrophe, actualité, les verts
08.10.2007
La Birmanie, ou le prix de la mondialisation libérale
Les dernières révoltes des bonzes et de la population birmane ont entrainé une lueur d’espoir pour un passage vers plus de démocratie. Lueur chancelante, car aujourd’hui la junte militaire réprime dans le sang et l’arbitraire ce qui n’est qu’une manifestation pacifique. On parle de milliers de personnes emprisonnées, et de dizaines de morts.
La communauté internationale n’a presque pas réagi. Certes, l’Union Européenne s’est dite outrée et à « appeler la junte à de la retenue (sic) ». Même topo du côté des USA. La Chine et la Russie ayant préféré « attendre de voir » sans sanctionner d’aucune façon, ni dénoncer.
Encore une fois, nous avons laissé faire, sans broncher. Mais comment en est on arrivé là ? Et bien tout simplement en confiant à un pays tyrannique 80 % des productions de gros : la Chine. Souvenons nous que la Chine est le principal allié de la junte militaire Birmane, et qu’elle ferme les yeux sur tout ce qui se passe en Birmanie. Et nous, Union Européenne ou USA, sommes étroitement dépendants de la Chine. Hors de question donc de nous mettre à dos la Chine, pour sauver les démocrates birmans. Pensez donc, ralentir notre économie pour sauver des vies ! Vous n’allez quand même pas proposer cela ! C’est bien face à un calcul cynique, purement économique, que nous sommes. Et ce sont des hommes et des femmes qui veulent être libres qui payent pour notre confort.
Certes, certains nous dirons « oui mais si ce n’est pas nous, c’est d’autres ». Peut être, mais au moins nous aurions essayé. Au lieu de laisser faire, laisser dire.
La mondialisation libérale, sans retenue et ne privilégiant que l’économie, tue en nous à petit feu l’humanité qui devrait être notre. Nous ne pouvons pas accepter que l’argent soit le seul vecteur de contacte et de fin dans ce monde. L’humanisme, la solidarité, l’autonomie doivent reprendre le devant de la scène, et nous pouvons faire en sorte qu’il en soit ainsi.
2008 sera l’année des jeux olympiques, qui seront gentiment organisés en Chine. Comment en est on arrivé à autant de cynisme et de froideur, au point de déplacer un symbole aussi fort dans un pays aussi totalitaire. Boycottons ces jeux : ne les regardons pas !
La France n’est pas prête à changer : entre Sarkozy le libéral, et Kouchner qui n’avait rien trouvé, en 2003, à redire sur les exploitations de Total en Birmanie…
A nous de nous faire entendre : écrivez à votre ministre, député, maire, enfin tout élu susceptible de recevoir vos écrits. Manifestez avec les gens d’info-Birmanie, faites vous connaitre. A nous de chercher à infléchir les choses.
Exigeons tous la libération des prisonniers politiques et de Aung San Suu Kyi
15:05 Publié dans Monde | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : politique, actualité, monde, birmanie, verts, gauche
03.10.2007
Total...itaire ?
Total est l'une des entreprises qui profite le plus du sous sol en Birmanie. Alors, vous ne viendrez plus chez eux par hasard?
12:20 Publié dans Monde | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : politique, actualité, monde, birmanie, verts, les verts, action



