07.10.2008
Aider les banques ou ... les gens ?
Depuis quelques jours, nous sommes assommés de phrases toutes faites, du genre « il faut sauver le système car sinon on perd tout »...
Il n'y aurait donc qu'un seul système ? Qu'une seule façon de voir et gérer le monde ? Etonnant non ?
Et pourtant il y a bien d'autres façons de voir les choses. Commençons par la gestion de la crise.
Au lieu de privilégier les banques, les états pourraient privilégier les citoyens. Comment ? En recentrant les choses sur le social.
Les sommes misent en jeu aujourd'hui pourraient permettre d'assurer des revenus allant jusqu'à 4 SMIC par mois et par personne. Pourquoi ne pas commencer par cela ? En créant une « banque centrale » réellement liée au peuple, et qui lui garantirait leur revenus. Libre ensuite aux entreprises de mettre leur actifs dans cette banque ou non, donc de survivre ou pas...
En assurant ainsi la viabilité des revenus de ses citoyens, les états éviteraient qu'ils ne soient les premiers à payer les travers du système via des licenciements.
Ensuite, pour soutenir les PME/TPE cette banque centrale serait le meilleur outil.
Bien sur ces outils ne seraient que le premier pas pour aller vers un découplage des revenus et du travail. Pour aller vers le revenu garanti. Et surtout ces outils seraient directement dirigés par le peuple via ses représentants, et non remis aux mains des spéculateurs...
Bien sur je rêve, car aujourd'hui on sauve les oligarques au détriment du peuple... Mais je me dis que le peuple pourrait un peu se secouer pour se sauver lui même non ?
D'autant plus que quand le peuple souffre, les fascismes montent...
16:46 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : économie, actualité, les verts, politique, banques
01.10.2008
Néo capitalisme ? Néo enfumage !
Depuis quelques semaines, surtout depuis le début de la crise boursière, on nous parle de plus en plus de « néo capitalisme ». Même « Marianne », l’hebdomadaire titrait avec cela il y a quelques temps.
Mais qu’est donc que ce « néo capitalisme » ? Et bien ce n’est rien de plus qu’une technique d’enfumage en règle. Le capitalisme a connu bien des visages (Voir l’Histoire du capitalisme http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_du_capitalisme) . Adam Smith lui donne ses lettres de noblesses modernes, et un courant classique apparaît, puis un courant réformateur (pour aller vers encore plus de marché) apparait et crée la « société anonyme ». Et là naît les néo-classiques (réformateurs de la période classique). Sont-ils des « néo capitalistes » ? Non aucunement. Juste des capitalistes qui appliquent d’autres règles, mais pour aboutir à la même chose. Au fait, c’est quoi le capitalisme ?
Le capitalisme : Système économique fondé sur la recherche du profit au moyen d'investissements, de spéculations ou de manipulations de capitaux. La première phase du capitalisme sera commerciale (capitalisme marchand de l'ère mercantiliste), la seconde sera productiviste (avec la révolution industrielle). (Source : http://www.collegeahuntsic.qc.ca/Pagesdept/Hist_geo/Atelier/Guide/glos...).
Voilà ces rappels étant faits, nous noteront qu’il ne peut y avoir de « néo capitalisme ». Il y a capitalisme ou pas.
Quel est le but alors de parler de « néo capitalisme » ? Et bien tout simplement à nous habituer à l’idée qu’il faudrait revenir au capitalisme ! Donc ne pas quitter le système dans lequel nous sommes ! Tout le monde suit ?
Ce n’est que de la sémantique, de la rhétorique. Rien de plus. En mettant dans l’esprit des gens que nous serions sous une forme de « néo capitalisme », la presse inféodée au pouvoir, ainsi que les politiques qui aiment le productivisme (attention, ces politiques sont aussi bien de droite que de gauche) nous préparent à subir la crise, la faire payer par les plus pauvres pour mieux… relancer leur système capitaliste !
Alors, elle n’est pas belle ma technique d’enfumage ?
Merci à toi, presse « libre » de France de contribuer à l’abrutissement des masses !

18:15 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, actualité, monde, capitalisme, économie, les verts
20.09.2008
Crsie mondiale ? Peuple aveugle !

Et voilà ! C'est l'euphorie sur les marchés. C'était prévisible : imaginez vous être un gros actionnaire. Vous faites la demande à une banque ou une société d'assurance de faire fructifier votre argent au delà du raisonnable. Elles se plantent et vous êtes sensés tout perdre... Sauf que là, les banques centrales interviennent et couvrent toutes les erreurs ! Et vous ne perdez rien, voir vous gagner de l'argent. Quel est le signal ? Et bien continuez et goinfrez vous !
Sauf que... Les banques centrales pour obtenir des liquidités ont dû emprunter, ou plutôt lancer des "bons du trésor" que les gens achètent contre remboursements futurs avec forts intérêts. Les gens, les banques ou les états. Et là ce fut les banques du Moyen Orient et de Chine, ainsi que la Chine elle même. Depuis 1973, les liquidités reposent sur la capacité à l'emprunt et pas sur du fixe (poids en or, etc...). Il faut donc emprunter pour avoir de la monnaie et c'est ce que viennent de faire toutes les banques centrales. Un exemple : le budget annuel de la banque centrale USA est de 11 milliard. Elle parle d'injecter 1000 milliards !
Problème : cela ssignifie que les USA et l'Europe sont aujourd'hui de grosse débitrices envers la Chine et le Moyen Orient ! Impossible pour elles de continuer ainsi ! Il va donc falloir rembourser les sauvetages et vite !
Première solution : la remise sur le marché des banques et assurances "nationalisées". Sauf que ça ne suffira pas. Car elles ont été sauvées au moment ou le cours de l'action n'était pas au plus bas, bien au contraire. Et donc la revente par les banques centrales des actions ne couvrira pas les frais engagés.
Seconde solution : rembourser la dette avec l'argent des Etats. Et là ce sont les plus pauvres qui vont morfler : on va tirer sur le budget de l'éducation, de la santé, de l'infrastructure. Privatiser ce qui marche (poste, hôpitaux, etc..) et mettre à mal la solidarité (sécurité sociale). Et tout cela parce que le premier budget va être le remboursement de la dette.
Attention : je ne suis pas en train de dire qu'un état de devrait pas avoir de dette ou que la dette est un problème. C'est plus que de sauver les ultra riches entraîne une prioritisation au remboursement de la dette au débit des pauvres. Le marché va bien, et vous ?
C'est le religion d'aujourd'hui : croire au marché, et tout donner aux gourous !
Je laisse la parole à Caroline Fourest pour la conclusion.
17:02 Publié dans Monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : crise, économie, politique, actualité, les verts
18.09.2008
Les subprimes expliquées en BD
Déniché sur Rue 89, cette BD faite par des anonyme vulgarise avec talent la crise actualle des Subprimes.
A lire : subprimesRue89.pdf
23:56 Publié dans Monde | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : crise, subprimes, économie, actualité
17.09.2008
Crise mondiale ? Banques centrales ?

Comme Jean Marc Sylvestre se sent mal en ce moment ! La bourse, la sainte bourse, est en péril. Voyez donc : ils ont joué avec le feu et voilà qu’aujourd’hui les géants se révèlent aux pieds d’argile…
Bon, on sait bien que tout ce qui se construit sur du vent termine éclaté comme une baudruche (c’est valable en économie comme ailleurs), sauf pour les économistes ! Seulement voilà, la crise actuelle permet de comprendre mieux une chose : les vases communiquant entre riches et pauvres.
Je m’explique. En 1929 (grosse crise) et en 1973 (crise structurelle pétrolifère) les nations avaient joué un rôle faible, pour une raison simple. Une banque centrale, payée par nos impôts et dont les fonts en sont aussi issus, n’a pas à réguler les marchés, mais à maintenir la monnaie (pour que 1 dollar virtuel = 1 dollar réel). C’est leur rôle théorique. Et puis en 29 y'en avait pas. Sauf que…
Face à la crise actuelle (pour résumer, on a fait fructifier de l’argent sur de l’argent virtuelle de crédits à la consommation et immobiliers) les banques centrales viennent de jouer un rôle bien plus trouble : celui d’assureur d’état !
Et oui car c’est bien avec notre argent commun (impôts) qu’elles viennent soit de renflouer les crédits des banques, soit d’injecter des liquidités fraiches, soit encore de partiellement nationaliser des entreprises.
Certains vont me dire « ben oui c’est pour garantir la monnaie ». Sauf que la monnaie peut se dévaluer ! Le rôle d’une banque centrale n’est pas de maintenir l’argent au plus haut, mais de garantir, comme dit au dessus, l’égalité entre virtuel et réel. Que l’on se comprenne bien : je ne suis pas un fan de la déflation brutale. Mais je me dis que c’est le jeu du capitalisme : on joue, on perd, ça se casse la gueule.
Mais là non : en gros les financier jouent, s’engraissent et quand tout va mal ils mutualisent sur l’ensemble de la population les pertes ! C’est hallucinant ! Imaginez que vous soyez propriétaire de votre logement, vous faites une plus value en le louant. Vos locataires détruisent l’appartement. Au lieu de perdre, vous faite payer à l’ensemble de la copropriété les dégâts ! Et bien c’est exactement ce que font aujourd’hui pour nous les banques centrales ! Peuple, paye pour les nantis !
Qu’est ce que cela entraine ? Et bien pour survivre, une banque centrale à besoin de deux choses : une croissance permanente et une inflation faible. Donc cela à un lien direct avec les politiques menées dans les états… Vous me suivez ? Et oui : pour sauver les riches, on casse tout pour le reste de la société ! La solidarité, l’éducation, la santé… Pour faire des économies et permettre aux banques centrales de vivre grassement et de sauver les plus riches !
N’est ce pas merveilleux ce monde ou l’on mutualise les pertes et où l’on individualise les profits ? Ou les plus pauvres sauvent les plus riches ? Et du coup sont encore plus pauvres !
Mais les outils du maintien de l’ordre sont là : policiers surarmés, fichage des citoyens (EDVIGE ou autre), armée de métier… Au cas où l’envie prendrait à ces gueux de pauvres de se révolter. Après les impôts, la protection physique des plus riches…
La prochaine fois que l’on vous parle de la crise, garder cela en tête : c’est vous qui payez pour que les banquiers et leurs actionnaires restent riches… Alors on continue comme ça ?
17:26 Publié dans Monde | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : crise, économie, monde, politique, actualité, les verts
22.07.2008
En musique que diable !
Tout à l'heure on m'a demandé "et pourquoi t'es écolo toi" ?
Et plutôt qu'un grand discours, j'ai répondu : "Et pourquoi toi tu l'es pas ?"
J'attends toujours sa réponse...
Musique !
Et un groupe de jeunes gens ot fait ce clip sur "Plus rien" des Cowboys Fringants, ça mérite d'être visionné !
18:19 Publié dans Ecologie | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : écologie, environnement, économie, politique, les verts
03.07.2008
Le début de la pénurie
Bien, nous y voilà. Nous entrons dans l’air du manque, de la pénurie de pétrole. Bientôt nous serons face à la pénurie d’uranium. Et que faisons-nous ? Rien. Sans parler des futures pénuries d'eau et de nourriture.
Notre société est non viable, nous le savons tous, même les plus récalcitrants, de Sarkopzy à Allègre, savent que sur une planète finie, la croissance infinie est impossible. Il faudrait plus de trois planètes pour que tous le monde vive comme un européen, et plus de 6 comme un américain. Mais on continue comme si de rien n’était.
Encore l’autre soir, face à la hausse du pétrole, notre président affirme miser sur le nucléaire. Il ne parle pas des déchets, et encore moins de la pénurie d’uranium (et oui, c’est une énergie fossile) qui va s'accélérer du fait du nombre de centrales de par le monde. Non on en parle comme d’une énergie renouvelable… Et au fait, il est au courant qu'on ne peut pas remplacer le pétrole par l'électrique ?
Il serait temps de mettre en place une réelle économie de crise, une économie de guerre comme le suggére Yves Cochet. Car l’ampleur de la tache à accomplir est grande, mais pas insurmontable.
Nous devons aller vers une société du vivre mieux, du vivre ensemble, solidaire et ouverte. Et sortir de l’économisme, du spéculatif, et de la surconsommation. Nous devons aller rapidement vers la frugalité heureuse, pour espérer léguer aux générations futures un peu de terre viable pour vivre.
Nous n’avons plus le choix. Les décisions prises aujourd’hui auront un impact énorme sur demain. Nous sommes la dernière génération à pouvoir réellement changer les choses en ce qui concerne le climat.
L’attitude de nos dirigeants, des multinationales, et des peuples en général est inhumaine. Oui inhumaine dans le sens ou elle ne cherche pas à garantir la survit de notre espèce.
Chacun d’entre nous doit prendre conscience qu’il a un rôle à jouer pour l’avenir des hommes, son propre avenir, celui de ses enfants, celui du monde. Nous ne devons plus attendre d’un dieu ou d’une instance supérieur politique ou pas, qu’elle trouve pour nous la solution.
C’est ensemble, unis, que nous devons affronter aujourd’hui pour que demain soit viable. Aucun geste n’est inutile, aucune action ne sert à rien. Il faut aller de l’avant, vite et fort.
Prenons conscience chaque instant de ce que nous faisons, et demandons nous si oui ou non c’est compatible avec un lendemain meilleur. Avançons certes pas à pas mais avançons !
Ensemble, tout devient possible disait un productiviste nucléopathe. Prouvons lui que c’est vrai : ensemble, tout devient possible, surtout sortir du système qu’il défend…
17:53 Publié dans Ecologie | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : écologie, environnement, économie, politique, les verts, actualité
21.06.2008
Livre : "Sortir de l'économisme"
Sous la direction de Philippe Merlant, René Merlant, René Passet et Jacques Robin.
Nous sommes dans une période où il est de bon ton de laisser croire que l'économie est tout, et qu'il ne serait pas possible de faire autrement. Ce livre s'applique justement à démontrer le contraire. Commençant par analyser la situation, la transformation de notre société, les différents auteurs font ensuite le travail d'ouverture et de démonstration des problématiques afin d'amener l'espoir et la réflexion.
L'économisme a tout envahi aujourd'hui. Il faut donc le détricoter pour envisager une société humaine plus vivable, plus juste. Ce livre ne s'arrête pas, comme d'autres, à une simple critique du capitalisme, il en démontre l'inefficacité, mais surtout propose des solutions.
Les auteurs, tel André Gorz, Jean Zin, Michel Roccard, Edgard Morin, représentent des courants de pensées différents, mais démontrent que bien que prenant parfois des chemins un peu éloignés les uns des autres, ils ont pour but le mieux être de l'humanité, de la planète. Et donc une capacité probable à voir les différents courants représentés s'unir dans ce but, chacun avec ses spécificités.
A lire, car bien que datant de 2003, ce livre reste plus que jamais d'actualité !

17:37 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : livre, économie, actualité, politique, les verts
30.03.2008
Intiative Stop Finance
La finance déréglementée détruit les sociétés. Silencieusement, au quotidien, quand les actionnaires pressurent les entreprises, c’est-à-dire les salariés, pour en extraire davantage de rentabilité, au Nord comme au Sud. A grand spectacle et avec fracas dans les crises aiguës où se révèlent brutalement les invraisemblables excès de la cupidité spéculative et leur contrecoup sur l’activité et l’emploi. Chômage, précarisation, accroissement des inégalités : les salariés et les plus pauvres sont voués à faire les frais soit de la spéculation, soit des nuisances du krach qui s’ensuit.
Depuis deux décennies, le cours de la finance mondiale n’est qu’une longue suite de crises : 1987, krach boursier ; 1990, crise immobilière aux Etats-Unis, en Europe et au Japon ; 1994, krach obligataire américain ; 1997 et 1998, crise financière internationale ; 2000-2002, krach internet ; 2007-2008 enfin, crise immobilière et peut-être crise financière globale.
Pourquoi une telle répétition ? Parce que toutes les entraves à la circulation des capitaux et à l’« innovation » financière ont été abolies. Quant aux banques centrales qui ont laissé enfler la bulle, elles n’ont plus d’autre choix que de se précipiter au secours des banques et des fonds spéculatifs en mal de liquidités.
Nous n’attendrons pas la prochaine crise sans rien faire et ne supporterons pas plus longtemps les extravagantes inégalités que la finance de marché fait prospérer. Parce que l’instabilité est intrinsèque à la déréglementation financière, comment les dérisoires appels à la « transparence » et à la « moralisation » pourraient-ils y changer quoi que ce soit - et empêcher que les mêmes causes, de nouveau, produisent les mêmes effets ? Y mettre un terme suppose d’intervenir au cœur du « jeu », c’est-à-dire d’en transformer radicalement les structures. Or, au sein de l’Union européenne, toute transformation se heurte à l’invraisemblable protection que les traités ont cru bon d’accorder au capital financier.
C’est pourquoi nous, citoyens européens, demandons :
- l’abrogation de l’article 56 du Traité de Lisbonne, qui, interdisant toute restriction à ses mouvements, offre au capital financier les conditions de son emprise écrasante sur la société. Et nous demandons également
- la restriction de la « liberté d’établissement » (art. 48) qui laisse l’opportunité au capital de se rendre là où les conditions lui sont le plus favorables, et permettrait ici aux institutions financières de trouver asile à la City de Londres ou ailleurs.
Si par « liberté » il faut entendre celle des puissances dominantes, aujourd’hui incarnées dans la finance, d’asservir le reste de la société, disons immédiatement que nous n’en voulons pas. Nous préférons celle des peuples à vivre hors de la servitude de la rentabilité financière.
18:25 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : pétition, actualité, économie, finance, les verts
11.03.2008
Le retour de l’ami pétrole (les plombs fondent)
On se marre à Wall Street ! Depuis quelques temps, le pétrole fait sauter les meilleurs scores ! Et voici le record de 107 $ pulvérisé ! Youpi ! Champagne !
Je vous rassure, je ne suis pas en train de devenir fou, et de me mettre à apprécier le monde de la spéculation. Mais ne rêvons pas, c’est bien une bonne nouvelle pour les spéculateurs que de voir un pétrole aussi cher. Car c’est plus rentabilité au baril. Et c’est bien tout ce qui compte.
De toute façon, cela était plus que prévisible : une demande en forte augmentation, une production qui stagne et quelques guerres… Et hop, jackpot pour les petits gars du raffinage ! Enfin pas les petites mains, non, les gros, les patrons et actionnaires.
Certains cirent au scandale ! Imaginez donc, cela va coûter au plus pauvre. Oui, c’est vrai. Mais quand je vois aussi bien les ministre UMP que le PS hurler contre tout cela, je me demande s’ils ne nous prendraient pas pour des imbéciles ?
Petite explication : la naissance de l’automobile de masse se situe dans les années 60. On commence à voir (et à donner à voir) la voiture comme belle objet de liberté (que ne ferait on pas avec le marketing). Passons sur le fait qu’une voiture c’est avant tout un asservissement à la banque (un peu comme de devenir propriétaire foncier) du fait du crédit qu’il nous faut prendre, et asservissement aux assurances obligatoires. Elle en prend un coup la liberté non ? Mais ne vous inquiétez pas, le marketing a inventé un truc super, la phrase choc : « La liberté ça a un coût ». Prend ça sur la caboche, consommateur.
Mais dans cette période, c’est aussi l’état qui vend des voitures. Ben oui, faut faire tourner les fleurons français que sont Renault, Peugeot et Citroën. Sans parler de Michelin qui chausse ces beaux monstres. Et là, on nationalise, on syndicalise, on ratisse. Tout cela pour asservir le citoyen. Pardon, je m’égare, tout cela pour lui offrir la liberté au travers de l’automobile.
Bon nous pouvons nous dire, erreur du passé. Aujourd’hui, que 80 % des gens sont en zones urbaines denses, il en va tout autrement, et les politiques changent. Transport rails locaux, train pas cher, aménagement cyclables…Redynamisation des transports collectifs dans les campagnes… Mais que nenni ! Depuis des années, le mythe de la voiture est entretenu, voir encouragé par les politiques publiques !
Certes, certaines villes changent de cap depuis 2001, mais tout cela reste timide, et sans réelle envergure. Non, vraiment depuis des décennies, les politiques publiques encouragent le tout automobile. Pour la plus grande joie des constructeurs de pot de yaourt sur roues, de Vinci et Bouygues.
Sans parler du chauffage au fioul ou autres joyeusetés de ce genre…
Aujourd’hui, alors que depuis des années des scientifiques alarment sur le pic de Hubbert, sur la raréfaction du pétrole, etc.. On ne fait rien. On brule allègrement des litres et des litres de carburants dans nos automobiles, au lieu de le réserver à des choses plus nobles (médicaments par exemples). On réchauffe sans vergogne notre atmosphère en espérant que ça passe. On pollue nos rivières, notre eau. On tue l’agriculture vivrière au profit de l’agriculture industrielle. Un peu comme les croyants fanatiques d’une secte folle.
Mais hosannah, alléluia ! Saint baril est monté, et tout va bien ! Continuons comme aujourd’hui, avec un peu de greenwashing ! Créons une taxe à la voiture propre, qui consommera 10 % de moins, c’est tellement écolo ! Tuons le TER et RER, et donnons aux gens de belles autoroutes ! Construisons un aéroports de plus (voir deux ou trois, ne soyons pas radins) et offrons aux avions de belles pistes pour décoller, et aller polluer le ciel en rejetant tellement de bonnes choses bénéfiques, tels le CO2 et les dérivées du pétroles…
La croissance est là grâce au Dieu Pétroleum, ne le remettons pas en cause ! Ne cherchons pas à changer les choses, le monde. Que les Verts, les écologistes et les associations se tiennent prêts : quand la planète ira mal, on dira « c’est de votre faute aussi, fallait nous avertir avant ! ». Ben oui ce n’est pas la faute du saint système économique mondialisé qui exploite plus qu’il ne libère (sauf en CO2 et pollution) ni du fait que l’on mette l’argent au centre au lieu de l’homme. Non sainte, Croissance priez pour nous pauvre pêcheur qui avons osez ne pas consommer le premier mai dernier, mais on se rattrape parfois le dimanche vous savez ! Quelle honte ! Toi qui assure notre survie, et celle de nos enfants (tout en les empoisonnant).
C’est sur, ne remettons rien en cause…
15:45 Publié dans Ecologie | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : écologie, environnement, monde, actualité, économie, pétrole, les verts

