03.07.2008

Le début de la pénurie

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Bien, nous y voilà. Nous entrons dans l’air du manque, de la pénurie de pétrole. Bientôt nous serons face à la pénurie d’uranium. Et que faisons-nous ? Rien. Sans parler des futures pénuries d'eau et de nourriture. 

Notre société est non viable, nous le savons tous, même les plus récalcitrants, de Sarkopzy à Allègre, savent que sur une planète finie, la croissance infinie est impossible. Il faudrait plus de trois planètes pour que tous le monde vive comme un européen, et plus de 6 comme un américain. Mais on continue comme si de rien n’était.

Encore l’autre soir, face à la hausse du pétrole, notre président affirme miser sur le nucléaire. Il ne parle pas des déchets, et encore moins de la pénurie d’uranium (et oui, c’est une énergie fossile) qui va s'accélérer du fait du nombre de centrales de par le monde. Non on en parle comme d’une énergie renouvelable… Et au fait, il est au courant qu'on ne peut pas remplacer le pétrole par l'électrique ?

Il serait temps de mettre en place une réelle économie de crise, une économie de guerre comme le suggére Yves Cochet. Car l’ampleur de la tache à accomplir est grande, mais pas insurmontable.

Nous devons aller vers une société du vivre mieux, du vivre ensemble, solidaire et ouverte. Et sortir de l’économisme, du spéculatif, et de la surconsommation. Nous devons aller rapidement vers la frugalité heureuse, pour espérer léguer aux générations futures un peu de terre viable pour vivre.

Nous n’avons plus le choix. Les décisions prises aujourd’hui auront un impact énorme sur demain. Nous sommes la dernière génération à pouvoir réellement changer les choses en ce qui concerne le climat.

L’attitude de nos dirigeants, des multinationales, et des peuples en général est inhumaine. Oui inhumaine dans le sens ou elle ne cherche pas à garantir la survit de notre espèce.

Chacun d’entre nous doit prendre conscience qu’il a un rôle à jouer pour l’avenir des hommes, son propre avenir, celui de ses enfants, celui du monde. Nous ne devons plus attendre d’un dieu ou d’une instance supérieur politique ou pas, qu’elle trouve pour nous la solution.

C’est ensemble, unis, que nous devons affronter aujourd’hui pour que demain soit viable. Aucun geste n’est inutile, aucune action ne sert à rien. Il faut aller de l’avant, vite et fort.

Prenons conscience chaque instant de ce que nous faisons, et demandons nous si oui ou non c’est compatible avec un lendemain meilleur. Avançons certes pas à pas mais avançons !

Ensemble, tout devient possible disait un productiviste nucléopathe. Prouvons lui que c’est vrai : ensemble, tout devient possible, surtout sortir du système qu’il défend…

25.06.2008

C'était hier, à l'ONU

Certains de nos dirigeants semblent découvrir les problèmes de la planète...

Pourtant, en 1992, une jeune fille de 13 ans interpellait l'ONU et on peut dire que l'on a pas vraiment progressé depuis, malheureusement...

 

10.06.2008

Pollutions élctromagnétiques

Autant le coup du popcorn avec les portables est un Hoax (en fait un semi faux, les pop corn sont préchauffés au microonde ce qui ne veut pas dire que les portables n'émettent pas d'ondes) autant ce film démontre bien les pollutions électromagnétiques auxquelles nous sommes soumis chez nous....
 

09.06.2008

Cerveau, pop corn et téléphone portable

Alors comme ça, les téléphones portables seraient sans danger ?

En tous cas ces deux vidéos font réfléchir....

 

05.06.2008

Face à la crise écologique, la gratuité des transports en commun ?

transport.gifNous sommes en pleine crise écologique. Et en pleine crise énergétique. Il y a un lien entre les deux, évident. Face à l’ampleur des dégâts, il nous faut agir vite, et pour cela nous devons employer des moyens radicaux.

L’un de ceux là est la mise en place de transports en commun gratuits. Mais pas n’importe comment.

Les transports de proximité :

C’est sur celui-ci qu’il faut miser dès le départ. En ouvrant la brèche d’un changement de société : passer de l’égoïste « tout voiture » à l’altruiste « tout partage ». Cela passe par un plan de développement fort, d’ouverture de lignes et de réflexion globale. Sur certaines zones en France, nous devrons privilégier le train, sur d’autres les bus, et ailleurs les Tramway. Et sur certaines un mixtes des trois.

Il faut lancer ces chantiers au plus vite, se fixer des objectifs clairs, comme par exemple ne pas avoir une personne isolée à plus de 2 km d’une ligne de transport en zone urbaine moyennement dense. Comme revoir les plans d’urbanisme pour ne plus éloigner l’emploi des logements. Comme revoir les plans de déplacement pour arriver à un « tout transport » pour au moins 60 % de la population française.

Ces transports devront être gratuits, gérés démocratiquement et exclus de la marchandisation. Ils devront aussi être accessible la nuit, et permettre une harmonisation de la ville : cohabitation totale entre piétons, vélos, roller, trottinettes, etc...

Les transports longues distances :

Déjà, interdire l’avion pour tous les transports intra européen semble plus qu’urgent. Même si cela doit rallonger les voyages, il ne faut plus que ces bombes à retardement climatiques continue à voler. Dans le même temps, au sein des entreprises, cela devrait développer largement l'économie numérique, et la vidéoconférence.

Ensuite, il faut déployer, certes quelques lignes rapides TGV, mais surtout un réel maillage du territoire en lignes type TER. Les intercommunaux doivent être mis en place, avec une fréquence élevée. On ne doit pas être sur un mode secondaire mais sur un mode de déplacement réflexe, comme de prendre sa voiture aujourd’hui.

L’ouverture vers le monde étant un plus sociologique, il faudra privilégier l’avion que pour les transports réellement infaisables autrement. Mais réhabiliter aussi le transport transatlantique et transpacifique par bateau. Miser surement aussi sur des modes doux comme le Zeppelin.

C’est bien vers un recentrage sur le local, tout en gardant des modes de déplacements viables que nous devons aller.

Pour le côté payement, les TER devraient tendre vers une quasi gratuité, au profit d’une mobilité large mais raisonnable. Les lignes type Corail et TGV devraient voir leur prix baisser, substantiellement. Mais plus important : nous devons voir disparaitre la notion de première et seconde classe, pour la replacer par un seul type.

Oui mais tout cela à un coût !

Il serait fallacieux de laisser entendre que tout cela ne couterait rien. Mais il faut d’abord en cerner les avantages : aujourd’hui, un ménage passe plus d’argent dans sa voiture que dans la nourriture. La mise en place d’un tel plan, bon pour la planète, l’est aussi de fait pour le social, et pour la capacité à vivre mieux (santé préservée).

Son financement devra reposer sur trois axes forts : l’impôt d’Etat (et oui le jacobinisme est toujours de mise), pour les infrastructures trans-régions, l’impôt local pour les transports en commun, et la taxation des entreprises pour l’utilisation des infrastructures.

Mais cela ne signifie en rien une augmentation en flèche des impôts ! Au contraire même : c’est bien par un redéploiement des fonds, en abandonnant les projets pharaoniques du tout voiture, que nous pourrons avancer.

De plus, l’impact devrait s’en ressentir sur la qualité de vie, la santé, le stress.

Bien sur ce texte est une ébauche vers une discussion plus large, et une réflexion sur la sphère politique. Il n’a pas forcément vocation à répondre à tout. Mais face aux crises actuelles, il est temps de se saisir de solutions innovantes, radicales et fortes.

Humour et écologie

Un collectif à fait ce film, plein d'humour, pour inciter à être citoyen !

 

30.05.2008

Non, le pétrole ne baissera plus de façon durable

525886935.jpgVoilà 30 ans que les écologistes tirent la sonnette d’alarme sur le pétrole et le fait que ce n’est pas une denrée renouvelable. Matière première de choix, pas cher, elle a été dilapidée en essence, gasoil, plastique…

Aujourd’hui, c’est le premier acte de l’après pétrole. Et ce que les écologistes craignaient se réalise : personne n’a prévu quoique ce soit !

Nous avions trente ans. C’est long pour se préparer, mettre en place les infrastructures, limiter les besoins, penser autrement. Mais pendant ces trente années, l’industrie du profit à court terme n’a fait que disqualifier la pensée écologiste, surtout celle de l’écologie politique. Ivan Illich, André Gorz, pour ne citer qu’eux, avaient pourtant posé clairement les problèmes, apporté parfois même des solutions applicables. Mais pas rentables rapidement, alors rejeter.

Nous portons aujourd’hui collectivement le poids de cet échec. Car nos descendants vont vivre moins bien que nous. Déjà parce que le réchauffement climatique va les frapper de plein fouet, mais aussi parce que nous leur léguons une société à l’énergie cher. Cela va impacter tous les secteurs : la nutrition, car le modèle productiviste n’est pus viable sans pétrole, la confection, avec la fin du plastique peu cher, la communication, avec la capacité à se déplacer qui est entachée.

Un monde plus dur, moins libre sûrement aussi.

Alors les Cassandres d'hier selon les critères libéraux, qui s’avéraient être des visionnaires, sont aujourd’hui en mal de solutions. Car c’est sur la longueur que nous aurions du agir. Mais là, c’est dans l’urgence qu’il va falloir le faire. Tout est à réinventer, à repenser.

Mais cela nous en reparlerons.

Aujourd’hui, le système croissantiste et libéral nous dit que tout va bien, le pétrole va rebaisser un jour. Mais ça c’est de la poudre aux yeux.

Déjà parce que les pays producteurs sont en position de monopole aujourd’hui. Pourquoi ne tireraient ils pas tout le fric possible d’une denrée que tout le monde convoite ? N’est ce pas la base du système de concurrence libre et non faussée ?

Ensuite parce que nous sommes comme des drogués en manque ! Notre société du tout pétrole (voiture pour se déplacer, plastique pour tout) ne peut se passer de sa dose. Alors, pensez vous que le dealer va nous faire un cadeau ?

Enfin parce qu’il y en a de moins en moins, et « ce qui est rare est cher ».

Voilà, nous sommes face à notre bêtise, à observer que notre mode de vie, destructeur et égoïste, nous a mis dans le pétrin. Donc pas trop le choix : soit nous relevons nos manches et changeons les choses collectivement, humainement et avec bon sens (surtout le sens du partage). Soit nous allons vers des lendemains de guerre, de violence et de renfermement sur nous même.

C’est le choix d’aujourd’hui, celui qui est entre nos mains. A nous de savoir ce que nous voulons.

24.05.2008

L'histoire des choses...

Un documentaire de 20 minutes, qui aide à comprendre les enjeux éclogiques. Merci à Joëlle, pour les liens !

 

20.05.2008

Tous Bio Consom'acteurs !

772533361.jpgEt si on pesait ensemble pour promouvoir l'agriculture biologique ? Et si on se fédérait au sein d'une association de consommateurs ?

Et bien c'est possible ! Alors devenons tous Bio Consom'acteur.

Le but :

En regroupant les consommateurs de produits bio, Bio Consom'acteurs s'est fixée comme premiers objectifs :

  1. D’animer et participer à des campagnes d’information sur les produits issus de l’agriculture biologique (dans les salons, par des cyber-actions, etc.).
  2. D’interpeller les pouvoirs publics, localement et au niveau national sur l’urgence de développer l’agriculture bio.
  3. D’exiger l’interdiction des cultures de Plantes Génétiquement Modifiées (PGM) dont il est prouvé la coexistence impossible avec l’agriculture bio.
  4. De promouvoir les produits écologiques, cosmétiques, droguerie, vestimentaires, etc.
  5. Plus généralement de défendre les intérêts des consommateurs de produits biologiques et écologiques.

(Trouvé sur leur site)

Alors simplement en se regroupant, faisons avancer l'écologie et surtout la bio !

Le site : http://www.bioconsomacteurs.org/index.php 

 

14.05.2008

Le cas Age de faire

900504523.jpgBonjour,

Il y a maintenant plus de deux ans, je soutenais la sortie du mensuel "L'âge de faire". J'ai même poussé pas mal d'entre vous à vous abonner. Mais aujourd'hui, je me dois de faire un mea culpa. Non sur le contenu éditorial du journal, mais pour vous avoir poussé à soutenir une entreprise antisociale.

En effet, alerté par une amie de la CGT "presse", et par deux articles sur internet, j'ai donc appris que Alain Duez, dirigeant de l'association "L'âge de faire" est un véritable patron fou, comme on en croise tant dans les entreprise de l'ultra capitalisme triomphant. Je dois avouer que j'ai douté des affirmations qui m'ont été faites au départ, mais, après quelques coups de fils et mails à des personnes de confiance, je ne peux que me ranger à l'évidence : Alain Duez est une personne qui voit dans l'écologie un moyen soit de s'enrichir, soit de devenir une sorte de gourou.

Ainsi, certains salariés du journal (accompagnés d'un délégué CGT) ont ils entrepris des démarches à l'encontre d'Alain Duez et du journal lui même.

Je vous mets le lien vers un article internet résumant tout cela : http://www.acrimed.org/article2882.html

Voilà, pour ma part, ma contribution à "L'âge de faire" se terminera là. Je ne renouvèlerai pas mon abonnement, car je ne peux cautionner certaines choses. Je suis profondément déçu par Alain Duez.

L'article d'ACRIMED se termine bien d'ailleurs : « Dans le milieu des foires bio et dans le réseau de la décroissance et de l’écologie, l’autocritique est bien peu de mise. Comme si nous étions parfaits et détenteurs d’un nouvel ordre moral. L’expérience de L’Âge de faire démontre les limites de la "perfection". » A méditer

Amicalement,

Fabien

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