29.03.2007
Périurbanisation : la catastrophe est évitable
Le logement périurbain est de plus en plus rependu. Du fait de l’augmentation des loyers, les classes moyennes et pauvres ont dû se déplacer en banlieue pour trouver un toit à mettre sur leur tête.
Cela a des conséquences fâcheuses sur le plan social et environnemental.
Social tout d’abord, par ce que le poids du coût des déplacements est de plus en plus important mais aussi parce que le temps passé dans les transports (32 minutes par trajet en moyenne) est de plus en plus élevé. C’est autant de temps avec sa famille, ses amis ou à faire autre chose que travailler en moins.
L’impact sur la vie sociale n’est pas négligeable. Alors que l’on entend des présidentiables fustiger les parents concernant l’éducation de leurs enfants, on n’entre pas comme donnée que ces parents sont parfois désœuvrés face à un réel problème de société. Ainsi, lorsque l’on travaille en 3*8, que l’on doit faire 2h00 de trajet aller/retour par jour, c’est autant de temps que l’on ne peut consacrer à ses enfants, mais aussi autant de fatigue accumulée, qui engendre un phénomène de perte de tonus dans la famille. Comment ne pas voir l’aspect destructeur et paupérisant d’une telle situation ?
L’aspect environnemental est double. Tout d’abord il y a les transports, et leur lots de CO2 rejetés dans l’atmosphère. Et comme nous parlons là de population plutôt pauvre, impossible pour eux d’accéder à des véhicules moins polluants ! Mais il faut aussi ajouter l’aspect urbain, ces grands ensembles de banlieue, invivables et souvent inhumains. Cela aussi relève de l’environnement de la capacité de garder l’homme dans un environnement sain.
Autant de problématiques que l’on n’ose pas aborder de plein fouet, ou globalement. Il est urgent de résoudre ce problème et de faire avancer de façon cohérente les choses.
Ainsi, il y a plusieurs axes à étudier et à modifier en même temps.
Il faut mettre en place une politique de la ville réellement cohérente : faire baisser le prix des loyers en ayant recours à tous les moyens légaux possibles. Remettre à neuf, selon des normes environnementales hautes, les logements existants pour diminuer la facture d’énergie mais aussi le poids sur l’environnement. Faire tomber les grands ensembles inhumains pour les remplacer par des espaces de vie vivables et viables. Construire rapidement les logements sociaux en centre vielle dont manque cruellement la France.
Mais aussi lancer des vraies campagnes pour les transports en commun, et mettre en place des réseaux y compris dans les petites villes. Relancer une vraie politique du train, avec la mise en exploitation de gares de petite importance dans les campagnes et les banlieues. Personne ne doit être oublié.
Il ne faut donc pas séparer les deux aspects sociaux et environnementaux car c’est par une solution globale et humaine que nous pourrons réduire réellement les tensions et disparités dans notre pays.
18:25 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : verts, les verts, agriculture, politique, actualité, ps, pcf



Commentaires
Entièrement d'accord avec tes propos !
Je viens également de faire un post, aujourd'hui, sur les défis de l'urbanisation....
J'aimerais que nos "politiques" qui tiennent des jolis discours se mettent, ne serait ce qu'une journée, à la place de ces personnes qui vivent dans des zones parfois tellement inhumaines....
Ecrit par : ecolodujour | 30.03.2007
Merci pour ce message. oui il est urgent de globaliser comme je le disais. c'est pour cal que personnellement j'ai rejoint les Verts, seuls à proposer un programme global et pas des belles mesures sans fonds...
Mais je pense aussi que nous, citoyens, devons interpeler les dirigeants pour les faire réagir et vite !
Ecrit par : ChezFab | 30.03.2007
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