01.07.2008

L’Europe de Sarkozy n’est pas mon Europe

sarkozy.1176797709.JPGJ’ai écouté hier soir Nicolas Sarkozy sur France 3. Et non, son Europe n’est pas la mienne.

Non mon Europe n’est pas nucléaire à tout prix, avec un mépris affiché pour les pays ayant décidé de faire autrement que via l’atome. Elle est celle des économies d’énergies et de l’énergie renouvelable.

Non mon Europe n’est pas protectionniste sur ce qui l’arrange et interventionniste là où cela la démange. Elle est celle de la justice dans les rapports humains.

Non mon Europe n’est pas celle des avions et de la croissance. Elle est celle de la réflexion sur demain, du choix de la décroissance.

Non mon Europe n’est pas celle d’une toute puissance blanche fermée sur elle-même. Elle est celle de l’ouverture et de l’entraide.

Non mon Europe n’est pas celle des quotas, des renvois et des rétentions. Elle est celle de la coopération forte et affirmée.

Non mon Europe n’est pas celle qui légifère sur des faits divers. Elle est celle de la grandeur de la justice et du parlement.

Monsieur Sarkozy n’était déjà pas mon président, son Europe n’est pas la mienne.

PS : avec son arrogance, sa méchanceté affichée envers Audrey Pulvar et les journalistes en général, Nicolas Sarkozy nous a démontré ce qu’il est : un tartuffe arrogant et gerbant à la solde des multinationales.

La preuve par l'image : refus de répondre à la question, sous entendus limites racistes, ton arogant, limite, il la prendrait pour une conne ...

 

 
Et au fait monsieur le président, "les étrangers c'est des êtres humains" ça ne se dit pas, mais par contre "ce sont des êtres humains" oui...
 
Pour finir, la phrase de Michel Rocard est : "La France ne peut accueillir toute la misère du monde, mais elle doit savoir en prendre fidèlement sa part." Ca change tout non ?

18.06.2008

Les Eurodéputés adoptent la directive de la honte

medium_immigrants.jpgEt voilà, aujourd’hui à une large majorité, les eurodéputés ont adopté la directive permettant l’expulsion et la rétention des sans papiers en Europe.

Petit rappel :

  • Elle instaure le droit d’expulser des mineurs

  • Elle permet lé détention d’un sans papier 6 mois,  prolongeable de 12 (donc 18 possibles)

  • Elle instaure un droit d’interdiction du territoire européen pour 5 ans (rien que ça)

Les pays européens font leur révolution conservatrice. Dans la majorité des pays, la droite décomplexée, et souvent fascisante, a pris le dessus. Cela se traduit dans les textes adoptés par le parlement, majoritairement de droite.

En s’armant d’une législation odieuse, entre les barrières que l’on veut ériger, le renforcement de la déshumanisation des migrant, l’Europe se transforme en plate-forme fascisante, ou les humains sont catégorisés.

Comment peut on laisser faire cela, continuer sur cette voie ?

Les élections européennes auront lieu en 2009, il faudra aller voter, et surtout réfléchir à quelle avenir nous voulons pour l’Europe…

17.06.2008

Reconstruire l’Europe, et non la déconstruire

maps-europe.1174436291.jpgActuellement, on voit qu’un rejet très fort de l’Europe se produit. Les deux « non » de 2005 et le non irlandais de 2008 traduisent un malaise entre l’Europe et ses habitants.

A-t-on les moyens de redresser les choses ? Oui, mais pas comme le pense nos dirigeants, en passant en force. Je propose ici trois axes qui me sembles primodiaux pour relance rune réelle construction européenne.

Axe 1 : faire l’Europe avec les peuples et pas pour les peuples

En effet, depuis des années, la construction européenne se technocratise. Il faut donc revenir vers les peuples. Pas en flattant bassement leur porte monnaie comme le suggère Sarkozy. Mais en créant enfin une réelle Europe sociale, écologique et solidaire.

Il faut donner son poids au peuple, et donc faire du parlement européen l’organe central de l’Europe. Les lois et réglementations se doivent d’émaner de lui, tout comme le dernier mot sur toutes choses. Nous ne devons plus voir un système ou le parlement sert de chambre d’enregistrement, ou pire à rien.

Il faut aussi donner une vision globale des choses. L’Europe se contente trop d’être un marché économique, une machine de guerre au service des puissances financières. Nous devons donc inverser la tendance en offrant une Europe des idées. Lancer une vraie constitution avec des principes de bases forts, et intangibles. Offrir une justice européenne digne de ce nom. Protéger réellement l'environnement, et faire disparaitre les disciminations. 

Consulter les peuples le même jour, pour les mêmes raisons (référendum européen total).

Il faudrait pour cela que le prochain parlement européen élu soit désigné comme assemblée constituante. Et que la constitution, c’est à dire les règles fondatrices de l’Europe, soit soumises ensuite au vote de tous les citoyens.

Axe 2 : passer au fédéralisme

On ne peut plus continuer à être entre deux eaux. Donc la logique nous apporte de passer enfin à une Europe des régions, fédérale. Ceci permettrait de garder les spécificités voulues par certains, mais d’écrire un vrai socle commun.

Certes c’est une perte de souveraineté nationale. Mais comment veut-on unir des peuples derrières des frontières et des nations ? L’espace Schengen est un premier pas vers cette « Europe sans frontière ». Il nous faut aller plus loin, avec un système peut être proche de celui des USA, mais plus centré sur les régions que sur les nations. Le modèle reste à définir.

Axe 3 : passer à une Europe de l’humain

Il nous faut sortir l’Europe de sa vision purement économique, et passer à une vision plus grande de ce que doit être un espace comme celui-ci. L’Europe peut être l’échelle de l’émancipation des peuples, de la fin d'une économie de marché pour le marché au profit d’une économie de moyens avec marché, mis au service des hommes et de la nature.

L’Europe peut être le lieu de la mise en place d’une décroissance joyeuse, et vive d’esprit. Elle peut offrir l’opportunité de repenser les choses au profits du plus grand nombre. Mais pour cela nous devosn définir un socle commun de vision du futur, ensemble, peuples européens, pour devenir enfin le peuple européen !

Utopie ?

Oui tout ceci peut être vu comme une utopie, mais une utopie c’est quoi ? Un but à atteindre, qui donne l’envie de se plonger dans le grand bain !

On ne construit pas quelque chose sans but et sans avenir. C’est bien de cela dont l’Europe à besoin et son peuple pour aller dans le même sens, celui du progrès pour tous !

12.06.2008

Avoir la Syrie au défilé …

Bachar-Al-Assad-7.jpgDéjà je n’aime pas le 14 juillet, sauf pour les feux d’artifices. Mais le patriotisme proche du nationalisme m’a toujours gavé.

Mais j’apprends que cette année, le président syrien, Bachar al-Assad est officiellement invité pour voir défiler les troupes …

Qu’il faille renouer le dialogue avec la Syrie ne fait aucun doute pour la paix dans la région, mais de là à donner tous les honneurs à un dirigeant qui, en sous main, déstabilise le Liban depuis des années est fort de café !

Beaucoup de monde s’accorde à dire que la Syrie est surement impliquée dans la mort de Rafic Hariri, et que Bachar al-Assad est surement un des commanditaires de ce meurtre odieux.

Voilà donc une fois de plus Sarkozy dans son rôle de blanchisseur de salopards. Après Kadafhi, après le régime chinois, ben continuons sur cette route…

Comment peut-on encore croire que ce président n’est pas celui de l’argent, au détriment de l’humain ? (Ben oui, qu iest intéressé par la technologie nucléaire etles armes ???? La Syrie !)

06.06.2008

Villepin remet en cause l'indépendance de la Presse écrite. (Télé Toc)

Lors de sa conférence du 6 mai à Dauphine , l'ancien premier ministre revient sur l'indépendance des médias et souligne "les liens étroits entre les grandes entreprises et la presse française". On le sait mais ça ne coûte rien de le rappeler.

 

04.06.2008

Paul Aries : Incontournable

Quelques interventions de Paul Aries. Ou la décroissance, l'antisarkozysme expliqués à tous...

 

 
 
 
 

Et si l’Europe devenait politique ?

Europe-union,0-4-2596-3.jpgEt si, au lieu de s’étendre sans but autre que la domination économique, l’Europe se mettait à se dessiner un vrai chemin politique et fort ?

Et si, en lieu et place de traité assez mal fagotés, nous nous verrions offrir une vrai déclaration du citoyen, une vrai constitution, un rai but à défendre ?

Et si, au lieu de toujours se refermer sur elle-même, l’Europe devenait le fer de lance de la collaboration internationale entre les peuples ?

Et si, demain, par choix, l’Europe préférait dépenser plus dans le bien vivre que dans les armes ?

Des vœux pieux ? Peut être. Mais pas si nous décidons tous de nous saisir de la vie, de la politique, de ce qui nous entoure. Nous ne dovons pas laisser encore et toujours les mêmes tirer les ficèles, au détriment de l’intérêt général.

Car oui , je le dis, c’est vers une renaissance du politique, de l’intérêt général et de l’intelligence collective que nous devons aller. C’est le seul moyen de faire face aux défis de demain.

Et si demain, au lieu de me lamenter devant mon poste de télévision, je prenais les choses en main ?

29.05.2008

Face à face, les deux sociaux libéraux s’amusent

16465873.jpgQu’il est "fascinant" de voir Ségolène Royal et Bertrand Delanoë se chamailler sur des mots. Parce que ce n’est que cela.

Qui peut réellement croire qu’il y a une différence entre ces deux personnages ? Car ce sont bien des pantins du capitalisme libéral qui s’agitent sous nos yeux. Ha mais de gauche bien sur, mais pas de la gauche qui veut changer la société, non, de celle de la commisération, qui veut juste rendre un peu plus supportable l’invivable pour les plus pauvres.

Car ne nous y trompons pas : aussi bien Royal que Delanoë sont pour l’économie de marché, ils sont aussi des fervents admirateurs de la croissance à tout va. Bien sur, ils accompagnent cela d’un peu de social (en fait plus de l’assistanat judéo chrétien) et d’écologie qui lave plus verte que vert (autant dire pas grand chose) ! Mais le fond de commerce de ces deux là c’est bien la concurrence libre et non faussée, c’est bien un marché du travail toujours aussi dur pour les salariés, mais avec quelques droits en plus il est vrai (mais pas trop hein quand même).

Nous ne sommes pas face à des personnes voulant changer la société, mais à des accompagnateurs de celle-ci. Bienveillants mais accompagnateurs quand même !

Face à cela, il est temps qu’une force de gauche, plus à gauche que le PS, sorte de terre. Une force novatrice comme à pu l’être Die Linke en Allemagne. Une réelle coalition transformatrice.

Sans cela, nous sommes condamner au bipartisme, à l’économie de marché et à regarder la planète crever doucement. Mais aussi à devoir supporter le cirque des guignols de la politique….

23.05.2008

Retrouver la pensée de Ivan Illich

Il est temps de retrouver la pensée de Ivan illich, pour sortir du marasme d'aujourd'hui ! A quand une alternative à gauche qui se réapproprie cette pensée ?

Un exposé en 6 minutes de  Etienne Verne.

 

Langues régionales : un premier pas

1975139655.gifEn faisant inscrire dans la constitution, que les « langues régionales appartiennent au patrimoine de la nation » à la presque unanimité hier, les députés, toutes tendances confondues, ont fait un premier pas vers une reconnaissance franche et massive de ces langues.

Ainsi, cette première étape, bien que réjouissante, ne doit pas cacher les besoins de demain : apprentissage en milieu scolaire, reconnaissance au niveau administratif, double affichage… Le chantier est énorme mais il nous faut l’entreprendre.

Ce matin des voix de bien-pensants nauséeux (ben oui à force de se trémousser le cul sur les pistes de danse à Cannes) essayaient de dire que c’était un retour en arrière, une sorte de repli sur soit.

Déjà soulignons que le fait que tout le monde parle français n’a jamais empêché qu'une partie de la France vote pour des partis xénophobes et racistes (ça doit être une forme d’ouverture pour ces gens là).

Ensuite, n’oublions pas les gens de l’île de Sein, par exemple. La Bretagne, après l’appel du 18 juin, a offert au général De Gaule un contingent de rudes gaillards, des marins pour la plupart, qui avaient entendu la supplique du général. Et ces gaillards là ne parlaient pas le français… mais bretonnaient, comme on dit aujourd’hui. Je ne suis pas en train de dire que c’est parce qu’ils avaient leur langue qu’ils se sont engagés, mais simplement que la langue n’a jamais fait ni l’ouverture d’esprit, ni le courage.

C’est bien dans les mentalités de tous qu’il faut faire avancer les choses. L’envie d’être un citoyen du monde tout en aimant sa culture et sa langue doit prévaloir. L’uniformisation n’est que l’arme d’une forme de dictature des esprits. C’est pour cela qu’elle est tant appréciée des capitaliste, car moins il y a de diversité, plus le peuple est contrôlable, car les idées nouvelles ne germent pas dans le creuset du marasme uniforme.

Alors voilà le premier petit pas est fait, espérons qu’il nous mène loin !

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