03.07.2008
Treize ans et déjà fichés…
Connaissez-vous EDVIGE ? Ce n’est pas la dernière chanteuse à la mode, non, c’est un nouveau fichier de la police, hérité des Renseignements Généraux.
En quoi consiste-t-il ? Rien de grave, parait-il : il sert simplement à ficher vos enfants dès l’âge de 13 ans. Mais pour quel motif ? Et bien rien de spécial : juste la suspicion qu’il puisse un jour commettre un acte délictueux ! Y'a comme une odeur de pétainisme...
N’est ce pas merveilleux que de voir cela ? Une société qui fiche non pas les délinquants, mais les potentiellement futurs délinquants… Georges Orwell n’aurait pas écrit mieux.
A quand la médication forcée pour maintenir le peuple tranquille (ok on a déjà la télévision pour cela) ? Comme dans « Le meilleur des mondes » ?
Cette dérive est grave et inacceptable.
Mais le plus flippant, c’est quand on voit ce que sont capables de mettre en place les démocraties, on ose à peine imaginer ce qui se passe en dictatures….
17:58 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité, politique, les verts, police, fichier edvige
29.05.2008
Quand la justice française accepte une répudiation
Voici ce que l’on peut lire aujourd’hui à l’AFP :
L'épouse n'était pas vierge, mariage annulé
La justice française a annulé un mariage au motif que l'épouse, de religion musulmane comme son mari, avait menti sur sa virginité, a-t-on appris aujourd'hui auprès de l'avocat du mari, Me Xavier Labbée.
L'union a été annulée "pour erreur sur les qualités essentielles du conjoint" par un jugement du tribunal de Lille (nord) rendu en avril. Alors que sa fiancée lui avait affirmé qu'elle était chaste, une valeur essentielle pour lui, l'homme avait découvert le soir de leurs noces, le 8 juillet 2006, qu'elle ne l'était pas.
L'avocat a justifié sa décision de recourir à une procédure d'annulation, qui revient à considérer que le mariage n'a jamais eu lieu, plutôt qu'à une procédure plus courante de divorce. "Le divorce sanctionne un manquement aux obligations issues du mariage (...) Ici, il y a un vice dès le départ", a-t-il expliqué.
Le tribunal a estimé que l'époux avait conclu cette union "sous l'empire d'une erreur objective" et qu'"une telle erreur était déterminante dans son consentement", selon le jugement publié dans la revue juridique le "Recueil Dalloz".
Source : AFP
La justice française vient d’ouvrir une brèche : celle de l’acceptation de répudiations pour fait de non virginité. Ce sont tous les fanatiques religieux qui doivent aujourd’hui se frotter les mains d’un tel jugement.
Dangereux pour le droit des femmes, ramenant le patriarcat au devant de la scène (devant le droit français ?) cette décision est un précédent qui risque de nous coûter cher en régression.
19:09 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mariage, virginité, actualité, femmes, les verts
28.05.2008
Matthieu Ricard : Le bouddhisme et l'Occident
Une approche du Bouddhisme et son lien avec l'Occident.
23:03 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bouddhisme, religion, actualité, docimentaire
12.05.2008
Martin Luther King n'est pas de vos combats !
Non, vous, qui vous réclamez des "Indigènes de la république", non monsieur Luther King n'est pas de vos combats.
Non vous qui parlez de "souchiens" pour désigner les blancs, ou les français de souche comme vous dites, tels des lepénistes, non monsieur Luther King n'est pas de vos combats.
Non, vous qui citez le discours du "rêve" comme un acte fondateur de la négritude, n'avez rien compris au message de paix, d'harmonie et de respect que portait Martin Luther King.
Alors comme il vous fallait une traduction, la voici en dessous : lisez ! apprenez ! Et qu'un jour, quelque soit notre couleur, nous allions main dans la main.
20:11 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (16) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité, politique, les verts, martin luther king
23.04.2008
Sauvons les banques avec… l’argent public !
Vous savez, en ce moment on parle de crise alimentaire. Et savez vous que l’on estime qu’il faudrait simplement 500 millions de dollars pour sauver une grande partie des affamés de ce monde ? Ce chiffre parait énorme. Mais réfléchissez un instant : on a trouvé en moyenne 5 milliards de dollars par banques déficitaires en subprime ces derniers jours ! Oui oui ! 5 Milliards en moyenne, dix fois ce qu’il faudrait pour empêcher les plus pauvres d’avoir faim.
Car ce sont bien des centaines de milliards d’argent public, via les banques centrales, qui ont été réinjectés pour couvrir les erreurs de spéculation de vautour des hautes finances. Privatisation des profits, mais mutualisation des risques ? C’est cela le capitalisme moderne ? C’est donc un jeu où les banques et les plus riches sortent toujours gagnants.
Bien sur, le système est vérolé dès le départ : regardez comme les banques tiennent le monde ! Elles ont réussi à se rendre indispensables. Donc leurs arguments c’est : si on fait faillite, tous les petits actionnaires et les personnes ayant un compte chez nous se retrouveront sans rien. Et ça marche ! Voilà donc les états, via les banques centrales, qui se mettent à renflouer les banques privés… avec l’argent de tous.
Y’a comme un bug là. En quoi l’état ne pourrait il pas laisser une banque privée faire faillite tout en assurant la survie de ses clients, via un comptoir d’état ? Comment se fait il que l’on n’envisage pas de laisser les risques sur ceux qui nous font vivre si mal en spéculant sur nos vies ?
La vision purement néo libérale, qui s’est emparée de la droite depuis des années, du centre et d’une partie de la gauche, entraîne ce genre de dérive du « on ne peut pas faire autrement ». Mais il faudrait plutôt dire qu’ils « ne veulent pas essayer autre chose » ce serait plus juste !
Car le capitalisme appliqué aujourd’hui est bien l’un des plus exécrable qu’il soit. Pas de prise de risque pour les plus riches, tout repose sur les plus pauvres. Ou est la justification de nos grands PDG de leurs rémunération parce qu’ils prennent des risques ? Regardons en face les choses : les risques n’existent plus pour eux, ils sont mutualisés, donc portés par l’argent public.
Ne nous laissons pas berner par les phrases du genre « on ne peut pas faire autrement ». Soyons lucides : un autre monde est possible, si on veut réellement le construire.
12:25 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, actualité, banques, les verts, subprime
18.04.2008
Réformes, mais non, paupérisation !
Actuellement, le gouvernement, et notre président, nous offre un grand show sur la réforme de l’état. Ainsi, grâce à eux, nous aurions des lendemains qui chantent…
Mais regardons d’un peu plus prêt sur quoi cette réforme repose.
Tout d’abord, on constate que le but de nos dirigeants est la mise en place d’un système ou les extrêmes salariaux s’éloignent de plus en plus. Les riches sont de plus en plus riches, les pauvres de plus en plus pauvres. Cette paupérisation se ressent dans la façon de traiter les choses. Ainsi seul « avoir un emploi » devient important. On ne soucie plus ni de la qualité de celui-ci, ni de sa rémunération. Deux mesures phares démontrent cela : le RSA, qui aura pour conséquence la paupérisation des bas salaires, et la réforme des indemnités chômage, qui devrait obliger les gens à prendre n’importe quel emploi au bout de deux propositions.
Cette vision de la société va plus loin. Ainsi l’école est elle devenue un secteur qui se doit d’être productif et rentable. Drôle de nation qui préfère miser sur un vide d’éducation que d’investir sur son avenir.
Mais il en va de même de la santé. Les hôpitaux sont dans la ligne de mire, les déremboursements pleuvent, la santé devient de plus en plus un luxe. L’état que l’on nous promet est donc un état à minima, qui ne cherchera pas le bien être pour tous, mais la survie des plus pauvres seulement.
Les « pousse au crime » qui nous gouvernent semblent tout droit sortis d’un livre qui pourrais s’intituler « Le Néoclassicisme pour les Nuls ». Pas une autre vision que celle qui consiste à donner plus à la propriété privé, au détriment du social, et donc de la solidarité.
Des siècles de combats pour cette solidarité risquent d’être balayés d’une main cynique et gantée, durant ces années de règne d’une droite décomplexée.
Face à ce constat, il est temps de reprendre le chemin de la lutte, et d’ouvrir le débat là où c’est utile : entreprise, partis politiques, syndicats…
Réinventons les forces de progrès sociaux de demain, reprenons en main nos destins.
15:05 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité, réformes, paupérisation, politique, les verts
04.04.2008
Consommation égale bonheur ?
Drôle de question n’est ce pas ? En fait je me la pose parce que j’ai appris l’autre jour que l’indice appelé « moral des ménages » n’avait comme seule base de mesure le degré de capacité à consommer. En gros un ménage heureux serait un ménage capable de consommer… Merci l’INSEE !
C’est à ce genres de détails que l’on comprend que notre société s’est ultra engluée dans le consumérisme, au point de ne plus pouvoir imaginer vivre sans. Tout n’est plus que performances : il faut pouvoir acheter pour être heureux, avoir le meilleur salaire pour exister, être le meilleur en tout (sport, connaissances techniques, sexe). Bref une vraie société de compétition maladive.
Ce que l’indice de « moral des ménages » nous démontre, c’est cette incapacité de plus en plus flagrante des gens à trouver en eux et autour d’eux les sources d’un vrai bonheur. L’amour porter à des personnes est il monnayable ? Pourtant il est tellement source de bonheur ! Et le bonheur ça ne ferait pas le moral ?
Il en va de même de tas de choses : la joie d’apprendre pour rien (s’intéresser à un sujet simplement par curiosité !), le plaisir de parler avec une personne, une balade en forêt, etc… Le vrai bonheur, l’unique, pas celui que cherche à nous vendre les journaux et les politiques, c’est celui que l’on s’offre. Pas par l’argent ! Mais par l’esprit !
Revenons à la base, créons une société basée non pas sur l’asservissement à la consommation, mais sur la croissance exponentielle du bonheur. Préférons parler et donner, qu’acheter et revendre. Offrir du temps plutôt que des cadeaux inutiles. S’offrir un livre plutôt que de se priver pour acheter la dernière montre à la mode pour frimer.
Soyons nous même constructeur de notre propre bonheur ! Il est temps de changer la société pour qu’elle ne nous transforme plus en zombies consommateurs.
15:23 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (23) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité, sondage, bonheur, politique, les verts
26.03.2008
Homophobie habituelle…
Aujourd'hui, alors que je sifflotais, on m'a demandé ce que "j'interprétais maladroitement". Je répond : "C'est la musique de Brokeback mountain" et la personne qui m'avait demandé cela réplique "Ben c'est un film de pédé ça !"... Du coup j'ai eu envie d'écrire ce petit texte...
Vous savez la petite phrase qui va bien, du genre « ça ce n’est pas un fromage de pédé ». Ou le cri du cœur, « pédé » comme insulte suprême (souvent au volant). Ou les sous entendus du genre « ouais mais bon, en même temps, il (ou elle) est à voile et à vapeur alors tu sais ».
Autant de petits actes homophobes qui ne portent pas leurs noms. Le but de ces mots ? Rabaisser la personne en face, ou valoriser le travail fait en sous entendant que ces sous hommes d’homosexuels (ou sous femmes) ne pourraient sûrement pas le faire. Mignon non ?
Imaginiez deux minutes que l’on dise « ça c’est du travail d’arabes ». Là on voit immédiatement le côté raciste de la chose. Cela peut même vous valoir une condamnation au tribunal pour discrimination et injure. Justifiée la condamnation d’ailleurs. Mais, dire la même chose avec dans la phrase « pd », « pédé » pour les un peu plus lettrés, « pédéraste » pour ceux qui ont déjà utilisé plus d’un neurone dans un dictionnaire, c’est normal. Justifié il parait par l’habitude… C’est ce que la plupart des gens que j’ai interpellé là-dessus m’ont dit. La réponse la plus drôle est souvent « ben j’ai rien contre eux tu sais, c’est l’habitude de dire cela ». A mes yeux, cela sonne aussi faux qu’un raciste disant « ouais mais j’ai des amis arabes aussi ».
Peut être est ce lié au fait que je sois bisexuel. Je ne sais pas trop. Mais toujours est-il que je ne trouve pas la justification à ces mots, ces actes.
J’en vois déjà au fond de la salle lever la main pour dire « oui mais comme les noirs s’appellent négros entre eux, ben on voit parfois des gays s’appeler pédés entre eux alors… ». Ben alors, ce n’est pas parce que les personnes ont la faiblesse de s’auto-flageller que cela donne le droit aux autres de prendre à leur tour le fouet. Car regardez bien la justification apporté par cela : on les voit faire (sans toujours comprendre pourquoi ils le font) alors on peut le faire. Ben non, on ne peut pas faire ce qui est discriminant sous prétexte que les discriminés agissent parfois en reprenant les termes de leurs bourreaux. Question de bon sens après tout, et de savoir vivre. De plus, c’est une sacrée minorité qui le fait.
Et puis mince, on a le droit aussi de se dire que l’égalité est une réalité à appliquer plutôt que de continuer à en faire un mythe de civilisation. Alors, pourquoi continuer avec ça ? C’est un peu comme si on trouvait justifié l’antisémitisme parce qu’il avait cours depuis des siècles. Ou le racisme, ou la traite des noirs (ben oui après tout, c’était une "coutume"). Bref, la société est faite pour évoluer, alors ne nous cachons pas derrière de faux semblants pour ne pas voir que les mots employés sont le premier pas vers une forme violente de discrimination.
Merci à vous de m’avoir lu. Et si vous êtes de mes amis, collègues, connaissances, essayez de vous dire que « le petit pédé » que je suis d’une certaine façon dans votre esprit fait les mêmes choses que vous bien souvent…Et qu'il en va de même de tous les autres homosexuels, bisexuels, transsexuels....

17:47 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (16) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : homophobie, gay, les verts, politique, actualité
24.03.2008
Laurence Boccolini "On n'est pas couché"
Je n'ai pas lu le livre de Laurence Boccolini sur le désir d'enfant, et la douleur de ne pas (plus) pouvoir en avoir un. Mais j'ai découvert par contre à quel point le machisme de base, et la morale judéo chrétienne est encrée chez nous, en voyant cette émission. Eric Zemmour (qu'on ne présente plus, l'antithèse complète de la gauche progressiste) et Eric Nolleau (ou le bobo tombé de sa suffisance) se livre à un jeu de massacre en règle, simplement parce que cette souffrance les insuporte. La souffrance d'une femme et de l'enfantement...
Heureusement, Daniel Picouly est là pour relever le niveau !
Extrait :
Et au fait, Ruquier et Boccolini se connaissent très bien, la preuve :
19:14 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : laurence boccolini, ruquier, télévision, enfants, les verts
20.03.2008
Chantal Sébire est morte
Chantal Sébire est morte. Elle a été retrouvé morte dans son appartement. Cette femme au courage exemplaire face à la maladie, mais surtout face à la société, nous a quitté. C'est la fin de ses souffrance. Mais son combat doit être poursuivi !
Que l'on change les lois et vite ! Car là on parle quand même d'une autopsie pour savoir si elle est morte seule ou pas ! Mais que cherche t on ? La vengeance de la république ?
En tous cas courage à ses enfants.
17:55 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : euthanasie, chantal sébire, droit, actualité



