17.11.2008
Au PS, ça tangue…
Bon, je le fais ou pas ce papier sur le PS ? Je ne sais pas, j’en suis encore à me demander si cela à un quelconque intérêt… Non pas que je me désintéresse de ce qu’il se passe chez les socialistes, mais plus parce que tout est dit ou presque par ailleurs.
Et puis mince, j’ai quand même envie d’écrire un truc. Déjà pour dire que ce congrès de Reins fût des plus dramatiques pour le PS. Pour dire que dans le même temps un parti réputé bordélique, les Verts, avait ses assemblées générales décentralisées et que tout s’y est bien passé, nous avons même passé en motion majoritaire celle de notre actuelle secrétaire nationale (pour une fois que je suis dans le camp gagnant !). Congrès les 05 et 06 décembre.
Pour dire aussi que même avec des incantations mystiques à la Royal, je ne crois pas à son socialisme du 21ème siècle, qui ressemble furieusement à la sociale démocratie anglo-saxonne à la Obama et consorts (charité plutôt que solidarité…). Dire aussi que même si Aubry a durci son discours à gauche, ben j’ai du mal à la croire sachant qu’elle a fait alliance avec le MODEM pour passer à Lille. Et enfin pour souligner que Hamon, l’opportuniste de première, qui après avoir lécher les bottes de Jospin et Montebourg se retrouve leader de la gauche du PS, ne m’impressionne pas et ne me parait pas du tout crédible.
Bon y’a Mélenchon qui se casse pour créer le PDG (Parti de Gauche). Amusant pour le nom, mais reste à voir le fond… Pas très enthousiasmant…
Au final, ce Weekend fut bon pour… le NPA, les Verts, le PCF et le MODEM. Faut-il vraiment s’en plaindre ?
17:49 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, actualité, ps, gauche, les verts
12.09.2008
La télélibre : Utopia
Vu sur la Télélibre !
http://latelelibre.fr/index.php/2008/09/des-socialo-ecolo...
UTOPIA
Ils sont à la fois membres du PS et des Verts. Leur mouvement s’appelle Utopia. Ils rêvent de changer le monde. C’est pour ça qu’on les aime bien à LaTéléLibre.
Ils sont ultra-minoritaires, au dernier congrès du PS au Mans, ils avaient réunis moins de 1% des voix.
Voici leur devise: “UTOPIA est actuellement le premier et le seul mouvement politique de Gauche qui traverse les partis et la société civile”. Leur but est de définir un nouvel idéal de gauche.
Comme d’habitude, ils sont présents aux Universités d’été du PS et des Verts, mais tenaient aussi leurs rencontres à Vaison La Romaine le week-end du 23 août.
UTOPIA est né de la dénonciation de ce que les quelques membres de ce mouvement nomment trois aliénations. D’abord “le dogme de la croissance“, qui selon toutes les opinions dominantes serait la clé pour améliorer la vie de chacun. Ensuite, Utopia dénonce le concept de “société de consommation“, et la “centralité de la valeur « travail »“. Ils sont plutôt intellos, pas toujours très concrets, mais il font des
efforts pour se faire comprendre avec un livre, le “Manifeste Utopia” qu’il viennent de publier, et qui explique leur idéologie.

Nous avons rencontré l’animateur de ce mouvement, Franck Pupunat, devant la statue de la liberté, à Paris.
John Paul Lepers
Joseph Haley
Julien Chalais
18:58 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, les verts, ps, utopia, actualité, monde
24.07.2008
Adoption de la nouvelle constitution… L’échec d’une gauche perdue.

Et si on arrêtait de se mentir ? Les médias nous donnent un os à ronger et voilà que tout le monde fonce dessus. La nouvelle constitution aurait donc été votée grâce à Jack Lang et au vote inhabituelle pour un congrès du président de celui-ci (Bernard Accoyer).
C’est faire peu de cas des 7 désistements au sein de la majorité… Et donc oublier que si la constitution est passée, c’est surtout grâce au vote du parti radical de gauche (PRG). Et oui, inutile de faire tourner la pendule à l’envers pour voir cela, il suffit de compter les votes.
Mais est-ce une trahison ? Pas vraiment. C’est une continuité de ce qui se passe depuis des années au sein de la gauche française. Incapable de bâtir sur de nouvelles bases après la chute de l’idéologie communiste et du bloc de l’est, elle s’est rattachée dans sa grande majorité au productivisme, au capitalisme et donc au marché. Sous des airs de pseudo réalisme, la voilà qui explique a ses partisans potentiels que rien n’est possible sans le marché libre et non faussé, sans la création de richesses (dans un des pays les plus riches du monde et ce depuis des siècles, ça peut faire sourire quand même).
C’est là le fond du problème : cette réforme de la constitution, même si elle enfonce le clou d’une présidentialisation de notre république, n’apporte rien de nouveau sous le soleil. Tout est encadré et tellement serré que même les nouveautés, comme le référendum d’initiative populaire, sont inapplicables dans les faits. Et le plus drôle c’est que l’on fait passer comme réforme courageuse (le fait de pouvoir saisir le CSM par exemple, ou la parité) ce qui n’est que la mise aux normes européennes du droit de notre nation.
Mais alors que penser de tout cela ?
Je ne vais pas dire que le PRG n’est plus de gauche ou que le PS va de plus en plus vers le centre. Non. Je me contenterais de dire une chose: on ne replacera pas un sarkozysme de droite par un sarkozysme de gauche.
La gauche d’aujourd’hui est de plus en plus productiviste et aliénée par son amour immodéré du marché. C’est bien une gauche, certes, mais qui ne prend pas en compte réellement le besoin de transformation de la société, inévitable, pour offrir, à tous, le droit de vivre décemment.
Alors face à cela, il est temps de construire une vraie gauche de transformation, antiproductiviste, décroissante, progressiste, féministe, libératrice et ouverte. Les partis « minoritaires » se doivent de trouver aujourd’hui l’équilibre entre le rouge et le vert, comme disent certains (entre social et écologie). Les Verts, la LCR (ou NPA), LO, mais aussi tous les mouvements non affiliés (bovétistes, etc..) doivent ouvrir la voie d’une nouvelle alternative à gauche. L’aile gauche du PS a son rôle à jouer aussi bien entendu.
Le vote de cette constitution, on s’en balance ! Il est temps de proposer une base politique ouvrant sur une nouvelle constitution rendant au peuple le pouvoir réelle, offrant de réelles perspectives de sortie de cet ultra libéralisme mortifère. Et de la passer par les urnes directement !
Oui y’a du boulot, mais bon, on ne va quand même pas baisser les bras ?
18:41 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité, politique, les verts, constitution, ps, lcr, pcf
29.05.2008
Face à face, les deux sociaux libéraux s’amusent
Qu’il est "fascinant" de voir Ségolène Royal et Bertrand Delanoë se chamailler sur des mots. Parce que ce n’est que cela.
Qui peut réellement croire qu’il y a une différence entre ces deux personnages ? Car ce sont bien des pantins du capitalisme libéral qui s’agitent sous nos yeux. Ha mais de gauche bien sur, mais pas de la gauche qui veut changer la société, non, de celle de la commisération, qui veut juste rendre un peu plus supportable l’invivable pour les plus pauvres.
Car ne nous y trompons pas : aussi bien Royal que Delanoë sont pour l’économie de marché, ils sont aussi des fervents admirateurs de la croissance à tout va. Bien sur, ils accompagnent cela d’un peu de social (en fait plus de l’assistanat judéo chrétien) et d’écologie qui lave plus verte que vert (autant dire pas grand chose) ! Mais le fond de commerce de ces deux là c’est bien la concurrence libre et non faussée, c’est bien un marché du travail toujours aussi dur pour les salariés, mais avec quelques droits en plus il est vrai (mais pas trop hein quand même).
Nous ne sommes pas face à des personnes voulant changer la société, mais à des accompagnateurs de celle-ci. Bienveillants mais accompagnateurs quand même !
Face à cela, il est temps qu’une force de gauche, plus à gauche que le PS, sorte de terre. Une force novatrice comme à pu l’être Die Linke en Allemagne. Une réelle coalition transformatrice.
Sans cela, nous sommes condamner au bipartisme, à l’économie de marché et à regarder la planète crever doucement. Mais aussi à devoir supporter le cirque des guignols de la politique….
19:00 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, ps, actualité, les verts, royal, delanoë
30.11.2007
Papa Sarkozy…
Mince, j’ai dû allumer la télévision cubaine hier soir…Ou vénézuélienne… ha non c’est bien France deux. Pourtant, j’ai devant moi un homme qui se pose plus en « petit père des peuples » qu’en président… Royalement assis un peu au dessus de ses contradicteurs (enfin le mot est fort)… Bon passons, on va écouter.
Ca commence par France Dimanche : « je suis allé au chevet des policiers, et rendez vous compte ma brave dame… » et ça continue « et cette institutrice hein… » et encore « et les parents des deux jeunes morts, hein… ». Bref un enfilage de perles populiste au possible et suintante de faux bons sentiments … écœurant.
Analyse du roi Sarkozy : mais non ma brave dame, ce n’est pas social ce qui se passe en banlieue ! Non c’est de la « voyoucratie »… Ne pas voir que la concentration de la pauvreté et du rejet de la société sur une zone donnée est le meilleur moyen d’avoir un terreau fertile à ce genre d’explosion, c’est vraiment avoir des peaux de saucisson devant les yeux… Et ajouter à cela que tout est lié à « un manque d’intégration » et à « l’immigration »… FN, le retour !
Mais ne vous ne faites pas ! Super Sarkozy le dit « on les retrouvera tous les tireurs et émeutiers, quelques soient les moyens »… Ben voyons…Je ne justifie pas les actes violents commis, mais franchement, croire que l’on peut trouver tous les coupables d’une bande d’émeutiers…
Bref passons sur le discours ultrasécuritaire habituel de Sarkozy.
Alors pour le pouvoir d’achat… Et bien travaillez plus bande de faignants ! Donc on va abolir les 35 heures mais sans le dire (en laissant les patrons payer les RTT au lieu des les accorder). Ca va faire un peu de sous dans les souliers et surtout, ça va éviter à bien des patrons de faire faire des heures supplémentaires (ben oui, 4 heures de plus par semaine payer à taux normal, c’est moins cher que 4 heures supplémentaire… merci le rachat des RTT). Et aussi, le travail le dimanche ! Et oui ouvrons les magasins ! Et pourquoi pas toutes les entreprises ? Ben oui c'est dépassé de vouloir un jour de repos hebdomadaire familiale....
Ensuite, nous y voilà, les heures supplémentaires… Alors là c’est fort. On exonère de charges sociales. Ou comment tuer la sécurité sociale et les retraites en deux coups de cuillères à pot. Sans parler du fait que si les salariés actuels travaillent plus (entre le rachat de RTT et les heures supplémentaires), on n’est pas prêt d’embaucher… Imaginez, quatre heures supplémentaires par semaines, soit seize par mois en gros. En deux salariés et demi qui rachètent ses RTT, vous avez une embauche potentielle qui se barre…
Le droit de retirer sa participation…. Encore faut-il en avoir une ! Mais pas grave, on va gentiment donner le droit de verser des primes défiscalisées aux entreprises qui ne font pas de participations (la majorité). Encore un coup pour la sécu et les retraites. Et encore un « one shot » pour doper fictivement le pouvoir d’achat. Super…
Et les loyers, ben là il fait fort ! Il recycle une idée de la campagne…. Socialiste (enfin pas que socialiste parce que les Verts le proposaient depuis plus longtemps). Et il créé un service publique de la caution, demande à ce que les locations se fassent sur seulement un mois de loyer d’avance. Elles sont bonnes les idées de gauche parfois… Mais il ne faut pas rêver : s’il fait cela, ce n’est pas social, c’est juste le seul moyen qu’il a de stopper la flambée de l’immobilier, en relançant le marché locatif. Parce que la France de propriétaires, c’est terminé… Ca ne rapporte pas assez.
Mais le plus important, c’est que Sarkozy a confirmé qu’il est un libéral (ça va rassurer ses fans). Il va donc s’attaquer au code du travail (en faisant un « grenelle » bien sur !). Au droit dans l’entreprise, et plaide pour la pire des choses : des accords par branche au lieu d’un droit du travail qui protège tout le monde. Bref la sauce sarkozyenne de retour dans la course au moins bien être.
Un discours puant, limite et imbuvable.
J'oubliais : rien pour les chômeurs (ha si un droit à la formation mais sans préciser ni les modalités, ni le financement) ni pour les retraités. Vous ce sera un jour, quand on y pensera... Et pour payer un peu les facultés, ben pivatisons un peu plus EDF (3%)...
Alors, heureux les gens de gauche ? On se bouge maintenant ?
14:00 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (29) | Envoyer cette note | Tags : actualité, politique, gauche, sarkozy, les verts, ps, pcf
22.09.2007
Intervention de Nicolas Sarkozy (par Cécile Duflot)
Je me fais ici l'échos de la réaction des Verts suite au passage télévisé de Nicolas Sarkozy. J'en partage chacun des mots.
Remarquable c'est sont mot non ? Et noté comme ce qui suit sur France 2 colle au discours de notre maitre en manipulation... Remarquable non ?
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Ce soir, le président Sarkozy est de nouveau apparu avec l’insolence pateline de celui qui jour après jour demande des efforts aux plus fragiles pour exonérer d’impôts et de leurs responsabilités sociales la frange la plus aisée des Français. Celui qui se plaît à diviser la société en stigmatisant les faibles et en dressant des catégories les unes contre les autres, continue avec cynisme et démagogie de confondre démocratie et communication.
La France de Nicolas Sarkozy est celle des quotas, des réflexes, des chiffres truqués, de l’ennemi intérieur et de la peur de l’extérieur : une insécurité sociale organisée pour faire taire la différence. Notre pays n’a pas besoin qu’on lui promette du sang et des larmes, il a besoin de davantage de partage et de solidarité pour assurer l’avenir et le bonheur de ses habitants, en lien avec le monde qui l’entoure.
Le président de la République dit ne pas vouloir d’Etat UMP, mais l’Etat qu’il nous propose est celui d’un homme dont l’activisme fébrile relève plus de la soif de pouvoir que de l’ambition de changer la société, au bénéfice de tous. Nicolas Sarkozy dit ne pas vouloir être prisonnier d’un clan, mais il est l’otage des intérêts qu’il défend mesure après mesure : ceux de ses amis des grandes entreprises et des lobbies.
Cette dérive inquiétante de nos institutions démontre, à l’inverse des desidera sarkoziens, la nécessité d’aller vers une démocratie parlementaire moderne, sachant mieux prendre en compte les enjeux de long terme, en particulier la réponse à l’urgence écologique. Une démocratie capable pour cela de s’opposer aux technocraties comme aux intérêts financiers, fussent-ils ceux des amis de vacances du président de la République.
Cécile Duflot, Secrétaire Nationale des Verts
12:25 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : politique, actualité, verts, les verts, PS, PCF, UMP
19.09.2007
Sarkozy : antisocial, le mot est faible
Quel discours ! Quelle grandeur d’âme ! Pouvait-on entendre dans les réactions des gens après le discours de Sarkozy.
Mais quel fou ! Désolé c’est ce qui m’est venu en écoutant la diatribe antisociale de Sarkozy. Je sais ce n’est pas fin, mais son discours non plus quand on y réfléchit….
Petit passage en revu du discours du nouveau pacte social (je pense que la lecture de la définition du mot social dans le dictionnaire ne ferait pas de mal à notre président).
"Il y a aujourd'hui trois certitudes : Le système n'est pas tenable financièrement, il décourage le travail (...) ; enfin, il n'assure pas l'égalité des chances." Déclare notre amiral en chef des armées libérales.
C’est beau, c’est ronflant, et c’est surtout... faux !
Le système n’est pas tenable financièrement. C’est une affirmation bien hautaine que celle-ci. Alors que rien n’est tenté pour le redresser, on décrète que le système n’est pas viable. D’où viennent les cotisations sociales ? Majoritairement des salaires (via les cotisations salariales et patronales). Et qu’est ce qui n’augmente pas depuis des années ? Les salaires ! Et on s’étonne de voir baisser les cotisations ! Sans parler des nombreux cadeaux accordés aux entreprises, pour soit disant sauver de l’emploi… Alors, la première des solutions consisterait tout bêtement à augmenter les salaires. Et pourquoi ne pas aussi taxer la rente, et les flux financier, disons de 1%. Rien que cela comblerait bien des trous dans la sécurité sociale et d’autres organismes. Pour mémoire, il s’échange chaque jour 3 à 5 milliards d’Euros en bourse. 1%, cela représenterait 30 millions à 50 millions d’entrée pour l’état, soit 10 440 millions par an environ. Soit 10,4 Milliards…Rappeler moi de combien est le trou de la sécurité sociale ? Et rappeler moi le montant des cadeaux fiscaux fait au plus riches ces derniers mois ? En augmentant les salaires de 150 € et en taxant les flux financiers, l’équilibre peut se trouver.
Sans parler de la possibilité de taxer la valeur ajouter des entreprises, au lieu des salaires.
J'insère ici une brève que j’ai lue ce matin, et qui illustre bien ce propos sur la répartition des richesses (Greenspan est un ancien de la banque centrale américaine) :
« "Et Greenspan d'asséner sa conviction selon laquelle nous assistons aujourd'hui à la fin de l'effet désinflationniste de la mondialisation. Après avoir largement bénéficié durant des années de l'incorporation des travailleurs chinois et de ceux des pays d'Europe de l'Est, l'économie mondiale tend à revenir à l'équilibre du fait d'une plus large intégration des pays émergents et, par conséquent, de plus fortes tensions salariales. Et surtout, prévient l'ancien banquier central, il ne faudrait pas balayer cette thèse en s'appuyant sur les chiffres actuels d'une inflation plus ou moins bien maîtrisée. "Cela va changer", prévient-il.
Dans le même temps, Greenspan relève que la part des salaires dans la valeur ajoutée est historiquement basse à l'inverse d'une productivité qui ne cesse de s'améliorer même si la croissance de cette dernière va se tasser au cours des prochaines années. Et ce découplage entre faibles progressions salariales et profits historiques des entreprises fait craindre à celui qui se définit, sur le plan économique, comme un "libertarian", un libertaire, une montée du ressentiment, aux Etats-Unis comme ailleurs, contre le capitalisme et le marché". »
Mais on peut aussi arriver à l’excédent ! Et oui, la création immédiate d’emplois, par le partage du temps de travail mais aussi l’investissement public, serait un retour rapide de la consommation, et des gains sur les cotisations. Gain qui s’ajoute à ceux de la TVA… Alors, pas tenable financièrement ?
Il n’assure pas l’égalité. Ha ? Mais pourquoi donc ? Peut être parce que ceux qui profite le plus du système fiscale et social français sont les plus riches ! Niches fiscales, déductions des propriétés, etc… Autant d’inégalités frappantes. Mais non, continuons à accuser le système social plutôt que le capitalisme libéral, qui lui crée des inégalités bien plus criantes, mais qu’il faut taire. Ben oui, n’allons pas changer les choses quand même !
Il décourage le travail. Amusante cette formule. Donc en gros, les gens qui ont des prestations sociales sont des fainéants, qui ne veulent pas travailler. C’est bien connu ! Encore le coup du bouc émissaire. C’est à la mode, on avait le droit au méchants immigrés, voici venu le temps des fainéants. Ca colle avec Fadela Amara, et sont plan antiglandouille… Quelle blague ! Croire qu’un Rmiste ne voudrait pas plutôt du travail, ou qu’une femme à temps partiel forcé ne serait pas preneuse d’un temps plein, c’est vraiment faire preuve du pire des cynismes. Mais ça fait des gens à porter à l’opprobre du peuple.
Mais continuons. « C'est un nouveau contrat social, profondément renouvelé, profondément différent, que nous devons élaborer ensemble", fondé sur "le travail, le mérite et l'égalité des chances" et renouant "avec les principes de justice et d'efficacité". Et bien. L’égalité des chances dans un système du chacun pour soit, c’est fort de café quand même. Alors que Sarkozy prône l’individualisme de tout craint et le communautarisme, il vient nous parler d’égalité des chances. Et le mérite… Quelle notion subjective que le mérite ! Qui va le mesurer, quel sera l’étalon mérite ? Et voir le mot travail galvauder ainsi, ça me rappelle de trop le « travail, patrie, famille » d’un autre temps.
Nicolas Sarkozy a annoncé son intention d'"aller plus loin" dans l'assouplissement "incontournable" des 35 heures et de "donner une place plus importante à la négociation d'entreprise et de branche dans la détermination de la durée collective du travail". Et voilà le coup de grâce aux 35 heures. Travailler plus pour gagner pareil. Parce qu’il ne faut pas rêver : comme les français sont trop peu syndiquer, les négociations par branches vont aboutir à pire qu’aujourd’hui. Le poids syndical étant ce qu’il est. Et cela Sarkozy le sait. Il vient de trouver le moyen de tuer les 35 heures, mais aussi de mettre le premier coup de pelle sur la tête du code du travail, en renvoyant aux branches ce qui devrait relever de l’égalité via l’état. C’est d’ailleurs le meilleur moyen de créer des inégalités. N’est ce pas ce qu’il voulait combattre ?
"L'idée, c'est de nous sortir de la contradiction insupportable que connaissent les salariés et les entreprises de notre pays : d'un côté un smic qui progresse fortement, sans lien avec les fondamentaux économiques, ce qui fragilise les entreprises à forte intensité en main d'œuvre ; de l'autre un nivellement des salaires par le bas, avec une négociation salariale anémiée et des minima de branches parfois inférieurs au smic". Ou comment monter les salariés les uns contre les autres. Seul un esprit un peu faiblard peut penser que c’est l’augmentation du SMIC qui bloque les salaires. Il n’y a pas de lien entre ces deux choses. Aucun. D’ailleurs, dans les entreprises ou il n’y a aucun smicard, les salaires n’augmentent pas plus vite qu’ailleurs… C’est bien une volonté patronale de diminuer depuis des années la masse salariale qui fait que nous en sommes ici aujourd’hui.
"Ce qu'il faut faire, c'est jouer sur toutes les dimensions du problème. Sur la fixation du smic, nous avons besoin de dépassionner le débat. Une commission indépendante fera chaque année des recommandations aux partenaires sociaux et au gouvernement. Cette recommandation, le gouvernement sera libre de la suivre ou non". Bien joué ! En donnant l’impression de démocratiser le débat (le coup de la commission Théodule), il ajoute que le gouvernement ne sera pas obligé de suivre la recommandation ! Superbe galipette non ? Je crée une commission qui ne sert à rien, mais ça fait bien dans le paysage... Nous allons tout droit vers une période de restriction ou le SMIC sera maintenu bas, afin d’obliger les gens à faire des heures supplémentaires. Et voilà la mort des 35 heures, voir des 39 heures. Ou travailler plus pour… survivre. Un plan de rigueur quoi…
"Nous ne pouvons plus tenir sur cette ligne Maginot juridique (...) Tout le monde a compris qu'un pays où les ruptures de contrat de travail sont soumises à des procédures longues et incertaines est un pays qui encourage les délocalisations, qui crée peu d'emplois et peu de richesses". Ha tient c’est nouveau ça. C’est donc le contrat qui fait la richesse. Pas le travail mais le contrat. Etonnant non ? Donc, si je suis le raisonnement, parce que l’on peut se séparer plus vite d’un salarié, celui-ci va produire plus de richesse que quand il avait un CDI. Et bien, c’est plus de l’économie, c’est de la magie !
"La solution passe par différentes pistes (...) la promotion de modes de rupture négociée en fait partie, de même que des procédures simplifiées devant les prud'hommes". Et paf, un grand coup dans le côté familiale de l’entreprise. Ben oui entre membre de la famille, on peut bien se quitter non fâchés. Mais ou va-t-on là ? Un retour au paternalisme d’en temps ? Et depuis quand les salariés ont la main mise sur leur avenir au sein des entreprises ? Sans parler du coup de pied de l’âne aux Prud’homme, qui vont se voir attribuer des droits de plus en plus simples, et donc de plus en plus inefficaces. La comparution immédiate sans recul sur un dossier, dans le cadre des Prud’homme, est tout simplement dangereuse pour le droit du travail.
Nicolas Sarkozy a annoncé mardi son intention de définir "avant la fin de l'année des procédures et des sanctions, à la fois plus efficaces, plus fermes et plus justes" à appliquer lorsqu'un demandeur d'emploi refuse deux offres valables d'emploi ou une formation. Et bien, que de rigidité d’esprit. Nous revoilà avec les coupables désignés par notre saint patron. Et oui mes bien chers frères, ce sont ces chômeurs qui refusent des emplois le problème ! Les salauds qui ne veulent pas des bons emplois donnés par l’ANPE. Et c’est quoi un emploi viable ? Si je suis ébéniste, je peux travailler à la caisse de Carrefour. Et c’est donc viable. C’est cela que je ne pourrais pas refuser ? Ou comment donner de la main d’œuvre corvéable au patron et paupériser encore plus la situation de bien des gens.
"Concilier responsabilité et solidarité, c'est aussi prendre en charge nos nouveaux besoins de santé (maladie d'Alzheimer, plan cancer, soins palliatifs) sans grever les comptes de l'assurance maladie ni peser sur les générations futures. C'est tout l'objet de la franchise qui sera présentée au Parlement dans le cadre de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2008". Et ça, ça ne sent pas bon l’abandon au privé du système de santé ? Et surtout le prix à payer de plus en plus cher pour se soigner va entrainer des difficultés insurmontables pour bien des gens, qui ne se soigneront plus. Ou comment mettre à mal 55 ans de politique de santé…
"Mais je veux être clair, pour moi, ce n'est que l'amorce d'autres mesures fortes et structurantes", a-t-il souligné. "L'assurance maladie n'a pas vocation à tout prendre en charge, sans rien contrôler et sans rien réguler. C'est pourquoi j'ouvre également un grand débat sur le financement de la santé. (...) Nous en tirerons les conclusions au premier semestre de l'année prochaine". Et voilà le travail ! Là au moins c’est très clair : et si on privatisait le système de santé ? Et tout cela avec le sourire en plus ! Bienvenue dans une libéralisation de la santé… Il ne va pas faire bon être pauvre à partir de 2008…
"La priorité, c'est de traiter la question des régimes spéciaux de retraite. Je demande au gouvernement de les réformer sans tarder". Ou comment encore une fois faire focaliser sur une catégorie de personnes (moins de 500 000 actifs), et trouver cette échappatoire pour tout faire passer.
Sarkozy, c’est le politique du pire, la politique de chacun pour soit et de l’opprobre. Une politique de la destruction de la solidarité au profit de l’égoïsme. C’est un néo conservateur habillé des vêtements de l’humaniste. Mais ne nous laissons pas endormir. Prie qu’Attila, il ne restera rien après son passage si nous ne sommes pas vigilent. Alors engageons nous, militons, ne baissons pas les bras !
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08.09.2007
Cécile Duflot, sur France Culture (08/09/07)
Ce matin, en fait il y a 5 minutes, j'ai écouté Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts, sur France Culture. Pour ceux qui n'auraient pas encore suivit, je suis adhérent de ce parti.
Et je m'attendais à une émission casse gueule ou l'on allait venir encore expliquer que, les Verts ça sert à rien, que l'écologie c'est dépassé, que tous les monde est écologiste...
Et parfois on a glisser vers cela mais.... mais Cécile ! Quelle grande interview tu as livré ! Je te tutoies parce que u es, pour moi, la meilleure ambassadrice que nous pouvions rêver ! Tu portes nos idées, haut, fort, loin. Sans faiblir un instant, tu as démontrer le fait qu'il y a uns grande nuance entre "parler d'écologie" et "faire de l'écologie politique". Tu as su mettre sur la table les erreurs passés des Verts, poser des perspectives d'avenir, démontrer, avec brio je dois bien le dire, que les Verts n'étaient pas qu'une bande d'allumés, mais bine un parti politique d'avenir.
Merci à toi. C'est tout ce que j'ai envie d'ajouter.
Pour ceux qui veulent écouter l'émission, voici le site :
Elle sera disponible en "podcast" pendant une semaine.
12:05 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : actualité, politique, verts, les verts, ump, ps, pcf
Show médiatique à la mode Sarko
Qu’est ce qu’on se marre quand même ! Voilà que le gouvernement Sarkozy et que sa majesté elle-même nous offrent un spectacle pathétique et … à vomir.
Commençons par Michelle Alliot Marie, ministre de l’intérieur, qui nous fait une jolie réunion pour nous dire que les préfets vont enfin se parler (grande nouvelle !) pour mieux prévenir la violence. Sur le fond pourquoi pas, mais dans son discours, voilà qu’elle nous ressort le coup de la caméra de surveillance qui nous sauvera de tout. D’après madame le ministre (oui elle tien au « le »), on pourra repérer les délinquants pour mieux filtrer et appréhender… Au faciès ? A la casquette et polo Lacoste ? C’est quoi le critère visuel du délinquant ? Encore une belle dérive vers la stigmatisation et la facilité du préjugé.
Continuons avec Rama Yade, secrétaire d’état aux droits de l’homme, qui débarque à Aubervilliers pendant l’expulsion de sans papiers. Déjà, notons qu’Aubervilliers, commune soit disant « communiste » se comporte comme la plus droitière des communes concernant les pauvres et les immigrés depuis bien longtemps. Mais voilà notre Rama nationale se dit « choquée que des enfants assistent à de telles scènes » et surprise que cela se passe « dans une commune communiste ». Mais ne nous prendrait-elle pas un peu pour des ânes ? Si elle était choquée, il y a bien longtemps qu’elle aurait quitté le gouvernement de monsieur chasse à l’enfant sans papiers, j’ai nommé Sarkozy premier ! Elle semble découvrir la politique de terreur que ce gouvernement fait subir aux sans papiers… Elle est là pour le show, surement sur ordre (même si elle a été, pour la forme, convoquée par le premier ministre). Pathétique et à vomir, tout comme quand elle n’avait pas moufté mots lors du voyage de Sarkozy en Tunisie, pays réputé pour ses atteintes… aux droits de l’homme justement !
Mais la palme revient à notre président ! Face aux chiffres annoncés de la croissance par l’OCDE (1.8 % au lieu des 2.25 % espérés par le gouvernement) voilà que Sarkozy se transforme en superman ! Et oui, car « si la croissance n’est pas là, j’irais la chercher s’il le faut » dit il ! Ce n’est pas beau ça ! Mais elle habite ou la croissance dite moi monsieur Sarkozy ? Et comment on la ramène ? En bus, en voiture, à vélo ? Encore une fois Sarkozy nous sort une formule incantatoire du plus bel effet, qui marchera surement sur une partie de l’opinion mais qui est aussi creuse que de dire « si demain il fait beau, alors c’est qu’il ne pleut pas ». Ca ne mange pas de pain.
Bref encore une jolie démonstration du gouvernement, qui nous prouve que côté agitation des bras pour cacher la misère, ils sont au firmament !
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07.07.2007
DSK au FMI : la PS et ses contradictions..
On apprend donc ce matin que Dominique Strauss Kahn serait pressenti pour être présenté par la France à la tête du FMI.
Rappelons que le Fond Monétaire International est un organe qui échappe à tout contrôle et qui est le bras armé (via la dette) du néo libéralisme dans le monde.
Alors dans ce conditions que va y faire DSK ? Le parti socialiste, soit disant enclin à changer le monde, va fournir au néo libéralisme son bras droit ?
Comment un parti qui se dit "porteur d'une autre voie" de la mondialisation peut il laisser faire une telle chose ?
Bref encore une belle entorse à la gauche au PS, ou l'intétêt personnel prime de plus en plus sur l'intérêt général...
13:09 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (26) | Envoyer cette note | Tags : politique, gauche, PS, DSK, verts, actualité, les verts



